Cadeaux de Noël : un peu de psychologie

Noel cadeau

 

Acheter les cadeaux à Noël est un moment stressant pour certains, un amusement pour d'autres, mais le choix des cadeaux n'est pas un geste simple. Il suffit de penser à nos motivations pour découvrir qu'il s'agit d'un geste pratique et symbolique.
On prépare la liste, on vérifie ce qu'on a offert l'année dernière, on cherche les prix, on cherche le sens et le message qui va avec. Pour les chercheurs en psychologie, les cadeaux de Noël sont un indicateur intéressant de nos comportements. Quel message voulez-vous transmettre ? Comment interpréter les cadeaux des autres ? Etc.

 

Le cadeau de noël est un message

 

Cette idée devrait être présente au moment du choix. Le prix et le caractère personnel dépendent de la personne, de la relation que vous avez avec lui et du message que vous voulez transmettre en offrant ce cadeau.


abs11.5 rose Ils l'ont voulu, ils l'ont eu
C'est une stratégie simple et pratique. Vous avez la liste de ce que les gens que vous aimez attendent, vous offrez des cadeaux selon cette liste. Dans une étude publiée dans le Journal of Experimental Social Psychology, les gens apprécient de recevoir des cadeaux demandés et attendus. Le message est : j'ai répondu à vos désirs. C'est le cas généralement. L'inconvénient, certains préfèrent des cadeaux plus réfléchis, moins attendus, moins communs. Si votre conjoint a parlé d'une jolie cravate qu'il a vue, il sera content de recevoir sa cravate à Noël. Il peut apprécier un autre cadeau que vous avez choisi pour lui car le message est plus personnel : j'ai désiré ce cadeau pour toi.

 

noel cadeau psychologie


abs11.5 rose Penser à la personne et non pas au cadeau
Dans une étude publiée en avril 2014 dans le Journal of Consumer Research, il semble que certaines personnes privilégient le choix du cadeau plutôt que la personne qui le reçoit. Le risque dans ce cas est d'acheter de beaux cadeaux pour la mauvaise personne. Vous pouvez être séduit par un objet de décoration, ou par un livre, le plus important est de penser à la personne qui va recevoir le cadeau, à sa réaction et non pas à l'importance ou à l'originalité du cadeau.

 

abs11.5 rose Ce que les gens achètent pour nous
Voilà un paramètre qu'on utilise dans le choix des cadeaux. Si un cousin vous offre des livres, on peut conclure qu'il aime les livres, ou qu'il n'a pas le temps de choisir d'autres cadeaux. Pour le choix de son cadeau vous avez deux solutions : lui offrir un livre, ou trouver pour lui un produit culturel comme par exemple un DVD ou une bande dessinée. C'est un message simple et amical : je partage tes passions.

 

abs11.5 rose Simplicité, utilité
C'est normal d'être généreux avec les gens qu'on aime. Dans les études publiées dans les journaux de consommateurs, la majorité des gens préfèrent recevoir un cadeau, facile, pratique et utile. La simplicité est le mot-clé dans le choix des cadeaux. Qui a envie de passer trois heures à lire le mode d'emploi d'un appareil ou d'un jouet ?

 

abs11.5 rose C'est l'idée qui compte
Dans une étude publiée dans Journal of Experimental Psychology, une majorité de gens apprécie les cadeaux bizarres, recherchés, et inattendus, cela transmet un message important et appréciable: j'ai passé du temps pour choisir ce cadeau.

 

abs11.5 rose Donner de l'argent
On peut être étonné, ou navré. Toutes les études confirment que l'argent est le cadeau le plus souhaité. Ce souhait est rarement déclaré. Si offrir de l'argent fait plaisir, les études confirment qu'il s'agit d'un message impersonnel, un choix de facilité. Si vous souhaitez donner de l'argent, vous avez des solutions intermédiaires, les bons d'achat par exemple, ou les abonnements. Un bon d'achat d'un magasin de produits culturels ou sportifs est un choix plus personnel que de simples billets.

 

En conclusion, Il est juste de constater que la fête de Noël s'accompagne d'une tendance à la consommation. Mais cette fête continue à être une fête familiale, chargée de symboles, y compris dans ses cadeaux, dans ses rituels, et surtout dans ses souvenirs qui marquent notre enfance.

Lire la suite
2
  614 lectures
  0 commentaires
614 lectures
0 commentaires

Fascisme japonais : crise économique et refus de modernité

fascisme japon guerre

 

Fascisme japonais : de la crise au refus de modernité


Le fascisme japonais et le fascisme européen ont de nombreuses similitudes : régimes autoritaires et tendances totalitaires.
Cependant, il existe une différence importante : le fascisme japonais est un mouvement sans réel soutien populaire, tandis que la montée de l'extrême droite en Europe était portée par un mouvement de masse en Italie et en Allemagne. Au japon, crise et peur de la modernité ont amené l'extrême droite au pouvoir.  

 

La modernité frappe à la porte de l'ile empire    

La mort de l'empereur Komei donna l'occasion au jeune prince Mutsuhito, devenu le successeur de son père, d'abattre définitivement les partisans du shogunat (gouvernement militaire) dans la Guerre de Boshin. Après son accession au trône, le jeune souverain ordonne le transfert officiel de la capitale impériale de kyoto à l'ancienne résidence des shoguns (aujourd'hui le Palais impérial), à Edo, ville qui fut rebaptisée " Tokyo ", c'est-à-dire la "Capitale de l'est".


L'ère Meiji commença le 23 octobre 1868, permettant l'entrée organisée et volontaire du Japon dans l'ère industrielle, l'abandon d'un régime féodal. La Charte en 1868 des dirigeants Meiji stipulait la mise en place d'assemblées délibérantes, la participation de toutes les classes dans les affaires politiques, abrogation des restrictions de classe sur l'emploi, recherche de la connaissance internationale.
Une constitution fut élaborée en 1889 comportant 11 articles. On voit la naissance d'un Conseil d'État, des organes législatifs, du suffrage universel, de nouvelles règles administratives locales.
Autre réforme importante, l'abolition de la classe guerrière les samouraïs.


La Conférence d'Osaka en 1873 aboutit à la réorganisation de l'administration d'un système judiciaire indépendant et à la création d'une chambre des anciens, chargée d'examiner les propositions de la législature.

Bien que le gouvernement ne s'opposa pas au parlementarisme, il continua à contrôler la situation politique. De nouvelles lois en 1875 interdisent la presse de critiquer le gouvernement et l'examen des lois nationales. La loi sur les réunions publiques (1880) limite sévèrement les rassemblements publics en interdisant la participation des fonctionnaires et nécessitant une autorisation de la police.

Cette réforme ne fut pas acceptée par tous, et provoqua en 1877 la rébellion de Satsuma menée par l'un des fondateurs de la nouvelle ère, Takamori Saigo, alimentée par des réflexes xénophobes et conservateurs de la société japonaise. Celle-ci sera rapidement matée au bout de six mois par les forces impériales.


Le japon est partie en guerre contre la Chine en 1894-95. Cette première guerre sino-japonaise va durer du 1er août 1894 à 17 avril 1895 opposant la Chine de la dynastie Qing à l'empire du Japon, pour le contrôle de la Corée. Après six mois, les Qing demandent la paix en février 1895. Cette guerre indique la domination japonaise en Asie orientale et une sévère perte de prestige et de pouvoir de la dynastie Qing, et inaugure une importante vague de protestation, et de révolutions.

Le Japon a connu, durant les années qui ont précédé la guerre, un fort développement économique instauré dès 1872 pour transformer le régime féodal et moderniser le pays. Le Japon s'est organisé comme un État moderne, au pouvoir central fort, avec un régime parlementaire. La modernisation s'est étendue à l'armée, et à l'industrie militaire.

La Corée était traditionnellement tributaire de la Chine. La première guerre sino-japonaise en 1894-1895, permettra à l'Empire du Soleil Levant, par le traité de Shimonoseki de mettre la main sur Taïwan, l'archipel des Pescadores et la presqu'île du Liaodong, ainsi que de placer La Corée sous sa sphère d'influence (signature d'un traité d'alliance militaire).


Dans un quart de siècle, le "miracle de Meiji "sous forme de modernisation accélérée a transformé le japon d'un pays sous-développé en une puissance mondiale.


Le japon entre en guerre en 1894. Pour la même occasion, il exige une révision de ses traités inégaux avec les nations occidentales. Cette révision est aussi devenue une demande populaire.
En dépit des divergences de vue parmi des intellectuels et et les hommes politiques sur les méthodes de modernisation et les valeurs culturelles, cette victoire faisait une exceptionnelle unanimité au sein de la société japonaise.


La crise : porte ouverte à l'extrême droite


La crise de 1929-30 allait provoquer un changement radical de la politique de coopération avec l'occident. La crise encouragea les courants les plus radicaux. Ces mouvements appelaient à un régime autoritaire qui imposerait sa volonté à intérieur et à l'extérieur.

En 1925, l'Union soviétique reprend le contrôle de la Mandchourie. En 1931, l'incident de Mukden dans le sud de la Mandchourie sera à l'origine d'une guerre. Il s'agit d'un attentat contre une section de voie ferrée appartenant à la société japonaise : chemin de fer de Mandchourie du sud (Minami Manshu Tetsudo Kabushiki-gaisha).

L'armée japonaise intervient en Mandchourie. Le 18 février 1932, le Japon déclare la zone indépendante de la république de Chine, sous le nom de " Grand État mandchou (Mandchoukouo) de Chine".
Suivant une politique d'expansion impériale, le Japon va reproduire ce modèle en installant des gouvernements d'occupation pro-japonais dans la république de Chine, aux Philippines, et en Thaïlande. Le Mandchoukouo est utilisé comme base arrière pour les invasions japonaises, et lieu de déportation des Chinois après la guerre sino-japonaise.

 

fascisme japon eleves instruction militaire


L'armée faisait la guerre à l'extérieur, les ultra-nationalistes de droite à l'intérieur et à l'extérieur en commençant à terroriser la population à l'intérieur du Japon,  intimidant les libéraux, les industriels, et les investisseurs. Libéraux et capitalistes furent jugés responsables de l'état du pays.
Le politologue Masao Maruyama (1914-1996) décrit les idées de l'ultra-nationaliste  :


" Le contenu de leur idéologie était extrêmement vague et abstrait. Le principe était d'accepter l'autorité absolue de l'empereur et de se soumettre à ces ministres. Toute tentative pour formuler une idée opposée à la volonté impériale devrait être considérée comme une invasion, une agression. Ils diffusaient une sorte d'optimisme mythologique et simpliste selon laquel il suffit de liquider les méchants et les corrompus pour que les nuages se dissipent, et que le soleil impérial du Japon brille à nouveau."

