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Stricke Back, série à succès d'après les livres de Chris Ryan

Strike back Stapleton Winchester Green

 

Stricke Back, des soldats un peu spéciaux 


Chris Ryan intègre le Special Air Service (SAS) en 1984. Au cours de ses dix années de service, il accomplit plusieurs missions qui l'emmènent aux quatre coins de la planète pour des entraînements ou des opérations spéciales. II assume, en outre, le commandement de l'équipe des snipers pour les missions de contre-terrorisme.
En janvier 1991, durant la 1ère Guerre du Golfe, un commando de huit hommes du SAS - nom de code " Bravo Two Zero " - est infiltré en profondeur derrière les lignes ennemies irakiennes.
La mission tourne à la tragédie. Un seul homme échappe à la mort ou à la capture, Chris Ryan. Il réalise alors la plus grande évasion jamais accomplie par un membre du SAS, ce qui lui vaut de recevoir la Médaille Militaire.
En 1994, Chris Ryan quitte le SAS pour se consacrer à l'écriture. Quinze ans plus tard, Chris Ryan est l'un des auteurs de thrillers les plus célèbres en Angleterre. Il a publié une dizaine d'ouvrages, qui ont tous dépassé plusieurs centaines de milliers d'exemplaires vendus. Il est à l'origine du phénomène " SAS thriller " en Angleterre.

 

Strike back Stapleton Winchester Mitra


La série Strike Back est une production américano-britannique basée sur les romans de Chris Ryan. La série prend notamment racine dans le roman homonyme (2007) de Ryan.
La cinquième et la dernière saison de cette série vient d'être diffusée dans certains pays européens. Ca sera le cas en France début décembre.     
C'est presque une tradition littéraire anglo-saxonne, raconter des exploits attribués aux soldats, et mettre en lumière la valeur de l'individu et son courage. C'est la tradition James Bond, des livres à succès à des films devenus mythiques.  
Cette série relate les aventures et péripéties d'une unité d'élites de l'armée britannique, dite " la section 20 " une unité secrète de renseignement militaire britannique, composée d'hommes et de femmes qui partent sur le terrain en mission spéciale, dangereuse voire en " mission impossible " pour lutter contre les terroristes.

 

Je me sens nu sans mon fusil

Organisation, compétence, efficacité, précision, force physique, sang-froid, logistique et ingéniosité sont requis par ses hommes face à des conditions extrêmes. Personne ne discute le bien fondé des ordres ; Scott et Stonebridge amis et complémentaires sur le terrain, le disent eux-mêmes nous sommes des soldats. Ces soldats sont commandés par un officier et le lieu de commandement s'appelle " la bergerie ", l'officier (homme ou femme) descend sur le terrain quand son équipe est dépassée par les événements.

 

Strike back Winchester

 

Cette série nous montre aussi les erreurs de ces officiers; hommes et femmes commettent des erreurs. La dure réalité de l'action n'épargne personne et la sanction ne tarde pas.  Cinq saisons de réussite, puis la saison 5 diffusée en 2016 met un terme à la série.  Ce n'est pas James Bond, ici, on meurt, on est blessé, on est capturé, on est humain. Courageux, dévoué, discipliné, professionnel mais humain.   
Vous aimez l'action, les kalachnikovs, les bagarres, et le sexe joyeux, vous serez servis.
Cette série est plaisante à voir, addictive, moments d'humour, solidarité dans l'action, quelques scènes de sexe et d'amitié tempèrent les moments de violence.  La série se passe dans diverses régions du monde où des conflits ont lieu, Afrique, Colombie, Thaïlande, Moyen orient, Corée, Ex-Yougoslavie, décors émouvants et beauté des paysages exotiques accompagnent les personnages à travers le monde.  Nous sommes loin aussi de l'ambiance de la série mission impossible.
C'est une série passe-temps, agréable à regarder sans autre prétention.

 

Strike back Stapleton Srbova

 

 

Nous sommes des soldats ou des putains de pions ?  

Nous sommes loin de James bond et ses exploits qui ont fait sourire nos parents.  La dernière saison se termine par la condamnation du pouvoir politique corrompu, cynique et incompétent, ces hommes politiques si loin du terrain et des risques de la vie réelle qui décident de supprimer la section devenue trop gênante. Des soldats qui croyaient servir leur patrie découvrent qu'ils sont des pions à sacrifier sur un échiquier politique ou diplomatique. Dans la dernière saison, la série a montré ces hommes soldats autrement, leurs fragilités, leurs questions et leurs problèmes personnels. Il ne s'agit pas de James bond, ni cowboys mais des hommes et des femmes soldats, des humains.

