Encyclopédie: sexologie et couple

Abus sexuel : conséquences et traitements

 homme main sur epaule femme abus

Abus sexuel : conséquences et traitements

 

On peut définir l'abus sexuel comme : conduite illicite ayant comme but de profiter de la faiblesse d'une personne pour la contraindre à avoir des relations sexuelles. Cet acte peut employer les mensonges, le pouvoir, la force ou les menaces.

 

Abus sexuel : généralités
L'abus sexuel n'est pas un terme juridique mais un terme utilisé en sexologie et dans le langage populaire. Il peut être accompagné d'un acte violent, ou d'un acte de duperie. La victime peut être mineure ou adulte. On peut définir aussi l'abus sexuel comme tout contact sexuel entre un enfant ou un adolescent et une personne ayant un pouvoir.
La qualification juridique est différente, allant de viol en cas de pénétration à l'agression sexuelle. Si les études varient, le pourcentage 20 - 30% des femmes abusée sexuellement durant leur enfance et le chiffre de 10-15% des garçons revient le plus souvent. Les effets négatifs de cette agression sur la sexualité future de ces enfants ont été étudiés. 1 garçon sur 5 et 1 fille sur 4 ont subi une forme d'agression sexuelle de l'attouchement au viol.

 


Abus sexuel et comportement sexuel
L'abus sexuel laisse de nombreuses séquelles psychologiques. Les études relatent que la colère, anxiété, dépression, et problèmes de comportement comme abus de substance, et délinquance (Briere & Runtz, 1991) sont les plus fréquents.
De nombreuses études confirment une association entre l'histoire d'un abus sexuel et un comportement sexuel à risque. 30.2% des filles et 9.3% des garçons ont été victimes d'une relation sexuelle forcée, et ont décrit un comportement sexuel à risque allant des relations avec partenaires multiples, précocité sexuelle jusqu'aux grossesses non désirées (Raj 2000).
Le comportement sexuel à risque associé à un abus sexuel vécu cité dans la littérature comprend :
Initiation sexuelle avant l'age de 14 ans : le terme initiation désigne le fait d'accepter de commencer sa vie sexuelle avec des partenaires plus âgés ou plus expérimentés.
Précocité sexuelle : s'engager dans des relations sexuelles plus précocement que la moyenne de son âge.
Nombre des partenaires sexuels élevés ( plus de 5)
Usage d'alcool ou de drogues avant une rencontre sexuelles
Engagement dans une activité sexuelle avec partenaires multiples (sexe de groupes)
Relations sexuelles pénétratives (avec pénétration ) sans préservatif
Grossesse non désirée
Accorder des faveurs sexuelles en échange d'argent ou de drogues
Maladies sexuellement transmissibles

 


