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Japon : Boom touristique, France : désertion

japon kimono tourisme

 

Japon : Boom touristique

 

19,73 millions de personnes ont visité le Japon en 2015. Le japon est certain de dépasser le chiffre de 20 millions de visiteurs étrangers en 2016.
C'est une surprise pour le gouvernement japonais qui se voit obligé de créer une secrétaire d'état au tourisme.
Les dépenses de ces visiteurs sont en hausse de 71.5%. En 2016, l'industrie du tourisme au Japon équivaut à celle de ses exportations d'automobile.
Les responsables restent prudents sur cette croissance rapide, citant des incertitudes sur l'économie chinoise, les destinations principales comme Tokyo et Osaka ayant presque atteint leur capacité à recevoir l'afflux de tourisme.
Selon l'Organisation National du Tourisme Japonais, les voyageurs en provenance de Chine sont en tête de liste, suivis par la Corée du Sud puis par les américains. Ces touristes ont choisi le japon pour plusieurs raisons, mais la dévaluation du yen a sans doute joué un rôle, les prix et les questions de sécurité ont détourné les touristes asiatiques et nord américains de l'Europe.
Cette semaine, le gouvernement japonais annonce des prévisions de 40 millions de touristes par an en 2020. Après les Jeux Olympiques, l'objectif du gouvernement est d'attirer 60 millions de visiteurs étrangers par an d'ici 2030.
Depuis quelques années, le japon modernise son industrie du tourisme ; ouverture de chambres d'hôtes à Kyoto et Akasaka au public, rénovation des parcs nationaux , amélioration esthétique des sites touristiques et efforts de promotion pour attirer plus de touristes en provenance d'Europe, des États-Unis et d'Australie, ainsi que les riches touristes d'autres nations.

 

japon mont fuji tourisme


En aout 2016, la voie dite d'or (autoroute) entre Tokyo et Osaka était presque saturée. Le taux de remplissage des hôtels à Osaka est 85,2 %, Tokyo 82,3 %, et 71 ,4% à Kyoto, et de 70,9% à Aichi. Du jamais vu.
Depuis 2015, le japon découvre ces touristes à fort pouvoir d'achat, qui recherchent des paysages, le climat, mais aussi un service raffiné et le shopping.
Les japonais parlent de " bakugai " pour désigner les achats impulsifs de ces touristes surtout chinois.

 

En France, baisse inquiétante des recettes touristiques.


Il est difficile de dire que ces touristes ont fuit la France même si on peut regretter la baisse du nombre de touristes en France. Les événements dramatiques de cette année ? Les prix qui placent la France parmi les destinations les chères ? La qualité de nos services ?

 

paris effel tourisme

 

Le Figaro de 23 août mentionne que les recettes touristiques de Paris sont inférieures de 1 milliard d'euros par rapport à 2015. En cause, la menace terroriste mais pas seulement.


Selon Valérie Pécresse présidente du conseil régional d'Île-de-France, nous assistons en particulier à une dégringolade des touristes asiatiques. Une baisse jamais vue. Ce manque à gagner est inquiétant pour l'activité économique de la région et l'emploi de la filière. Les attentats sont la première cause de cette chute. Mais la dégradation est profonde, la menace terroriste n'explique pas tout. Les touristes restent moins longtemps à Paris qu'à Londres. Ils dépensent moins qu'ailleurs.

 

La qualité de notre offre se détériore, il est urgent d'ouvrir les yeux. Nous devons prendre à cœur notre mission d'accueil touristique.

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Nice debout, la France aussi

Quelques jours après l’agression de Nice, même s’il y a des raisons de douter de la santé mentale du terroriste, la France est encore une fois la cible de cette guerre djihadiste?

 

Nice debout

 

Nice en deuil  

Pendant cette guerre qui secoue le moyen orient, 2000 français sont présents dans les milices de l’état islamique, certains dans des postes de commandement. voilà un risque. 
Sans oublier une histoire coloniale compliquée en Afrique et au Moyen Orient, la France et sa communauté musulmane, la première en Europe, devient une cible de choix.

