Le narcissisme n'est pas l'estime de soi

 

narcissisme venus Burne Jones

Vénus se mirant dans l'eau (Edward Burne-Jones 1875)

 

 

 

Les gens parlent souvent parler de respect de soi ou d'estime de soi, de fierté, d'amour-propre, d'orgueil, d égocentrisme et de narcissisme. Nous pourrions même parler d'une génération " moi ", dépendant de ses selfies et des likes sur facebook.
Sommes-nous plus narcissiques que la génération précédente ? Les heures passées sur les réseaux sociaux aux égos exposés ont-elles modifié nos comportements ? La télé-réalité confirme que nous sommes narcissiques ? Sommes-nous au milieu d'une épidémie de narcissisme ?
Sommes-nous devenus obsédés par nous-mêmes ? Et si oui, où est le problème ?

 

narcissime Paris Hilton

Estime de soi et narcissisme


Hors contexte psychologique, la langue française utilise le terme de vanité pour décrire le comportement ou le défaut d'une personne qui étale avec complaisance, sa satisfaction de soi. En même temps, le mot vanité est péjoratif dérivé de ce qui vain, inefficace et futile.
La vanité est avide de compliments, d'admiration et de flatterie. La vanité est souvent la conséquence d'une estime de soi " fragile ", une demande constante pour se rassurer.


Le poète anglais John Milton pensait que l'estime de soi est suffisante quand elle enrichit nos vies ou celles des autres. Milton parlait d'une confiance en soi modeste, modérée. Dans les années 1750, Jean-Jacques Rousseau a popularisé le terme Amour-propre. Pour Rousseau, l'amour propre devrait éviter la vanité, et ne se lasse pas de poser des gardes  fou contre les maux de l'amour-propre : vanité, envie et mépris.


Le terme narcissisme vient du mythe grec de Narcisse, le beau jeune homme qui tombe amoureux de son propre reflet dans une flaque d'eau. Le Narcissisme est un concept de la théorie psychanalytique de Freud. Le narcissisme apparaît en psychiatrie sous la forme du trouble de la personnalité narcissique.
Nous utilisons le terme narcissisme pour désigner une tendance culturelle, et non pas un trouble psychologique ou psychiatrique, un comportement qui privilégie le soi, qui étale les acquis pour s'auto-glorifier.
Il y a une différence entre l'estime de soi et le narcissisme. Quelqu'un ayant une haute estime de soi valorise la réussite, apprécie la réussite des autres, croit à l'altruisme, peut parfois minimiser sa réussite pour ne pas altérer l'estime de soi chez les autres.
Le narcissique a un comportement qui ne valorise pas les autres, il ne cherche pas la bienveillance dans les relations, il manque d'empathie, expose sa réussite comme un témoignage de l'échec des autres. Le narcissiste est vaniteux, dans une relation d'arrogance ou de mépris vis-à-vis des autres. Il est dans l'égocentrisme, dans l'obsession de soi.

 

narcisse

 

Le narcissisme en augmentation  


Comparant une étude évaluant le narcissisme réalisée sur 15 000 étudiants en 1982, avec une autre étude réalisée sur les mêmes principes en 2006, les chercheurs confirment que les scores de narcissisme sont plus élevés que par le passé, et spécialement à partir des années 2000.
Ces études suggèrent que l'augmentation du narcissisme n'est pas liée à une tranche d'âge ni à une origine ethnique ou démographique. Les hommes étaient plus narcissiques dans les années 80, les femmes sont devenues plus narcissiques que les hommes dans les années 2000.
Les chercheurs pensent qu'il existe un lien direct entre la vanité ou le narcissisme, et certaines demandes comme la chirurgie esthétique. L'augmentation mammaire et la liposuccion ont été multipliées par 3 pendant la même période.


Les personnes narcissiques ont des difficultés relationnelles. Leurs relations sont peu stables, moins longues que les autres. Les personnes narcissiques se marient plus tard que les autres. Leurs relations se fondent sur la sexualité, et la consommation.
Il existe un lien entre narcissisme et matérialisme. Le narcissisme se concentre sur l'image, sur la réputation, et sur l'admiration des autres. Ces valeurs sont en vogue dans notre culture actuelle, encouragées par les réseaux sociaux. La personne narcissique sur les réseaux sociaux étale son bonheur, ses achats, raconte ses exploits sexuels, ses voyages, expose son corps, ses prothèses mammaires, en critiquant les autres sur leur échec social, sur leur pauvreté, sur leur obésité.