Abus sexuel et troubles sexuels
Les femmes abusées rapportent un inconfort vis à vis de la nudité devant un partenaire, une gêne en cas de relations sexuelles avec les lumières. Aucune différence concernant la fréquence des rapports, l'initiation sexuelle, orgasme, et l'aptitude à essayer de nouvelles activités sexuelles n'a été retrouvée. Aucune différence concernant l'usage des préservatifs ( prévention MST) ou les spermicides ( Prévention grossesse). Cependant, un nombre élevé des femmes abusées n'utilisent pas de contraception.
En cas d'utilisation de contraception, les victimes préfèrent le stérilet ( DIU), alors que les femmes sans histoires d'abus sexuelles préfèrent les contraceptifs oraux.
Les femmes notent une honte, insatisfaction de leur corps, moins d'amour-propre et image négative de soi, expériences moins positives à l'égard de la sexualité, relations plus négatives avec des hommes.
L'abus peut briser les espoirs dans des relations pouvant aider la femme à se sentir aimé, protégé, et désirée. Les victimes sont vulnérables pour oser se montrer nue dans une relation intime, le risque de trahison est obsédant.
Pour nombreuses personnes abusées sexuellement, la sexualité serait vue comme un fardeau plutôt que comme un moment de plaisir. La sexualité deviendrait une source de confusion et serait aussi perçue comme une agression.
Les études démontrent qu'une fille sur trois et un garçon sur six ont été victimes d'un avis sexuel avant l'âge de 18 ans (Finkelhor 1989).
Ces études confirment que les traces de cet abus sexuel durant l'enfance peuvent influence pendant lo,ng temps le comportement sexuel de la victime. Les séquelles psychologiques les plus présentes sont : colère, anxiété, dépression, et problèmes de comportement comme abus de substance, et délinquance (Briere & Runtz, 1991). D'autres études montre une association entre l'histoire d'un abus sexuel et un comportement sexuel à risque. 30.2% des victimes filles et 9.3% des garçons victimes ont été victime d'une relation sexuelle forcée, et relatent ensuite un comportement sexuel à risque allant des relations avec partenaires multiples , précocité sexuelle jusqu'aux grossesses non désirées (Raj 2000)
Selon l'étude de Fergusson (1997), les filles victimes d'un abus sexuel sont 4,4 fois plus nombreuses à engager une relation sexuelle et de devenir enceintes, .neuf fois plus nombreuses à avoir des partenaires sexuels multiples ( plus de 5 ) et 6 fois plus nombreuses à avoir des relations sexuelles avant l'âge de 6 ans.
D'autre part, l'étude de Brown (2000) a trouvé trois fois plus d'adolescents à s'engager dans des relations sexuelles sans préservatif parmi les victimes d'avis sexuel. Ils prétendent d'une efficacité insatisfaisante du préservatif, et possèdent peu d'information sur les MST. Ils reportent des pulsions sexuelles difficilement contrôlables .
Finkelhor and Browne (1985) ont tenté de comprendre le lien entre l'abus sexuel subi pendant l'enfance et ce comportement sexuel à risque. Ils ont décrit un processus en quatre étape :
* -sexualisation traumatisante de l'enfant
* - trahison,
* -stigmatisation,
* -impuissance.
Ce processus engendre des besoins d'affection, d'attention que les victimes cherchent à combler à travers la rencontre sexuelle, en développant une attitude sexuelle risquée imitant ainsi leur agresseur.
Mackey (1992) suggère que la dépression suivant le traumatisme sexuel peut expliquer ce comportements sexuel.

 


Conséquences de l' Abus sexuel
Tout geste de nature sexuelle par lequel une personne plus âgée amène une personne plus jeune à le gratifier sexuellement peut être qualifié d'un abus sexuel. Cela inclus les attouchements bien sur. L'abus sexuel à l'enfance est identifié comme étant la cause première de problèmes psycho-sociaux.
Les personnes abusées durant l'enfance rapporteraient des troubles rattachés à l'abus sexuel pendant l'enfance : un taux élevé de tension chronique, anxiété, de trouble du sommeil et de stress, difficultés d'entrer en relation, et dysfonctions sexuelles.
Bien que les similarités entre des réponses des garçons et des filles existent), certaines différences ont été relatées ; par exemple : la tendance des garçons à externaliser (comportement agressif vis à vis des autres), et la tendance des filles à intérioriser leurs symptômes (dépression, autres).
Les conséquences sont nombreuses , et peuvent affecter le comportement social ( colère, isolement) , émotionnel ( manque de confiance, dépression) , et sexuel.
Une étude épidémiologique rapporte l'abus sexuel comme un facteur de risque pour la dysfonction sexuelle, particulièrement les problèmes d'excitation sexuelle. Certains confirment que les individus abusés sexuellement expriment des problèmes sexuels, relationnels, et sociaux des problèmes avec leurs partenaires : méfiance dans les relations, manque d'estime de soi, problèmes sexuels, et difficultés de santé mentale telle dépression, abus de substance, et phobies.
Les résultats indiquent que les femmes abusées sexuellement, rapportent moins de satisfaction avec leur corps, plus de gêne concernant leur apparence, moins aptes à former et entretenir des relations avec les autres.

 

Abus sexuel et l'image du corps

Si les études varient, le pourcentage 20 - 30% des femmes abusée sexuellement durant leur enfance et le chiffre de 10-15% des garçons revient le plus souvent.

