Amour, chocolat, vin : bon pour le cœur

vin-verre-bouteille

 

Amour et chocolat, et vin rouge, c'est bon pour le cœur selon cette étude.
Cette étude publiée en février conclut que la personne impliquée dans un rapport amoureux et affectueux de bonne qualité, à moins de maladies cardiaques que les autres personnes

 

Lire la suite
1914 lectures

Rabats-joies et anxieux meurent tôt

rabat-joie

 

Karine, une collègue de travail consulte son troisième dermatologue pour une plaque d'eczéma au cou. Avec surprise, cette fois, elle revient soulagée, presque rassurée. Ce dermatologue en plus d'une pommade lui a dit : - Vous avez quelque chose de psychosomatique. Votre peau peut pleurer, réagir tout comme vous.

Lire la suite
573 lectures

Pourquoi enlever l'utérus à autant de femmes ?

uterus-hysterectomie-tatouage

 

Il n'existe pas un terme pour désigner les excès de certaines interventions chirurgicales ou interventions médicales de dépistage. On sait déjà qu'il existe trop d'intervention sur l'appendice (appendicectomie), trop de césarienne et trop d'ablation de l'utérus. Ces excès sont justifiés par la prudence. Le médecin préfère une intervention de trop sur l'appendice à une erreur de diagnostic qui peut entraîner des conséquences dramatiques.

 

Mots-clés :
Lire la suite
1121 lectures

Alimentation saine: Quels aliments, quelle quantité?

carotte-celeri-poivron

La bonne alimentation est celle qui équilibre le nombre des calories, en répondant à nos besoins en aliments et en nutriments, tout en participant à la préservation de la bonne santé et à la prévention contre les maladies.

 

Une bonne alimentation : un ensemble de critères


 

balance-regime-sante

Maintien de la balance calorique 

 

 

Le maintien de l'équilibre calorique est un élément important pour maintenir un poids sain. La suralimentation qui conduit à la surcharge pondérale et à l'obésité est un problème sérieux augmentant ainsi le risque de certaines maladies, comme les maladies cardio-vasculaires, diabète, hypertension, et le cancer.Chez les patients ayant un poids normal, l'apport calorique doit être égal à la dépense énergétique. La recherche d'un équilibre calorique nécessite dans certains cas de limiter la consommation des calories, et d'augmenter la dépense énergétique en pratiquant une activité physique.Le lien entre la dépense énergétique totale et l'apport calorique quotidien varie selon l'âge, le sexe, le poids, et les niveaux d'activité physique. Calculer son apport calorique quotidien réel peut être facilité en utilisant un journal alimentaire de 24 heures, ou d'autres outils d'évaluation. Dans ce journal alimentaire, on peut noter les aliments consommés, les quantités, et calculer l'apport calorique.

 

 

Équilibre des macro nutriments

Le terme de macronutriments désigne les composés chimiques consommés en grande quantité, et qui fournissent l'essentiel de l'énergie au corps humain. On compte trois macros nutriments essentielles : glucides, protéines, graisses. Dans certains cas, les fibres alimentaires sont considérées comme des macros nutriments.

Selon les recommandations de l'association des nutritionnistes aux États-Unis, nos besoins énergétiques devraient être satisfaits par 45 à 60 % d'hydrates de carbone, 10 à 35 % de protéines, et 20 à 35 % de graisse.

 

Gateau

Les glucides et les hydrates de carbone 

La quantité et le type de glucides consommés comme par exemple simple ou complexe, grains entiers ou pas, jouent un rôle sur le taux de sucre dans le sang (glycémie) après le repas, et sur l'indice glycémique. Plusieurs études ont associé les régimes riches en indice glycémique au risque de développer de diabète de type 2, de maladies coronariennes, et certains cancers. L'index glycémique pour les aliments courants est disponible sur Internet.

