3 films de Michelle Pfeiffer, à partir de trois romans

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Michelle Pfeiffer, trois films de trois romans

Pour certains, Michelle Pfeiffer restera à jamais la Catwoman de Batman, Pour d'autres, c'est l'actrice des rôles sérieux, complexes et des scénarios littéraires.

 

Biographie de Michelle Pfeiffer

 

Née le 29 Avril 1958 à Santa Ana, Californie, Michelle Marie Pfeiffer est la fille de Richard Pfeiffer, un créateur de jeu vidéo et Donna Pfeiffer, une femme au foyer. Sa famille originaire du Dakota du Nord a déménagé à Midway City où Michele allait passer ses premières années scolaires. Après des études d'art dramatique, en Californie, elle rejoint la ville du cinéma pour intégrer le casting d'une série télévisée, Delta House, en 1979.
Pfeiffer fait ses débuts à la télévision en 1978, quand elle décroche un petit rôle dans la série d'ABC, Fantasy. Elle continuera à jouer dans un certain nombre d'émissions mineures de télévision.
Premier rôle en 1982 est dans la comédie romantique musicale, Grease2 de  Stephanie Zinone  Grease 2. En dépit des critiques négatives pour ce film,  Pfeiffer va jouer dans le film Scarface, de Brian De Palma en 1983.

En 1988, elle joue le rôle de la vertueuse Madame de Tourvel dans Les Liaisons Dangereuses, sous la direction de Stephen Frears. Son interprétation est acclamée par la critique, et elle remporte le BAFTA Award de la meilleure actrice dans un second rôle et est nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

 

Michele Pfeiffer filmographie romans

L'actrice est au sommet de sa gloire au début des années 90. Elle va avoir un rôle dans une production grand public en 1992, elle se glisse dans la tenue sexy de Selina Kyle, plus connue sous le nom de Catwoman. Son personnage d'héroïne féline dans le Batman, le défi de Tim Burton est son plus gros succès au box office.


Après cette superproduction, elle choisit encore pour la deuxième fois un scénario littéraire avec Le Temps de l'innocence (1993) de Martin Scorsese.
A partir de la fin des années 90, l'actrice se cantonne essentiellement dans le registre romantique  Personnel et confidentiel, Un beau jour, Une vie à deux.

Elle tourne un scénario littéraire, Chéri sous la direction de Stephen Frears en 2012.
Puis People Like Us (2012) et la comédie de crime Malvita en 2013, puis le Crime de l'Orient-Express qui sera tourné en 2017.
Parmi ces trois films, il est possible de trouver le meilleur rôle du cinéma de Michelle Pfeiffer. Elle a accepté ces scénarios tirés de trois chefs d'œuvre littéraire et le défi de jouer ces rôles complexes.

Michele Pfeiffer les liaisons dangereuses

Les liaisons dangereuses (1988)


Deux aristocrates brillants et spirituels, la marquise de Merteuil et le séduisant Vicomte de Valmont, signent un pacte d'"inviolable amitié" à la fin de leur liaison. C'est au nom de celui-ci que la marquise demande à Valmont de séduire la candide Cécile de Volanges qui doit prochainement épouser son ex-favori, M. de Bastide. Mais Valmont a entrepris de séduire la vertueuse Mme de Tourvel.
C'est la meilleure adaptation à l'écran du roman de Choderlos de Laclos. Œuvre littéraire majeure de la littérature française du XVIIIe siècle, ce récit épistolaire devient plus léger et plus rythmé, fruit de la collaboration du réalisateur Stephen Frears avec Christopher Hampton. Cette version est directement adaptée de la pièce que Christopher Hampton a montée à Broadway en 1987.
Ce film passe de la comédie noire au ton du polar. Stephen Frears reste fidèle à lui-même en portant un regard ironique et incisif envers les membres d'une classe sociale, les nobles de la période prérévolutionnaire. Les passages dramatiques du roman sont abordés avec un ton humoristique. Le film fut un succès planétaire et consolida la place de Frears dans l'industrie hollywoodienne, et ouvrit les portes du cinéma à Michele Pfeiffer.
Michelle Pfeiffer joue tout en retenue, sa beauté est magnifiée par la mise en scène, subtil mélange d'élégance et gravité. C'est un de ses plus grands rôles au cinéma.

