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Heartland série canadienne d'une longévité exceptionnelle

Haertland livres

Heartland série canadienne

La 11ème saison de Heartland est annoncée en préparation, la sortie prévue sur les écrans à l'automne.   Combien de séries rêvent-elles d'avoir un tel succès, une telle longévité ?
Chez nous, la série a été diffusée dès 2008 sur Canal+  jusqu'à la saison 6. Les autres saisons sont disponibles chez d'autres diffuseurs.   


Cette série est tirée des romans  (40 livres publiés à partir de juin 2000) pour la jeunesse écrits par Lauren Brooke (née en 1969). Cet écrivain anglais a vécu dans un ranch et connait bien les chevaux. Mariée à un vétérinaire, elle a également écrit une autre série de romans sur le même thème Chestnut Hill.

Haertland amber marchal


Heartland raconte la vie d'un ranch au canada aux pieds des rocheuses dans l'Alberta, où sur un fond de nature sauvage, de chevaux mustang et de paysages superbes s'entremêlent les destins des membres d'une famille vivant sous le même toit.
Le grand-père Jack solide, juste et sévère est le centre de gravité de la famille. Ses deux petites-filles Amy (15 ans) et Lou (20 ans) vivent avec lui, Amy s'occupant et soignant par des méthodes douces des chevaux malades ou traumatisés, et sa sœur gérant  le coté financier de l'entreprise familiale.  
Cette saga nous parle du monde rural, de l'élevage des chevaux, du monde des éleveurs bovins et de toute l'économie qui en découle ; sport équestre, concours et saut d'obstacle, dressage, course hippique, rodéo, concours de lasso etc.

Haertland serie tv

Le monde rural à notre époque

Cette famille est confrontée au monde actuel, à la difficulté de la transmission des valeurs familiales du travail, de l'entraide indispensable, familiale ou des voisins, et des amis proches malgré l'individualisme de notre société. Les choix de chacun influence la vie des autres.
Le vétérinaire a laissé passé sa chance avec Lou et le regrette amèrement, le père des filles a laissé tombé son couple et a perdu son autorité familiale, Val a mis sa fille dehors et a perdu sa légitimité maternelle.  
Jack l'ainé est pris au piège ente la tradition et la modernité, il est plongé dans le passé (le souvenir de sa femme) et cherche à éviter le changement, mais il s'accroche au présent grâce à ses petits enfants qui le bousculent par leur appartenance au monde actuel ; Jack ne sait pas utiliser un ordinateur, ne veut pas changer sa voiture délabrée mais il s'adapte, et apporte à sa famille toute son attention, aide et encouragements. Il met aussi tout son poids pour aider les plus jeunes et notamment Ty le sans famille, à qui il offrira une seconde chance par le travail au ranch puis comme apprenti vétérinaire.   

Haertland mustang


Cette série raconte la transmission entre génération, la place de chacun, et l'évolution des rapports au sein de la famille avec le temps qui passe ; le grand-père est la personne détentrice de l'autorité, et d'une certaine sagesse, les jeunes font des erreurs comme toujours et sont amenés à les comprendre grâce aux ainés dans un esprit de bon sens et de valeurs expliquées et partagées.


Souffrance animale, nature et écologie

Les personnages de ce feuilleton nous font partager leur grande sensibilité à la condition animale et à l'écologie. La mort d'un cheval ou sa maladie est un moment émouvant, toute la famille est réunie auprès de l'animal pour l'accompagner dans ses derniers moments comme s'il était un membre de la famille.
Le sort des chevaux sauvages, le célèbre mustang, devient un souci surtout en hiver, certains éleveurs les chassent, d'autres les envoient à l'abattoir, et certains les aident à survivre à l'hiver canadien en leur apportant protection, soins et nourriture.
La prospection pétrolière du gaz de schiste au Canada est évoquée.  

Haertland Shaun Johnston

Au fil des épisodes, on apprend à aimer les chevaux, ces grands animaux fragiles, anxieux, si beaux et élégants devenus des animaux de compagnie, des amis pour les plus jeunes comme aussi des moyens de gagner de l'argent par l'élevage, les courses et les concours hippiques.


On s'amuse des déboires d'une soeur organisatrice-manager, des gaffes d'une petite voisine  mal aimée,  on suit les relations sentimentales adolescentes et mouvementées des plus jeunes dans ces paysages superbes, fragiles et subtilement  symboliques d'un monde en équilibre écologique fragile.

A la différence des livres, la série donne aux chevaux une dimension symbolique voire métaphorique (liberté, survie, résilience etc.)     


Tous les épisodes ne se valent pas, mais c'est une série où bon sens, joie de vivre et valeurs familiales positives sont mises à l'honneur. Les moments forts succèdent aux moments plus légers.  
Il est difficile de ne pas aimer cette partie du canada rarement mise à l'honneur.   