Les effets négatifs de cette agression sur la sexualité future de ces enfants ont été étudiés (2,3,4, 16). 1 garçon sur 5 et 1 fille sur 4 ont subi une forme d'agression sexuelle de l'attouchement au viol. On peut définir l'abus sexuel comme tout contact sexuel entre un enfant ou un adolescent et une personne ayant un pouvoir.
C'est aussi tout geste de nature sexuelle par lequel une personne plus âgée amène une personne plus jeune à le gratifier sexuellement. Cela inclus les attouchements bien sur. L'abus sexuel à l'enfance est identifié comme étant la cause première de problèmes psycho-sociaux. Les personnes abusées durant l'enfance rapporteraient des troubles rattachés à l'abus sexuel pendant l'enfance : un taux élevé de tension chronique, anxiété, de trouble du sommeil et de stress, difficultés d'entrer en relation, et dysfonctions sexuelles.
Bien que les similarités entre des réponses des garçons et des filles existent, certaines différences ont été relatées ; par exemple : la tendance des garçons à externaliser (comportement agressif vis à vis des autres à), et la tendance des filles à intérioriser leurs symptômes (dépression, autres) .


Problème concernant l'image du corps
De nombreuses études n'ont tracé aucun impact significatif de l'abus sexuel : dans une étude sur des étudiants d'université, aucun lien n'a été décelé entre un abus sexuel et l'image du corps ou avec d'autre symptomatologie. Dans une autre étude, les effets de l'abus sexuel sur l'estime de soi n'étaient pas significatifs.
Alors que l'effet de l'abus sexuel sur l'image du corps est discutable, l'effet de l'abus sexuel sur le fonctionnement sexuel est plus clair. Une étude épidémiologique rapporte l'abus sexuel comme un facteur de risque pour la dysfonction sexuelle, particulièrement les problèmes d'excitation sexuelle.
Cette étude relate que le traumatisme sexuel, incluant l'abus sexuel, est une source des problèmes sexuels. Certains  confirment que les individus abusés sexuellement expriment des problèmes sexuels, relationnels, et sociaux incluant manque de satisfaction sexuelle, et des problèmes avec leurs partenaires. Durant ces entrevues, les femmes abusées sexuellement parlaient de : méfiance dans les relations, manque d'estime de soi, problèmes sexuels, et difficultés de santé mentale telle dépression, abus de substance, et phobies. Cependant, l'abus sexuel ne modifie pas la fréquence de rapport sexuel. Une forte association a été notée entre l'abus sexuel et l'indice de masse corporelle l'insatisfaction de son corps ou des tendances à l'obésité.
Un échantillon de 3627 femmes répondant à un sondage a détecté 832 abus sexuels, L'âge moyen des victimes était 28 ans. La majorité (93,7%) de cet échantillon s'identifiait comme hétérosexuelle. Plus de 28% avait poursuivi une formation universitaire ou technique. Les analyses statistiques et numériques ont été étudiées selon les règles de validations .
Les résultats indiquent que les femmes abusées sexuellement, rapportent moins de satisfaction avec leur corps, plus de gêne concernant leur apparence, moins aptes à former et entretenir des relations avec les autres.


Abus sexuel: effets sur l'image de soi  
Si les études varient, le pourcentage est de 20 - 30 % de femmes abusée sexuellement durant leur enfance et le chiffre de 10-15 % de garçons. Les effets négatifs de cette agression sur la sexualité future de ces enfants ont été étudiés.
1 garçon sur 5 et 1 fille sur 4 ont subi une forme d'agression sexuelle de l'attouchement au viol. On peut définir l'abus sexuel comme tout contact sexuel entre un enfant ou un adolescent et une personne ayant un pouvoir.
C'est aussi tout geste de nature sexuelle par lequel une personne plus âgée amène une personne plus jeune à le gratifier sexuellement. Cela inclus les attouchements bien sur. L'abus sexuel à l'enfance est identifié comme étant la cause première de problèmes psycho-sociaux. Les personnes abusées durant l'enfance rapporteraient des troubles rattachés à l'abus sexuel pendant l'enfance : un taux élevé de tension chronique, anxiété, de trouble du sommeil et de stress, difficultés d'entrer en relation, et dysfonctions sexuelles.
Bien que les similarités entre des réponses des garçons et des filles existent, certaines différences ont été relatées ; par exemple : la tendance des garçons à externaliser (comportement agressif vis à vis des autres à), et la tendance des filles à intérioriser leurs symptômes (dépression, autres).