 

Ces idées gagnèrent aussi certains pays européens comme l'Allemagne et l'Italie.

En mai 1932, un groupe de jeunes officiers de marine assassinent le premier
ministre. Les gouvernements démocratiques ne gouvernent plus. Les deux grands partis continuent à gagner les élections en attendant leur dissolution en 1940 au nom de l'unité nationale.
A partir de 1932, le premier ministre nommé par les militaires, est encadré par des bureaucrates qui coopèrent avec les militaires.


Cette phase de l'histoire est décrite par les japonais comme la phase de fascisme de leur pays, qui a impliqué le japon dans la guerre du Pacifique et, enfin de compte, pour aboutir à sa défaite militaire en 1945.


Bien que la plupart des chercheurs occidentaux soient réticents à appliquer le concept européen du fascisme à l'évolution du Japon pendant cette période, il est clair que, sous la pression internationale et les crises internes, la démocratie parlementaire qui avait évolué au Japon à partir de la moitié de la période Meiji, s'est complétement désintégrée devant la crise économique, et devant la montée de l'armée, celle-ci ayant réussi à établir un état oppressif dès la fin des années 30.

 

Les fascistes en Europe ont été inspirés par des "leaders" comme Hitler et Mussolini, ils sont arrivés au pouvoir grâce à des mouvements de masse. Au japon, aucune mouvement de masse n'a participé à l'installation d'un état policier. En raison de la crise, les militaires ont fini par convaincre d'être les dépositaires de l'esprit national et traditionnel japonais, d'être le seul espoir pour l'unité de la nation.


Une fois au pouvoir, l'ennemie qui avait conduit le peuple égaré fut désigné : la modernité et les doctrines et idéologies socio-politiques propagées par l'occident.
Dans un tract publié en 1937 intitulé les principes Fondamentaux de notre politique nationale :

 

" On peut dire qu'en occident comme dans notre pays, l'individualisme est dans l'impasse, il conduit à la confusion idéologique et sociale et aux crises."

 

Les militaires ont diffusé l'idée que le Japon était une terre sacrée, gouvernée par un bon empereur, que les citoyens étaient membres d'une grande famille, censés servir l'Etat avec fidélité. Les militaires avaient la sainte mission d'étendre l'influence japonaise à l'étranger et de préserver la paix à l'intérieur.

Durant ces années, de nombreux auteurs et artistes furent interdits ou poursuivis, non seulement les auteurs communistes ou auteurs de gauche mais des dramaturges, des professeurs et des écrivains. Il était interdit de commenter ou de juger la politique dans les journaux comme dans les universités.

 

Les idées des militaires et de leurs alliés critiquaient également les modes, et les " grotesques habitudes " et "l'absurdité des idées occidentales".

On interdisait les salles de danse, les revues féminines, les mini golfs, et même les mots croisés.

 

Lire la suite
11
  976 lectures
  0 commentaires
976 lectures
0 commentaires

Nietzsche à Freud : sortir la civilisation du chaos

Freud Nietzsche irrationnel chaos

 

Nietzsche le chaos extérieur, Freud le chaos intérieur

Freud pensait que si le développement de la civilisation continue sur sa forme actuelle, " l'ensemble de l'humanité risque de devenir névrotique, " écrit-il dans Malaise de la civilisation en 1930.  
Quelques années avant lui, Nietzsche critiquait les opinions conventionnelles de son temps. Il ne croyait pas à la réforme sociale, il détestait le gouvernement parlementaire et le suffrage universel. Il détestait les libéraux, les conservateurs, les communistes et les socialistes. Il ne partageait pas la vision du progrès caractéristique de la tradition intellectuelle occidentale. Il condamnait  la morale chrétienne. Il se moquait de la notion libérale qui pense que l'homme est intrinsèquement bon.


Selon lui, l'homme doit comprendre que la vie n'est pas régie par des principes rationnels. Mais que la vie est pleine de cruauté, d'injustice, d'incertitude et d'absurdité. Il n'y a pas de normes absolues du bien et du mal. Il n'y a qu'un homme nu vivant seul dans un monde absurde et chaotique.
Contre les tendances de la société bourgeoise de son époque, Nietzsche a souligné que l'homme doit connaître son monde intérieur, que ses instincts sont sa vraie force. Il écrivait "Du sollst werden, der du bist", ou  "devenez ce que vous devez être."

 

chaos

 

Pour que l'homme réalise son potentiel, il doit rompre sa dépendance à la raison et à l'intelligence en développant ses instincts, son dynamisme et sa volonté. Ainsi, dans son livre, l'anti-Christ de 1888, Nietzsche écrit que le christianisme a mené une guerre contre ce type d'homme " supérieur ", cultivant les faiblesses des humains et non pas leur force.


 "Dieu est mort," écrit il. Les anciennes valeurs et vérités ont perdu leur vitalité et leur validité. Il n'y a pas de valeurs morales. Nietzsche dit l'homme doit dépasser le nihilisme, produit de sa vie quotidienne,  créer de nouvelles valeurs, devenir son propre maître et être fidèle à lui-même.
Selon Nietzsche, l'homme pourrait être sauvé par un nouveau type d'homme, le Surhomme. Ces hommes qui se libèrent de la foutaise de la civilisation moderne, pour créer leur propre morale fondée sur les instincts, l'entraînement et la volonté.
Nietzsche a saisi l'un des problèmes fondamentaux du XXe siècle.

 

Dans le dernier quart du 19ème siècle, Nietzsche ne voyait que déclin. Avec la mort de Dieu, une mort décidée par la révolution scientifique, l'individualisme de la classe moyenne, le marxisme, le darwinisme, le positivisme et le matérialisme, les valeurs morales traditionnelles avaient perdu leur valeur et leur signification, la philosophie de Nietzsche cherchait la solution.


Freud : le pessimiste enfant des lumières  

Nietzsche quitte ce monde en 1900. Un autre grand penseur va marquer le siècle, Sigmund Freud (1856 - 1939) lui va réhabiliter les idées du 18ème,  siècle des Lumières.
La raison humaine et les sciences sont selon lui le chemin pour la connaissance. Freud est l'enfant des Lumières.  Il va se concentrer sur le pouvoir et l'influence des facteurs non-rationnels, des impulsions de la pensée et du comportement humain.

Dans les années 1840, Karl Marx disait ; les individus croient qu'ils pensent librement, mais en fait,   leurs idées reflètent la culture dominante. Marx parlait de "fausse conscience".

Freud croyait aussi que nos pensées conscientes sont déterminées par quelque chose de caché : nos pulsions inconscientes.

Freud ne s'éloigne pas de Nietzsche.  Il pense que l'irrationnel est un un danger potentiel. Freud était convaincu que l'homme n'est pas un être rationnel, son comportement est guidé par des forces intérieures.
L'esprit inconscient explique selon Freud certaines actions humaines.
Freud n'a pas découvert l'inconscient. Les romantiques européens, Rimbaud, Shakespeare, Dostoïevski et Nietzsche ont discuté cet esprit inconscient. Contrairement à Nietzsche, Freud était un homme scientifique. Le médecin Freud s'était spécialisé dans le traitement des troubles mentaux. Il a conclu que le chaos intérieur est le résultat de craintes vécues durant l'enfance. Les névroses prennent selon lui plusieurs formes : hystérie, anxiété, dépression ou obsession. Pour traiter un comportement névrotique, Freud discutait les expériences de l'enfance. Freud traitait ses patients de deux façons. La première la libre association : dire tout ce qui vient à l'esprit peut révéler quelque idée cachée. La deuxième méthode est l'interprétation des rêves. Les rêves selon lui révèlent les désirs secrets.

 

Freud souligne que le chao intérieur est le résultat d'un conflit entre les pulsions et les exigences de la civilisation. Il a développé cette thèse dans son livre court de 1930, Malaise dans la civilisation.  La coexistence est douloureuse entre nos pulsions et les limites de la société. Elle est à l'origine de nos anxiétés, nos frustrations et nos culpabilités.
 La vie civilisée augmente la souffrance des gens et le risque pour leur santé mentale.

 

Comme Nietzsche, il pense que les gens ne sont pas bons par nature. L'individu est une créature d'instincts et d'agressivité.
La civilisation est un fardeau que les individus doivent supporter pour éviter le chaos. En face de cette souffrance, on trouve anxiété, dépression, alcool et autres drogues.

 

chaos modernite philosophie

 


Nietzsche, Freud vont changer la civilisation occidentale

Leur travail a créé une grande révolution culturelle que nous appelons le modernisme, une révolution caractérisée par la prise de conscience de Soi. Les artistes modernistes ont abandonné les traditions artistiques et les conventions littéraires et ont commencé à expérimenter de nouveaux modes d'expression. Ils ont détruit l'histoire afin de créer leur propre histoire.
Des écrivains comme Thomas Mann (1875-1955), Marcel Proust (1871-1922), Rimbaud (1854-1891), DH Lawrence (1885-1930), James Joyce (1882-1941) et de Franz Kafka (1883-1924) et Yasunari Kawabata (1899-1972) au japon ont exploré la vie intérieure. Leurs romans traitent de l'homme moderne qui rejette les valeurs de sa culture en payant le prix de la culpabilité, de la frustration, d'une sexualité stigmatisée, de solitude.

Pour les modernistes, la réalité est personnelle, individuelle et subjective.
L'artiste fait sa propre réalité.  Le moderniste façonne un monde irrationnel.
Igor Stravinsky (1882-1971) présenta Le Sacre du Printemps à Paris en 1913, les impressionnistes vont rompre avec les traditions picturales classiques.  Renoir (1841-1919), Monet (1840-1926), Manet (1832 à 1883), Degas (1834-1917) et Picasso (1881-1973), ont tenté de capturer l'instant (mouvement, couleur et lumière) comme il est apparu à l'esprit à un moment donné.

En 1900, les artistes ont tenté de pénétrer dans les profondeurs de l'inconscient, véritable source de la créativité. Ils ont essayé de représenter visuellement ce qui ne pouvait pas encore être donné l'expression verbale. L'art cubiste présente des objets à partir de plusieurs points de vue dans un seul et même temps.

 

Conclusion  

Le modernisme dans l'art, la philosophie  et dans la littérature est le reflet de la puissance et l'attrait de la partie irrationnelle de l'existence humaine.  Le modernisme fait partie de la même expérience européenne qui a produit Nietzsche et Freud.
Nietzsche et Freud n'ont pas enfanté le modernisme. Leur diagnostic de la société occidentale n'était pas erroné.

Les analyses d'une société ou d'une culture ne prédisent pas son avenir. La condamnation de Nietzsche et de Freud de cette civilisation si elle était fondée, n'a engendré ni désintégration, ni déclin. Par contre la civilisation a changé, s'est modernisée pour s'adapter.
Elle changera encore et encore.