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Le cœur a ses raisons de Janette Oke, When calls the heart

When calls the heart

Janette Oke,  When calls the heart

Connaissez-vous Janette Oke ? Ou  la série le cœur a ses raisons ?
Dans ma famille, on lisait ce genre littéraire,  ma mère et ma grand-mère lisaient en premier dans le journal local, la page du feuilleton romance, et les romans qui mettaient en scène le bonheur  et le positif chez les humains.
Née à Champion, Alberta, Canada en 1935, Janette Oke est née pendant les années de dépression, dans une famille de fermiers canadiens, et a eu une enfance heureuse.

janette oke When calls the heart

Après avoir obtenu son diplôme du Mountain view Bible College au Canada où elle a rencontré son époux Edward, évangéliste, et ont eu quatre enfants. Elle écrit sur ce qu'elle connaît l'amour honnête et les valeurs durables. Son premier succès de librairie est "Love Comes Softly" en 1979. Aujourd'hui, ses nombreux romans sont vendus à  plus de 30 millions d'exemplaire. Elle écrit aussi des histoires pour les enfants et coécrit des romans avec sa fille.


La chaine de famille Hallmark Channel s'est inspirée de ces livres pour réaliser la série "When Calls the Heart".
Janette Oke nous conte dans de nombreux ouvrages l'histoire de pionniers  nord américains en 1910 dans ses zones reculées et peu urbanisées où courage et bon sens sont nécessaire à la survie des habitants.

Sur une trame d'histoire d'amour, elle nous conte l'arrivée d'une jeune et jolie institutrice au sein la vie d'une petite ville où la majorité des hommes sont employés à la mine de charbon. Les péripéties de cette demoiselle occupant son premier poste vous ferons sourire, comment elle réussira à conquérir le cœur des habitants et trouvera sa place dans cette communauté.  
Comment elle se prouvera à elle-même ce qu'elle est capable d'accomplir.

When calls the heart 3

Esprit positif, autodérision, humour, bon sens,  sont les points essentiels de cette série qui n'est pas sans nous faire penser à des personnages courageux et vertueux " célèbres ",  tel M. Ingalls  de la petite maison dans la prairie. Pas de violence gratuite, pas de sexe, de meurtres, pas d'inceste,  rien de choquant ou de dérangeant.  Une vie ordinaire avec ses joie, plaisir, drame et chagrin que tout un chacun subit ou partage. Bon sens, esprit positif, solidarité pour sortir par le haut des difficultés de la vie.   
M6  a diffusé un premier film pilote de cette série : l'histoire d'une institutrice   et ensuite quelques épisode l'après-midi " du cœur a ses raisons ".

When calls the heart 2


Certains esprits diront  "mièvre et sans action " d'autres diront sympathique et bon enfant pour passer une soirée où le bon sens  et le positif sont pour une fois, mis en valeur.   
Si vous avez l'occasion de voir ou revoir cette série, ne la manquez pas.


Si vous faites partie du clan qui déteste Games of Thrones alors vous allez adorer cette série ou les livres de cette femme auteur canadienne.

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Photo d'un moment : la découverte du buste de Néfertiti

Nefertiti decouverte buste

La découverte du buste de Néfertiti

Ludwig Borchardt a 38 ans quand il prend le chemin de Tell al Amarna ce jour de 1912. Il réside au Caire depuis 1895. Quoi de plus naturel que de résider au Caire quand on est égyptologue.

Ludwing n'est pas un égyptologue débutant. Il a bénéficié d'une excellente formation auprès de son maître Adolf Erman à Berlin. Ensemble, ils ont créé l'Institut allemand d'archéologie au Caire en 1907. Il collabore avec le célèbre Gaston Maspero à la rédaction du Catalogue du Musée Égyptien du Caire.

Au début du 20ème siècle, le service des antiquités égyptiennes partage les découvertes archéologiques réalisées par les missions étrangères travaillant en Egypte. Cette idée encouragea Borchardt à entamer des fouilles dans une zone encore non explorée, celle de Tell al-Amarna.

A 320 km au sud du Caire, le site archéologique d'Amarna occupe une grande baie de désert près du Nil. Pour l'œil mal informé, ce n'est qu'un demi-cercle de terre stérile, avec d'énormes falaises de calcaire, qui ne ressemble à rien : un puits de poussière immense d'environ 10 km de long et 6 km de large, éparpillé parmi des collines sablonneuses.
Mais il y a 33 siècles, cet endroit était une ville de dizaines de milliers d'Egyptiens, au service d'un seul homme puissant : le pharaon Akhenaton.

