Omar Khairat, maître coloriste des sons

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Omar Khairat, maître coloriste des sons

Omar Khairat est né au Caire, en Egypte en 1949, issu d'une grande famille d'artistes. En 1959, il rejoint le Conservatoire pour étudier le piano et la musique. Il poursuit des études supérieures au Trinity College of Music à Londres. Après une participation dans un groupe de jazz, il commence à composer sa musique pour le cinéma égyptien, la télévision et le théâtre. Il a composé pour le Ballet égyptien. Sa musique est influencée par la musique classique arabe et européenne, la musique traditionnelle africaine, le jazz, la pop et le blues. Ce qui distingue sa musique est sa façon de combiner ensemble dans le même orchestre les instruments occidentaux et orientaux.


Sa carrière de pianiste a commencé en 1979, alors que ses diverses œuvres ont commencé à être reconnues par le public et les critiques. Il est devenu célèbre en composant la musique de films à succès.
Sa première composition importante a été la bande originale d'un film à succès "la Nuit de l'Arrestation de Fatma". Dans son travail, il réussit une belle harmonie dans une structure de musique classique occidentale.

Dans " la nuit de l'arrestation de Fatma ", l'orchestre commence par une balade douce et calme impliquant les codes et les instruments à vent, puis une rupture soudaine vers un rythme dramatique et inquiétant impliquant les instruments de l'orchestre et les percussions. Ce thème joué plusieurs fois, à plusieurs rythmes pour laisser place à une brève balade de piano et cordes pour revenir au thème principal, de plus en plus allégro.     

Mélange entre la musique orientale, percussion africaine, jazz et blues dans une harmonie occidentale bien maîtrisée. Son orchestre est un ensemble ordonné avec la perfection d'un orchestre symphonique, orientale, et orchestre de jazz. Ce mélange produit des sons riches en émotions et en énergie.



On peut penser pendant quelques instants que nous écoutons une musique d'ambiance, puis soudainement, on passe à une musique chargée d'émotion ou romantique pour être surpris par l'orchestration symphonique et l'harmonie somptueuse qui intègrent tous les instruments à la fois, comme dans les ouvertures des œuvres classiques au début du 20ème siècle, dans un rythme dansé africain ou jazzé.



Il est même difficile pour les non-spécialistes de nommer certains instruments impliqués dans ses orchestres, ou leurs origines. C'est une musique de maîtrise et de maturité, rien n'est laissé au hasard, chaque thème exige ses propres sons.    
Il plait au public, qui s'amuse avec lui pendant ses concerts, qui scande le rythme.



Il faut maîtriser l'art pour le dépasser, disait Picasso.

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La passion d’Augustine, un beau film

lapassiondaugustine

La passion d’Augustine : musique, et modernité des femmes


Depuis le 30 mars, ce film canadien est à l’affiche dans de nombreuses salles en France. Je vous invite à allerle voir.

Vous ne serez pas déçu. Vous allez assister à un film drôle, léger, grave par moments, où des morceaux de musique classique glissent avec beauté sur la neige de l’hiver québécois.
Au début des années 60, de nombreux changements vont secouer une petite école religieuse. Concile Vatican II, le gouvernement canadien décide la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pour alléger le poids de l’église sur la société québécoise. La scénariste situe son récit entre les murs d'une école de filles tenue par des religieuses. La Mère supérieure, Mère Augustine a fondé cette école de musique dans le couvent. Plusieurs histoires se déroulent en même temps. La nièce de la mère supérieure sera admise au sein de l'institution, une jeune fille qui révèle ses immenses talents de pianiste. En même temps, il s'agit de s'adapter, de se battre pour sauver l’école de musique menacée de fermeture.


Ce film évite les clichés sur les religieuses et les écoles religieuses. La réalisatrice nous accompagne dans les salles de classes, les dortoirs, les couloirs, les salles de musique de ce couvent au bord du fleuve Richelieu. Ces femmes religieuses qui pensaient que les saisons vont se succéder, vont affronter les changements imposés par la modernité et la société, avec courage, et intelligence


Quand elles décident d'ôter leurs voiles, de s’habiller en des tenues plus adaptées aux temps nouveaux, elles expriment leur appréhension, et leur pudeur avec sincérité. C’est un passage de la religion à la spiritualité véhiculée par la musique. Quand la nièce se met à jouer, le spectateur savoure un moment de grâce. Ces religieuses enseignent la musique et non pas un discours dogmatique.


Le film est une surprise, disent les médias de la belle province. Le public a aimé. Le film a reçu des prix au Québec et le prix du public au Festival d’Angoulême. Le film réhabilite ces établissements si décriés dans la belle province dans les années 60.
La réalisatrice a choisi une forme classique sobre et efficace. Les actrices jouent avec justesse dans des images éclairées par une belle lumière et adoucies par le chant choral et par des compositions pour piano. Céline Bonnier, qui joue le rôle de la mère Augustine mérite mention.


Ce film est récompensé plusieurs fois :
- Festival du film francophone d'Angoulême, Prix du Public
- Rencontres Cinématographiques de Cannes 2015, Prix du Public
- Festival du Cinéma et de la Musique de la Baule 2015 - Prix du Meilleur Scénario et Prix du Public
- Festival du Film de Sarlat, 10-14 Novembre 2015
- Festival du Film Francophone d'Albi, Novembre 2015

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