 

Problème concernant l'image du corps
De nombreuses études n'ont tracé aucun impact significatif de l'abus sexuel : dans une étude sur des étudiants d'université, aucun lien n'a été décelé entre un abus sexuel et l'image du corps ou avec d'autre symptomatologie. Dans une autre étude, les effets de l'abus sexuel sur l'estime de soi n'étaient pas significatifs.
Alors que l'effet de l'abus sexuel sur l'image du corps est discutable, l'effet de l'abus sexuel sur le fonctionnement sexuel est plus clair. Une étude épidémiologique rapporte l'abus sexuel comme un facteur de risque pour la dysfonction sexuelle, particulièrement les problèmes d'excitation sexuelle. Cette étude relate que le traumatisme sexuel, incluant l'abus sexuel, est une source des problèmes sexuels. Certains confirment que les individus abusés sexuellement expriment des problèmes sexuels, relationnels, et sociaux incluant manque de satisfaction sexuelle, et des problèmes avec leurs partenaires. Durant ces entrevues, les femmes abusées sexuellement parlaient de : méfiance dans les relations, manque d'estime de soi, problèmes sexuels, et difficultés de santé mentale telle dépression, abus de substance, et phobies. Cependant, l'abus sexuel ne modifie pas la fréquence des rapport sexuels. Une forte association a été notée entre l'abus sexuel et l'indice de masse corporelle, l'insatisfaction de son corps  ou des tendances à l'obésité.
Un échantillon de 3627 femmes répondant à un sondage a détecté 832 abus sexuels, L'âge moyen des victimes était 28 ans. La majorité (93,7%) de cet échantillon s'identifiait comme hétérosexuelle. Plus de 28% avait poursuivi une formation universitaire ou technique. Les analyses statistiques et numériques ont été étudiées selon les règles de validations.
Les résultats indiquent que les femmes abusées sexuellement, rapportent moins de satisfaction avec leur corps, plus de gêne concernant leur apparence, moins aptes à former et entretenir des relations avec les autres.
Les femmes abusées rapportent un inconfort vis à vis de la nudité devant un partenaire, une gêne en cas de relations sexuelles avec la lumière. Aucune différence concernant la fréquence des rapports, l'initiation sexuelle, orgasme, et l'aptitude à essayer de nouvelles activités sexuelles n'a été retrouvée.
Aucune différence concernant l'usage des préservatifs ( prévention MST) ou les spermicides ( Prévention grossesse). Cependant, un nombre élevé des femmes abusées n'utilisent pas de contraception.


En cas d'utilisation de contraception, les victimes préfèrent le stérilet ( DIU), alors que les femmes sans histoires d'abus sexuelles préfèrent les contraceptifs oraux. Les effets d'abus sexuel sont nombreux, et variés, et toujours préjudiciables. Les femmes notent une honte, insatisfaction de leur corps, moins d'amour-propre et image négative de soi, expériences moins positives à l'égard de la sexualité, relations plus négatives avec des hommes. A noter aussi le lien entre l'abus sexuel et les problèmes de conduite alimentaire comme anorexie ou boulimie.


* Problèmes d'intimités : Un des grands théoriciens de l'intimité Erikson (1951) a définit l'intimité comme la capacité d'un individu à s'engager dans une relation concrète. Plus un individu est solide dans son identité, plus il pourra entrer dans une relation d'intimité véritable. Certaines études relèvent que l'abus sexuel et les difficultés d'intimité sont liés : les victimes d'abus sexuel connaîtront des troubles d'intimité profonds, pouvant aller jusqu'à refuser l'engagement dans des rapports potentiellement durables.

 

* Gêne et insatisfaction du corps : le corps étant le lieu du traumatisme, des sensations de "saleté", et de honte ont été rapportées. L'arrêt de l'abus sexuel ne dissipe pas ces sensations, et les femmes adultes peuvent subir ces sensations et développer une anorexie, encouragées par une culture invitant le corps féminin à se conformer à idéal présumé de beauté, entraînant une obsession de la maigreur.