 

Strike back Srbova


Vous regardez plusieurs saisons de stricke back, vous pouvez dire que cette série rend insensible à la violence et à la mort, qu'il s'agit d'un spectacle.  La saison 4 puis la saison 5 entrainent les personnages vers l'émotion, vers l'introspection. La mort d'une camarade provoque chagrin, larmes et respect. On va un peu plus loin, ces soldats sont des maris, des pères, et des amis. Ils se permettent même de tomber amoureux et de pleurer.

 

Strike back Stapleton

 

Dans le monde occidental, après la guerre du golfe et la guerre d'Iraq, après les mensonges qui ont impliqué l'armée britannique en Iraq, les anglais, comme de nombreux occidentaux semblent ne plus croire dans le discours politique manipulateur, refusent même d'encourager tout engagement dans leur armée dans un conflit extérieur pour éviter que les soldats et les citoyens deviennent des pions dans un jeu cynique. La série sticke back va dans ce sens. Ils quittent l'armée et ses magouilles, ils gardent l'essentiel : le souvenir des disparus pendant les opérations et l'amitié avec les copains toujours en vie.   


C'est une fin intelligente, qui va dans la tendance générale des opinions publiques en occident qui désirent moins de guerre et plus d'intelligence dans la gestion des conflits .

 

 

 

 

 

 

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3 films de Michelle Pfeiffer, à partir de trois romans

Michele Pfeiffer beaute coprs

 

Michelle Pfeiffer, trois films de trois romans

Pour certains, Michelle Pfeiffer restera à jamais la Catwoman de Batman, Pour d'autres, c'est l'actrice des rôles sérieux, complexes et des scénarios littéraires.

 

Biographie de Michelle Pfeiffer

 

Née le 29 Avril 1958 à Santa Ana, Californie, Michelle Marie Pfeiffer est la fille de Richard Pfeiffer, un créateur de jeu vidéo et Donna Pfeiffer, une femme au foyer. Sa famille originaire du Dakota du Nord a déménagé à Midway City où Michele allait passer ses premières années scolaires. Après des études d'art dramatique, en Californie, elle rejoint la ville du cinéma pour intégrer le casting d'une série télévisée, Delta House, en 1979.
Pfeiffer fait ses débuts à la télévision en 1978, quand elle décroche un petit rôle dans la série d'ABC, Fantasy. Elle continuera à jouer dans un certain nombre d'émissions mineures de télévision.
Premier rôle en 1982 est dans la comédie romantique musicale, Grease2 de  Stephanie Zinone  Grease 2. En dépit des critiques négatives pour ce film,  Pfeiffer va jouer dans le film Scarface, de Brian De Palma en 1983.

En 1988, elle joue le rôle de la vertueuse Madame de Tourvel dans Les Liaisons Dangereuses, sous la direction de Stephen Frears. Son interprétation est acclamée par la critique, et elle remporte le BAFTA Award de la meilleure actrice dans un second rôle et est nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

 

Michele Pfeiffer filmographie romans

L'actrice est au sommet de sa gloire au début des années 90. Elle va avoir un rôle dans une production grand public en 1992, elle se glisse dans la tenue sexy de Selina Kyle, plus connue sous le nom de Catwoman. Son personnage d'héroïne féline dans le Batman, le défi de Tim Burton est son plus gros succès au box office.


Après cette superproduction, elle choisit encore pour la deuxième fois un scénario littéraire avec Le Temps de l'innocence (1993) de Martin Scorsese.
A partir de la fin des années 90, l'actrice se cantonne essentiellement dans le registre romantique  Personnel et confidentiel, Un beau jour, Une vie à deux.

Elle tourne un scénario littéraire, Chéri sous la direction de Stephen Frears en 2012.
Puis People Like Us (2012) et la comédie de crime Malvita en 2013, puis le Crime de l'Orient-Express qui sera tourné en 2017.
Parmi ces trois films, il est possible de trouver le meilleur rôle du cinéma de Michelle Pfeiffer. Elle a accepté ces scénarios tirés de trois chefs d'œuvre littéraire et le défi de jouer ces rôles complexes.

