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Beautiful Baster, 80 notes de jaune : le désir post-féministe?

50 nuances gery

 

Beautiful Baster, 80 notes de jaune

C'est une vague inattendue, de livres en forme de romance épicée, d'un style simple et décontracté, une nudité décomplexée, le genre valorisé et renforcé, romance où le désir sexuel est souverain. Ces livres se vendent à des millions d'exemplaires aux USA, puis en Europe, en format papier, en format numérique et en format audio. Il n'est pas rare de tomber sur une femme qui lit ce genre de livres aux restaurants, dans les aéroports ou le métro.


Dans les années 2008 - 2009, le genre littéraire qui cartonnait, c'était le surnaturel épicé, sexe-amour et aventures dans le monde des vampires (Twilight et autres).
Après le succès planétaire de 50 nuances de grès ou Fifty Shades of Grey (E.L. James, publié en France par Lattès),  Beau salaud  (Christina Lauren, publié par Hugo Roman) vendus à  plus de deux millions d'exemplaires aux USA, racontant une relation patron-assistante, à deux voix à la façon des Liaisons Dangereuses,   suivie d' un autre best seller 80 notes de bleu (vina Jakson) dans l'univers de BDSM  et il y a quelques jours Calander girl dans l'univers des escortes.  

 

Beautiful Baster


 
Beautiful Baster ou le beau salaud : un phénomène ? (2013)

" Beautiful Bastard " met en scène les relations tumultueuses de Bennett Ryan, trentenaire arrogant et perfectionniste destiné à reprendre les commandes de la société de média créée par son père, avec sa jeune et superbe assistante, Chloé Mills. Aussi élégant et magnétique qu'odieux et suffisant, Bennett fait preuve d'exigences abusives à l'égard de la volontaire et ambitieuse Chloé, qui s'accroche, prête à tout pour faire sa place dans cette grande entreprise. A tout ?


Sur son chemin vers son diplôme de MBA, Chloé Mills n'a qu'un seul problème, mais un sérieux problème : son patron, le jeune Bennett Ryan. Exigeant, désagréable, mais beau, riche, et irrésistible, le cauchemar des jeunes femmes. Bennett après des études en France est revenu à Chicago pour jouer un rôle dans l'empire de médias fondé par son père. Il est surpris de voir son assistante Chloé, créature magnifique, provocante, exaspérante.  Ainsi commence une romance de bureau. Elle n'est pas d'accord pour céder aux avances de son patron, mais son corps oui et cela fragilise sa volonté. C'est un jeu du chat et de la souris, deux victimes semi-consentantes d'une attirance sexuelle irrésistible.      


La perversité de Bennett monte d'un cran quand elle se décline de manière sexuelle. La tension brûlante qui s'installe entre ces deux êtres, qui se désirent autant qu'ils se détestent, croît au fur et à mesure de leurs ébats sexuels et ne manque pas de bouleverser les rapports hiérarchiques et les objectifs professionnels de l'un comme de l'autre. Comment surmonter ses pulsions ?

Comment arriver à dominer l'autre dans ce jeu torride ?

Comment combiner professionnalisme et désir hypnotique ? L'alternance des narrateurs, Bennett puis Chloé, à chaque chapitre permet de mieux comprendre les ressorts psychologiques de cette passion dévorante qui compromet enjeux de carrière et priorités de l'entreprise.

Bennett et Chloé, incarnation d'une relation amour-haine, et luxure. Deux personnages têtus qui offrent au lecteur une dynamique fascinante qui rend le roman addictif, et agréable à lire. Les deux personnages de caractère bien trempés se détestent cordialement, se prêtent à des échanges et des scènes cocasses, le verbe haut, mais aussi à un jeu d'érotisme, et de sexe décontracté.