 

* Moins d'aptitude à former et entretenir des relations avec les autres : Les rapports sexuels dans une chambre éclairée sont intolérables, la nudité devant le partenaire aussi..L'acte abusif considéré comme trahison, les victimes ont du mal à faire confiance dans leurs relations avec les autres. L'abus peut briser les espoirs dans des relations pouvant aider la femme à se sentir aimée, protégée, et désirée. Les victimes sont  trop vulnérables pour oser se montrer nue dans une relation intime, et le risque de trahison est obsédant.

 

* problèmes de couples : Engel (1991) a étudié la situation des partenaires des personnes abusées. la sexualité serait fortement affectée. Par exemple, pour  de nombreuses personnes abusées sexuellement, la sexualité serait vue comme un fardeau plutôt que comme un moment de plaisir. les dysfonctions sexuelles sont nombreuses : l'inhabileté à atteindre l'orgasme, éjaculation prématurée ou retardée chez les hommes, relation sexuelle douloureuse, peur de certains actes sexuels, incapacité à se relaxer et à prendre plaisir à l'activité sexuelle, ainsi que l'aversion sexuelle. L'environnement peut entraîner des flash-back qui interféreraient , rendre impossible la rencontre intime avec un conjoint.

 

* Les partenaires : les partenaires tentent de s'adapter, entrant à leur tour dans un jeu pathologique : par exemple, aux rejets fréquents de la part de la personne abusée, ils abandonnent leur sexualité, ou pour les hommes, s'exposent à travers des sentiments d'inquiétude, de découragement ou de culpabilité à une perte d'érection, et d'impuissance. Ces dernières réactions, à leur tour, pourraient se manifester sous forme d'anxiété, de dépression et de détresse émotionnelle.

 

* Difficultés relationnelles : La sexualité deviendrait une source de confusion et serait aussi perçue comme un fardeau ou agression. Les difficultés sexuelles pourraient se retrouver au niveau du cycle de la réponse sexuelle ( pas d'orgasme, absence de lubrification) ou au niveau de l'ensemble de la rencontre sexuelle ( peur de toucher, peur de pénétration, etc.)

 

* Moins de satisfaction générale, et une image négative : problèmes relationnels avec les autres, image négative du corps, perceptions d'impuissance et désespoir.

 

* Comportement à risque et peu de contraception : une myriade d'autres comportements à risque sont présents : abus de substance,  sexualité à risque, utilisation des méthodes de contraception radicale (stérilets) à la recherche d'un plus grand contrôle.

 


Sexualité et abus sexuel
Les femmes abusées rapportent un inconfort vis à vis de la nudité devant un partenaire, une gêne en cas de relations sexuelles avec les lumières.

Aucune différence concernant la fréquence des rapports, l'initiation sexuelle, orgasme, et l'aptitude à essayer de nouvelles activités sexuelles n'a été retrouvée. Aucune différence concernant l'usage des préservatifs ( prévention MST) ou les spermicides ( Prévention grossesse). Cependant, un nombre élevé des femmes abusées n'utilisent pas de contraception.
En cas d'utilisation de contraception, les victimes préfèrent le stérilet ( DIU), alors que les femmes sans histoires d'abus sexuelles préfèrent les contraceptifs oraux. Les effets d'abus sexuel sont nombreux, et variés, et toujours préjudiciables. Les femmes notent une honte, insatisfaction de leur corps, moins d'amour-propre et image négative de soi, expériences moins positives à l'égard de la sexualité, relations plus négatives avec des hommes. A noter aussi le lien entre l'abus sexuel et les problèmes de conduite alimentaire comme anorexie ou boulimie.


problèmes d'intimités :
Un des grands théoriciens de l'intimité Erikson (1951) a définit l'intimité comme la capacité d'un individu à s'engager dans une relation concrète. Plus un individu est solide dans son identité, plus il pourra entrer en relation d'intimité véritable. Certaines études relèvent que l'abus sexuel et les difficultés d'intimité sont liés : les victimes d'abus sexuel connaîtront des troubles d'intimité profonds, pouvant aller jusqu'à refuser l'engagement dans des rapports potentiellement durables.