Attaque après attaque, Daech continue sa stratégie pour diviser les français, cultiver la haine et la suspicion, et engendrer la stigmatisation sociale, raciale ou confessionnelle.
Cette fois, c’est différent. La tristesse est là mais avec la colère contre Daech et contre l’état qui n’arrive pas à protéger ses citoyens. Quelques heures après l’attentat, la classe politique utilisait cette tragédie pour critiquer le gouvernement dans un jeu classique de pouvoir / opposition.

Les élus des Alpes-Maritimes réclament des explications au gouvernement. Un président d’une commission d'enquête parlementaire sur les attentats, dénonce l'impuissance de l'exécutif.

L'exécutif réplique en parlant de « responsabilité», en détaillant ses mesures de sécurité.
Le front national, à l'accoutumée, renvoie dos à dos gauche et droite, mettant l’accent sur les carences de l'État.


Certains britanniques disent avoir voté pour le Brexit en voyant les images des réfugiés... Et les français, vont-ils résister longtemps à garder leur union nationale en dépit de la cacophonie de la classe politique ?


Massacre de masse avec des moyens primitifs, voilà ce qui est nouveau. Par contre, la stratégie ne changera pas : panique, épuisement, suspicion, tension au sein de la société française pour la fragiliser. A Nice, la réponse des habitants était solidarité et fraternité ; la réponse des français est leur union, comme c’était le cas à Paris, même s’il est légitime d’exprimer la tristesse ou la colère.


La France est malmenée, endeuillée mais à part quelques vagues de discours coléreux ou militants sur les réseaux sociaux, Daech n’a pas encore réussi sa stratégie.

 

 

 

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Etre galant au 21ème siècle ?

 

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Il y a 100 ans, les hommes mourraient en se jetant dans l'eau glacée pour permettre le sauvetage des femmes du Titanic qui s'enfonçait dans les eaux froides.
Le 20ème siècle est celui de la condition féminine, un progrès si rapide, si radical qu'il est difficile de comparer la condition féminine d'une génération à une autre.

 

Que reste-t-il de la galanterie 

Certains hommes disent qu'ils sont toujours éduqués à l'ancienne, et leur comportement est hors du temps. Mais ils ne savent plus s'ils doivent ouvrir la porte pour laisser passer une femme, ou s'ils doivent payer le restaurent. Ils se demandent pourquoi la galanterie, le comportement chevaleresque avec des femmes qui n'ont besoin de rien ? Pourquoi payer le resto quand la femme invitée est aussi riche que l'homme qui l'invite ?

 

La galanterie, un héritage du temps des chevaliers ?

La galanterie est un mot bien français pour décrire un ensemble de manières, de comportement développé par les hommes pour afficher leur respect aux femmes, pour faciliter leur déplacement, pour flatter leur habillement, pour leur céder le passage, pour les aider à porter les bagages, pour se montrer attentionné et respectueux.

 

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À l'origine, la galanterie est une invention française entre le machisme méditerranéen, et l'indifférence nordique entre hommes-femmes dans l'espace public. La galanterie est un héritage modernisé de l'amour courtois, et de la tradition chevaleresque du Moyen Âge. L'apparition du féminisme avec son égalitarisme a rendu la galanterie dépassée et surannée bien que les femmes déclarent souhaiter préserver la galanterie. Du point de vue d'un certain féminisme, la galanterie serait un comportement sexiste hérité des sociétés patriarcales où l'homme possède un statut supérieur et protecteur sur la femme. Actuellement les hommes s'interrogent sur l'utilité d'être galant avec son égal, et se demandent pourquoi laisser sa place dans les moyens de transport à une femme ?

 

Avouons-le, les gestes galants sont de moins en moins présents dans l'espace public. En plus, certaines femmes considèrent ce geste comme archaïque ou infantilisant. La femme n'appartient plus au sexe faible, elle est comme l'homme : mêmes droits et aussi mêmes devoirs.