 

Lire la suite
5
  886 lectures
  0 commentaires
886 lectures
0 commentaires

Crise, mondialisation : la solution reste à inventer

crise mondialisation japon france

 

Japon 1942 :  " retour à la maison perdue "


En 1942, " surmonter la modernité " était le titre d'un célèbre colloque organisé au japon par les intellectuels, témoin de l'incapacité de la société japonaise à trouver un consensus sur les questions complexes relatives à la modernité.
Romanciers, poètes, professeurs de littérature, réalisateurs, critiques cinématographiques, philosophes, compositeurs, scientifiques, psychologues, et historiens vont discuter la modernité et ses conséquences sur la société japonaise. Les résultats furent mitigés, les participants n'ont même pas réussi à forger une définition consensuelle de la modernité, et aucune conclusion sur les moyens pour surmonter les problèmes posés par cette modernité.
Les marxistes, comme les romantiques ont blâmé l'introduction de la modernité occidentale qui a provoqué la perte de l'esprit japonais. Kamei a vu dans l'égoïsme et dans la rationalité occidentale des poisons pour la civilisation, et  réclamait le retour vers les classiques.
Le chef du groupe Romantique Yasuda Yojuro pensait que le retour vers les racines était la solution. Les membres de l'école romantique définissaient la modernité comme une influence étrangère occidentale, qui véhicule l'américanisme, le matérialisme grossier et l'hédonisme.
D'autres participants pensaient que la modernité est un problème universel qui a commencé avec la révolution française. On critiquait le bureaucratisme occidental, la spécialisation fonctionnelle, et la production en série et le consumérisme.
Cette confusion reflétait la nature des débats sur la modernité chez les intellectuels et les acteurs sociaux tout au long des décennies entre les deux guerres. La critique de la modernité occidentalisée était présente dans les livres, les dessins animés Manga et dans le cinéma.

Ces critiques n'ont jamais suggéré de renoncer au confort de la science moderne ou à la technologie. Les critiques étaient avant tout culturelles, contre la rationalité, la perte de la créativité, la marchandisation de la culture, la perte de la vie en commun.
Les jeunes, garçons et filles, incarnaient ces défis posés par la modernité, le rôle de chaque sexe, ou le rôle du genre devenant un sujet problématique.
La critique de la modernité était intense durant les années 1930. Cependant la deuxième guerre mondiale ne sera pas réellement soutenue par une majorité des intellectuels japonais, conscients que la modernité est un courant historique et non pas un incident ou une simple difficulté.

 

crise mondialisation politique

 

La France 2016 : " retour à la France éternelle "

Nous y sommes ou presque. Nos intellos sont perdus dans cette modernité qui nous assiège. Comme les japonais des années 40 qui subissaient une modernité " made in ouest ", nous subissons une modernité liée à une révolution industrielle et numérique, à une mutation sociétale liée aux changements de la condition féminine et de la famille et du couple, à l'apparition des minorités sexuelles, culturelles, religieuses dans le débat publique, et à des mutations politiques. Comme les japonais, vous écoutez les intellos et les hommes politiques, personne n'est d'accord avec personne sur le diagnostic ni sur les solutions. Pour Jean-Luc Mélenchon, la réponse est moins d'Europe, et plus d'impôts pour assurer plus de justice sociale. Pour Nicolas Sarkozy, la réponse est le retour vers des valeurs identitaires et une modernité économique. Pour Marine Le Pen, la solution est de quitter l'Europe, cultiver l'identité française traditionnelle et distribuer les recettes fiscales. Pour la gauche au pouvoir, plus d'impôts, plus de distribution aux pauvres, plus de sécurité et plus d'identité.
SI vous lisez Éric Zemmour, le passé était plus simple, la France doit retrouver ses structures et ses attributs du siècle dernier. Vous écoutez Michel Onfray, il répète que la solution est à gauche, dans les mouvements de citoyens pour arrêter cette modernité.
En France, on évite de parler modernité ou progrès, car ces termes sont liés culturellement à notre histoire. On parle mondialisation pour désigner notre crise ; et Arnaud Montebourg voulait lui "démondialiser".
Pourtant, l'évolution de l'économie mondiale et l'apparition de puissances industrielles émergentes sont un mouvement historique.

 

crise individualisme


La révolution numérique qui risque de fragiliser un nombre important de nos emplois est un mouvement historique.
Le comportement individualiste en occident est sans doute sans retour, comme la recherche de la qualité vie, le travail qui devient un moyen et non plus une fin en soi, les évolutions de la la société, les âges, et les habitudes.
Des réflexions partent d'un constat considéré comme une évidence : la crise est un problème, la mondialisation est un incident qu'on ne peut arrêter.

En 1942, les intellos japonais ont fini par admettre et dire que la modernisation n'est pas un incident mais un courant historique.
Et c'était vrai pour nous aussi ? Finira-t-on par dire que la mondialisation comme la révolution numérique et les changements sociologiques, est un courant de l'histoire et non pas une crise ?


Et si on commençait par dire que nous avons les moyens de nous s'en sortir à condition de construire un modèle nouveau et non pas de chercher les solutions dans le modèle actuel ou dans le passé ?

 

 

Lire la suite
3
  879 lectures
  0 commentaires
879 lectures
0 commentaires

Etre leader : compétence et pensée positive

leader

 

Un Leader : personne confiante, créative et positive


Un leader est une personne qui trouve sa place dans un groupe, pour aider, trouver des solutions ou diriger les autres.
Le leader est une personne capable d'influencer un groupe de personnes vers un but commun.
Le secret d'un leader est sa confiance en lui, et dans l'avenir du groupe. Le mot clé est la confiance, mais aussi la créativité et la pensée positive.

Il est né leader ou il l'est devenu ?
Un groupe de biologistes, d'anthropologues a examiné la question du leadership dans le monde animal dans quatre domaines : le mouvement, l'acquisition de la nourriture, le rôle dans les conflits, et entre les interactions au sein du groupe. Ils ont noté que le leadership chez les animaux est avant tout une question de force et de compétence. Le plus rapide, le plus doué, le plus fort devient leader.
Les études confirment qu'être leader est un apprentissage, une formation, et non pas de naissance. Le développement du leadership est une progression.
Un leader doit avoir quelques qualités : auto-efficacité, confiance dans ses capacités à diriger, compétence, motivation, et optimisme.
Quand une personne manque d'auto-efficacité, il répète : "Je ne pense pas vraiment être capable d'être leader" ou "Je ne suis pas confiant dans mes capacités". Ces doutes sont fréquents parmi la population. Certaines personnes tentent de se défaire de ces idées pendant leurs formations ou pendant leur travail, d'autres non.


Personne ne nait leader, c'est un travail pour acquérir les compétences nécessaires, c'est un travail sur soi pour développer la capacité à créer, et la faculté à être positif et optimiste.

 

leader positif

 

Un leader : compétence et psychologie positive

Selon de nombreuses études, dont la plus récente date 2016, publiée par l'université du Texas à San Antonio, un leader est une personne créative et confiante. La créativité est appréciée dans toutes les organisations, et les entreprises. Elle devient même la qualité première dans les entreprises innovantes et modernes. On devient chef de file quand on est capable de trouver des idées nouvelles et des solutions utiles. Selon ces études, les dirigeants inefficaces ou abusifs vont créer des situations stressantes pour leurs employés, et vont perdre progressivement leurs confiances. Cette perte de confiance retentit sur la productivité du groupe.
Les dirigeants en général sont confiants quand ils sont créatifs, quand ils trouvent des solutions, leurs subordonnés deviennent également plus créatifs.
Les leaders créatifs ont l'expérience pour alimenter leurs idées. Ils sont confiants, et deviennent plus confiants en cas de réussite. Les études confirment également que la créativité et la confiance d'un leader sont contagieuses.

 

leader politique


C'est le pouvoir de la pensée positive ; un leader peut diffuser sa confiance et sa créativité aux autres en donnant le bon exemple.
Un leader créatif et confiant cultive de bonnes relations avec les autres. La créativité se développe dans des environnements apaisés et sains.


Un leader dans le monde de l'entreprise ou dans le monde politique doit être compétent, positif, et capable de rassembler les autres.

 

Lire la suite
3
  901 lectures
  0 commentaires
901 lectures
0 commentaires

Technologie numérique et éducation : égalitaire ? utile ?

edutcation internet egalite

 

La technologie numérique dans nos écoles

Pour préparer la rentrée scolaire, avez-vous accompagné vos enfants pour acheter une tablette numérique ou un ordinateur ? C'est le cas de nombreux parents. Les équipements numériques figurent de plus en plus sur la liste des lycéens et parfois des collégiens.

 

Les hommes politiques : toujours modernes


Dès l'apparition de la technologie numérique, dans les années 1990, les hommes politiques, les industriels liés à la technologie numérique, et les experts en pédagogie ont vanté l'importance de la technologie numérique comme technologie égalitaire dans nos écoles. En France, on parlait de fracture numérique à éviter, une égalité de chances vis-à-vis de ces technologies. Dans les médias américains, on parlait d'Internet à l'école comme un moyen pour offrir aux étudiants défavorisés leurs chances d'accéder à une instruction de bonne qualité.
Ces politiques enthousiastes ont été à la base de nombreux projets pédagogiques sous forme de programmes informatiques, sites Internet, contenus numériques, et livres numérisés.
La fondation de Bill Gates par exemple déclare qu'elle est toujours à la recherche des meilleures idées et des meilleurs projets capables de favoriser la collaboration entre élèves, l'autonomie des enseignants, la richesse des programmes, et l'égalité de chances.
La technologie numérique peut offrir un accès plus facile et plus abondant à l'éducation et à la formation par exemple, on pense qu'internet a augmenté de façon spectaculaire la diversité éducative, et la créativité des méthodes éducatives. La mise en ligne des cours et des programmes scolaires a permis aux professeurs du monde entier, de comparer leurs expériences, d'échanger et de dialoguer. Cette mise en ligne des cours et des programmes a permis aux élèves élargir leur choix, a multiplié les options apprentissage disponible.
La technologie numérique permet également d'apprendre par soi-même, en suivant les cours des meilleurs professeurs et de bénéficier de l'expérience des autres participants.
L'espace numérique peut être considérée comme un lieu idéal de discussions, de collaboration et de conversation.
La technologie numérique peut offrir des moyens variables et efficace de réduire les coûts de l'éducation, et d'atténuer ainsi les obstacles qui peuvent exclure les populations défavorisées.
Ces développements historiques peuvent apporter l'éducation, à des millions des personnes à travers le monde, en créant des nouveaux modes d'apprentissage qui n'ont jamais existé auparavant. Ces développements feront sans doute parti d'nouveau modèle économique mondial.
On trouve de plus en plus sur le net des programmes pour l'apprentissage et pour la formation dans un modèle ouvert "open ressource éducation." Ces programmes ont vu le jour dans les années 2000. Actuellement des milliers établissements d'enseignement dans le monde suivent leur contenu, presque gratuitement grâce à des modèles comme iTunes U, Academic Earth et Udemy.
Parallèlement à ces initiatives, certains chercheurs pensent qu'il est possible de rendre la scolarité obligatoire en utilisant Internet en créant des écoles cyber et des classes en ligne. La prise en charge de la scolarité sur Internet existe déjà aux États-Unis et en Europe.
La technologie numérique propose des alternatives accessibles à l'enseignement traditionnel dans les pays sous-développés comme l'Inde ou certains pays africains en utilisant plusieurs plates-formes, Cloud, Skype et autres. Après les événements du Moyen-Orient, la technologie numérique a été proposée pour l'éducation des réfugiés dans leurs camps.