Michele Pfeiffer les liaisons dangereuses

Les liaisons dangereuses (1988)


Deux aristocrates brillants et spirituels, la marquise de Merteuil et le séduisant Vicomte de Valmont, signent un pacte d'"inviolable amitié" à la fin de leur liaison. C'est au nom de celui-ci que la marquise demande à Valmont de séduire la candide Cécile de Volanges qui doit prochainement épouser son ex-favori, M. de Bastide. Mais Valmont a entrepris de séduire la vertueuse Mme de Tourvel.
C'est la meilleure adaptation à l'écran du roman de Choderlos de Laclos. Œuvre littéraire majeure de la littérature française du XVIIIe siècle, ce récit épistolaire devient plus léger et plus rythmé, fruit de la collaboration du réalisateur Stephen Frears avec Christopher Hampton. Cette version est directement adaptée de la pièce que Christopher Hampton a montée à Broadway en 1987.
Ce film passe de la comédie noire au ton du polar. Stephen Frears reste fidèle à lui-même en portant un regard ironique et incisif envers les membres d'une classe sociale, les nobles de la période prérévolutionnaire. Les passages dramatiques du roman sont abordés avec un ton humoristique. Le film fut un succès planétaire et consolida la place de Frears dans l'industrie hollywoodienne, et ouvrit les portes du cinéma à Michele Pfeiffer.
Michelle Pfeiffer joue tout en retenue, sa beauté est magnifiée par la mise en scène, subtil mélange d'élégance et gravité. C'est un de ses plus grands rôles au cinéma.

 

Michele Pfeiffer le temps de linnocence


Le Temps de l'innocence  (1993)


Le Temps de l'innocence est une curiosité réussie dans la carrière de Scorsese, plus habitué aux films de gangsters et d'affranchis.
Le Temps de l'innocence, du roman de l'américaine Edith Wharton  prix Pulitzer 1921 est un mélodrame, histoire d'amour impossible au sein de l'aristocratie new-yorkaise des années 1870. Michelle Pfeiffer (Ellen) et Winona Ryder (May) partagent l'affiche avec Daniel Day-Lewis (Newland).
Newland Archer/Daniel Day Lewis est amoureux de la comtesse Olenska/Michelle Pfeiffer, victime d'un mariage malheureux. Newland, conformément à son rang et aux conventions familiales, doit épouser May/Wynona Ryder. Autour d'eux, gravitent beaucoup de personnages faisant plus ou moins partie de leurs cercles familiaux. On y retrouve ses thèmes favoris d'Edith Wharton : la solitude, l'amour frustré, la force des barrières sociales, l'atmosphère d'un New-York puritain, les bourgeois.
Il n'y a pas de héros ici, pas de morale, juste un roman lucide sur la condition humaine et sur la société d'une période puritaine qui étouffait ses jeunes et leurs émotions dans un univers de politesse, de bonnes manières et de ragots.
Le film bénéficie d'un cadre stylisé, robes de satin, demeures fastueuses, tableaux de grand maîtres, cérémonies, luxueux mets et superbes meubles.  Voilà le décor qui protège le poids des conventions, surtout quand il s'agit de mariage.
L'irruption de l'émotion dans ce monde va entraîner l'hostilité. Une femme en instance de divorce tombe amoureuse d'un homme marié. La société va protéger le mariage de cet homme, en faisant bloc contre cette liaison.
La lumière tout à fait prodigieuse illumine l'ensemble des scènes avec délicatesse. La photographie est superbe. Le réalisateur a une science du cadrage et à des mouvements de caméra virtuoses.
Un film réussi sans être le meilleur de Scorsese, ni de michelle Pfeiffer. Elle porte son rôle avec minutie, elle sait jouer comment montrer ses émotions, comment les dissimuler en société, comment se retenir, comment parfois s'abandonner.   

 

Michele Pfeiffer cheri film roman collete


Chéri (2009)