Gêne et insatisfaction du corps :
le corps était le lieu du traumatisme, sensations de "saleté", et de honte ont été rapportées. L'arrêt de l'abus sexuel ne dissipe pas ces sensations, et les femmes adultes peuvent subir ces sensations et développer une anorexie, encouragées par une culture invitant le corps féminin à se conformer à idéal présumé de beauté, entraînant une obsession de la maigreur.


Moins d'aptitude à former et entretenir des relations avec les autres :
Les rapports sexuels dans une chambre éclairée est intolérables, la nudité devant le partenaire aussi.. L'acte abusif considéré comme trahison, les victimes ont du mal à faire confiance dans leurs relations avec les autres. L'abus peut briser les espoirs dans des relations pouvant aider la femme à se sentir aimé, protégé, et désirée. Les victimes sont vulnérables pour oser se montrer nue dans une relation intime, le risque de trahison est obsédant.


Problèmes de couples :
Engel (1991) a étudié aussi la situation des partenaires des personnes abusées. la sexualité serait fortement affectée. Par exemple, pour nombreuses personnes abusées sexuellement, la sexualité serait vue comme un fardeau plutôt que comme un moment de plaisir. les dysfonctions sexuelles sont nombreuses : l'inhabileté à atteindre l'orgasme, éjaculation prématurée ou retardée chez les hommes, relation sexuelle douloureuse, peur de certains actes sexuels, incapacité à se relaxer et à prendre plaisir à l'activité sexuelle, ainsi que l'aversion sexuelle. L'environnement peut entraîner des flash-back qui interféreraient rendre impossible la rencontre intime avec un conjoint.


Les partenaires :
les partenaires tentent de s'adapter, entrant à leur tour dans un jeu pathologique : par exemple, aux rejets fréquents de la part de la personne abusée, ils abandonnent leur sexualité, ou pour les hommes, s'exposent à travers des sentiments d'inquiétude, de découragement ou de culpabilité à une perte d'érection, et d'impuissance. Ces dernières réactions, à leur tour, pourraient se manifester sous forme d'anxiété, de dépression et de détresse émotionnelle.

Difficultés relationnelles :
La sexualité deviendrait une source de confusion et serait aussi perçue comme un fardeau ou agression. Les difficultés sexuelles pourraient se retrouver au niveau du cycle de la réponse sexuelle ( pas d'orgasme, absence de lubrification) ou au niveau de l'ensemble de la rencontre sexuelle ( peur de toucher, peur de pénétration, etc.)

Moins de satisfaction générale, et une image négative :
problèmes relationnels avec les autres, image négative du corps, perceptions d'impuissance et désespoir.
Comportement à risque et peu de contraception :
une myriade d'autres comportements de risque sont présents : abus de substance ( 4 , 12), sexualité à risque, utilisation des méthodes de contraception radicale (stérilets) à la recherche d'un plus grand sens de contrôle.


Traitements de l'abus sexuel
Le traitement de l'abus sexuel passe avant toute chose par la parole, et par une écoute attentive. La personne abusée devrait apprendre à distinguer l'affection de la sexualité, de séparer l'acte sexuel de l'attachement, les émotions de l'intimité, la trahison de la sincérité.
A travers ses discussions avec son médecin, la victime va apprendre à accepter l'intimité, et accepter par la suite l'intimité sexuelle. Comme nous l'avons signalé, le partenaire aussi est exposé à des nombreux problèmes. Si votre amie refuse de consulter, ce problème peut être amélioré par un bon dialogue entre vous, bien que le médecin ou la personne spécialisée soit la meilleure aide dans ce cas. La difficulté d'établir des relations thérapeutiques est sérieuse encouragée par le sentiment de trahison et par l'oubli que cherchent ces victimes. Le thérapeute est concerné par le traumatisme de l'image du corps et qui engendre des comportements à risque, et dysfonctionnement sexuel.


