Favori 

La monogamie, génétique ou culturelle ??

monogamie deux enfants

 

La monogamie, génétique ou culturelle ??

Il semble que la monogamie disparaisse. On vit dans de nombreux couples, on change de partenaires, on choisit de moins en moins des relations exclusives à long terme.
Depuis l'antiquité, nos ancêtres préhistoriques ont pratiqué plusieurs types de relations sexuelles et amoureuses. La polygamie était la pratique la plus courante dans le monde antique. Les hommes riches pouvaient avoir plusieurs épouses et même des harems.  Actuellement, de multiples sociétés pratiquent différentes formes de relations différentes de la monogamie. Le mariage devient de plus en plus fragile dans la société occidentale mettant à mal la monogamie   


Les gens sont en désaccord avec les valeurs de la monogamie.  Certaines personnes pensent que le mariage monogame opprime les femmes et impose aux personnes des attentes irréalistes tout au long de la vie. La monogamie dans cette perspective favorise le sexisme et entraîne des souffrances inutiles. D'autres personnes pensent que la monogamie favorise l'égalité des femmes et fournit un contexte pour approfondir la confiance et l'intimité. La monogamie à partir de cette perspective fournit une base pour le progrès social et offre aux personnes des relations plus sécurisées.


Les critiques de la monogamie varient dans leur portée. Certaines critiques rejettent tous les types de monogamie comme intrinsèquement négatifs. D'autres acceptent la monogamie sociale comme une forme de relation positive et rejettent la monogamie sexuelle comme une contrainte sur le comportement sexuel.  

 

monogamie

 

Monogamie, génétique et hormone

Dans une étude publiée dans le journal Nature  le 27 juin 2017, les chercheurs pensent que la monogamie peut avoir un fondement génétique. Les chercheurs de l'université de Harvard ont étudié deux races de souris. La première est la souris Peromyscus polionotus, un des rares animaux monogames. Pendant la vie de cette souris, le mâle et la femelle restent ensemble, pour créer un foyer familial, et pour élever les jeunes.
La deuxième race étudiée était la souris Peromyscus maniculatus. Dans cette race, les mâles s'accouplent avec autant de femelles que possible, sans faire aucun effort pour aider à élever les jeunes souris.
Les chercheurs ont mis en évidence des variations génétiques entre ces deux races. Ils se posent ainsi la question sur le fondement génétique de la monogamie
Les chercheurs ont échangé la place des jeunes souris pour savoir si la monogamie était génétique, ou une acquisition pendant l'enfance. En étudiant la deuxième et la troisième génération, les chercheurs ont constaté qu'une zone particulière sur un chromosome était active chez les souris élevées dans un foyer monogame. Cette activation semble sensibiliser les mâles à être monogames et à devenir plus attentif à leur progéniture.
Ils ont noté également une différence de l'expression d'un neurotransmetteur nommé la vasopressine. La présence de ce neurotransmetteur dans l'hypothalamus semblait inhiber la monogamie chez les souris mâles et femelles.


Dans leur livre sur la polygamie publiée en 2016 David Westneat et Jacqueline Dillard de l'université de Kentucky mentionnent le rôle de certaines hormones comme l'ocytocine et la vasopressine dans l'apparition de la monogamie.
Les hommes en couple semblent garder une distance plus grande avec une femme attirante, quand ils ont un taux élevé d'ocytocine selon une étude publiée par le journal Neuroscience en 2012.  

Cette hormone semble jouer un rôle dans l'attachement au foyer et à son partenaire. Cette hormone est secrétée dans une région du cerveau nommé hypothalamus. Cette hormone est impliquée dans le comportement favorisant les liens sociaux.
L'ocytocine augmente la confiance entre les personnes, et améliore les relations entre les parents et les enfants. Les hommes engagés dans une relation semblent éviter l'infidélité en recevant une dose d'ocytocine. Curieusement cette hormone ne change pas le comportement des hommes célibataires.

 

monogamie deux hommes une femme

 

Et si la monogamie n'était qu'un choix ???


"Être fidèle et monogame n'est pas naturel pour les êtres humains. Cela prend du travail. Au fond, nous le savons tous. Nous avons tous été tentés à un moment ou un autre même en pensée éphémère. Chaque fois que nous reconnaissons que quelqu'un du sexe opposé est "sexy", nous pensons qu'il serait un compagnon agréable et approprié. Ne pas agir selon ses impulsions nécessite une décision consciente. C'est une lutte entre ce que le corps veut et  la partie civilisée de votre cerveau afin d'éviter les conséquences négatives et la souffrance du conjoint et la destruction de la relation.  C'est pourquoi les aventures extraconjugales sont parfois considérées comme "un moment de faiblesse".

Extrait de livre du  Oliver Markus :  Pourquoi les hommes et les femmes ne peuvent pas être des amis


Références :
https://www.nature.com/nature/journal/v544/n7651/full/nature22074.html

Dillard and Westneat. Disentangling the correlated evolution of monogamy and cooperation. Trends in Ecology and Evolution, 2016 DOI: 10.1016/j.tree.2016.03.009

D. Scheele, N. Striepens, O. Gunturkun, S. Deutschlander, W. Maier, K. M. Kendrick, R. Hurlemann. Oxytocin Modulates Social Distance between Males and Females. Journal of Neuroscience, 2012; 32 (46): 16074 DOI: 10.1523/JNEUROSCI.2755-12.2012

 

7
La femme des sables, patrimoine littéraire univers...
Quand le social-libéralisme à la française échoue
 

Commentaires

Pas encore de commentaire
Déjà inscrit ? Connectez-vous ici
Guest
vendredi 17 août 2018
get('text_top_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_TOP_TEXT'))*/?>
get('text_bottom_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_BOTTOM'))*/?>

 

 

 

Catégories

 

CULTURE

SOCIETE

BIEN-ETRE

SCIENCES

VIDEOS

 

 

 

Suivez-nous !

 

causam picto twitter

 

causam picto facebook