Dans Chéri de Stephen Frears, une courtisane vieillissante nommée Léa est allongée à côté de son amant.  Il lui murmure : Vous êtes si belle.  Fred, dont le surnom est Chéri, a 30 ans moins que sa maîtresse. Léa, jouée par Michelle Pfeiffer lui réponds : Un bon corps dure longtemps, Tout le monde le sait.
Le film, une adaptation d'un roman des années 20 de Colette, donne l'impression d'une liaison légère. Il est beau superficiel, elle est une "femme d'affaires" blasée. Le film nous mène tranquillement dans la légèreté puis la quasi-totalité de l'impact du film est livrée dans ses dernières minutes, fin d'une époque, la guerre, le réel qui intervient dans la chambre des amoureux.  
Lea est tragiquement consciente d'elle-même, de ses avantages et ses faiblesses. L'affaire est amusante au début, badinage et séduction puis attachement réel à un presque adolescent. Le roman de Colette comme le film revisite certains thèmes ; la rivalité féminine, la perte de la beauté, la sexualité.
Dans ce film, Michelle Pfeiffer a osé briser l'image de la femme belle et séduisante, elle joue avec justesse le rôle d'une courtisane vieillissante, qui joue ses dernières cartes, le corps séduit moins qu'avant, les amants plus jeunes rencontrent des femmes plus jeunes. Michelle Pfeiffer impressionne en femme à l'automne de son charme, dans une reconstitution du Paris des années 1910 qui ne laisse pas indifférent. Chéri offre un rôle écrit sur mesure pour Michelle Pfeiffer, brillante, complexe, d'une beauté finissante, témoignage de Stephen Frears à la littérature française.

 

On se trompe en réduisant le cinéma américain aux films grand public, et les acteurs américains à des produits du box office.
Dans ces trois films, Pfeiffer rend hommage à la grande littérature affirmant que l'association de ces arts peut faire de belles réalisations.

 

 

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Attraction ou the Human Contract : film mystérieux qui peut plaire

human contract attraction

 

Attraction ou the Human Contract: aimer pour oublier le passé

Voilà un film tourné en 2008, sorti en 2011 et qui vient d'être en DVD depuis Aout 2016. Je ne sais pas si ce film était dans les salles en France après sa sortie aux USA.  


Jada Pinkett Smith a réalisé un film sombre, un film sur les secrets et les blessures que nous cherchons à garder sous clé, et qui influencent nos vies et nos comportements. On suit l'histoire mais on reste en attente, les personnages n'avancent pas, n'évoluent pas.  Chacun est figé dans son passé.


On nous raconte l'histoire d'un homme (Julian) qui réussit socialement, et professionnellement, mais il est seul, il hésite à signer les papiers de son divorce.

 

human contract attraction Paz Vega


Essayons de simplifier l'histoire.
Au début du film, pendant une relation sexuelle, Julian est dans sa salle de bain et se regarde et frappe le miroir. Il refuse de donner le code de sa chambre de photos à petite amie. Il est en colère tout le temps car il y a un grand secret dans sa vie qui le tracasse.  
Julian Wright (Jason Clarke) est spécialiste compétent en marketing, mais est incapable de faire face à plusieurs événements de son passé. Il a perdu sa femme et envisage de signer les papiers du divorce. Avec sa vie amoureuse en lambeaux, il se concentre entièrement sur son travail avec une grande augmentation de salaire et un nouveau bureau à l'horizon. Il rencontre "Michael" (Paz Vega), une femme étrangère, avec une overdose de charme et de chaos


Cette femme séduisante, sexy, et libre, va compliquer sa vie. Le héros de ce film porte en lui un passé sombre, une mère alcoolique et abusive qui ne l'a jamais aimé. Il est violent dans ses réactions, et dans ses jugements.
Au contact d'une femme séduisante et légère, jouée Paz Vega, il découvre à nouveau ses propres souffrances et sa propre solitude. Elle le pousse à faire face à son passé. Il dérape, il refuse, il devient violent même avec elle.

 

human contract attraction Vega clarke


Vers la fin du film, on découvre que  sa mère avait tenté de se suicider et qu'il lui avait sauvé la vie. Au début du film, sa mère lui demande de repeindre sa chambre (où il a passé son enfance), mais il refuse. A la fin, il repeint la chambre et confronte sa mère sur le passé.  Pourquoi cela est-il arrivé ? Parce qu'il a eu une relation sexuelle avec sa mère quand il était enfant, et au début du film, le gémissement de la femme pendant l'acte sexuel lui rappelle cet acte sexuel avec sa mère.

La scène de fin est bien réalisée.  Il donne à la jeune femme la clé de la chambre où il range ses photos, des clichés sur la laideur du monde, puis peint sa chambre bleue en blanc, il dépasse enfin son passé douloureux avec sa mère, la page est blanche.

 

human contract attraction Paz Vega .jason clarke


Mention très bien pour l'actrice espagnole Paz Vega, elle joue avec réussite son rôle, de femme optimiste et enjouée, une infirmière pour adulte comme elle dit. Elle est belle, séduisante, humaine, avec justesse.  Les rares scènes de nudités sont tournées avec élégance.


Julian et Michael, une rencontre entre deux personnes à problèmes. Deux personnages négatifs qui peuvent séduire certains spectateurs.