C'est un moyen remportant pour équilibrer son régime alimentaire et de remplacer les glucides ayant un indice glycémique élevé comme la pizza, riz, et pâtisseries par des aliments ayant un indice glycémique faible comme les fruits et les légumes. Les sucres ajoutés ne représentent pas plus de 25 % du total de calories consommées.



repas Les protéines 

Les aliments riches en protéines sont indispensables pour notre santé. Les protéines existent dans les viandes maigres comme la volaille, les œufs, les haricots, les petit pois, les produits à base de soja, les noix. Cette consommation de protéine devrait éviter autant que possible les acides gras saturés qui sont présents dans la viande rouges et les viandes transformées.

Les sources de protéines alimentaires sont des aliments comme : viande, poisson, œufs, légumes, lait, ou des suppléments alimentaires préparés comme la caséine, lactosérum, soja. La source de protéine a un effet déterminant sur la santé. Les viandes rouges sont associées à une mortalité plus élevée par rapport aux viandes blanches.



huile

Le gras

Le type de matières grasses consommé dans un régime alimentaire est l'élément le plus important dans un régime alimentaire de point de vue qualité et quantité. Les acides gras saturés augmentent le risque de maladies coronariennes, les acides gras poly saturés comme oméga-3 ou 6) réduisent ce risque.

La consommation d'acides gras doit être aussi faible que possible. Les principales sources des acides gras saturés sont les margarines, et les graisses végétales partiellement hydrogénées. Ces matières grasses sont présentes dans de nombreux aliments transformés et dans la restauration rapide. Il existe des preuves que la consommation à long terme des acides d'huile de poisson riche en oméga 3 réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Une à deux portions de poisson gras dans l'alimentation hebdomadaire est une bonne idée pour l'alimentation de personnes adultes et en bonne santé.

La consommation de graisses saturées riche en cholestérol affecte le taux de cholestérol dans le plasma. Un taux plasmatique élevé de cholestérol, en particulier le LDL est associé à un risque élevé de maladies coronariennes. On conseille une consommation inférieure à 300 mg par jour de cholestérol alimentaire.

 

legumes-fruits-fibres-alimentaires Les Fibre alimentaires 

La fibre alimentaire est la partie des plantes qui ne peut être digérées par les enzymes dans le tube digestif humain. La quantité recommandée de fibres alimentaires est de 14 g pour 1000 calories, c'est-à-dire 25 g par jour pour les femmes et 38 g par jour pour les hommes.

La consommation de 28 g de fibres par jour peut réduire le risque de crise cardiaque de 41 %. Les régimes riches en fibres peuvent protéger contre les maladies coronariennes par le contrôle des facteurs du risque cardio-vasculaire, en abaissant le taux d'insuline dans le sang, en réduisant le taux de lipides, et en diminuant la tension artérielle.

La consommation des fibres alimentaires peut avoir un effet protecteur contre le diabète en contrôlant le taux de sucre dans le sang (glycémie). De nombreuses études ont démontré un lien direct entre une faible consommation de fibres alimentaires, et l'apparition du cancer colorectal. La consommation de blé complet est associée à une réduction du taux du cancer recto-colique. Dans une étude analysant 20 000 décès, une consommation élevée de fibres alimentaires est associée à une réduction de risque de 22 % de la mortalité chez les hommes et chez les femmes.

 

Équilibre des micronutriments 

Le terme micronutriment désigne les nutriments consommés par petite quantité, comme les minéraux, les vitamines.

 selSodium 

L'apport de sodium alimentaire recommandé pour la population en générale est inférieur à 2,3 g de sodium ou 6 g de sel. Un apport alimentaire riche en sodium est associée avec le développement d'hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires. La réduction de la consommation de sodium est associée à une diminution du risque cardiaque et avec une réduction de la mortalité. Certaines personnes sont particulièrement sensibles au sodium dans le régime alimentaire : les personnes âgées, les patients atteints de maladie rénale chronique.




Creme glace

Calcium et vitamine D 

L'apport journalier recommandé en calcium pour les femmes ménopausées est de 1200 mg par jour, l'apport recommandé en vitamine D est de 400 unités par jour dans les personnes jeunes et au moins 800 unités par jour pour les adultes.