Références
* 1- Finkelhor D, Hotaling G, Lewis IA, Smith C. Sexual abuse and its relationship to later sexual satisfaction, marital status, religion, and attitudes. Journal of Interpersonal Violence 1989;4:279-299.
* 2- Beitchman, JH, Zucker KJ, Hood JE, et al. A review of the long-term effects of child sexual abuse. Child Abuse Negl 1992;16:101-118.
* 3- Briere JN, Elliott DM. Immediate and long-term impacts of child sexual abuse. Future Child 1994;4:54-69.
* 4- Glaister JA; Abel E: Experiences of women healing from childhood sexual abuse. Arch Psychiatr Nurs 2001 Aug;15(4):188-94
* 5- Mendel MP. The Male Survivor. Thousand Oaks, CA: Sage Publications; 1995.
* 6- Dhaliwal GK, Gauzas L, Antonowicz D, Ross RR. Adult male survivors of childhood sexual abuse: Prevalence, sexual abuse characteristics, and long-term effects. Clin Psychol Rev 1996;16:619-639.
* 7- Margolin JA. Breaking the Silence. New York, NY: Hawthorne Press; 1999.
* 8- Watkins B, Bentovim A. The sexual abuse of male children and adolescents: A review of current research. J Child Psychol Psychiatry 1992;33:197-248.
* 9- Schaaf KK, McCanne TR. Childhood abuse, body image disturbance, and eating disorders. Child Abuse Negl1994;18:607-615.
* 10- Fromuth ME. The relationship of childhood sexual abuse with later psychological and sexual adjustment in a sample of college women. Child Abuse Negl 1986;10:5-15.
* 11- Laumann EO, Paik A, Rosen RC. Sexual dysfunction in the United States: Prevalence and predictors. JAMA 1999;281:537-544.
* 12- Bartoi AG; Kinder BN: Effects of child and adult sexual abuse on adult sexuality. J Sex Marital Ther 1998 Apr-Jun;24(2):75-90
* 13- Brodie DA, Bagley K, Slade PA. Body-image perception in pre- and postadolescent females. Percept Mot Skills 1994;78:147-154.
* 14- Garner, DM, Garner MV, VanEgeren LF. Body dissatisfaction adjusted for weight: The Body Illusion Index. Int J Eat Disord 1992;12:263-271.
* 15- Slade PD. A review of body image studies in anorexia nervosa and bulimia nervosa. J Psychiatr Res 1985;19:255-265.
* 16- Kearney-Cooke A; Ackard DM : The effects of sexual abuse on body image, self-image, and sexual activity of women.J Gend Specif Med 2000 Sep-Oct;3(6):54-60
* 17- Banyard VL; Arnold S; Smith J: Childhood sexual abuse and dating experiences of undergraduate women. Child Maltreat 2000 Feb;5(1):39-48
* 18- Kearney-Cooke A. Group treatment of sexual abuse among women with eating disorders. Women and Therapy 1988;7:5-21.

 

Autres articles relatifs à ce sujet : 

- Abus sexuel et ses conséquences

Selon les études, 20 - 30 % de femmes sont abusée sexuellement durant leur enfance et 10-15 % de garçons. Cette agression peut engendrer des effets négatifs sur l'image de soi.

- Sexualisation traumatisante

Comment faire lorsque l'enfant dit que son père le regarde bizarrement, ou lorsque le beau-père achète le soutien-gorge à une jeune adolescente, ou lorsque la relation, entre le fils et la mère, devient ambiguë ?

- Violence conjugale

Une question sérieuse, un problème majeur. Ce n'est pas une guerre des sexes. Ce n'est pas non plus un sujet de plaisanterie, c'est un problème sérieux de droit, de dignité, et d'intégrité

- Rapports sexuels violents

Les rapports sexuels violents consentants sont moins fréquents  chez les personnes adultes engagées dans un rapport sexuel consensuel ( avec consentement, selon le terme juridique).Bien que tout rapport sexuel comporte, un degré de violence due a la nature même de l'acte, cette violence devrait ressembler à la violence sportive canalisée et maîtrise selon des règles établies et respectées.

 

Commentaires

get('text_top_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_TOP_TEXT'))*/?>
get('text_bottom_button', JText::_('DEFAULT_GOTO_BOTTOM'))*/?>

 

 

 

Catégories

 

CULTURE

SOCIETE

BIEN-ETRE

SCIENCES

VIDEOS

 

 

 

Suivez-nous !

 

causam picto twitter

 

causam picto facebook