 

Les femmes au 21ème siècle

 

Les femmes ont bien changé depuis le Moyen Âge, elles n'ont plus besoin d'un chevalier servant, n'ont plus besoin d'être protégées ou défendues des brigands de grands chemins. Avec une femme du XXIe siècle, les hommes devraient intégrer de nombreux faits : égalité sociale et financière entre hommes et femmes, égalité sexuelle, égalité dans l'éducation et dans le milieu professionnel, et persistance de certaines différences liées à la biologie comme la force physique, ou à la psychologie comme la tendance féminine à exprimer et verbaliser ses émotions.


En ce qui concerne les relations entre hommes et femmes, on peut dire que rien n'a changé. Nous sommes restés au XIXe siècle. Les femmes restent passives dans l'attente d'être séduites et courtisées par les hommes. Elles prennent la partie la plus facile de la relation, évitent le risque du refus, et de la stigmatisation sociale.
Les femmes souhaitent avoir comme amants, des hommes beaux, tendres, doux, et en même temps des hommes virils, dominateurs quand il faut, agressifs pour défendre leur couple et leur épouse, et leurs enfants.

 

Les hommes à l'époque moderne de post-galanterie

 

L'année dernière, dans un article intitulé "The End of Courts hip?" (Fin de la drague ?) le New York Times expliquait le désarroi des jeunes et leurs difficultés à nouer des relations amoureuses. L'indifférence semble gagner les jeunes américains. " Une femme de 20 ans sera chanceuse si elle reçoit un texto l'invitant à un rendez vous." On retrouve ce phénomène dans des proportions plus importantes dans les pays nordiques et au Japon.
Les hommes sont indifférents, les femmes attentistes, alors le cercle vicieux s'installe.

 

Si les gestes galants se raréfient dans l'espace public, quel comportement devient souhaitable entre hommes et femmes ? Comment rencontrer une femme sans galanterie ? Faut-il risquer sa peau pour protéger une femme agressée ? Fait-on la même chose pour un homme agressé ?


A notre époque, la galanterie devient un jeu compliqué, mais avec une certaine dose, on peut supposer qu'elle est utile pour améliorer les relations hommes-femmes.
Aux hommes d'évaluer la personne en face et le contexte avant de jouer le galant, d'afficher un comportement galant.
Par exemple aussi, tenir la porte et laisser passer une femme continue à être un geste de courtoisie et de gentillesse. Il s'agit d'un geste simple, qui reflète un comportement civilisé sans infantiliser la femme.


Quand un homme invite une femme au restaurant, l'homme continue à payer. C'est une aberration selon certains, c'est un résidu d'un héritage culturel selon d'autres. On peut payer la première fois, sauf si la dame demande à payer. Quand l'homme paye, cela doit être traduit comme un geste de courtoisie, et non pas de supériorité.
Par contre, se lever quand une dame quitte la table ou entre dans la pièce, est devenu un geste désuet.


Faut-il défendre une femme agressée dans la rue ? C'est une question qui s'impose dans cette époque de post-galanterie. Aucune réponse n'est possible à cette question, tout dépend des circonstances. Par contre, il est naturel de défendre son épouse, sa famille, sa fille, ses enfants en toute circonstance.

 

Conclusion

 

Si la galanterie est devenue désuète, certains gestes galants simples comme ouvrir la porte pour une femme peuvent témoigner de courtoisie et de savoir-vivre.


La galanterie abandonnée dans l'espace publique, continue à être présent dans les couples et dans la sphère privée.

 

La disparition de la galanterie complique les relations entre homme et femme ; les hommes entrent dans une certaine indifférence pendant que les femmes continuent à suivre un comportement ancien attentiste et passif.

 

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Estime de soi, individualité, individualisme

 

individualisme

 

Devant la vitrine d'une agence de voyage, une jolie affiche, une photo d'un site touristique en Asie ou à l'autre bout du monde, cela fait rêver. L'affiche annonce : votre voyage commence ici. Dans une société individualiste, tout commence ici pour nous, par nos modes de vie, par nos réactions ?