 

abs11.5 orange " Sa main appuie doucement sur le bas de mon dos avant de descendre, s'immobilisant sur mes fesses. En neuf mois de travail avec lui, il ne m'a jamais même effleurée - pas volontairement, en tout cas. Et là, c'est clairement volontaire.
La chaleur de sa main se déplace sous ma jupe, ma peau s'électrise. Chaque muscle de mon corps se tend, mon ventre se liquéfie. Mais qu'est-ce qu'il fout ? Mon cerveau me crie de repousser cette main, de lui dire de ne plus jamais me toucher, mais mon corps a une autre idée. Les pointes de mes seins se dressent, je serre les dents pour toute réponse. Trahison pectorale.
Je pivote lentement sur mes talons, sa main me parcourt rapidement et glisse sur ma hanche. Je la sens se déployer, le bout de ses doigts dans mon dos, et son pouce qui presse la peau douce de mon pelvis. Nous nous regardons à la dérobée.
Ses yeux toujours rivés aux miens, il fait coulisser sa main plus bas. Ses doigts sillonnent ma cuisse, jusqu'à l'ourlet de ma jupe. Il la remonte, ses mains redessinent l'élastique de ma jarretière, la dentelle de mes bas. Un long doigt s'introduit sous la matière fine et la fait descendre doucement. Je fonds littéralement, je suis brûlante.
Comment est-ce que je fais pour laisser mon corps réagir comme ça ? J'ai toujours envie de le gifler, mais maintenant, plus encore, je souhaite qu'il continue. Le désir monte entre mes jambes. Il arrive au bord de ma culotte et passe ses doigts sous le tissu. Je le sens glisser contre ma peau et frôler mon clitoris avant de me pénétrer. Je mords mes lèvres, essayant, sans succès, de réprimer un gémissement. Quand je baisse les yeux sur lui, la sueur perle entre ses sourcils.
- Pour être trempée, tu es trempée, grogne-t-il. (...)
Il m'attrape par les hanches sans ménagement, me soulève et me pose sur la table. Sensation du bois froid. Il m'écarte les jambes. Je gémis involontairement au moment où ses doigts reviennent en moi, glissent sur mes jambes puis me fouillent. Je méprise cet homme avec une hargne singulière, mais mon corps me trahit - j'en veux toujours plus. C'est qu'il fait ça bien... Ses caresses n'ont rien à voir avec les attouchements amoureux auxquels je suis habituée. Lui, c'est un homme qui obtient toujours ce qu'il veut, et ce qu'il veut, là, maintenant, c'est moi. Ma tête tombe sur le côté alors que je m'allonge sur mes coudes, sentant un orgasme s'approcher à vive allure (...)
Il se retire pile au moment où j'allais jouir. Un moment, je crois qu'il va vraiment me laisser comme ça. Mais il m'attrape par le bras et me force à descendre de la table, ses lèvres pressées contre les miennes et sa langue dans ma bouche.
Quelques secondes plus tard, je suis contre la fenêtre glacée, mes seins s'écrasent sur la vitre. Le contraste entre la température du verre et celle de ma peau me fait gémir. Je suis en feu, chaque parcelle de mon corps désire sentir ses mains rugueuses, sa queue si dure.
- Écarte les jambes ! (...)
- Oui.
- Petite obsédée, sale perverse. Tu aimes être regardée, n'est-ce pas ? murmure-t-il, en prenant le lobe de mon oreille entre ses dents. Tu aimes l'idée que tout Chicago puisse relever la tête et te voir en train de te faire baiser, et en déguster chaque minute, tes jolis nichons collés contre la fenêtre.
Il s'incline légèrement et attrape mon clitoris entre ses doigts, il le caresse - la pression et le rythme parfaits. Je sens son sourire contre mon cou et, quand il ouvre la bouche et presse ses dents contre ma peau, j'explose. La chaleur envahit ma colonne vertébrale, s'enroule dans mes hanches et entre mes jambes. Je me redresse et me colle contre lui. Mes mains s'appuient contre la fenêtre, mon corps entier frémit, plein de l'orgasme qui me prend, me laissant le souffle coupé. Quand ça s'arrête enfin, il se retire et se tourne vers moi, baissant la tête pour m'embrasser le cou, la mâchoire, la lèvre inférieure. (...)
De retour à mon bureau, j'attrape mon sac et enfile mon blazer, dont j'essaie désespérément de fermer le bouton de mes doigts tremblants. Ryan n'est toujours pas réapparu et je cours jusqu'aux ascenseurs, priant Dieu pour qu'il n'arrive pas avant que je sois partie.
Merde "  - Chapitre 1
 
Les deux personnages vont continuer leur duel, Bennet déchire et collectionne les culottes de Chloé, qui ne lui refuse rien pour jouir, et qui refuse de l'aimer.