 

education internet egalite

 

L'éducation de plus en plus inégalitaire


On peut dire qu'il existe un consensus général sur ce point : les formes traditionnelles d'enseignement sont loin d'être justes, égalitaires et démocratiques.
Ce constat est valable dans la plupart des pays développés. On peut élargir ce constat vers d'autres pays. Le système éducatif dans le monde souffre d'un problème chronique d'inégalité de chances dans l'accès à l'enseignement, et dans les résultats scolaires.
Dans les pays développés, l'enseignement secondaire, et universitaire continuent à créer la disparité et l'inégalité sociale.
En dépit d'innombrables réformes, le système éducatif n'a pas suffisamment changé. L'accès à une éducation de qualité dépend du niveau social, de l'aisance financière des parents, et de l'environnement culturel de l'étudiant.
La question d'une éducation démocratique, égalitaire, efficace est une question urgente et prioritaire dans le monde entier.

 

La technologie numérique : une nouvelle inégalité?


De nombreux élèves souffrent du manque d'accès au monde numérique pour des raisons économiques, ou en raison de leur incapacité à exploiter cette technologie. Les inégalités numériques commencent à l'école maternelle, et se prolongent. L'accès à la technologie exige des équipements valables, correspondant au nombre d'élève, un investissement dans la formation, dans l'entretien et la mise à jour de matériel éducatif.

 

Bilan mitigé : l'enfant riche est plus connecté


On comprend que les partisans de l'éducation numérique insistent sur les bonnes nouvelles et sur les succès. Les études indépendantes sur les programmes et l'efficacité des moyens numériques dans l'éducation sont rares. Quelques études ont souligné que les enfants aisés sont plus aptes à utiliser les moyens technologiques que les enfants pauvres. D'autres études ont signalé que les programmes proposés par les plates-formes numériques fournissent un apprentissage de bas de gamme, ou un apprentissage adapté aux pays occidentaux. Dans certains programmes, on insiste sur l'apprentissage de l'anglais par exemple en négligeant la langue du pays. Ces études semblent indiquer que les moyens numériques n'assurent pas la démocratisation espérée de l'éducation. Les expériences des personnes en face de l'éducation numérique sont influencées par leur classe sociale, ou par leur culture.
Dans l'ensemble, l'éducation par les moyens numériques peut améliorer l'accès de certaines personnes à un enseignement de bonne qualité.


Cependant, si les technologies numériques ne peuvent pas résoudre tous les problèmes liés à l'inégalité d'une éducation, mais ne semblent pas pour autant l'aggraver.

Lire la suite
2
  619 lectures
  0 commentaires
619 lectures
0 commentaires

Nos bourgeois, hier et aujourd'hui

le charme discret de la bourgeoisie

Le Charme discret de la bourgeoisie, film de Luis Buñuel

 

Le bourgeois ; un terme vague et péjoratif


Il suffit de lire les livres ou d'écouter les chansons du siècle dernier pour avoir une idée sur la férocité des attaques contre les bourgeois. Les classes populaires les considéraient comme responsables de l'injustice sociale, de la décadence, du libéralisme économique, et de tout ce qui est contraire aux intérêts des travailleurs.
Dans un village, les habitants bienveillants vont traiter un homme riche d'un monsieur, d'autres vont utiliser le terme bourgeois, et certains vont utiliser le terme sale capitaliste.

Pour des raisons multiples, historiques et culturelles, la bourgeoisie était stigmatisée, critiquée, et combattue par les classes populaires, et par les partis de gauche qui cherchaient à défendre les intérêts des classes populaires.

 

citation flaubert

 

D'où viennent les bourgeois ?


À la différence des aristocrates de l'ancien régime qui savaient très bien d'où ils venaient, les bourgeois n'avaient pas d'arbres généalogiques précis. Ils habitaient les villes, les bourgs, et les cités, pour devenir artisans ou négociants.
La révolution française va faire triompher la bourgeoisie. Le tiers état était peuplé de bourgeois influencés par la philosophie des lumières, par les textes de Jean-Jacques Rousseau, par une séparation entre la religion et l'État et par la liberté économique. Ce triomphe politique de la bourgeoisie s'est accompagné d'une belle réussite économique.
En fait, il est difficile de définir le bourgeois et la bourgeoisie mais en règle générale, c'est une classe sociale qui possède une certaine fortune, une certaine éducation, et une instruction. On appelait d'une manière générale cette classe sociale les gens du monde.


Marcel Proust a bien dessiné les caractères de cette classe sociale qui remplaça progressivement l'aristocratie. Il insiste sur un point important : pour devenir bourgeois, il faut être accepté dans les milieux bourgeois, et faire partie des gens du monde. Il n'est pas tendre avec cette classe sociale critiquée par les aristo et par les classes populaires à la fois.

 

citation proust1


Avec le temps, on distingua la grande bourgeoisie caractérisée par un train de vie luxueux, comme les riches propriétaires, les présidents de tribunaux, les hauts fonctionnaires, les industriels, les financiers, les médecins célèbres, de la petite bourgeoisie qui englobait les fonctionnaires d'État, les petits officiers de l'armée, et les artisans, commerçants. La bourgeoisie comptait sur l'instruction pour garder ses privilèges et son statut social. Un pharmacien peut le devenir car il possède l'instruction, c'est plus difficile pour un commerçant, ou pour un agriculteur. Les professions libérales, les officiers ministériels, les avocats étaient des bourgeois car exerçaient des professions exigeant une instruction plus poussée que les autres.

 

Les bourgeois de droite, symboles des patrons et des riches

À la fin de l'ancien régime, à partir de la restauration, les bourgeois commençèrent à s'installer dans les villes, dans de confortables hôtels particuliers. À la campagne, ils construisaient de jolies maisons. À la révolution industrielle, ils ont fondé des entreprises plus ou moins florissantes, ils sont devenus les patrons, employeurs, banquiers.
La France s'enrichissait de ses exportations agricoles. Pour éviter de se voir fermer les marchés étrangers, les agriculteurs exportateurs furent de libres échangistes, soutenus par la classe dirigeante et par les bourgeois. Le XIXe siècle fut celui du triomphe de la bourgeoisie et du capitalisme, sans que les bourgeois en soient les principaux acteurs, et progressivement ils vont devenir le symbole de ce capitalisme, mais également de ses méfaits et conséquences sur les classes populaires.

 

citation michalska

La nouvelle bourgeoisie de gauche : les "bobos"


Durant la première moitié du XXe siècle, la bourgeoisie était synonyme de richesse et de capitalisme. Les partis politiques de droite cherchaient à séduire cette population, tandis que les partis de gauche cherchaient à séduire la classe ouvrière et les classes populaires ou laborieuses.
À la fin du XXe siècle, les choses vont changer.
L'essayiste américain David Brooks invente en 2000 le terme Bobo pour décrire une nouvelle bourgeoisie new-yorkaise, bohême et branchée, plutôt à gauche. Le terme bobo a quitté le champ sociologique pour devenir une caricature politique.


Brooks écrivait :

" le bobo est un homme libéral sur le plan économique comme sur le plan moral, hypocritement préoccupé des questions sociales, gagnant sur tous les plans grâce à son art du politiquement correct "


Se réclamer du peuple devient problématique pour les partis de gauche dans le monde occidental. Des techniciens et des personnes bien formées remplacent progressivement la classe ouvrière. Ces techniciens ont tendance à être plutôt des bourgeois que des travailleurs. L'individualisme gagne progressivement la société occidentale comme culture dominante.
Les bourgeois nouveaux, de gauche, sont des personnes souvent diplômées, dotées d'un solide capital culturel, travaillant dans des métiers valorisants comme la culture, communication, ou la santé, et se distinguent de la bourgeoisie classique par leurs quartiers. Ils préfèrent en général les quartiers populaires, ils rénovent les vieux ateliers et les immeubles délaissés.
On voit cette bourgeoisie partout en Occident, et dans les autres pays. Cette bourgeoisie nouvelle est préoccupée par l'écologie, la justice sociale, mais également par l'individualisme, et par la liberté d'entreprise, par la liberté des mœurs.


Les bourgeois ont quitté nos villes, ou sommes-nous tous devenus bourgeois ???

 

 

 

Lire la suite
3
  799 lectures
  0 commentaires
799 lectures
0 commentaires

Japon : Boom touristique, France : désertion

japon kimono tourisme

 

Japon : Boom touristique

 

19,73 millions de personnes ont visité le Japon en 2015. Le japon est certain de dépasser le chiffre de 20 millions de visiteurs étrangers en 2016.
C'est une surprise pour le gouvernement japonais qui se voit obligé de créer une secrétaire d'état au tourisme.
Les dépenses de ces visiteurs sont en hausse de 71.5%. En 2016, l'industrie du tourisme au Japon équivaut à celle de ses exportations d'automobile.
Les responsables restent prudents sur cette croissance rapide, citant des incertitudes sur l'économie chinoise, les destinations principales comme Tokyo et Osaka ayant presque atteint leur capacité à recevoir l'afflux de tourisme.
Selon l'Organisation National du Tourisme Japonais, les voyageurs en provenance de Chine sont en tête de liste, suivis par la Corée du Sud puis par les américains. Ces touristes ont choisi le japon pour plusieurs raisons, mais la dévaluation du yen a sans doute joué un rôle, les prix et les questions de sécurité ont détourné les touristes asiatiques et nord américains de l'Europe.
Cette semaine, le gouvernement japonais annonce des prévisions de 40 millions de touristes par an en 2020. Après les Jeux Olympiques, l'objectif du gouvernement est d'attirer 60 millions de visiteurs étrangers par an d'ici 2030.
Depuis quelques années, le japon modernise son industrie du tourisme ; ouverture de chambres d'hôtes à Kyoto et Akasaka au public, rénovation des parcs nationaux , amélioration esthétique des sites touristiques et efforts de promotion pour attirer plus de touristes en provenance d'Europe, des États-Unis et d'Australie, ainsi que les riches touristes d'autres nations.