Le 6 décembre 1912, pendant la visite du prince Jean-Georges De Saxe, les fouilles découvrent dans les ruines d'un atelier un buste, travail inachevé d'un sculpteur talentueux. Une statue sculptée en calcaire et agrandie de plâtre, joliment peinte. On appela Borchardt. Il lut le nom d'un sculpteur dont il ne connaissait pas l'existence ; Thoutmosis. La date était plus importante que le nom : 14ème siècle av JC.  Borchardt comprit alors que cette région contenait des traces de la 18ème dynastie, du nouvel empire.

Et il fut déçu de n'avoir pas trouvé une tombe royale ou la sépulture d'une famille noble.
Il était intrigué par la beauté de cette œuvre d'art. Le prince De Saxe immortalisa la scène en photographe amateur. La rumeur se propagea qu'il s'agissait d'une mise en scène.

Borchardt contempla longuement cette pièce exceptionnelle, un buste polychrome, sculpté au 14ème siècle avant JC, représentant la tête d'une femme avec un long cou, aux sourcils arqués, aux pommettes hautes avec un nez fin et un sourire peint en rose foncé. La beauté de cette femme était saisissante.

La statuette était réalisée dans un bloc de calcaire recouvert de stuc peint, haut de 47 cm, pesant 20 kg. Le visage était intact, à l'exception de l'œil gauche qui ne possédait pas l'incrustation de quartz peint en noir représentant la pupille, comme dans l'œil droit. Le fond des yeux était calcaire brut.

Nefertiti

Cette femme portait une couronne bleue formée de rubans horizontaux se rejoignant à l'arrière, avec un diadème d'or et un cobra sacré, symbole de divinité. Les cheveux sous la couronne, étaient ornés d'un collier aux motifs floraux.

Pour la première fois, un nom surgit : Néfertiti. Un nom mystérieux qui signifie : une belle est venue


Borchardt ne partagea pas cette découverte avec l'autorité égyptienne. Il fit sortir la pièce illégalement vers son pays. Le buste fut remis à Henri James Simon, marchand d'antiquités et commanditaire des fouilles de Tell el-Amarna. En 1913, il prêta sa collection aux musées de Berlin.

Nefertiti buste

Le buste fut définitivement donné au musée de Berlin en 1920.
Enfin, en 1923, le buste fut dévoilé au public avec un écrit de Borchardt et exposé en 1924 au Neues Museum sur l'Île aux musées de Berlin.
Les autorités égyptiennes continuent de réclamer le retour du buste dans son pays d'origine.  

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Poldark: série à succès, roman de Winston Graham

poldark Aidan turner Heida Reed

Poldark : série à succès en Angleterre

Tout le monde salue la nouvelle version de cette série anglaise historique, diffusée sur Netflix depuis juillet dernier.
C'est une fresque historico-romanesque dans l'Angleterre de la fin du VIIIe, adaptée du célèbre livre en 12 volumes de l'écrivain Winston Graham publiée dans les années 50. Déjà adaptée une première fois par la BBC, cette œuvre a connu un immense succès à la télé britannique dans les années 70.


Le point fort du roman réside dans sa richesse, c'est à la fois un un drame historique et une romance, une fiction historique avec des personnages " imparfaits " au caractère bien trempé, multidimensionnels et brillamment décrits.

Ross Poldark (Aidan Turner) le beau ténébreux, fils de bonne famille, noble de campagne (gentry), rentre chez lui en Cornouailles après deux ans passés dans l'armée à batailler dans les colonies en Amérique. Aidan Turner ajoute par son charisme et son énergie une belle dimension à ce personnage romantique, courageux et têtu. Comme dans le roman de Graham, la majeure partie de l'action se déroule après la perte de l'Amérique par les Britanniques.

poldark Aidan turner


A son retour, sa fiancée Elizabeth (Heida Reed) craignant qu'il ne soit tué, s'est fiancée à son cousin, Francis (Kyle Soller). Le père de Poldark est mort, son seul héritage est une maison mal entretenue et une mine d'étain négligée. Il n'a guère de quoi vivre, mais l'obstiné Poldark persévère à travers toutes sortes de défis.
Le jeune Poldark est obligé de discipliner ses deux vieux serviteurs,  de défendre son héritage de son oncle manipulateur (Warren Clarke) - qui ne voudrait rien de mieux que de voir son neveu quitter la région hors de la vue de sa belle fille Elizabeth, et aussi de creuser sa mine d'étain.