 


abs11.5 orange " Sa main remonte dans mes cheveux et replace une mèche qui s'est échappée de ma queue de cheval.
- Je serais un déchireur de culottes silencieux, ce serait encore pire qu'un patron colérique déchireur de culottes.
J'éclate de rire. Il me chatouille les côtes.
- Bennett ? Dis-je, en essayant d'avoir l'air nonchalant. Qu'est-ce que tu fais de mes culottes ?
Il me jette un regard noir, provocant :
- Je les garde en lieu sûr.
- Tu me montreras ?
- Non.
- Pourquoi est-ce que tu fais ça, franchement ?
Il m'étudie pendant un moment. Il pèse ses mots. Finalement, il s'appuie sur un coude et approche son visage à quelques centimètres du mien :
- Pour la même raison que celle pour laquelle tu aimes ça."  . Chapitre 14

D'autres livres de la même série vont continuer le succès de deux journalistes Christina et Lauren : beautiful stranger, beautiful player, etc. 

 

80 notes jaune rouge

 

80 Notes de Jaune (vina Jackson) (2013)

Summer vit à Londres et entretient avec la musique une relation passionnelle et charnelle. Quand elle joue ou écoute de la musique elle oublie le monde qui l'entoure. La musique dans ce livre jour un rôle essentiel dans le rapport de Summer avec son corps et ses désirs.

Dominik, quadra, professeur de littérature, en prenant le métro, est attiré par la musique, par le son merveilleux d'un violon et de cette personne absorbée par ses notes.
Il essayera de retrouver cette jeune personne ... En vain ... Jusqu'au jour où dans le journal il apprend que cette jeune personne a été victime d'une bagarre qui a mal tournée et que son violon a été brisé. Il entre en contact avec la violoniste pour lui proposer un deal qu'elle va accepter par curiosité.

Pas de fausse relation dominé/dominant. Non, deux personnes au courant de leurs désirs qui les poussent à sortir des sentiers battus. On entre dans un monde de BDSM, érotique, sexuel, sans violence et sans contrainte, un jeu sensuel où Summer libère progressivement sa sexualité de toute contrainte.

Comme les série de beautiful Baster, l'écriture est agréable à lire, à double voies (Summer à la première personne et Dominik à la 3ème personne ). On a l'impression de vivre dans la tête de Summer et de Dominik.


On savoure la relation de Summer avec la musique, avec son violon, puis avec son corps et sa sexualité décrite dans un style fluide, rythmé, percutante et sans vulgarité.


abs11.5 orange " Elle se pencha pour saisir l'archet qui était resté dans l'étui, consciente d'offrir à Dominik un bref aperçu de ses seins : elle ne portait jamais de soutien-gorge avec cette robe. Summer le regarda à la dérobée en accordant son violon. L'homme ne bougeait pas, impassible. L'instrument avait un timbre si riche et si rond que les sons se réverbérèrent sur le plafond du kiosque.
Summer commença à jouer Vivaldi.
Elle connaissait les quatre concertos par cœur. C'étaient ses morceaux de prédilection, que ce soit pour jouer en public, devant ses amis, ou pour répéter. La musique, vieille de plusieurs siècles, l'emplissait toujours de joie, et comme elle l'interprétait, elle vit défiler sous ses paupières closes les riches et réalistes paysages de la Renaissance italienne qu'elle avait tant de fois admirés en peinture. Pour une raison qu'elle ignorait, les êtres humains étaient presque toujours absents de sa rêverie vivaldienne, et elle n'avait jamais cherché à expliquer cette omission quasi freudienne.
Le temps s'arrêta.
Les notes qu'elle tirait de l'instrument étaient magnifiques, et elle eut soudain l'impression de parvenir à un degré supérieur et inconnu de compréhension de l'œuvre. Elle n'avait jamais aussi bien joué. Détendue, elle atteignait la vérité au cœur même de la musique, et se laissait emporter par le flot de la mélodie, submergée par son intensité. C'était presque aussi bon que la jouissance sexuelle.
Quand elle attaqua le troisième concerto, elle ouvrit brièvement les yeux pour regarder Dominik. Il n'avait pas bougé d'un pouce, immobile, perdu dans ses pensées, les yeux rivés sur elle. Il la dévisageait toujours et ressentit la nervosité qui la gagnait. Elle avait interprété Les Quatre Saisons de manière exceptionnelle et il était ravi. Lui demander de jouer pour lui avait été une idée de génie et le concert qu'elle venait de lui donner avait éveillé de fortes sensations en lui : il se sentait lié à elle. Il mourait d'envie de goûter la douceur de sa peau, de faire courir ses doigts et sa langue sur la courbe de son épaule, de découvrir les secrets dissimulés sous l'étoffe de sa robe. Il devinait déjà la forme de son corps. Il avait toujours regretté de ne pas avoir appris la musique et de ne jouer d'aucun instrument. Il était trop tard pour s'y mettre mais il pressentait que Summer était un instrument dont il pourrait jouer pendant des heures. Et il comptait bien le faire.
- C'était sublime, finit-il par dire.
- Vous avez gagné votre violon, dit-il. " chapitre 4