 

japon mont fuji tourisme


En aout 2016, la voie dite d'or (autoroute) entre Tokyo et Osaka était presque saturée. Le taux de remplissage des hôtels à Osaka est 85,2 %, Tokyo 82,3 %, et 71 ,4% à Kyoto, et de 70,9% à Aichi. Du jamais vu.
Depuis 2015, le japon découvre ces touristes à fort pouvoir d'achat, qui recherchent des paysages, le climat, mais aussi un service raffiné et le shopping.
Les japonais parlent de " bakugai " pour désigner les achats impulsifs de ces touristes surtout chinois.

 

En France, baisse inquiétante des recettes touristiques.


Il est difficile de dire que ces touristes ont fuit la France même si on peut regretter la baisse du nombre de touristes en France. Les événements dramatiques de cette année ? Les prix qui placent la France parmi les destinations les chères ? La qualité de nos services ?

 

paris effel tourisme

 

Le Figaro de 23 août mentionne que les recettes touristiques de Paris sont inférieures de 1 milliard d'euros par rapport à 2015. En cause, la menace terroriste mais pas seulement.


Selon Valérie Pécresse présidente du conseil régional d'Île-de-France, nous assistons en particulier à une dégringolade des touristes asiatiques. Une baisse jamais vue. Ce manque à gagner est inquiétant pour l'activité économique de la région et l'emploi de la filière. Les attentats sont la première cause de cette chute. Mais la dégradation est profonde, la menace terroriste n'explique pas tout. Les touristes restent moins longtemps à Paris qu'à Londres. Ils dépensent moins qu'ailleurs.

 

La qualité de notre offre se détériore, il est urgent d'ouvrir les yeux. Nous devons prendre à cœur notre mission d'accueil touristique.

Lire la suite
3
  840 lectures
  0 commentaires
840 lectures
0 commentaires

Nice debout, la France aussi

Quelques jours après l’agression de Nice, même s’il y a des raisons de douter de la santé mentale du terroriste, la France est encore une fois la cible de cette guerre djihadiste?

 

Nice debout

 

Nice en deuil  

Pendant cette guerre qui secoue le moyen orient, 2000 français sont présents dans les milices de l’état islamique, certains dans des postes de commandement. voilà un risque. 
Sans oublier une histoire coloniale compliquée en Afrique et au Moyen Orient, la France et sa communauté musulmane, la première en Europe, devient une cible de choix.

Attaque après attaque, Daech continue sa stratégie pour diviser les français, cultiver la haine et la suspicion, et engendrer la stigmatisation sociale, raciale ou confessionnelle.
Cette fois, c’est différent. La tristesse est là mais avec la colère contre Daech et contre l’état qui n’arrive pas à protéger ses citoyens. Quelques heures après l’attentat, la classe politique utilisait cette tragédie pour critiquer le gouvernement dans un jeu classique de pouvoir / opposition.

Les élus des Alpes-Maritimes réclament des explications au gouvernement. Un président d’une commission d'enquête parlementaire sur les attentats, dénonce l'impuissance de l'exécutif.

L'exécutif réplique en parlant de « responsabilité», en détaillant ses mesures de sécurité.
Le front national, à l'accoutumée, renvoie dos à dos gauche et droite, mettant l’accent sur les carences de l'État.


Certains britanniques disent avoir voté pour le Brexit en voyant les images des réfugiés... Et les français, vont-ils résister longtemps à garder leur union nationale en dépit de la cacophonie de la classe politique ?


Massacre de masse avec des moyens primitifs, voilà ce qui est nouveau. Par contre, la stratégie ne changera pas : panique, épuisement, suspicion, tension au sein de la société française pour la fragiliser. A Nice, la réponse des habitants était solidarité et fraternité ; la réponse des français est leur union, comme c’était le cas à Paris, même s’il est légitime d’exprimer la tristesse ou la colère.


La France est malmenée, endeuillée mais à part quelques vagues de discours coléreux ou militants sur les réseaux sociaux, Daech n’a pas encore réussi sa stratégie.

 

 

 

Lire la suite
5
  680 lectures
  0 commentaires
Mots-clés :
680 lectures
0 commentaires

Etre galant au 21ème siècle ?

 

Game-of-thrones-galanterie-chavlerie

 

 

Il y a 100 ans, les hommes mourraient en se jetant dans l'eau glacée pour permettre le sauvetage des femmes du Titanic qui s'enfonçait dans les eaux froides.
Le 20ème siècle est celui de la condition féminine, un progrès si rapide, si radical qu'il est difficile de comparer la condition féminine d'une génération à une autre.

 

Que reste-t-il de la galanterie 

Certains hommes disent qu'ils sont toujours éduqués à l'ancienne, et leur comportement est hors du temps. Mais ils ne savent plus s'ils doivent ouvrir la porte pour laisser passer une femme, ou s'ils doivent payer le restaurent. Ils se demandent pourquoi la galanterie, le comportement chevaleresque avec des femmes qui n'ont besoin de rien ? Pourquoi payer le resto quand la femme invitée est aussi riche que l'homme qui l'invite ?

 

La galanterie, un héritage du temps des chevaliers ?

La galanterie est un mot bien français pour décrire un ensemble de manières, de comportement développé par les hommes pour afficher leur respect aux femmes, pour faciliter leur déplacement, pour flatter leur habillement, pour leur céder le passage, pour les aider à porter les bagages, pour se montrer attentionné et respectueux.

 

reign-homme-chevalier-protege-femme

 

À l'origine, la galanterie est une invention française entre le machisme méditerranéen, et l'indifférence nordique entre hommes-femmes dans l'espace public. La galanterie est un héritage modernisé de l'amour courtois, et de la tradition chevaleresque du Moyen Âge. L'apparition du féminisme avec son égalitarisme a rendu la galanterie dépassée et surannée bien que les femmes déclarent souhaiter préserver la galanterie. Du point de vue d'un certain féminisme, la galanterie serait un comportement sexiste hérité des sociétés patriarcales où l'homme possède un statut supérieur et protecteur sur la femme. Actuellement les hommes s'interrogent sur l'utilité d'être galant avec son égal, et se demandent pourquoi laisser sa place dans les moyens de transport à une femme ?

 

Avouons-le, les gestes galants sont de moins en moins présents dans l'espace public. En plus, certaines femmes considèrent ce geste comme archaïque ou infantilisant. La femme n'appartient plus au sexe faible, elle est comme l'homme : mêmes droits et aussi mêmes devoirs.

 

Les femmes au 21ème siècle

 

Les femmes ont bien changé depuis le Moyen Âge, elles n'ont plus besoin d'un chevalier servant, n'ont plus besoin d'être protégées ou défendues des brigands de grands chemins. Avec une femme du XXIe siècle, les hommes devraient intégrer de nombreux faits : égalité sociale et financière entre hommes et femmes, égalité sexuelle, égalité dans l'éducation et dans le milieu professionnel, et persistance de certaines différences liées à la biologie comme la force physique, ou à la psychologie comme la tendance féminine à exprimer et verbaliser ses émotions.


En ce qui concerne les relations entre hommes et femmes, on peut dire que rien n'a changé. Nous sommes restés au XIXe siècle. Les femmes restent passives dans l'attente d'être séduites et courtisées par les hommes. Elles prennent la partie la plus facile de la relation, évitent le risque du refus, et de la stigmatisation sociale.
Les femmes souhaitent avoir comme amants, des hommes beaux, tendres, doux, et en même temps des hommes virils, dominateurs quand il faut, agressifs pour défendre leur couple et leur épouse, et leurs enfants.

 

Les hommes à l'époque moderne de post-galanterie

 

L'année dernière, dans un article intitulé "The End of Courts hip?" (Fin de la drague ?) le New York Times expliquait le désarroi des jeunes et leurs difficultés à nouer des relations amoureuses. L'indifférence semble gagner les jeunes américains. " Une femme de 20 ans sera chanceuse si elle reçoit un texto l'invitant à un rendez vous." On retrouve ce phénomène dans des proportions plus importantes dans les pays nordiques et au Japon.
Les hommes sont indifférents, les femmes attentistes, alors le cercle vicieux s'installe.

 

Si les gestes galants se raréfient dans l'espace public, quel comportement devient souhaitable entre hommes et femmes ? Comment rencontrer une femme sans galanterie ? Faut-il risquer sa peau pour protéger une femme agressée ? Fait-on la même chose pour un homme agressé ?


A notre époque, la galanterie devient un jeu compliqué, mais avec une certaine dose, on peut supposer qu'elle est utile pour améliorer les relations hommes-femmes.
Aux hommes d'évaluer la personne en face et le contexte avant de jouer le galant, d'afficher un comportement galant.
Par exemple aussi, tenir la porte et laisser passer une femme continue à être un geste de courtoisie et de gentillesse. Il s'agit d'un geste simple, qui reflète un comportement civilisé sans infantiliser la femme.


Quand un homme invite une femme au restaurant, l'homme continue à payer. C'est une aberration selon certains, c'est un résidu d'un héritage culturel selon d'autres. On peut payer la première fois, sauf si la dame demande à payer. Quand l'homme paye, cela doit être traduit comme un geste de courtoisie, et non pas de supériorité.
Par contre, se lever quand une dame quitte la table ou entre dans la pièce, est devenu un geste désuet.


Faut-il défendre une femme agressée dans la rue ? C'est une question qui s'impose dans cette époque de post-galanterie. Aucune réponse n'est possible à cette question, tout dépend des circonstances. Par contre, il est naturel de défendre son épouse, sa famille, sa fille, ses enfants en toute circonstance.

 

Conclusion

 

Si la galanterie est devenue désuète, certains gestes galants simples comme ouvrir la porte pour une femme peuvent témoigner de courtoisie et de savoir-vivre.


La galanterie abandonnée dans l'espace publique, continue à être présent dans les couples et dans la sphère privée.

 

La disparition de la galanterie complique les relations entre homme et femme ; les hommes entrent dans une certaine indifférence pendant que les femmes continuent à suivre un comportement ancien attentiste et passif.

 

Lire la suite
3
  1197 lectures
  0 commentaires
1197 lectures
0 commentaires

Estime de soi, individualité, individualisme

 

individualisme

 

Devant la vitrine d'une agence de voyage, une jolie affiche, une photo d'un site touristique en Asie ou à l'autre bout du monde, cela fait rêver. L'affiche annonce : votre voyage commence ici. Dans une société individualiste, tout commence ici pour nous, par nos modes de vie, par nos réactions ?