 

Michele Pfeiffer le temps de linnocence


Le Temps de l'innocence  (1993)


Le Temps de l'innocence est une curiosité réussie dans la carrière de Scorsese, plus habitué aux films de gangsters et d'affranchis.
Le Temps de l'innocence, du roman de l'américaine Edith Wharton  prix Pulitzer 1921 est un mélodrame, histoire d'amour impossible au sein de l'aristocratie new-yorkaise des années 1870. Michelle Pfeiffer (Ellen) et Winona Ryder (May) partagent l'affiche avec Daniel Day-Lewis (Newland).
Newland Archer/Daniel Day Lewis est amoureux de la comtesse Olenska/Michelle Pfeiffer, victime d'un mariage malheureux. Newland, conformément à son rang et aux conventions familiales, doit épouser May/Wynona Ryder. Autour d'eux, gravitent beaucoup de personnages faisant plus ou moins partie de leurs cercles familiaux. On y retrouve ses thèmes favoris d'Edith Wharton : la solitude, l'amour frustré, la force des barrières sociales, l'atmosphère d'un New-York puritain, les bourgeois.
Il n'y a pas de héros ici, pas de morale, juste un roman lucide sur la condition humaine et sur la société d'une période puritaine qui étouffait ses jeunes et leurs émotions dans un univers de politesse, de bonnes manières et de ragots.
Le film bénéficie d'un cadre stylisé, robes de satin, demeures fastueuses, tableaux de grand maîtres, cérémonies, luxueux mets et superbes meubles.  Voilà le décor qui protège le poids des conventions, surtout quand il s'agit de mariage.
L'irruption de l'émotion dans ce monde va entraîner l'hostilité. Une femme en instance de divorce tombe amoureuse d'un homme marié. La société va protéger le mariage de cet homme, en faisant bloc contre cette liaison.
La lumière tout à fait prodigieuse illumine l'ensemble des scènes avec délicatesse. La photographie est superbe. Le réalisateur a une science du cadrage et à des mouvements de caméra virtuoses.
Un film réussi sans être le meilleur de Scorsese, ni de michelle Pfeiffer. Elle porte son rôle avec minutie, elle sait jouer comment montrer ses émotions, comment les dissimuler en société, comment se retenir, comment parfois s'abandonner.   

 

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Chéri (2009)


Dans Chéri de Stephen Frears, une courtisane vieillissante nommée Léa est allongée à côté de son amant.  Il lui murmure : Vous êtes si belle.  Fred, dont le surnom est Chéri, a 30 ans moins que sa maîtresse. Léa, jouée par Michelle Pfeiffer lui réponds : Un bon corps dure longtemps, Tout le monde le sait.
Le film, une adaptation d'un roman des années 20 de Colette, donne l'impression d'une liaison légère. Il est beau superficiel, elle est une "femme d'affaires" blasée. Le film nous mène tranquillement dans la légèreté puis la quasi-totalité de l'impact du film est livrée dans ses dernières minutes, fin d'une époque, la guerre, le réel qui intervient dans la chambre des amoureux.  
Lea est tragiquement consciente d'elle-même, de ses avantages et ses faiblesses. L'affaire est amusante au début, badinage et séduction puis attachement réel à un presque adolescent. Le roman de Colette comme le film revisite certains thèmes ; la rivalité féminine, la perte de la beauté, la sexualité.
Dans ce film, Michelle Pfeiffer a osé briser l'image de la femme belle et séduisante, elle joue avec justesse le rôle d'une courtisane vieillissante, qui joue ses dernières cartes, le corps séduit moins qu'avant, les amants plus jeunes rencontrent des femmes plus jeunes. Michelle Pfeiffer impressionne en femme à l'automne de son charme, dans une reconstitution du Paris des années 1910 qui ne laisse pas indifférent. Chéri offre un rôle écrit sur mesure pour Michelle Pfeiffer, brillante, complexe, d'une beauté finissante, témoignage de Stephen Frears à la littérature française.

 

On se trompe en réduisant le cinéma américain aux films grand public, et les acteurs américains à des produits du box office.
Dans ces trois films, Pfeiffer rend hommage à la grande littérature affirmant que l'association de ces arts peut faire de belles réalisations.

 

 

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6
Attraction ou the Human Contract : film mystérieux...
La solitude n'a rien de bénéfique

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lundi 23 avril 2018
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