La crise économique en 2008 a mis en lumière certaines aberrations du modèle économique. Et l'idée de se débarrasser de toutes restrictions, ou de satisfaire tous nos désirs, a rapidement montré ses limites.

 

De l'individualité à l'individualisme

 

Par le passé, l'individu n'a pas toujours eu droit de citer, il dérangeait l'ordre collectif. Le mot "individualité" était souvent synonyme d'égoïsme, et non pas d'autonomie.
Depuis de nombreuses années, l'individualité est devenue un but de notre société. S'affirmer face aux autres, sans culpabilité, est une prérogative moderne. Des livres et des articles de psychologie, de psychologie positive nous invitent à développer pleinement nos personnalités, nos talents, qui nous rendent différents des autres, de répondre en premier à nos besoins et de valider nos désirs. L'Individualité encourage chacun à développer un caractère social en participant à la société et en reconnaissant l'importance du bien commun.


Selon le psychologue Maslow qui a résumé la hiérarchie des besoins humains en : besoins psychologiques, besoins de sécurité, besoin d'amour, besoin d'estime, et besoin d'autosatisfaction. Selon cette approche, le sommet des besoins est l'auto-réalisation, la réponse à ses propres besoins.
La réalisation de soi ou l'auto-réalisation est une préoccupation humaine constante, on la retrouve dans de nombreuses cultures, et dont tous les ensembles sociaux. Cette auto-réalisation dans notre monde moderne s'intéresse essentiellement à l'individu, la réalisation de soi devient une autosatisfaction, une qualité de vie. Pourtant cette tendance a engendré l'individualisme.


L'individualisme est une déformation de l'individualité où la personne pense être le centre d'un monde qui ignore le caractère social des personnes, et leurs rôles dans la société. L'apparition des réseaux sociaux a encouragé l'individualisme, et la séparation de l'individu de la société environnante. L'individualisme devient l'autre visage de l'égoïsme.
L'individualisme dans la société occidentale diminue l'influence modératrice de la famille, des intermédiaires, des groupes et de la société toute entière.

 

Besoins et désirs ne sont pas identiques

Huit Français sur dix considèrent que la cohésion sociale en France est minée par des comportements individualistes selon une enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) de 2013.

Aux yeux des personnes sondées, l'individualisme apparaît comme le premier obstacle qui fragilise la cohésion sociale (32 %).
Les sociétés occidentales sont des sociétés individualistes, où l'autonomie des personnes est essentielle. L'indivualité est indispensable pour acquérir l'automonie. Mais l'individualisme est une déformation de l'autonomie, on ne satisfait plus ses besoins, mais on satisfait ses désirs. On entre ainsi dans le culte hédoniste du présent, le culte du corps, le culte de soi, le culte de la psychologie, et du relationnel. L'effondrement des grandes idéologies et le culte de la consommation facilitent la dérive de l'individualité vers individualisme.

 

L'autonomie de chacun n'est pas facile à acquérir dans un monde gouverné par la communication, par les exigences des autres ; l'individu doit trouver son chemin, devenir autonome par rapport à son environnement, par rapport à son travail. Il doit se forger une identité, et même une sexualité. L'apparition de l'individualisme comme un mutant postmoderne de l'autonomie et de l'individualité s'accompagne de culpabilité, l'instabilité, et parfois d'un sentiment d'insécurité.

Chaque personne se sent seul dans une société indifférente.


L'épanouissement personnel et la recherche d'une identité deviennent une obsession qui se concrétise par l'investissement dans la sphère privée, dans la famille, les loisirs, voyages, amour, et par négliger le collectif ou y être indifférent.

 

Dilemme dès l'enfance

 

Comment aider les enfants à être autonomes, à exprimer leur individualité sans dériver vers l'individualisme et l'égoïsme ?
Une bonne estime de soi dépend d'un juste équilibre entre les réponses aux besoins personnels et la réaction aux pressions externes.
Les parents tentent d'encourager l'estime de soi de leurs enfants, et l'expression de leur individualité. Quand les enfants commencent à s'affirmer, ils ne peuvent pas distinguer besoins et désirs. Leurs désirs vont affronter la pression de leur entourage, la pression d'autres enfants et la pression de la société.