abs11.5 orange " La robe glissa le long de sa poitrine, puis, d'un rapide mouvement des hanches, la jeune femme la fit tomber à ses pieds, en accordéon. Elle ne portait pas de sous-vêtements.
Uniquement des bas, qui s'arrêtaient à mi-hauteur de ses cuisses blanches. Et les chaussures de couturier à hauts talons qu'il lui avait déjà vues. L'idée l'effleura vaguement qu'elle ne devait pas posséder beaucoup de paires de ce genre.
- Approchez, ordonna-t-il.
Summer hésita une seconde, puis franchit la ligne lumineuse et se dirigea vers lui. En la regardant avancer lentement vers lui dans la pénombre, Dominik remarqua soudain une ligne rouge le long de son flanc, qui courait de sa taille fine à ses fesses. Il plissa les yeux, croyant d'abord à une ombre créée par le jeu de lumière. Mais c'était autre chose, une trace qu'il n'avait pas vue quand elle s'était retournée pour se dévêtir lors de la dernière séance. Aujourd'hui, elle avait bien pris garde à lui faire face.
Summer retint son souffle. Elle savait que les bleus n'avaient pas tout à fait disparu, comme le lui avait révélé son reflet un peu plus tôt dans la journée, quand elle s'était préparée pour ce récital. Elle avait cru qu'ils s'effaceraient plus vite. Voilà pourquoi elle ne lui avait pas montré son dos. Elle fut soudain envahie par l'inquiétude et se demanda comment il allait réagir, tout en ayant très envie d'exposer effrontément les stigmates durement gagnés de son infamie personnelle.
- Penchez-vous.
Elle obéit, consciente du spectacle qu'elle lui offrait.
- Écartez les jambes.
Il avait ainsi une vue plongeante sur son intimité.
Il lui caressa la fesse gauche, d'abord légèrement, comme s'il en explorait la peau satinée puis plus brutalement. Sa main était brûlante.
Il s'attarda sur les lignes parallèles qui zigzaguaient sur la peau de la jeune femme et explora les îlots épars de marques jaunâtres. Il fit courir lentement son doigt entre ses fesses et elle retint son souffle quand il lui caressa doucement l'anus. Il ne s'arrêta pas en si bon chemin et finit par atteindre sa fente avec une lenteur délibérée. Summer était moite et ne ressentait aucune honte à être ainsi exposée, à la fois physiquement et moralement. Elle trouvait Dominik excitant, elle aimait sa manière de la toucher, de lui parler. Et alors ?
Chaque fois qu'elle interprétait cette partition, elle voyait défiler en imagination un paysage scandinave sauvage : des vagues se brisaient contre un littoral rocailleux et leur écume formait un brouillard qui se découpait contre les ciels plombés. Pour Summer, chaque morceau possédait son propre paysage, et l'y transportait quand elle l'interprétait. Elle savait que la grotte écossaise qui avait inspiré Mendelssohn pour la composition de cette ouverture était fréquemment associée à la Chaussée des Géants en Irlande, mais elle n'avait visité ni l'une ni l'autre. Parfois l'imagination suffisait.
- Exquise, finit-il par murmurer.
- La musique ou moi ? demanda-t-elle aigrement.
- Les deux le sont.
- Merci. Je peux me rhabiller ?
- Non, riposta-t-il sans ciller.
Il l'attrapa par les fesses et la rapprocha de lui, afin qu'elle soit assise sur l'extrême bord du meuble. Puis il se tourna vers le lit qui se trouvait contre l'un des murs. Cet homme a un lit dans son bureau, il est décidément étrange, pensa Summer. Il saisit un oreiller, qu'il cala sous sa tête. Il déplaça ensuite la lampe de bureau, dont il pointa le faisceau lumineux sur le sexe de la jeune femme. "  Chapitre 6