Ross fera tout ce qui est possible par changer les cartes que le destin lui a laissées : un maigre héritage, une mine abandonnée et une promise fiancée à un autre. Ross en surmontant ces épreuves, se montrera un vrai homme moderne et progressiste, un héros des temps modernes par son courage et par sa capacité d'adaptation.

poldark Demelza Eleanor tomlinsona

Le personnage important de la première partie est la jeune Demelza (Eleanor Tomlinsona), jeune-fille maltraitée d'un mineur pauvre.  Au contact de Ross, Demelza se transforme en jeune femme active, positive, intelligente, séduisante et même sociable. Sa grande proximité avec Ross, finira par les lier.
Les images du duo galopant à cheval à travers les paysages du bord de mer et des récifs sont d'une grande beauté.

Cette histoire romanesque nous montre la misère en Cornouailles dans cette période fin du 18ème siècle  où les habitants de ces régions attendaient le passage de bancs de poissons pour survivre l'hiver, la vie des mineurs (mines de cuivre ou d'étain), les maigres revenus des exploitations agricoles des propriétaires terriens en cette période de pré-révolution industrielle.
On observera dans cette série la peur des dirigeants anglais de la contagion de la révolution française, avec le durcissement des lois vis-à-vis de tous mouvements sociaux ou supposés l'être.


Ross a hérité d'une mine de cuivre à l'abandon dont il cherchera à relancer l'activité et pour se faire à besoin d'investisseur, car s'il possède la mine, il n'a pas d'argent pour la faire fonctionner. Ce feuilleton nous montre les débuts du capitalisme industriel, les actionnaires qui espèrent rentabiliser leurs investissements au risque de tout perdre, et l'apparition d'un système bancaire cherchant le profit ou la rentabilité à tout prix.
Amours impossibles, amis, ennemis, passion et sensualité, courage et rédemption : tous les ingrédients d'une grande fresque romanesque, avec des descriptions d'une époque : le rôle des femmes, le pouvoir, l'économie et la hiérarchie socio-économique.
Winston Graham a fait un merveilleux travail en décrivant la terre de Cornouailles et ses habitants, leurs vies, leurs traditions dans un pays au début de la révolution industrielle.  Il crée des personnages riches, il réussit des dialogues précis et brillants. Sa narration est enrichie de belles descriptions. Les méchants sont vraiment méchants, mais aux motivations compréhensibles, les bons personnages sympathiques sont réellement bons mais imparfaits.


L'un des plus beaux aspects de la série : nous voyons la progression d'un homme pauvre (Poldark) mais ambitieux, et d'une jeune femme avec peu d'éducation mais si riche en joie de vivre et en bon sens.

On voit la naissance d'un pays moderne, à travers les révoltes  de ses pauvres pour une meilleure justice sociale, la lutte des femmes et la naissance de nouvelles femmes comme Demelza ou Verity qui s' imposent par leur courage et leur bon sens, en dépassant le rôle passif des femmes dépendantes (Elisabeth) de leurs  maris à ce début du 19ème siècle. Nous ne sommes pas loin des personnages féminins positifs décrits à la même époque par Jane Austen.   

poldark Aidan turner Cornouailles


La réalisation de cette série est un hommage à un grand écrivain britannique sous-estimé.
Les images, les superbes paysages du bord de mer, réalisées par Cinders Forshaw sont un atout incontestable à cette bien belle série.
A voir. 

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Beautiful Baster, 80 notes de jaune : le désir post-féministe?

50 nuances gery

 

Beautiful Baster, 80 notes de jaune

C'est une vague inattendue, de livres en forme de romance épicée, d'un style simple et décontracté, une nudité décomplexée, le genre valorisé et renforcé, romance où le désir sexuel est souverain. Ces livres se vendent à des millions d'exemplaires aux USA, puis en Europe, en format papier, en format numérique et en format audio. Il n'est pas rare de tomber sur une femme qui lit ce genre de livres aux restaurants, dans les aéroports ou le métro.


Dans les années 2008 - 2009, le genre littéraire qui cartonnait, c'était le surnaturel épicé, sexe-amour et aventures dans le monde des vampires (Twilight et autres).
Après le succès planétaire de 50 nuances de grès ou Fifty Shades of Grey (E.L. James, publié en France par Lattès),  Beau salaud  (Christina Lauren, publié par Hugo Roman) vendus à  plus de deux millions d'exemplaires aux USA, racontant une relation patron-assistante, à deux voix à la façon des Liaisons Dangereuses,   suivie d' un autre best seller 80 notes de bleu (vina Jakson) dans l'univers de BDSM  et il y a quelques jours Calander girl dans l'univers des escortes.  

 

Beautiful Baster


 
Beautiful Baster ou le beau salaud : un phénomène ? (2013)

" Beautiful Bastard " met en scène les relations tumultueuses de Bennett Ryan, trentenaire arrogant et perfectionniste destiné à reprendre les commandes de la société de média créée par son père, avec sa jeune et superbe assistante, Chloé Mills. Aussi élégant et magnétique qu'odieux et suffisant, Bennett fait preuve d'exigences abusives à l'égard de la volontaire et ambitieuse Chloé, qui s'accroche, prête à tout pour faire sa place dans cette grande entreprise. A tout ?