La crise économique en 2008 a mis en lumière certaines aberrations du modèle économique. Et l'idée de se débarrasser de toutes restrictions, ou de satisfaire tous nos désirs, a rapidement montré ses limites.

 

De l'individualité à l'individualisme

 

Par le passé, l'individu n'a pas toujours eu droit de citer, il dérangeait l'ordre collectif. Le mot "individualité" était souvent synonyme d'égoïsme, et non pas d'autonomie.
Depuis de nombreuses années, l'individualité est devenue un but de notre société. S'affirmer face aux autres, sans culpabilité, est une prérogative moderne. Des livres et des articles de psychologie, de psychologie positive nous invitent à développer pleinement nos personnalités, nos talents, qui nous rendent différents des autres, de répondre en premier à nos besoins et de valider nos désirs. L'Individualité encourage chacun à développer un caractère social en participant à la société et en reconnaissant l'importance du bien commun.


Selon le psychologue Maslow qui a résumé la hiérarchie des besoins humains en : besoins psychologiques, besoins de sécurité, besoin d'amour, besoin d'estime, et besoin d'autosatisfaction. Selon cette approche, le sommet des besoins est l'auto-réalisation, la réponse à ses propres besoins.
La réalisation de soi ou l'auto-réalisation est une préoccupation humaine constante, on la retrouve dans de nombreuses cultures, et dont tous les ensembles sociaux. Cette auto-réalisation dans notre monde moderne s'intéresse essentiellement à l'individu, la réalisation de soi devient une autosatisfaction, une qualité de vie. Pourtant cette tendance a engendré l'individualisme.


L'individualisme est une déformation de l'individualité où la personne pense être le centre d'un monde qui ignore le caractère social des personnes, et leurs rôles dans la société. L'apparition des réseaux sociaux a encouragé l'individualisme, et la séparation de l'individu de la société environnante. L'individualisme devient l'autre visage de l'égoïsme.
L'individualisme dans la société occidentale diminue l'influence modératrice de la famille, des intermédiaires, des groupes et de la société toute entière.

 

Besoins et désirs ne sont pas identiques

Huit Français sur dix considèrent que la cohésion sociale en France est minée par des comportements individualistes selon une enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) de 2013.

Aux yeux des personnes sondées, l'individualisme apparaît comme le premier obstacle qui fragilise la cohésion sociale (32 %).
Les sociétés occidentales sont des sociétés individualistes, où l'autonomie des personnes est essentielle. L'indivualité est indispensable pour acquérir l'automonie. Mais l'individualisme est une déformation de l'autonomie, on ne satisfait plus ses besoins, mais on satisfait ses désirs. On entre ainsi dans le culte hédoniste du présent, le culte du corps, le culte de soi, le culte de la psychologie, et du relationnel. L'effondrement des grandes idéologies et le culte de la consommation facilitent la dérive de l'individualité vers individualisme.

 

L'autonomie de chacun n'est pas facile à acquérir dans un monde gouverné par la communication, par les exigences des autres ; l'individu doit trouver son chemin, devenir autonome par rapport à son environnement, par rapport à son travail. Il doit se forger une identité, et même une sexualité. L'apparition de l'individualisme comme un mutant postmoderne de l'autonomie et de l'individualité s'accompagne de culpabilité, l'instabilité, et parfois d'un sentiment d'insécurité.

Chaque personne se sent seul dans une société indifférente.


L'épanouissement personnel et la recherche d'une identité deviennent une obsession qui se concrétise par l'investissement dans la sphère privée, dans la famille, les loisirs, voyages, amour, et par négliger le collectif ou y être indifférent.

 

Dilemme dès l'enfance

 

Comment aider les enfants à être autonomes, à exprimer leur individualité sans dériver vers l'individualisme et l'égoïsme ?
Une bonne estime de soi dépend d'un juste équilibre entre les réponses aux besoins personnels et la réaction aux pressions externes.
Les parents tentent d'encourager l'estime de soi de leurs enfants, et l'expression de leur individualité. Quand les enfants commencent à s'affirmer, ils ne peuvent pas distinguer besoins et désirs. Leurs désirs vont affronter la pression de leur entourage, la pression d'autres enfants et la pression de la société.

 

De nombreux enfants peuvent suivre les médias, la publicité ou le modèle proposé par d'autres enfants ceci par facilité. Ils vont exprimer alors leur individualité par la consommation et l'acquisition d'objets : vêtements, chaussures, jeux vidéo, ou gadgets technologiques. Ces biens de consommation seraient un moyen pour se faire accepter par les autres et ou un moyen d'expression.


Les parents ont du mal à lutter contre la publicité, et la pression de la société, ils enseignent aux enfants la différence entre "besoins" et "désirs". Un "besoin" est quelque chose de nécessaire pour maintenir des aspects importants de la vie, tels que la santé, la sécurité, le bien-être et l'éducation. Le désir est une recherche d'un plaisir, d'une gratification. Si la réponse aux besoins est légitime, la réponse aux désirs devrait prendre en compte d'autres paramètres comme l'économie, la priorité, l'âge etc.

Cela s'applique-t-il aussi sur la société ??

 

Lire la suite
5
  1292 lectures
  0 commentaires
1292 lectures
0 commentaires

Nuit Debout, le temps des conclusions ?

nuitdebout2016

Nuit Debout : et maintenant ?

Nous étions en train de préparer une manif parisienne pour soutenir l’écologie dans la société. La France venait d’élire François Hollande et nous voulions rappeler le gouvernement à ses obligations vis-à-vis de l’écologie.


J’ai contacté les organisateurs sur leur page Facebook. Je voulais participer. Beaucoup de monde sur cette page, des militants, des gens sincères, plutôt sans étiquette politique, qui tentaient de préciser les objectifs de cette manifestation parisienne. Il fallait commencer par la discussion. Rapidement, on découvre combien les opinions sont divergents, éloignés voire contradictoires. L’écologie comme n’importe quel sujet touche l’économie, le comportement personnel et même l’organisation de la société.


On laissait nos commentaires. On ajoutait nos idées. La page Facebook devient jour après jour une sorte de colonne longue et interminable. Les idées défilent, sans conclusions.


En discutant économie et écologie, Plusieurs personnes s’énervent. La discussion devient plus dure. Les commentaires acerbes font leur apparition. L’administrateur de la page efface ces commentaires agressifs pour préserver la qualité des interventions et pour apaiser l’ambiance.


Ce geste est immédiatement contesté, jugé autoritaire et même fasciste. Qui t’a donné l’autorité ? Quelle est ta légitimité pour modérer ? Quelle démocratie ?
On oublie l’écologie et l’économie. On doit organiser la gestion de la page. On doit élire un modérateur. On discute, on vote, on conteste, on revote.


La discussion reprend. La page s’allonge comme un tapis sans fin. Des centaines d’opinions plutôt sincères et des commentaires de bonne qualité flottent dans le vide de Face book. Qui peut rédiger une conclusion ? Pour conclure, il faut hiérarchiser, il faut dire que ce qui est essentiel. Chaque intervenant insiste sur son point de vue. Le tapis horizontal s’étend, se prolonge.

Rien de vertical ne peut surgir. La conclusion s’éloigne.
Vous imaginez la suite. Progressivement, la page se vide, aucune manifestation n’a été organisée bien sûr.
J’ai pensé à cette expérience en écoutant certaines interventions de Nuit Debout.

Cette soif de discuter, de parler, de vouloir faire, de vouloir avancer la société dans un sens, et la difficulté d’une conclusion.

Ces discussions peuvent remplir une énorme page de Facebook, et risquent d’avoir les même problèmes que cette manif qui n’a pas eu lieu : la conclusion est un acte difficile, c’est une recherche des priorités.


Nuit Debout démontre avant toute conclusion combien les partis politiques sont impuissants et incapables de mener les débats vers une conclusion utile.

Je ne sais pas qui a dit que l’horizontal est beau, le vertical est utile.

Lire la suite
0
  601 lectures
  0 commentaires
601 lectures
0 commentaires

Donald Trump, Bernie Sanders : contre le libre échange

trump sanders libre echange

Libre échange et exigences démocratiques

En suivant le débat des primaires pour la présidence aux Etats-Unis, le sujet du commerce devient central. Donald Trump propose d’augmenter de 45% les droits de douane sur les importations chinoises. Le sénateur Bernie Sanders refuse le traité de Trans-Pacific Partnership défendu par le président Barack Obama.
Comme dans d’autres pays occidentaux, les américains ont bénéficié des produits chinois et asiatiques à bas prix dans une grande variété des produits importés. Certains hommes politiques américains critiquent le bilan de cette politique : déficit commercial sans précédent, 500 milliards par an, soit 3% du produit intérieur brut.
Le débat des primaires révèle que les États-Unis ont perdu plus de deux millions d'emplois entre 1990 et 2010 à cause de leur politique commerciale avec la chine. Certains économistes estiment que le commerce avec les pays à bas salaires a réduit les salaires dans les pays occidentaux. Moins de revenu, moins de consommation et moins de projets de vie pour les salariés dans les pays occidentaux.


Ces accords commerciaux avec les pays à bas salaires étaient largement bénéficiaires pour les grandes entreprises. Les revenus des cadres, des investisseurs et des dirigeants ont augmentés. Les salariés ont bénéficié de ces accords des produits à bas prix.

Autre politique est possible ?


S’agit-il d’un discours avant élection ou le début d’une autre politique commerciale qui répond aux priorités actuelles?
Dans les pays occidentaux, de nombreuses voix réclament une politique commerciale plus soucieuse du modèle social, qui respecte l’environnement et les exigences écologiques sans négliger une harmonisation de la fiscalité des entreprises et une lutte sans merci contre les paradis fiscaux. Le scandale de Panama Papers est un exemple sur les méfaits de cette politique commerciale, disent certains.
Ces principes étaient évoqués par le G20 après le choc financier de 2009. Le consensus n'a pas survécu.

Respecter le droits du travail, les droits de l'homme, les droits des consommateurs et protéger l'environnement. Voilà les exigences actuelles de nombreux courants politiques dans les pays industrialisés.

Le discours pendant le débat présidentiel américain semble trouver dans un protectionnisme sélectif le début d’une réponse. Il reste à voir si les grandes entreprises vont jouer le jeu.
Le débat présidentiel américain confirme que l’influence de l’économie américaine sur le monde est de moins en moins déterminante. Un protectionnisme américain unilatéral risque de compliquer les relations entre les Etats Unis et les autres grandes puissances économiques mondiales : Japon, chine, et Europe.

Lire la suite
0
  521 lectures
  0 commentaires
521 lectures
0 commentaires

Stoya et Deen : viol dans le Porno

stoya james deen1

Viol pendant le tournage d'un film adulte ?