Le calcium et la vitamine D sont nécessaires pour la bonne santé osseuse. Le calcium et la vitamine D sont indispensables pour dans prévention de l'ostéoporose. Les patients devraient être encouragés à consommer des aliments contenant du calcium et vitamine D, tels les produits laitiers enrichis en vitamine D. L'effet d'un apport alimentaire de calcium en dehors de la santé osseuse est moins documenté.




brocolli

Acide folique 

L'acide folique joue un rôle important dans la synthèse des globules (érythropoïèse). Et joue également un rôle déterminant dans la grossesse, pour prévenir contre les anomalies du tube neural, futur système nerveux central. Les femmes qui cherchent à tomber enceinte, devrait augmenter leur consommation d'acide folique pour atteindre la dose minimale de 0,4 mg par jour.

Une grande consommation de folate alimentaire est associée avec une diminution du risque de cancer colorectal. Les études sur ce point sont contradictoires. Certaine étude n'ont trouve aucun effet protecteur de folate contre le cancer colique.




 legumes grillesLes vitamines 

Une bonne alimentation devrait apporter à l'organisme les vitamines nécessaires pour son bon fonctionnement.








 

Les groupes d'aliments 

Le groupe d'aliments joue un rôle dans la nutrition, et dans la santé. Par exemple, les fruits et les légumes sont associés avec une perte de poids, par contre les viandes rouges transformées, les viandes rouges non transformées, les aliments frits et les desserts sont associés avec une augmentation de poids. On peut schématiquement classer les groupes d'aliments en : fruits, légumes, céréales, produits laitiers, viandes.



fruits-legumes-diet Fruits et légumes 

Une bonne alimentation devrait contenir cinq portions de fruits et des légumes par jour. Les fruits et légumes sont une source riche de fibres, vitamines, minéraux essentiels, et glucides faibles en indice glycémique.

Les régimes riches en fruits et légumes sont associés à une diminution du risque de maladies cardio-vasculaires, de cancer, et de la mortalité.

Plusieurs études suggèrent une consommation régulière de fruits et de légumes est associée avec une diminution de risque de maladies coronariennes, et d'accidents vasculaires cérébraux. Le risque le plus faible est associé avec une forte consommation de légumes crucifères (brocoli, chou-fleur, chou, choux de Bruxelles), les légumes verts (laitue, haricots, épinards) et les agrumes riches en vitamine C. La consommation de six portions et plus de fruits et légumes ne semblent pas jouer un rôle plus important dans la protection que la consommation de cinq portions.

L'explication de ce rôle bénéfique des fruits et de légumes résident dans leur richesse en fibres alimentaires. Concernant le cancer, de nombreuses études ont montré des propriétés contre le cancer des fruits et les légumes. Certaines études mentionnent une association entre une consommation importante de tomates, et une réduction du cancer prostatique. Cependant, ces études demeurent discutables en raison de leur faible échantillonnage.
De grandes études ont montré une consommation importante de fruits et légumes est associée avec une nette diminution de la mortalité par maladies coronariennes, et par accident cérébral vasculaire. Cette consommation des fruits et légumes ne semble pas modifier les chiffres de mortalité par cancer. Une étude en 2014 constate que chaque portion de fruits et de légumes réduit le risque cardiaque 4 %.



 painsLes grains, les céréales.

La recommandation de consommer sous forme de grains complets la moitié de consommation quotidienne, est bien utile. Les aliments à base de blé, avoine, riz, maïs, ou orge sont considérés comme des produits céréaliers. Le pain est l'aliment à base de céréales le plus consommé, suivi des céréales du petit déjeuner, tortillas, et pâtes.

Les grains raffinés (riz blanc, pain blanc, céréales raffinées et sucrées) sont broyés, ce qui enlève leurs fibres, le fer et une bonne quantité de vitamines B, afin de donner une texture plus fine et améliorer la durée de vie.