C'est un film bien réalisé par l'actrice Jada Pinkett Smith. Sa première réalisation semble s'adresser à un public qui aime les scénarios sophistiqués. Chaque événement est à interpréter.  L'histoire est racontée d'une façon allusive, parfois difficile à suivre.    


Après ce film, la réalisatrice Jada Pinkett Smith a continué sa carrière d'actrice dans Menace II Society, Le Professeur Foldingue, Scream 2, Matrix sans oublier son rôle dans de Fish Mooney dans la série Gotham.

 

 

Commentaire récent pour cet article
Guest — Rami

Merci pour l'explication

Rien compris ce film, je l'ai trouvé indigeste. Avec cette explication de l'histoire, ça va mieux
mardi 4 octobre 2016 13:30
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Klimt: le baiser en or, un art nouveau

klimt attente

" L'attente " Klimt 1905-1909

Quand l'art devient nouveau


Gustav Klimt est un artiste complexe, un cas particulier parmi les artistes du 20ème siècle. Son parcours, son œuvre, ses influences continuent à dérouter les historiens d'Art.
On trouve chez lui des décorations murales néoclassiques de style académique qui ont fait son succès avant de devenir l'un des fondateurs de la Sécession viennoise, puis le chantre de la modernité en Autriche. Sa notoriété était telle que les historiens d'art baptisent parfois le début du 20è siècle en Autriche " l'âge de Klimt ".

Klimt est né le 04 juillet 1862 dans la proche banlieue de Vienne, capitale de l'empire austro-hongrois, d'un père orfèvre -ciseleur. Dès 14 ans, il suit les cours de l'école des arts et métier et devient par la suite artiste-peintre, il peint la cour intérieure et l'escalier du Kunst muséum de Vienne, dans le style néo-classique, style en vogue à l'époque. Il peint des salles de théâtre.


Avec des amis, il crée en 1897 la sécession mouvement artistique qui veut sortir l'art, du néo-classique vers l'art nouveau, style qui se développe en France, en Belgique mais aussi en Allemagne avec le jugenstil.

L'Art nouveau est un terme générique, on dit modernisme en Catalogne, Jugendstil en Allemagne, style Sécession en Autriche, art nouveau en France.
C'est un art nouveau en Europe qui fait son apparition au début de 20ème siècle, en opposition à la laideur du monde industriel florissant de cette époque.  La société européenne a changé. La nouvelle bourgeoisie, industriels, commerçants, professions libérales, et financiers, désire un style nouveau qui n'imite pas l'art de la cour ou les peintures d'une noblesse vieillissante.

 

klimt accomplissement

" L'accomplissement " Klimt 1905-1909
L'art nouveau va influencer l'architecture, les objets, les décorations et la peinture.     
L'Art nouveau au début de 20ème siècle repose sur certains principes : le rejet de l'académisme (l'abandon des références à l'antiquité), l'inspiration de la nature (des formes sinueuses, des décors végétaux ou floraux, des influences japonisantes ou gothiques), la fusion entre arts majeurs et arts mineurs, c'est-à-dire art décoratif (exubérance du décor), art pour tout le monde (art des objets du quotidien).
Klimt peindra de nombreux portraits de grands bourgeois, industriels, décorera de mosaïques les murs d'hôtels particuliers.
Klimt entre dans une période très productive durant l'année 1897 : création de nombreux tableaux et d'environs 4000 dessins. Ses thèmes : l'érotisme, représentation de la fragilité du corps et de l'amour en autres.  

 

Le baiser doré et les yeux fermés

Dans la période dorée, Klimt peint des tableaux dorés à la feuille d'or et d'argent (Danaé, le baiser, le portrait d'Adèle Bauer)
L'artiste va créer un style personnel, l'ornement n'est plus seulement décoratif mais fait partie du sujet. Il va utiliser la feuille d'or dans des tableaux montrant un traitement figuratif du visage, des épaules et des mains. Cet ornement conjugue différents motifs empruntés aux arts byzantin, gothique, égyptien, japonais et celtique. Cette juxtaposition du sujet et du décor, est à la source de la fascination qu'exerce la peinture de Klimt durant la deuxième moitié du 20ème siècle.