Le 28 novembre 2015 , dans un tweet de 55 mots, Stoya accuse James Deen de l'avoir violée pendant le tournage.
Stoya et Deen, deux premiers stars de l'industrie porno aux USA. Elle est actrice, styliste, et auteur, présente dans les médias pour vendre ses produits et discuter féminisme et liberté d'expression. Elle vit et travaille avec Deen , un des trois stars et producteurs de porno, les mieux payés et le plus sollicité, il est le star "féministe" de la porno.
Stoya prétend qu'elle avait prononcé le mot de sécurité, cette expression qui mettre fin aux jeux sexuels sadomasochistes, mais il a continué.
Le couple est séparé récemment. Stoya ne dit pas quand ce viol est arrivé, elle raconte que le lendemain, elle a tourné à nouveau avec lui.
Après ce tweet, nombreuses actrices porno prétendaient que Deen ne respectent pas les femmes pendant le tournage.

stoya james deen2

Star de cinéma adulte James Deen a répondu aux accusations selon lesquelles il a violé son ancien partenaire, l'actrice Stoya, en les qualifiant d' allégations. Dans sa réponse, Deen confirme le contraire, son entourage témoigne d'une Stoya noyée dans l'alcool et le Xanax, et racontent ses crises de nerfs et son instabilité émotionnelle.
Nous sommes en face d'un conflit de couple médiatique, dans le monde de la pornographie. Stoya demande au public d'écouter les actrices de porno car elles peuvent être violées. Les féministes dans les médias ne savent pas quoi répondre. Où se trouve le consentement dans un rapport Sadomaso au sein d'un couple ? C'est un viol le soir et un tournage le matin ?


Stoya a fait l'accusation de viol sur Twitter, et non pas dans un poste de police. L'affaire semble se perdre, presque oublié dans les journaux américains. Le retentissement de ces accusations sur la carrière des deux vedettes est un problème commercial mais la question mérite d'être posée : Quelle sont les limites de consentements dans le porno, et dans le porno sadomaso ?


Pourquoi mettre le féminisme dans une telle affaire, il s'agit d'une affaire judiciaire et non pas idéologique, même si on comprend qu'elle cherche l'appui des femmes ?
Dans notre société occidentale où on prône égalité entre homme et femme, est ce que le porno est toujours compatible culturellement avec nos valeurs ? Quelque chose est en train de changer ? Quelques choses devraient changer ? Je n'ai pas réponse à ces questions. Le sujet est complexe.

Game of Thrones saison 5l

Quand je regarde Games of thrones, je me demande si un jour une actrice va nous parler de Viol ou on continue de parler de cinéma?

Lire la suite
8
  1270 lectures
  0 commentaires
Mots-clés :
1270 lectures
0 commentaires

Les femmes sont vraiment plus bavardes que les hommes ?

homme-femme-negociation-discussion

S'agit-il d'un cliché ? Qui d'entre nous n'a pas entendu le stéréotype : les femmes aiment parler. Nous avons toujours l'exemple d'une femme qui parle sans arrêt, pendant le travail ou pendant un dîner.

Lire la suite
2
  601 lectures
  0 commentaires
Mots-clés :
601 lectures
0 commentaires

Homme victime de femmes prédatrices !

James-bond-agresse-par-sophie-marceau

Sophie Marceau et Pierce Brosnan dans «Le Monde ne suffit pas».

 

Quand on parle d'agression sexuelle, nous parlons de victimes, majoritairement des femmes. Les femmes victimes de sexualité imposée sans consentement sont les plus nombreuses dans les statistiques. Mais les hommes ??

Lire la suite
10
  2776 lectures
  0 commentaires
Mots-clés :
2776 lectures
0 commentaires

Médias sociaux : ces amis qui nous veulent du bien !!

medias sociaux homme pc

Les médias sociaux, facebook, tweeter et autres, sans oublier leurs ancêtres les forums, sont nos moyens modernes de communication, de présentation et d'échanges. Ces médias nous permettent d'avoir des liens avec les autres, et engendrent, comme toute technologie, certains problèmes.

 

Médias sociaux et mensonges : perdre confiance et troubler sa propre mémoire

 

C'est classique, mentir sur les réseaux sociaux, est un sport collectif.
En se répétant des mensonges, en s'inventant une vie imaginaire, notre mémoire sera troublée. Les inventions répétées et les mensonges risquent de fusionner avec la mémoire réelle.

 

En lisant des pages de facebook, nous avons l'impression que certains utilisateurs racontent leur vie. Pourtant, les études confirment que deux tiers des utilisateurs mentent, ou enjolivent la réalité et inventent une vie différente. Les médecins ont commencé à décrire les cas de personnes affectées par une " amnésie numérique " à force de croire à leurs propres versions des événements en oubliant la réalité et la vie réelle.

 

Inventer une vie sur les réseaux sociaux répond à une conformité sociale. La pression du groupe, avec laquelle chacun doit se conformer, engendre un comportement de groupe.

 

Sur Facebook, Twister, forums, les études découvrent que la moitié des utilisateurs déclare subir un sentiment de paranoïa, de tristesse et de honte, en étant incapables de vivre dans la réalité ce qu'ils racontent sur les médias sociaux. Inventer une vie différente de la vie réelle répond à des besoins pour éviter la stigmatisation, avoir de la popularité, être accepté dans un groupe, etc. Cette habitude peut créer une érosion dangereuse de l'identité personnelle selon les études récentes. Les mémoires sont réellement modifiées ainsi que leur nature, et leurs relations avec le temps. Dans certains cas, les personnes abandonnent les réseaux sociaux, ou consultent un médecin en raison d'un sentiment de culpabilité, de dégoût, parfois d'anxiété ou de troubles de la personnalité.

 

68 % des personnes sur les réseaux sociaux admettent exagérer ou mentir sur leur propre vie. 16 % des jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans ont des troubles de mémoire en raison de fusion entre la mémoire réelle et les mémoires inventées.

 

Les personnes inventent, ou enjolivent leur vie pour être acceptées dans la communauté, pour ne pas être traitées de jalouses, ou ennuyeuses, pour avoir de la popularité, pour avoir des liens et pour sortir de leur solitude.

 

medias sociaux resaux

 

Partager : À n'importe quel prix ?

 

Dans le journal Computers in Human Behavior, une étude publiée en 2014 souligne que le partage sur les réseaux sociaux est de plus en plus répandu : un événement n'en n'est pas un jusqu'à ce que vous le disiez à quelqu'un. Les personnes qui partagent leurs émotions se disent ensuite soulagées. 70 % du partage social utilise des médias de texte comme Facebook ou Twitter. Les personnes choisissent les médias qui répondent à leurs besoins psychologiques soit par texte ou par message audio ou autres. Le positif est vite partagé. Par contre, les événements négatifs ou tristes sont peu appréciés, jugés comme intrusifs, et rabat-joie.

 

Le partage d'un événement positif augmente son impact, effet connu sous le nom de capitalisation. Partager l'heureux rendrait donc plus heureux. Par contre partager le triste ne semble pas alléger la tristesse, au contraire, cela semble aggraver les émotions négatives, soit par les commentaires des autres, soit par manque de solidarité.

 

Harcèlement en ligne

 

Le harcèlement en ligne est présent dans les forums et les réseaux sociaux. Ce sont parfois les trolls agressifs et insultants, parfois les autres connectés qui signalent vos messages comme abusifs pour inviter la modération à effacer vos messages ou à suspendre votre compte, ou c'est un membre qui cherche à se venger ou à attirer l'attention.

 

Internet n'est pas jeune, les réseaux sociaux ont presque 10 ans. Des procédures de gestion de ces comportements commencent à apparaître, sur le plan informatique, social et juridique. Parfois le harcèlement en ligne dépasse la plaisanterie vers les menaces ou vers la manipulation. La première ligne de défense est la prévention. Le bon sens invite chacun à mesurer le sérieux de son comportement et du comportements des autres. La deuxième ligne de défense est d'avertir la modération du réseau social. Si les menaces sont sérieuses, il est utile de demander l'aide.

 

D'autre part, il est conseillé de quitter un site quand vous vous sentez menacé, harcelé, ou ennuyé. La gestion de harcèlement en ligne est à ses débuts, mais les interventions de la police et des juges se multiplient.

 

Vie personnelle, vie professionnelle

 

L'interconnectivité croissante d'Internet signifie que la séparation entre vie personnelle et vie professionnelle va devenir de plus en plus complexe. Les mails sont un support publicitaire, les réseaux sociaux et les commentaires peuvent être exploités. Les médias sociaux ont rapidement associé l'individu personnel à l'individu  professionnel. Sur Facebook, figurent le nom, le prénom, le mail, l'âge, puis quelle école vous fréquenter, quel lycée, quel ville, quelle profession, etc. Pour suivre vos amis d'université, vous dévoilez vos études, puis votre profession, puis vos loisirs.

 

Pour éviter cette confusion dangereuse, la première étape est de prendre en compte ce danger, de séparer le professionnel du personnel, ou de choisir de ne pas le faire après avoir évalué les risques et les avantages.

 

Par la suite, il est utile de comprendre comment se protéger, ou demander de l'aide pour assurer cette protection. Vérifier comment vous pouvez protéger vos données personnelles sur votre navigateur ou sur les moteurs de recherche, comment faire avec les photos ou les numéros de téléphone.
Ne jamais accepter de pulguer sur internet une donnée dont vous ne maitrisez pas sa protection et sa diffusion.

 

medias sociau fille facbook

 

Activisme et propagande

 

Qui n'a pas subi sur Twitter, Instagram ou Facebook les débats acharnés et parfois animés d'activistes et de personnes qui diffusent de la propagande ? Une discussion sur l'égalité home-femme, sur le conflit armé au moyen orient, sur l'immigration, et les messages d'activistes qui défilent pour vous convaincre et pour vous influencer.

 

Les médias sociaux révolutionnent l'activisme politique et social. Il est plus facile d'agiter, de provoquer des débats et d'argumenter. Les plates-formes sociales transforment les discussions sociales en capital culturel. Vous laissez un message sur l'égalité homme femme, un autre prendre ce message comme un argument. Vous laissez une vidéo sur youtube, il devient un argument pour les autres utilisateurs.

 

Sur les médias sociaux, les " like, " les retweets ", les commentaires, sont le but de nos interventions. Chacun tente de communiquer ses idées et sa conviction. La perspective de récompenses sociales corrompt parfois nos interventions, car sur ces médias, notre image aux yeux des autres, nos profils sont une promotion personnelle. Curieusement, en militant sur les réseaux sociaux, on offre à ces réseaux plus de visiteurs et plus de gains.