Les grains enrichis sont des céréales raffinées avec fer et vitamines B ajoutés, mais pas de fibres dans la plupart des cas. Les aliments à base de grains entiers sont le riz brun, le complet, céréales à grains entiers, et flocons d'avoine. Ce sont une bonne source de fibres, de glucides avec un index glycémique inférieur.

Dans de nombreuses études, les céréales raffinées sont associés à une prise de poids à long terme, alors que les grains entiers sont associés à une perte de poids. Les patients doivent être informés de remplacer les céréales raffinées par des grains entiers.

 

 produits-laitiers

Les produits laitiers 

Les recommandations américaines en matière de nutrition invitent à consommer l'équivalent de trois tasses de produits laitiers par jour pour un régime hypocalorique. Les produits laitiers sont composés de lait, et des aliments à base de lait : le lait, le fromage, le yogourt et les desserts à base de lait comme yogourt glacé, crème glacée). Les produits laitiers sont une bonne source de protéines, de calcium, de vitamine D et de potassium. Les régimes qui réduisent la consommation des produits laitiers devraient assurer un apport adéquat de ces nutriments à partir d'autres d'autres sources.

Bien que le lait entier soit considéré comme un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires en raison de son contenu en graisses saturées, il n'y a pas de preuve statistique que la consommation de lait ou de consommation de produits laitiers est associée à un risque accru de maladie cardio-vasculaire.

 

Les boissons 

alcool

Alcool 

L'alcool ne doit être consommé avec modération avec pas plus d'un verre par jour pour les femmes et deux verres par jour pour les hommes. Les risques et les avantages de la consommation d'alcool spécifiques varient en fonction des conditions de l'âge, du sexe, et de la santé de la personne. Pour la population en général, une consommation modérée d'alcool diminue généralement le risque de maladie cardio-vasculaires, en augmentant le risque de cancer du côlon et, chez les femmes, le cancer du sein. Dans le même temps, ceux qui ne boivent pas d'alcool n'ont pas besoin de commencer à boire de l'alcool.



boissons sucree

Boissons sucrées 

La consommation de boissons gazeuses et autres boissons sucrées est déconseillée.

Ces boissons sont une source importante de sucre raffiné dans le régime alimentaire. Les Boissons sucrées et le jus de fruits sont associés à un risque accru de gain de poids chez les hommes et chez les femmes adultes en bonne santé. Leur consommation augmente le risque d'hypertension.



 

Références

  1. Park Y, Subar AF, Hollenbeck A, Schatzkin A. Dietary fiber intake and mortality in the NIH-AARP diet and health study. Arch Intern Med 2011; 171:1061.
  2. Chuang SC, Norat T, Murphy N, et al. Fiber intake and total and cause-specific mortality in the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition cohort. Am J Clin Nutr 2012; 96:164.
  3. Mozaffarian D, Hao T, Rimm EB, et al. Changes in diet and lifestyle and long-term weight gain in women and men. N Engl J Med 2011; 364:2392.
  4. Crowe FL, Roddam AW, Key TJ, et al. Fruit and vegetable intake and mortality from ischaemic heart disease: results from the European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC)-Heart study. Eur Heart J 2011; 32:1235.
  5. Wang X, Ouyang Y, Liu J, et al. Fruit and vegetable consumption and mortality from all causes, cardiovascular disease, and cancer: systematic review and dose-response meta-analysis of prospective cohort studies. BMJ 2014; 349:g4490.
  6. Pan A, Sun Q, Bernstein AM, et al. Red meat consumption and mortality: results from 2prospective cohort studies. Arch Intern Med 2012; 172:555.
  7. Larsson SC, Orsini N. Red meat and processed meat consumption and all-cause mortality: a meta-analysis. Am J Epidemiol 2014; 179:282.
  8. 51. Cohen L, Curhan G, Forman J. Association of sweetened beverage intake with incident hypertension. J Gen Intern Med 2012; 27:1127.
  9. Schwingshackl L, Hoffmann G. Adherence to Mediterranean diet and risk of cancer: A systematic review and meta-analysis of observational studies. Int J Cancer 2014; 135:1884.
  10. Estruch R, Ros E, Salas-Salvadó J, et al. Primary prevention of cardiovascular disease with a Mediterranean diet. N Engl J Med 2013; 368:1279.