Femmes libres post féministes ou héroïnes de commerce ?

Le débat est lancé depuis les années 2010 sur la femme du 21ème siècle, qui a bénéficié d'une impressionnante amélioration de la condition féminine dans le monde occidental. Certaines femmes du 21ème siècle semblent chercher à pratiquer un féminisme de droits sans négliger leur désir, et leur sexualité. On peut lire des critiques acerbes sur Chloé qui accepte ce jeu de romance au bureau sans faire référence au harcèlement sexuel, à Summer qui accepte volontiers un jeu de domination masculine.   
Un ou deux best sellers ne traduisent pas cette tendance post- féministe, c'est le nombre des livres vendus, la décontraction avec laquelle ces livres sont lus dans les lieux publiques, et affichés dans les médias.

On retrouve la même tendance dans des séries télévisés à succès : Outlander (on montre une fessée adminsitrée à une femme), Poldark (on montre un rapport sexuel forcé), ou la série girlfriend experience (on montre le monde des escortes de luxe).  
Dans cette tendance, la femme est montrée forte, maître de son destin, libérée de toute domination y compris des idées du 20ème siècle. Elle offre cette liberté à qui elle veut.


La sexualité dans la littérature n'est pas une nouveauté. A la différence de certains romans français utilisant la sexualité pour raconter le drame du viol ou de l'inceste, ou d'intellectualiser la sexualité, ces romans à plusieurs voix célèbrent le sexe comme jeu, comme amusement entre homme et femme et comme la porte d'entrée vers une relation émotionnelle et sérieuse. Dans chaque roman, on passe du sexe à l'amour, sans exception.


Ces femmes ne veulent pas de liberté dans la solitude. Elles veulent partager cette liberté.  
En face de ces femmes libres, les hommes sont montrés dans une virilité classique, le genre masculin est puissant, amoureux des femmes et de leurs corps, décideur, capable de rassurer les femmes et de les satisfaire, sans violence, sans contrainte. La force et la détermination du partenaire masculin sont capables de protéger la femme non pas de son environnement ni de sa société mais de ses doutes, de la solitude affective ou sexuelle.
Dans ces livres à succès, le masculin est caricaturé, riche, beau, puissant, et sexuellement irrésistible. De même que les femmes sont belles, dynamiques, sans complexe.          

      
Le livre numérique est-il en train de changer les choses ? Ces livres ont bénéficié incontestablement de la diffusion numérique. Depuis les années 2010, les livres numériques sont disponibles. Ces livres ont offert aux écrivains les moyens d'être édités et aux éditeurs le moyen de multiplier l'offre. Un nombre impressionnant de livres érotiques écrits par des hommes et des femmes sont disponibles à des prix très modérés.


Quelques livres ou quelques séries ne font pas une tendance culturelle mais traduisent la tendance du moment. Depuis plusieurs années, une nouvelle image de la femme est en train de sortir dans la culture occidentale. On est devant une femme libre, forte, libérée. Sa force l'autorise à partager son intimité avec les hommes sans complexes et sans craintes.

Dans l'intimité, elle revendique le droit d'être aimée et désirée sans confusion.

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Femmes et pornographie : liberté ou normalisation ...
Flash mob : Boléro de Ravel dans la rue
 

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mardi 20 novembre 2018
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