 

Le consommateur occidental est habitué à cette liberté de parole, sait comment évaluer la propagande politique ou commerciale.
Et sur les réseaux sociaux, il est utile d'être vigilant, car ils donnent une fausse idée de la propagation d'une idée, de son importance, transformant les opinions en arguments.

 

Références

 

  1. Stephanie J. Tobin, Eric J. Vanman, Marnize Verreynne, Alexander K. Saeri. Threats to belonging on Facebook: lurking and ostracism. Social Influence, 2014; 1 DOI: 10.1080/15534510.2014.893924
  2. Mina Choi, Catalina L. Toma. Social sharing through interpersonal media: Patterns and effects on emotional well-being. Computers in Human Behavior, 2014; 36: 530 DOI: 10.1016/j.chb.2014.04.026
Lire la suite
3
  873 lectures
  0 commentaires
873 lectures
0 commentaires

Sein nu : cacher ce sein ...

femen-seins-nus-place-st-pierre

Une femen aux seins nus s'est emparée de la statuette de l'enfant Jésus dans la crèche sur la place Saint-Pierre, au Vatican, annonce l'AFP.
Une femen, seins nus le jour de Noël, devant la crèche de la place Saint-Pierre, elle a saisi la statuette de l'enfant Jésus avant d'être stoppée par un gendarme.

Lire la suite
0
  653 lectures
  0 commentaires
653 lectures
0 commentaires

Les jeunes japonais : pas de sexe

couple-japon-mer-mariage

 

Pour avoir une idée, nous pouvons commencer par un chiffre mentionné dans les études : 45 % des femmes japonaises entre 16 et 24 ans ne sont intéressés par aucune forme de contacts sexuels.

Lire la suite
3
  1497 lectures
  0 commentaires
Mots-clés :
1497 lectures
0 commentaires

Marilyn Monroe et chirurgie esthétique

marilyn-monroe-rare-photos-35

 

Encore une fois, Marilyn Monroe peut être fière de sa légende, il suffit de parler d'elle pour avoir des gros titres, et des discussions passionnées sur sa beauté devenue presque légendaire.


Le nom de la star de cinéma était récemment présent lors d'une vente aux enchères de documents personnels. Ces papiers ont appartenu à un chirurgien plasticien nomme Michael Gurdin. Ses dossiers médicaux suggèrent que Marilyn Monroe a bénéficié de la chirurgie esthétique.


Depuis toujours, il existe une spéculation au sujet de la beauté de Monroe. S'agit-il d'une beauté normale ou d'une beauté améliorée et perfectionnée par la chirurgie esthétique. De nombreux articles ont mentionné que le visage de Marylin a profondément changé depuis ses débuts, elle était selon ses certains biographes moins belle au début de sa carrière, et que les changements de son visage sont si importants que l'éclairage soigné de ses photographe ne peut seul expliquer ces changements.


Dans les documents médicaux, on retrouve une note principale au sujet d'une intervention sur son nez datant de juin de 1962, deux mois avant sa mort. Certains biographes ont déjà signalé qu'à la même époque Marylin avait fait une chute chez elle. Il est donc possible que l'actrice ait consulté le chirurgien, sous un faux nom, Joan Newman, pour examiner son visage et prévenir une éventuelle fracture. Les notes du chirurgien font référence également à un implant de menton et à des modifications du nez de Marilyn. Les photos de Marylin ne semblent pas refléter des changements notables de l'aspect de son menton.


Qu'importe, nous sommes toujours dans la légende, la beauté de Marylin n'est pas seulement une beauté du visage, mais une beauté du regard, de la pose, des gestes, d'un corps, et d'un sourire. La chirurgie esthétique, si elle avait existé, ne pouvait que sublimer une beauté déjà exceptionnelle.

 
Lire la suite
0
  1319 lectures
  0 commentaires
1319 lectures
0 commentaires

Homme ou femme : qui est plus romantique

romantisme

 

 Homme ou femme : qui est plus romantique

Un psychologue a eu l'idée de prendre une série de photographies de mariage, et les a coupées en deux, a mélangé les photos, et a demandé à un groupe de personnes d'établir le degré relatif du charme des individus.

Selon les remarques de ces personnes, les gens avaient choisi des partenaires possédant un degré de charme semblable à leur propre partenaire. Ce genre de résultats permet d'aller vers la théorie de la complémentarité selon laquelle "les caractères opposés s'attirent", et aussi l'autre côté vers  "qui se ressemble s'assemble".

 

À la question de savoir si les femmes sont plus romantiques que les hommes, la plupart des gens répondent oui. Les études confirment que cette constatation est culturelle, les femmes selon ces études dans le sens que la femme a davantage tendance à faire passer l'émotion avant les considérations pratiques ou matérielles.

 

Un nombre plus élevé d'hommes que de femmes se marient au-dessous de leur niveau socio-économique propre. Les jeunes gens font preuve d'un nombre croissant d'expérience romantique après l'âge de 20 ans, à l'inverse des jeunes femmes qui manifestent un nombre décroissant. Cette constatation laisse supposer que les femmes exercent un contrôle plus rationnel, ou sont plus désenchantées de l'amour que les hommes.

 

En interrogeant un large échantillon de personnes de deux sexes âgés de 18 à 24 ans, en leur demandant si elle acceptait d'épouser quelqu'un qu'elles n'aimaient pas mais qui aurait toutes les qualités souhaitables : un tiers des hommes et un tiers des femmes répondaient : non.

 

Ce genre d'étude moderne est contre l'image conventionnelle selon laquelle le sexe féminin serait plus romantique. Une étude a interrogé des hommes utilisant les sites de rencontres pour sortir avec des filles et organiser des rendez-vous.

 

En interrogeant les personnes sur les impressions produites sur eux par une rencontre avec une jeune fille, les personnes refusées de la part de cette fille, n'ont pas trouvé plus de charme à cette fille difficile à séduire. On modifie l'expérience : une fille disponible, une fille jamais libre, et une fille précisant qu'elle était trop demandée, et qui serait intéressée par un rendez-vous avec une personne "spéciale". Cette dernière a été jugée par les hommes comme la fille la plus désirable des trois.

 

D'autres expériences poussant la recherche ont montré que la passion de l'homme est plus grande quand elle est suscitée par une femme qui au début, se montre résistante et critique, et qui par la suite, s'intéresse réellement à lui.

 

Lire la suite
2
  743 lectures
  0 commentaires
743 lectures
0 commentaires

Féministes: plus heureuses?

femme homme liberte

 

Féministes: plus heureuses?

Pendant l'été, j'ai participé aux trois ou quatre forums de célibat qui existent sur le net français. Sur un forum, j'ai lu les interventions, plutôt passionnées, des célibataires discutant le féminisme et son rôle passé et actuel.

Certaines questions peuvent apparaître absurdes, cependant réalistes : faut-il payer le repas quand un homme invite une fille, surtout si la fille affiche son indépendance comme une identité ? Que reste-t-il de la galanterie ?

Une fille de 20 ans disait qu'elle était contre la galanterie, car elle jugeait ce système paternaliste, et non égalitaire. Quelques interventions plus tard, elle regrettait que les hommes ne soient plus comme par le passé : attentifs et galants. Faut-il laisser passer une femme avant soi ?

 

Ces discussions me semblaient justifiées car le féminisme égalitaire oblige les hommes et les femmes à trouver un autre système de relation.

 J'ai lu récemment le livre The Paradox of Declining Female Happiness, Betsey Stevenson, Justin Wolfers  ou  le paradoxe du bonheur féminin déclinant  publié en 2009. Les auteurs soulignent que les études montrent que les femmes se déclarent en 2009 aussi malheureuses qu'en 1972.  Pourtant il s'agit d'un livre féministe.

Les femmes regrettent l'absence de romantisme dans les relations entre les hommes et les femmes, la tension entre les deux sexes, et la domination de la pornographie véhiculée par Internet.

Une fille, Nathalie, racontait sur un forum célibat qu'elle est sortie avec un garçon de 27 ans pendant trois mois. Garçon idéal sans casier judiciaire, bon métier, bien éduqué et équilibré. Nathalie est féministe, elle croit à l'égalité des droits. Elle a refusé que son copain paye le dîner et le cinéma dès la première fois. Après une discussion, chacun a payé sa part.

Je demande à Natalie par messages privés pourquoi sa relation avec ce garçon a échoué après trois mois. Elle pense que son copain l'a quittée parce qu'elle était féministe.  Il lui a dit qu'il cherche une femme et non pas militante, qu'il ne se voyait  pas la présenter à sa famille ou à ses copains.

Nathalie ajoute sur un ton amer qu'elle trouve injuste de devenir une vieille fille à 40 ans car elle croit à l'égalité entre les sexes.

Curieusement, le livre de Betsey Stevenson et  Justin Wolfers est peuplé de ce genre d'histoire. Je ne sais pas si les féministes étaient heureuses dans les années 80, les jeunes filles d'aujourd'hui trouvent en face d'elles des hommes qui mettent en cause le rôle du féminisme dans le couple, et dans les rencontres.

En réfléchissant, je pense que les hommes ont raison sur certains points :

Comment critiquer un homme quand il dit qu'il ne sait plus comment faire avec les femmes ?

 Nous sommes pour l'égalité avec les hommes, nous pouvons passer nos soirées à critiquer un homme qui ne sait pas préparer le dîner, mais aussi à critiquer un homme qui ne se montre pas galant et attentif, et en même temps virile et protecteur?

Dieu merci j'ai un salaire, je peux payer mes factures, cela devrait-il m'empêcher d'accepter l'invitation de mon chéri, ou lui laisser toute la place qu'il demande, et de bien préciser les rôles de chacun sans militantisme ?  Est-ce vraiment un signe d'égalité de mettre un homme à la cuisine  s'il n'aime pas faire la cuisine ? Et pourquoi ne pas mettre une femme au bricolage aussi seulement par amour de l'égalité ?

Dans un sondage publié au Figaro, une majorité significative des filles de 18 ans se déclare en faveur du retour au modèle traditionnel, en d'autres termes aux rôles traditionnels. Le féminisme a gagné, nous avons l'égalité dans les textes, et aussi dans la réalité, faut-il vraiement continuer la guerre ? Voilà ce que déclarent de nombreuses jeunes filles aujourd'hui !!

Lire la suite
1
  871 lectures
  0 commentaires
871 lectures
0 commentaires
get('text_top_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_TOP_TEXT'))*/?>
get('text_bottom_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_BOTTOM'))*/?>

 

 

 

Catégories

 

CULTURE

SOCIETE

BIEN-ETRE

SCIENCES

VIDEOS

 

 

 

Suivez-nous !

 

causam picto twitter

 

causam picto facebook