 

Lire la suite
575 lectures
0 commentaires

Le médecin: son rôle entre alimentation et nutrition

meilleure-alimentation

Les principes qui définissent une alimentation saine génèrent des opinions contradictoires, surtout en ce qui concerne le choix alimentaire. L'information est partagée entre le médecin, les médias, l'expérience personnelle de chaque personne.

Quand le médecin intervient-il dans notre alimentation

 

De nombreuses personnes suivent des régimes alimentaires proposés par des médias plus ou moins sérieux, par des personnes plus ou moins neutres, avant de consulter le médecin en cas d'échec du régime alimentaire ou en cas de complications.

 

habitudes-alimentationChaque médecin est impliqué

Il y a une confusion générale sur les choix alimentaires. Les médecins continuent à être la première source respectée et valable en ce qui concerne la nutrition dans 60 à 70 % des cas selon les études américaines. Chaque médecin est impliqué dans la lutte contre l'obésité, et dans les choix des régimes capables d'améliorer l'évolution de certaines maladies métaboliques comme le diabète.





<h2abs11.5Conseils utiles et amicaux

Le médecin utilise plusieurs stratégies dans ses interventions. Il doit commencer par lutter contre le scepticisme des patients relatif à l'efficacité des interventions nutritionnelles. Les patients jugent les conseils médicaux en ce qui concerne la nutrition peu efficaces et peu utiles. Le médecin devrait formuler ses conseils sur une forme à la fois respectueuse, amicale et utile.

 

Traitements et préventions

Les médecins sont formés pour identifier les personnes à risque sanitaire. Le médecin peut formuler un conseil nutritionnel dans le cadre d'un traitement, comme par exemple l'hypertension artérielle ou le diabète, ou dans le cadre d'une prévention comme l'alimentation pendant la grossesse, ou la prévention de l'obésité.

Les choix alimentaires peuvent aider à diminuer certains facteurs de risque, ou diminuer le risque de certaines maladies comme les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, éventuellement le cancer.

Conseils simples et efficaces

Les conseils alimentaires peuvent être simples et efficaces comme par exemple encourager le patient à consommer des fibres alimentaires ou à réduire sa consommation de sucre ou de sel. Un conseil médical devrait être simple et efficace comme par exemple éviter les calories, ou éviter les acides gras saturés.

 

Consultation médicale en matière de nutrition2

C'est une consultation qui doit évaluer les facteurs de risque sanitaire, leurs liens avec le régime du patient, les composantes du régime alimentaire du patient, les contraintes psychologiques et psychosociales, le style de vie du patient.

 

medecine-nutritionAlimentation et maladie

Les données épidémiologiques actuelles confirment que le régime alimentaire occidental, riche en viandes rouges, en aliments gras, en desserts, et en sucres, est un mauvais régime alimentaire, associé à un risque accru d'obésité, diabète de type deux et de maladies cardio-vasculaires.

À l'opposé, les études confirment que les habitudes alimentaires riches en fruits, en légumes, en poissons, en volaille, pauvres en matières grasses sont associées à un risque faible de maladies cardio-vasculaires, et un risque faible de certaines lésions tumorales. Les médecins peuvent être utiles en aidant les patients à améliorer leur qualité de vie en modifiant le régime alimentaire, pour réduire les facteurs de risque de maladie métabolique, et de maladies cardio-vasculaires. Ces interventions médecins devraient être motivées par certains paramètres :

abs11.5-orange-l'indice de masse corporelle

L'indice de la masse corporelle reflète la masse graisseuse du corps, le surpoids est défini comme par une indice de masse corporelle entre 25 et 29,9 kg / m 2. L'obésité est définie comme un indice de masse corporelle de 30 kg / m 2 ou plus. L'obésité grave est définie par indice de masse corporelle supérieur à 40 kg / m2 ou supérieur à 35 kg / m2 associé à d'autres maladies.

