Rabats-joies et anxieux meurent tôt

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Karine, une collègue de travail consulte son troisième dermatologue pour une plaque d'eczéma au cou. Avec surprise, cette fois, elle revient soulagée, presque rassurée. Ce dermatologue en plus d'une pommade lui a dit : - Vous avez quelque chose de psychosomatique. Votre peau peut pleurer, réagir tout comme vous.

 

Emotions, santé, et psychosomatique

 

La relation entre nos émotions et notre santé est un sujet de discussion. Nous sommes tous d'accord sur ce point : notre psychologie influence notre état physiologique, notre santé. En fait, on parle rarement de psychologie, on parle plutôt de problèmes psychosomatiques. Chacun a sa définition du problème, chacun sa philosophie. Nos symptômes, nos difficultés de santé sont parfois liés à des difficultés morales, affectives ou conflictuelles. Au Moyen Âge, on parlait d'âme, de foi, de mauvaise configuration astrale, etc. Au XXIe siècle, on parle psychosomatique, ou émotions.


Le terme psychosomatique associe le psychique et le somatique. Le psychosomatique est un mot valise, fourre-tout, zone frontière, revendiquée par les médecins, par les psychanalystes, comme par les journalistes.


Cependant, on ne comprend pas comment nos émotions influencent notre santé. Voilà ce qu'on appelle l'effet psychosomatique.
Cet effet devrait être distingué d'un autre terme : la somatisation qui décrit des maladies mentales pouvant provoquer des troubles physiologiques comme la paralysie dans l'hystérie, les douleurs de la somatisation ou l'anxiété dans l'hypocondrie.

 

Pessimiste, anxieux ou déprimés : plus de risque

 

Les gens qui sont généralement pessimistes, anxieux ou sujets à la dépression ont un risque supérieur à la moyenne de mourir selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Clinique Mayo.


Les chercheurs ont évalué le lien entre la personnalité pessimiste dans la tranche d'âge de 20 à 39 ans et le taux de mortalité. Les résultats publiés dans le journal Psychosomatic Medicine confirment une augmentation du risque de mortalité chez les pessimistes, les anxieux et les dépressifs, hommes ou femmes. Les chercheurs ont examinés les dossiers de 7080 personnes.


Les relations entre pessimisme, anxiété et mortalité demeurent incertaines. Les chercheurs pensent qu'il est possible d'établir un lien entre la personnalité et la santé. Le stress et la dépression favorisent certaines maladies comme l'hypertension et perturbent le système immunitaire. Dans certains cas, ces personnalités négatives empêchent ces personnes de rechercher les soins médicaux, ou encouragent des comportements à risque. Ces problèmes psychologiques peuvent modifier le pronostic des maladies.

 

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Nos secrets épuisent notre cerveau et notre santé

 

Voici un autre exemple. Comment notre cerveau influence notre santé.
Le président Franklin disait que trois individus peuvent garder un secret, principalement si deux d'entre eux sont morts. Cette phrase indique la difficulté à garder un secret. Si les êtres humains ont du mal à garder un secret, c'est parce que le secret perturbe le fonctionnement de notre cerveau, et peut influencer également notre santé.

 

Selon des études publiées récemment, les gens qui ont tendance à dissimuler des informations personnelles se plaignent plus que les autres de maux de tête, de nausée, et de mal de dos.


Garder un secret peut rendre la personne triste. La surveillance constante de nos sentiments, la suppression de certaines pensées peut épuiser notre cerveau, selon une étude publiée dans l'International Journal du développement comportemental. Les chercheurs soulignent que garder un secret, ou dissimuler des informations personnelles peut engendrer des sentiments dépressifs, la solitude, des difficultés relationnelles. Les personnes capables de partager leurs secrets disent se sentir mieux après avoir confié leurs secrets. En règle générale, les femmes ont plus de secrets que les hommes, elles sont capables de confier leurs secrets à d'autres, plus que les hommes.


Partager vos secrets peut améliorer votre santé mentale et physique. Les personnes capables de partager, de confier, de verbaliser leurs pensées secrètes ou leurs secrets se plaignent moins que les autres. 14 mois après avoir confié leur secret, les personnes étudiées déclarent avoir moins de maux de tête, moins de douleur de dos, et moins d'anxiété.