Sur son chemin vers son diplôme de MBA, Chloé Mills n'a qu'un seul problème, mais un sérieux problème : son patron, le jeune Bennett Ryan. Exigeant, désagréable, mais beau, riche, et irrésistible, le cauchemar des jeunes femmes. Bennett après des études en France est revenu à Chicago pour jouer un rôle dans l'empire de médias fondé par son père. Il est surpris de voir son assistante Chloé, créature magnifique, provocante, exaspérante.  Ainsi commence une romance de bureau. Elle n'est pas d'accord pour céder aux avances de son patron, mais son corps oui et cela fragilise sa volonté. C'est un jeu du chat et de la souris, deux victimes semi-consentantes d'une attirance sexuelle irrésistible.      


La perversité de Bennett monte d'un cran quand elle se décline de manière sexuelle. La tension brûlante qui s'installe entre ces deux êtres, qui se désirent autant qu'ils se détestent, croît au fur et à mesure de leurs ébats sexuels et ne manque pas de bouleverser les rapports hiérarchiques et les objectifs professionnels de l'un comme de l'autre. Comment surmonter ses pulsions ?

Comment arriver à dominer l'autre dans ce jeu torride ?

Comment combiner professionnalisme et désir hypnotique ? L'alternance des narrateurs, Bennett puis Chloé, à chaque chapitre permet de mieux comprendre les ressorts psychologiques de cette passion dévorante qui compromet enjeux de carrière et priorités de l'entreprise.

Bennett et Chloé, incarnation d'une relation amour-haine, et luxure. Deux personnages têtus qui offrent au lecteur une dynamique fascinante qui rend le roman addictif, et agréable à lire. Les deux personnages de caractère bien trempés se détestent cordialement, se prêtent à des échanges et des scènes cocasses, le verbe haut, mais aussi à un jeu d'érotisme, et de sexe décontracté.

 

abs11.5 orange " Sa main appuie doucement sur le bas de mon dos avant de descendre, s'immobilisant sur mes fesses. En neuf mois de travail avec lui, il ne m'a jamais même effleurée - pas volontairement, en tout cas. Et là, c'est clairement volontaire.
La chaleur de sa main se déplace sous ma jupe, ma peau s'électrise. Chaque muscle de mon corps se tend, mon ventre se liquéfie. Mais qu'est-ce qu'il fout ? Mon cerveau me crie de repousser cette main, de lui dire de ne plus jamais me toucher, mais mon corps a une autre idée. Les pointes de mes seins se dressent, je serre les dents pour toute réponse. Trahison pectorale.
Je pivote lentement sur mes talons, sa main me parcourt rapidement et glisse sur ma hanche. Je la sens se déployer, le bout de ses doigts dans mon dos, et son pouce qui presse la peau douce de mon pelvis. Nous nous regardons à la dérobée.
Ses yeux toujours rivés aux miens, il fait coulisser sa main plus bas. Ses doigts sillonnent ma cuisse, jusqu'à l'ourlet de ma jupe. Il la remonte, ses mains redessinent l'élastique de ma jarretière, la dentelle de mes bas. Un long doigt s'introduit sous la matière fine et la fait descendre doucement. Je fonds littéralement, je suis brûlante.
Comment est-ce que je fais pour laisser mon corps réagir comme ça ? J'ai toujours envie de le gifler, mais maintenant, plus encore, je souhaite qu'il continue. Le désir monte entre mes jambes. Il arrive au bord de ma culotte et passe ses doigts sous le tissu. Je le sens glisser contre ma peau et frôler mon clitoris avant de me pénétrer. Je mords mes lèvres, essayant, sans succès, de réprimer un gémissement. Quand je baisse les yeux sur lui, la sueur perle entre ses sourcils.
- Pour être trempée, tu es trempée, grogne-t-il. (...)
Il m'attrape par les hanches sans ménagement, me soulève et me pose sur la table. Sensation du bois froid. Il m'écarte les jambes. Je gémis involontairement au moment où ses doigts reviennent en moi, glissent sur mes jambes puis me fouillent. Je méprise cet homme avec une hargne singulière, mais mon corps me trahit - j'en veux toujours plus. C'est qu'il fait ça bien... Ses caresses n'ont rien à voir avec les attouchements amoureux auxquels je suis habituée. Lui, c'est un homme qui obtient toujours ce qu'il veut, et ce qu'il veut, là, maintenant, c'est moi. Ma tête tombe sur le côté alors que je m'allonge sur mes coudes, sentant un orgasme s'approcher à vive allure (...)
Il se retire pile au moment où j'allais jouir. Un moment, je crois qu'il va vraiment me laisser comme ça. Mais il m'attrape par le bras et me force à descendre de la table, ses lèvres pressées contre les miennes et sa langue dans ma bouche.
Quelques secondes plus tard, je suis contre la fenêtre glacée, mes seins s'écrasent sur la vitre. Le contraste entre la température du verre et celle de ma peau me fait gémir. Je suis en feu, chaque parcelle de mon corps désire sentir ses mains rugueuses, sa queue si dure.
- Écarte les jambes ! (...)
- Oui.
- Petite obsédée, sale perverse. Tu aimes être regardée, n'est-ce pas ? murmure-t-il, en prenant le lobe de mon oreille entre ses dents. Tu aimes l'idée que tout Chicago puisse relever la tête et te voir en train de te faire baiser, et en déguster chaque minute, tes jolis nichons collés contre la fenêtre.
Il s'incline légèrement et attrape mon clitoris entre ses doigts, il le caresse - la pression et le rythme parfaits. Je sens son sourire contre mon cou et, quand il ouvre la bouche et presse ses dents contre ma peau, j'explose. La chaleur envahit ma colonne vertébrale, s'enroule dans mes hanches et entre mes jambes. Je me redresse et me colle contre lui. Mes mains s'appuient contre la fenêtre, mon corps entier frémit, plein de l'orgasme qui me prend, me laissant le souffle coupé. Quand ça s'arrête enfin, il se retire et se tourne vers moi, baissant la tête pour m'embrasser le cou, la mâchoire, la lèvre inférieure. (...)
De retour à mon bureau, j'attrape mon sac et enfile mon blazer, dont j'essaie désespérément de fermer le bouton de mes doigts tremblants. Ryan n'est toujours pas réapparu et je cours jusqu'aux ascenseurs, priant Dieu pour qu'il n'arrive pas avant que je sois partie.
Merde "  - Chapitre 1
 