 

klimt le baiser


Le baiser est un tableau peint en 1907-09. Il s'agit d'un couple tendrement enlacé qui vient de s'embrasser, la femme longiligne tombe à genou enserrant dans ses bras le cou du partenaire. Les yeux fermés témoignent de son abandon. L'homme la retient et enserre son visage et l'englobe dans son magnifique vêtement fait de carrés noirs, dorés et argentés, le vêtement de la femme est riche en cercles de couleur bleu -rouge-vert sur un fond doré.
Les deux amants portent des fleurs dans les cheveux et sont cernés d'un halo d'or tel une icône byzantine. Le sol à leurs pieds est fait d'un amoncellement exubérant de fleurs de toute couleur sur lequel ruisselle des lianes d'or.
Dans Le Baiser, (musée du Belvédère, Vienne),  l'étreinte charnelle revêt le caractère sacré d'une icône byzantine sur fond d'or. L'ornement abstrait confond les corps en les dématérialisant, tandis que le parterre floral stylisé rappelle la représentation du paradis dans l'imagerie gothique.

En arrière plan, la femme est bordée de cercles concentriques symbole rappelant les théories et découvertes récentes de Freud sur l'inconscient.
Ce tableau est le tableau culte de l'art nouveau à Vienne.


La devise du groupe la sécession est " chaque époque son art, à l'art sa liberté "

 

 

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Peintre impressionniste japonais : Kuroda Seiki

Seiki Kuroda Le lac

Le lac, Kuroda Seiki, musée national de Tokyo 1897

 

Les impressionnistes japonais existent  


Les années 20 furent l'apogée d'un renouveau artistique et culturel en occident et surtout en France, Expressionisme, Fauvisme et cubisme ouvraient des perspectives nouvelles dans la peinture. Certains peintres japonais partirent en France étudier la peinture. Le modèle artistique occidental et ses écoles sont à partir de cette époque de plus en plus présents au japon.

 

Seiki Kuroda


Kuroda Seiki, (1866 -1924) est un peintre japonais impressionniste. A 17 ans, il s'inscrit à des cours pré-universitaires en français ; il accompagne son beau-frère nommé en France et commence des études de droit en 1884. Il restera dix ans en France et abandonne le droit pour la peinture.

A Paris, il rencontre d'autres peintres japonais comme Hosui Yamamoto et Fuji Masazo. En mai 1886, Kuroda entre dans l'atelier de Louis-Joseph-Raphaël Collin, peintre d'art académique et suit ses cours jusqu'en 1891.
Après 10 ans, il rentre chez lui au Japon et habite Kyoto. Ses tableaux sont exposés dans le musée national de Tokyo.

En tant que l'un des rares artistes japonais ayant étudié à Paris, il enseignera le monde de l'art occidental.

 

Seiki Kuroda sentiment

Kuroda Seiki, Sentiment (de Sagesse, Impression, Sentiment), 1900, Kuroda Memorial Hall, Tokyo

 

Choc culturel

Comme les autres artistes influencés par l'art occidental, les tableaux de Kuroda ont choqué le public et les critiques, par leur radicalisme, par une utilisation fauviste des couleurs primaires, et par la réduction cubiste de la géométrie. Ces artistes occidentalisés n'ont pas eu beaucoup de succès auprès du gouvernement, n'ont pas réellement bénéficié de commandes d'État. La réponse de ces artistes était d'ignorer l'État, de créer des sociétés privées pour faire des expositions, et pour vendre leurs tableaux.

 

Seiki Kuroda Sous larbre

Sous l'arbre, Kuroda Seiki, 1898

Dans l'histoire de l'art occidental, il existe une étape critique, à la fin de XIXe siècle, montrant les limites de l'impressionnisme. Cette transition va être progressive vers d'autres écoles de peinture. Le travail de Cézanne a préparé le cubisme, le travail de Van Gogh s'approche de l'expressionnisme, les productions de Gauguin vont s'orienter vers le fauvisme et le primitivisme. On ne retrouve pas dans l'art japonais occidentalisé une vraie traduction de ces transitions.

L'art occidental était une entité, appréciée dans sa globalité, sans entrer dans les détails des écoles artistiques, ou dans ses messages culturels. Au japon, on discutait l'individualisme intransigeant de Van Gogh et de Gauguin, leur attachement aux idéaux personnels, se moquant des conventions artistiques et sociales. Van Gogh continu d'être admiré au Japon, au-delà de son talent, et de la qualité de ses œuvres, il est admiré pour sa capacité à dépasser sa propre société et pour sa modernité.

 

L'individualisme, la personne humaine au centre du tableau, la nudité académique, ces sujets étaient étrangers au public japonais, ils ont fasciné, choqué, suscité des discussions et des controverses.

 

 

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