 

De nombreux enfants peuvent suivre les médias, la publicité ou le modèle proposé par d'autres enfants ceci par facilité. Ils vont exprimer alors leur individualité par la consommation et l'acquisition d'objets : vêtements, chaussures, jeux vidéo, ou gadgets technologiques. Ces biens de consommation seraient un moyen pour se faire accepter par les autres et ou un moyen d'expression.


Les parents ont du mal à lutter contre la publicité, et la pression de la société, ils enseignent aux enfants la différence entre "besoins" et "désirs". Un "besoin" est quelque chose de nécessaire pour maintenir des aspects importants de la vie, tels que la santé, la sécurité, le bien-être et l'éducation. Le désir est une recherche d'un plaisir, d'une gratification. Si la réponse aux besoins est légitime, la réponse aux désirs devrait prendre en compte d'autres paramètres comme l'économie, la priorité, l'âge etc.

Cela s'applique-t-il aussi sur la société ??

 

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Nuit Debout, le temps des conclusions ?

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Nuit Debout : et maintenant ?

Nous étions en train de préparer une manif parisienne pour soutenir l’écologie dans la société. La France venait d’élire François Hollande et nous voulions rappeler le gouvernement à ses obligations vis-à-vis de l’écologie.


J’ai contacté les organisateurs sur leur page Facebook. Je voulais participer. Beaucoup de monde sur cette page, des militants, des gens sincères, plutôt sans étiquette politique, qui tentaient de préciser les objectifs de cette manifestation parisienne. Il fallait commencer par la discussion. Rapidement, on découvre combien les opinions sont divergents, éloignés voire contradictoires. L’écologie comme n’importe quel sujet touche l’économie, le comportement personnel et même l’organisation de la société.


On laissait nos commentaires. On ajoutait nos idées. La page Facebook devient jour après jour une sorte de colonne longue et interminable. Les idées défilent, sans conclusions.


En discutant économie et écologie, Plusieurs personnes s’énervent. La discussion devient plus dure. Les commentaires acerbes font leur apparition. L’administrateur de la page efface ces commentaires agressifs pour préserver la qualité des interventions et pour apaiser l’ambiance.


Ce geste est immédiatement contesté, jugé autoritaire et même fasciste. Qui t’a donné l’autorité ? Quelle est ta légitimité pour modérer ? Quelle démocratie ?
On oublie l’écologie et l’économie. On doit organiser la gestion de la page. On doit élire un modérateur. On discute, on vote, on conteste, on revote.


La discussion reprend. La page s’allonge comme un tapis sans fin. Des centaines d’opinions plutôt sincères et des commentaires de bonne qualité flottent dans le vide de Face book. Qui peut rédiger une conclusion ? Pour conclure, il faut hiérarchiser, il faut dire que ce qui est essentiel. Chaque intervenant insiste sur son point de vue. Le tapis horizontal s’étend, se prolonge.

Rien de vertical ne peut surgir. La conclusion s’éloigne.
Vous imaginez la suite. Progressivement, la page se vide, aucune manifestation n’a été organisée bien sûr.
J’ai pensé à cette expérience en écoutant certaines interventions de Nuit Debout.

Cette soif de discuter, de parler, de vouloir faire, de vouloir avancer la société dans un sens, et la difficulté d’une conclusion.

Ces discussions peuvent remplir une énorme page de Facebook, et risquent d’avoir les même problèmes que cette manif qui n’a pas eu lieu : la conclusion est un acte difficile, c’est une recherche des priorités.


Nuit Debout démontre avant toute conclusion combien les partis politiques sont impuissants et incapables de mener les débats vers une conclusion utile.

Je ne sais pas qui a dit que l’horizontal est beau, le vertical est utile.

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