Les deux personnages vont continuer leur duel, Bennet déchire et collectionne les culottes de Chloé, qui ne lui refuse rien pour jouir, et qui refuse de l'aimer.

 


abs11.5 orange " Sa main remonte dans mes cheveux et replace une mèche qui s'est échappée de ma queue de cheval.
- Je serais un déchireur de culottes silencieux, ce serait encore pire qu'un patron colérique déchireur de culottes.
J'éclate de rire. Il me chatouille les côtes.
- Bennett ? Dis-je, en essayant d'avoir l'air nonchalant. Qu'est-ce que tu fais de mes culottes ?
Il me jette un regard noir, provocant :
- Je les garde en lieu sûr.
- Tu me montreras ?
- Non.
- Pourquoi est-ce que tu fais ça, franchement ?
Il m'étudie pendant un moment. Il pèse ses mots. Finalement, il s'appuie sur un coude et approche son visage à quelques centimètres du mien :
- Pour la même raison que celle pour laquelle tu aimes ça."  . Chapitre 14

D'autres livres de la même série vont continuer le succès de deux journalistes Christina et Lauren : beautiful stranger, beautiful player, etc. 

 

80 notes jaune rouge

 

80 Notes de Jaune (vina Jackson) (2013)

Summer vit à Londres et entretient avec la musique une relation passionnelle et charnelle. Quand elle joue ou écoute de la musique elle oublie le monde qui l'entoure. La musique dans ce livre jour un rôle essentiel dans le rapport de Summer avec son corps et ses désirs.

Dominik, quadra, professeur de littérature, en prenant le métro, est attiré par la musique, par le son merveilleux d'un violon et de cette personne absorbée par ses notes.
Il essayera de retrouver cette jeune personne ... En vain ... Jusqu'au jour où dans le journal il apprend que cette jeune personne a été victime d'une bagarre qui a mal tournée et que son violon a été brisé. Il entre en contact avec la violoniste pour lui proposer un deal qu'elle va accepter par curiosité.

Pas de fausse relation dominé/dominant. Non, deux personnes au courant de leurs désirs qui les poussent à sortir des sentiers battus. On entre dans un monde de BDSM, érotique, sexuel, sans violence et sans contrainte, un jeu sensuel où Summer libère progressivement sa sexualité de toute contrainte.

Comme les série de beautiful Baster, l'écriture est agréable à lire, à double voies (Summer à la première personne et Dominik à la 3ème personne ). On a l'impression de vivre dans la tête de Summer et de Dominik.