abs11.5-orange-le taux de cholestérol à jeun

Le taux de LDL (composantes du cholestérol) peut être réduit, dans un délai de six semaines, par un traitement, ou un changement de régime alimentaire. Dans certains cas, les médecins préfèrent surveiller, ou adapter le traitement au style de vie du patient. Toutefois, un taux élevé de LDL incite le médecin à intervenir, et à proposer un conseil nutritionnel.

abs11.5-orange- Présence de certaines maladies

Le médecin peut formuler un conseil nutritionnel en face de certaines maladies comme le reflux gastro-oesophagien, l'anémie, la perte de poids, les maladies inflammatoires du tube digestif (maladie cœliaque, maladie de Crohn, colite).

 

Forme d'intervention médicale en matière de nutrition

manger-faim-satieteabs11.5-rouge Approche médicale simple de problèmes nutritionnels

Après avoir fait le bilan, le médecin peut juger utile de discuter nutrition avec son patient. L'approche peut être simple, pour répondre à la question : ce que vous pouvez faire pour améliorer votre régime alimentaire. Le médecin informe son patient de la nécessité de changer son régime alimentaire, sur le comportement alimentaire à suivre, et sur le risque de certains aliments comme le sucre en cas de diabète. En même temps, le médecin va insister sur l'importance d'une alimentation différente, privilégiant d'autres aliments comme les fruits.



pomme-boucheabs11.5-rouge Consommation élémentaire durant 24 heures>

C'est un moyen efficace. Le médecin commence par évaluer l'apport nutritionnel de son patient pendant 24 heures. Cela permet de comprendre certains détails du régime alimentaire, et de rechercher comment modifier ce régime. Chez les patients diabétiques, le médecin peut demander à son patient d'éviter certains aliments, et de le remplacer par d'autres aliments durant 24h.

Parfois, le médecin demande au patient les motivations de sa consommation. Que est la première chose que vous avez mangée hier ? Qu'est-ce que vous avez mangé hier devant la TV ? Combien de fois vous mangez avant de dormir ? Ces questions ont une double utilité : informer les médecins du régime alimentaire de son patient, et souligner au patient certains détails de son régime alimentaire.
En cas de consultation nutritionniste détaillée, le médecin peut demander également des détails concernant les boissons, ou les plats pour expliquer la composition de ces plats, l'apport calorique présent dans son alimentation quotidienne.

 

regime-liste-caloriesabs11.5-rouge Questionnaire de fréquences élémentaires

Parfois, le médecin a besoin de nombreuses réponses. Dans ce cas, et peut proposer à son patient un questionnaire détaillé. Le patient peut partir avec ce questionnaire, répondre aux questions chez lui, et revoir le médecin. C'est un outil d'évaluation assez performante qui permet au médecin de mieux comprendre les détails du régime alimentaire de son patient. Parfois ce questionnaire devra être détaillé, comme en cas d'allergie alimentaire. Le patient va répondre à de multiples questions pendant plusieurs jours.

Par exemple, si le patient a un taux élevé de cholestérol (LDL), le questionnaire devra explorer les sources de graisses saturées et non saturées dans l'alimentation, la consommation de viande, de fromage, d'aliments transformés, de produits laitiers, les crèmes glacées. Combien de repas par jour ? La composition de chaque repas ? Etc. Il s'agit dans ce cas d'une évaluation large et détaillée.

Cette évaluation détaillée peut révéler une consommation excessive de certains aliments, un manque de consommation d'autres aliments. En étudiant ce questionnaire, le médecin peut formuler une recommandation diététique simple, et précise.

 

journal-alimentationabs11.5-rougeRédaction d'un journal alimentaire

C'est un moyen d'évaluation de l'alimentation d'un patient. Dans ce cas, le patient ne répond pas aux questions. Il note seulement, dans un journal, les détails de son alimentation quotidienne pendant plusieurs jours. Le médecin prend en charge l'interprétation et l'évaluation du régime alimentaire de son patient.