 

Dans une étude publiée par le journal psychologie social de la personnalité, les personnes ayant des secrets se disent alourdies par ce secret, physiquement et mentalement. D'autres personnes disent se sentir accablées par leurs secrets, leur perception des choses est faussée. Il faut passer son temps à s'adapter, pour cacher ses secrets comme un fardeau.


Quand nous essayons de supprimer, d'oublier nos propres secrets, nous obligeons notre cerveau a déclenché deux processus contradictoires : se souvenir, puis oublier. Ce dernier exige un effort conscient et cognitif, pour éliminer les pensées indésirables. Dans de nombreux cas, cet effort devient pénible, et nous invite à dévoiler et à confier le secret pour soulager cette contradiction.


Cependant, garder un secret est un apprentissage. Dans certains cas, la capacité à garder un secret peut être un signe de bonne santé mentale, quand la personne ne souffre pas de ce secret, cohabite en bonne intelligence avec lui.

 

Attitudes et croyances influencent notre santé

 

Les attitudes et les croyances d'un patient n'apparaissent dans aucun dossier médical, par contre, tous les médecins peuvent confirmer : un patient motivé, optimiste, est un patient plus proche de la guérison qu'un patient pessimiste et défaitiste.

 

Dans le journal of Psychosomatic Research, de nombreux facteurs influencent le rétablissement et la guérison des patients après une chirurgie lourde. Les chirurgiens ont étudié les facteurs qui influencent la récupération des patients dans un délai de trois mois après une intervention de chirurgie cardiaque. L'amélioration de l'état général et la récupération de l'activité physique étaient plus rapides chez les patients optimistes, qui apercevaient leur maladie comme une crise passagère, qui ne laisserait pas ou peu de conséquences sur leur vie. Les patients pessimistes, anxieux ou dépressifs avaient plus de difficultés à récupérer après cette chirurgie.

 

Les symptômes anxieux ou dépressifs semblent jouer un rôle néfaste sur la guérison. On peut même dire que les résultats de la chirurgie dépendent de deux facteurs : la qualité de l'intervention médicale et le point de vue du patients sur sa maladie.

 

Nos émotions influencent notre santé

 

Dans une étude publiée en 2010, une équipe de recherches à l'université d'Auckland en Nouvelle-Zélande a demandé à 49 personnes en bonne santé, d'écrire 20 minutes par jour, pendant trois jours consécutifs sur leur traumatisme et sur leurs souffrances. Cette étude a été publiée en 2010 dans la revue Psychosomatic Medicine. Certains patients ont écrit sur leurs souffrances, d'autres ont écrit sur leurs projets, d'autres sur leurs activités prévues le lendemain.

 

Deux semaines plus tard, chaque patient a subi une biopsie de la peau, de 4 mm, sur la face interne du bras. Les blessures bien que superficielles ont été photographiées pour étudier la vitesse de la guérison. 10 jours après la biopsie, les blessures étaient complètement guéries chez 76 % des patients qui avaient une écriture expressive, et optimiste. Les blessures étaient guéries chez 42 % seulement des patients ayant écrit sur leurs activités quotidiennes.

 

Les mécanismes biologiques et psychologiques derrière cet effet restent incompris. L'écriture expressive semble jouer un rôle bénéfique sur les patients pour parler de leurs souffrances, de leurs espoirs. Cette écriture expressive semble déclencher une réaction corporelle qui accélère la cicatrisation, probablement par l'intermédiaire du système immunitaire.

Par contre, parler du quotidien, écrire sur ses soucis ne semble pas accélérer la cicatrisation de la peau ou la guérison de la même façon que l'écriture expressive.

 

Conclusion


Les psychologues parlent souvent de guérir les blessures émotionnelles. Ces études fournissent des preuves supplémentaires sur le lien entre maladie et émotion.
Les idées, les émotions, les contraintes émotionnelles jouent un rôle important sur notre santé, de même notre optimisme, notre capacité à nous exprimer, et notre relation avec notre passé, nos secrets et nos projets.

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