On savoure la relation de Summer avec la musique, avec son violon, puis avec son corps et sa sexualité décrite dans un style fluide, rythmé, percutante et sans vulgarité.


abs11.5 orange " Elle se pencha pour saisir l'archet qui était resté dans l'étui, consciente d'offrir à Dominik un bref aperçu de ses seins : elle ne portait jamais de soutien-gorge avec cette robe. Summer le regarda à la dérobée en accordant son violon. L'homme ne bougeait pas, impassible. L'instrument avait un timbre si riche et si rond que les sons se réverbérèrent sur le plafond du kiosque.
Summer commença à jouer Vivaldi.
Elle connaissait les quatre concertos par cœur. C'étaient ses morceaux de prédilection, que ce soit pour jouer en public, devant ses amis, ou pour répéter. La musique, vieille de plusieurs siècles, l'emplissait toujours de joie, et comme elle l'interprétait, elle vit défiler sous ses paupières closes les riches et réalistes paysages de la Renaissance italienne qu'elle avait tant de fois admirés en peinture. Pour une raison qu'elle ignorait, les êtres humains étaient presque toujours absents de sa rêverie vivaldienne, et elle n'avait jamais cherché à expliquer cette omission quasi freudienne.
Le temps s'arrêta.
Les notes qu'elle tirait de l'instrument étaient magnifiques, et elle eut soudain l'impression de parvenir à un degré supérieur et inconnu de compréhension de l'œuvre. Elle n'avait jamais aussi bien joué. Détendue, elle atteignait la vérité au cœur même de la musique, et se laissait emporter par le flot de la mélodie, submergée par son intensité. C'était presque aussi bon que la jouissance sexuelle.
Quand elle attaqua le troisième concerto, elle ouvrit brièvement les yeux pour regarder Dominik. Il n'avait pas bougé d'un pouce, immobile, perdu dans ses pensées, les yeux rivés sur elle. Il la dévisageait toujours et ressentit la nervosité qui la gagnait. Elle avait interprété Les Quatre Saisons de manière exceptionnelle et il était ravi. Lui demander de jouer pour lui avait été une idée de génie et le concert qu'elle venait de lui donner avait éveillé de fortes sensations en lui : il se sentait lié à elle. Il mourait d'envie de goûter la douceur de sa peau, de faire courir ses doigts et sa langue sur la courbe de son épaule, de découvrir les secrets dissimulés sous l'étoffe de sa robe. Il devinait déjà la forme de son corps. Il avait toujours regretté de ne pas avoir appris la musique et de ne jouer d'aucun instrument. Il était trop tard pour s'y mettre mais il pressentait que Summer était un instrument dont il pourrait jouer pendant des heures. Et il comptait bien le faire.
- C'était sublime, finit-il par dire.
- Vous avez gagné votre violon, dit-il. " chapitre 4


abs11.5 orange " La robe glissa le long de sa poitrine, puis, d'un rapide mouvement des hanches, la jeune femme la fit tomber à ses pieds, en accordéon. Elle ne portait pas de sous-vêtements.
Uniquement des bas, qui s'arrêtaient à mi-hauteur de ses cuisses blanches. Et les chaussures de couturier à hauts talons qu'il lui avait déjà vues. L'idée l'effleura vaguement qu'elle ne devait pas posséder beaucoup de paires de ce genre.
- Approchez, ordonna-t-il.
Summer hésita une seconde, puis franchit la ligne lumineuse et se dirigea vers lui. En la regardant avancer lentement vers lui dans la pénombre, Dominik remarqua soudain une ligne rouge le long de son flanc, qui courait de sa taille fine à ses fesses. Il plissa les yeux, croyant d'abord à une ombre créée par le jeu de lumière. Mais c'était autre chose, une trace qu'il n'avait pas vue quand elle s'était retournée pour se dévêtir lors de la dernière séance. Aujourd'hui, elle avait bien pris garde à lui faire face.
Summer retint son souffle. Elle savait que les bleus n'avaient pas tout à fait disparu, comme le lui avait révélé son reflet un peu plus tôt dans la journée, quand elle s'était préparée pour ce récital. Elle avait cru qu'ils s'effaceraient plus vite. Voilà pourquoi elle ne lui avait pas montré son dos. Elle fut soudain envahie par l'inquiétude et se demanda comment il allait réagir, tout en ayant très envie d'exposer effrontément les stigmates durement gagnés de son infamie personnelle.
- Penchez-vous.
Elle obéit, consciente du spectacle qu'elle lui offrait.
- Écartez les jambes.
Il avait ainsi une vue plongeante sur son intimité.
Il lui caressa la fesse gauche, d'abord légèrement, comme s'il en explorait la peau satinée puis plus brutalement. Sa main était brûlante.
Il s'attarda sur les lignes parallèles qui zigzaguaient sur la peau de la jeune femme et explora les îlots épars de marques jaunâtres. Il fit courir lentement son doigt entre ses fesses et elle retint son souffle quand il lui caressa doucement l'anus. Il ne s'arrêta pas en si bon chemin et finit par atteindre sa fente avec une lenteur délibérée. Summer était moite et ne ressentait aucune honte à être ainsi exposée, à la fois physiquement et moralement. Elle trouvait Dominik excitant, elle aimait sa manière de la toucher, de lui parler. Et alors ?
Chaque fois qu'elle interprétait cette partition, elle voyait défiler en imagination un paysage scandinave sauvage : des vagues se brisaient contre un littoral rocailleux et leur écume formait un brouillard qui se découpait contre les ciels plombés. Pour Summer, chaque morceau possédait son propre paysage, et l'y transportait quand elle l'interprétait. Elle savait que la grotte écossaise qui avait inspiré Mendelssohn pour la composition de cette ouverture était fréquemment associée à la Chaussée des Géants en Irlande, mais elle n'avait visité ni l'une ni l'autre. Parfois l'imagination suffisait.
- Exquise, finit-il par murmurer.
- La musique ou moi ? demanda-t-elle aigrement.
- Les deux le sont.
- Merci. Je peux me rhabiller ?
- Non, riposta-t-il sans ciller.
Il l'attrapa par les fesses et la rapprocha de lui, afin qu'elle soit assise sur l'extrême bord du meuble. Puis il se tourna vers le lit qui se trouvait contre l'un des murs. Cet homme a un lit dans son bureau, il est décidément étrange, pensa Summer. Il saisit un oreiller, qu'il cala sous sa tête. Il déplaça ensuite la lampe de bureau, dont il pointa le faisceau lumineux sur le sexe de la jeune femme. "  Chapitre 6