Le journal alimentaire est indiqué en cas de problème alimentaire complexe comme l'allergie alimentaire. Le médecin cherchera un lien entre la consommation alimentaire précise et les symptômes de son patient. Le journal alimentaire peut avoir également une fonction éducative. Certains patients modifient déjà leurs régimes alimentaires en rédigeant leur journal. C'est une prise de conscience.



abs11.5-rougeOutil informatique d'évaluation alimentaire

Certains centres et certaines cliniques ont développé des outils complexes d'évaluation alimentaire consultables par Internet. Le patient peut répondre progressivement à un questionnaire complexe et complet, associé à des explications nécessaires pour comprendre les questions, et formuler des réponses. L'avantage de ce système est sa rapidité et son efficacité ; les réponses sont saisies, catégorisées, facilement exploitables. L'inconvénient de ce système est son coût : un coût élevé d'élaboration de mise en place, et un coût élevé d'entretien.



comportement-alimentaireabs11.5-rouge Évaluation comportementale

Dans de nombreux cas, l'évaluation comportementale fait partie de l'intervention médicale en matière de nutrition. Le comportement joue un rôle déterminant dans notre alimentation : le choix des aliments, le nombre de repas, le moment du repas, et la composition des repas. Chez certains patients diabétiques par exemple, le comportement alimentaire joue un rôle dans l'apparition de la maladie, ainsi que dans le traitement et le contrôle de la maladie.

L'évaluation comportementale implique également la relation entre le style de vie et d'alimentation. Les patients qui voyagent beaucoup, ont une alimentation plus désordonnée que les personnes sédentaires, en famille. Les pratiques culturelles et religieuses jouent un rôle sur nos aliments. Le stress, l'ambiance familiale et d'autres facteurs peuvent aussi influencer notre alimentation.
Le médecin prendra en compte ces éléments, pour adapter ses conseils au style de vie du patient, en proposant quelques modifications, en suggérant d'augmenter la fréquence de l'activité physique.

La nourriture est également un moyen d'expression émotionnelle. Les patients expriment leurs émotions à travers leur consommation alimentaire. Dans ce cas, tout changement de comportement alimentaire risque de s'accompagner de stress pour le patient. Le médecin cherchera avec son patient la meilleure stratégie possible, le soutien émotionnel disponible au sein de la famille et de l'entourage du patient.
En cas de troubles de comportement alimentaire, le médecin fera appel à d'autres praticiens comme les nutritionnistes, psychologues, voir les psychiatres pour élaborer la stratégie la plus utile à son patient.

 

Références

Wynn K, Trudeau JD, Taunton K, et al. Nutrition in primary care: current practices, attitudes, and barriers. Can Fam Physician 2010; 56:e109.
Ma Y, Olendzki BC, Pagoto SL, et al. What are patients actually eating: the dietary practices of cardiovascular disease patients. Curr Opin Cardiol 2010; 25:518.
Katcher HI, Hill AM, Lanford JL, et al. Lifestyle approaches and dietary strategies to lower LDL-cholesterol and triglycerides and raise HDL-cholesterol. Endocrinol Metab Clin North Am 2009; 38:45.
Park Y, Subar AF, Hollenbeck A, Schatzkin A. Dietary fiber intake and mortality in the NIH-AARP diet and health study. Arch Intern Med 2011; 171:1061.
Feig DI. Sugar-sweetened beverages and hypertension. Future Cardiol 2010; 6:773.
Schusdziarra V, Hausmann M, Wiedemann C, et al. Successful weight loss and maintenance in everyday clinical practice with an individually tailored change of eating habits on the basis of food energy density. Eur J Nutr 2011; 50:351.

Lire la suite
602 lectures
0 commentaires
get('text_top_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_TOP_TEXT'))*/?>
get('text_bottom_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_BOTTOM'))*/?>

 

 

 

Catégories

 

CULTURE

SOCIETE

BIEN-ETRE

SCIENCES

VIDEOS

 

 

 

Suivez-nous !

 

causam picto twitter

 

causam picto facebook