Femmes libres post féministes ou héroïnes de commerce ?

Le débat est lancé depuis les années 2010 sur la femme du 21ème siècle, qui a bénéficié d'une impressionnante amélioration de la condition féminine dans le monde occidental. Certaines femmes du 21ème siècle semblent chercher à pratiquer un féminisme de droits sans négliger leur désir, et leur sexualité. On peut lire des critiques acerbes sur Chloé qui accepte ce jeu de romance au bureau sans faire référence au harcèlement sexuel, à Summer qui accepte volontiers un jeu de domination masculine.   
Un ou deux best sellers ne traduisent pas cette tendance post- féministe, c'est le nombre des livres vendus, la décontraction avec laquelle ces livres sont lus dans les lieux publiques, et affichés dans les médias.

On retrouve la même tendance dans des séries télévisés à succès : Outlander (on montre une fessée adminsitrée à une femme), Poldark (on montre un rapport sexuel forcé), ou la série girlfriend experience (on montre le monde des escortes de luxe).  
Dans cette tendance, la femme est montrée forte, maître de son destin, libérée de toute domination y compris des idées du 20ème siècle. Elle offre cette liberté à qui elle veut.


La sexualité dans la littérature n'est pas une nouveauté. A la différence de certains romans français utilisant la sexualité pour raconter le drame du viol ou de l'inceste, ou d'intellectualiser la sexualité, ces romans à plusieurs voix célèbrent le sexe comme jeu, comme amusement entre homme et femme et comme la porte d'entrée vers une relation émotionnelle et sérieuse. Dans chaque roman, on passe du sexe à l'amour, sans exception.


Ces femmes ne veulent pas de liberté dans la solitude. Elles veulent partager cette liberté.  
En face de ces femmes libres, les hommes sont montrés dans une virilité classique, le genre masculin est puissant, amoureux des femmes et de leurs corps, décideur, capable de rassurer les femmes et de les satisfaire, sans violence, sans contrainte. La force et la détermination du partenaire masculin sont capables de protéger la femme non pas de son environnement ni de sa société mais de ses doutes, de la solitude affective ou sexuelle.
Dans ces livres à succès, le masculin est caricaturé, riche, beau, puissant, et sexuellement irrésistible. De même que les femmes sont belles, dynamiques, sans complexe.          

      
Le livre numérique est-il en train de changer les choses ? Ces livres ont bénéficié incontestablement de la diffusion numérique. Depuis les années 2010, les livres numériques sont disponibles. Ces livres ont offert aux écrivains les moyens d'être édités et aux éditeurs le moyen de multiplier l'offre. Un nombre impressionnant de livres érotiques écrits par des hommes et des femmes sont disponibles à des prix très modérés.


Quelques livres ou quelques séries ne font pas une tendance culturelle mais traduisent la tendance du moment. Depuis plusieurs années, une nouvelle image de la femme est en train de sortir dans la culture occidentale. On est devant une femme libre, forte, libérée. Sa force l'autorise à partager son intimité avec les hommes sans complexes et sans craintes.

Dans l'intimité, elle revendique le droit d'être aimée et désirée sans confusion.

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