L'éducation joue un rôle dans ce comportement narcissique, quand les parents confondent la construction de l'estime de soi et le narcissisme. Quand l'enfant pense qu'il est spécial, intéressant, intelligent, il construit son estime de soi. Quand il pense qu'il est supérieur, que les autres lui sont inférieurs, il peut devenir narcissique.
Les personnes narcissiques sont intéressées par la culture des médias, par les célébrités, par la télé réalité, et par le glamour, plus que la moyenne. Internet permet aux personnes narcissiques de chercher à satisfaire deux besoins indispensables à la personne narcissique : l'admiration, et la validation.
Pour les personnes narcissiques, la télé réalité est une chose normale. L'admiration des téléspectateurs comme les commentaires favorables sur les réseaux sociaux est une récompense si désirée, qu'elle justifie les autres inconvénients.


Une étude sur des adolescents finlandais a constaté que, dans les années 1980, si vous demandiez aux adolescents ce qu'ils craignaient, ils étaient beaucoup plus susceptibles de mentionner les préoccupations mondiales (guerre, terrorisme) ou économiques (chômage). Depuis quelques années, les adolescents sont préoccupés par des craintes personnelles comme la solitude ou le manque d'amour. En même temps, les adolescents semblent plus susceptibles d'être déprimés ou anxieux que les générations précédentes.

Les auteurs du livre Good to Great ont été surpris par le résultat de leur enquête. Les grands chefs d'entreprise ne sont pas narcissiques. Au contraire, le succès de l'entreprise exige modestie, capacité d'accepter les critiques, et discrétion. Un chef d'entreprise ne peut être narcissique, car la personne narcissique cherche l'admiration des autres à tout prix, sans souci du résultat. Dans le même livre, les auteurs ont noté que les grands sportifs ne sont pas narcissiques non plus. Un grand sportif, comme un chef d'entreprise, doit savoir travailler avec les autres, apprécier les qualités des autres, les motiver, et les encourager. Ses traits de caractère sont à l'opposé de l'excès de confiance qui caractérise la personne narcissique.

 

narcissime homme

Narcissisme et réseaux sociaux    

Les personnes narcissiques ont plus d'amis sur Facebook. Les narcissiques prospèrent sur les réseaux sociaux car ils sont actifs, ils dévoilent leurs vies, et font tout pour être populaires et admirés. Ceci ne signifie pas que la majorité des personnes sur Twitter ou sur Facebook est affectée de narcissisme. Les réseaux sociaux encouragent la recherche d'attention d'un public docile, gratuit, généreux de compliments et de complicité, presque indifférent.
Dans une étude récente de l'Université de Swinburne, un échantillon de 200 participants ont répondu à un sondage en ligne comprenant des questions sur l'estime de soi et l'utilisation d'Instagram. Les chercheurs ont distingué deux types de narcissisme. Le narcissisme fort encourage exhibitionnisme, , extraversion, manipulation, sentiment de supériorité, agressivité, indifférence, recherche de succès. Le narcissisme vulnérable s'accompagne d' insuffisance, de sentiment de honte, de la colère, timidité et réaction violente à l'insulte.
Selon cette conclusion, l'estime de soi apparait comme est un facteur qui distingue entre le narcissisme fort et vulnérable.

individualisme

 

Pourquoi sommes- nous de plus en plus narcissiques


En consultant les moteurs de recherche, nous pouvons noter une tendance vers une culture occidentale autocentrée. Les livres sur comment s'aimer, comment découvrir l'être spécial que vous êtes, ne manquent pas.
Le narcissisme est à la hausse dans les sociétés occidentales modernes. Certains pensent que le narcissisme est le fruit d'une culture individualiste.
Une étude réalisée après la réunification de l'Allemagne a interrogé 1.025 personnes pour évaluer les niveaux de narcissisme et l'estime de soi.
Les participants de l'ex-Allemagne de l'Ouest ont plus de narcissisme par rapport aux participants de l'ex-Allemagne de l'Est. Les personnes de l'ex-Allemagne de l'Est avaient l'estime de soi plus élevée que ceux de l'Allemagne de l'Ouest.


L'environnement culturel individualiste ou collectiviste affecte le développement des traits de personnalité, y compris le narcissisme.

 

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Bonheur individuel ou bonheur collectif

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Les débats de la dernière élection présidentielle française peuvent être interprétés comme un questionnement sur notre modèle de société, sur le bonheur individuel ou bonheur collectif. Le modèle social français est la traduction de cet équilibre recherché entre l'individuel et le collectif.

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Plusieurs siècles d'individualisme


" Le bonheur terrestre est où je suis" disait Voltaire dans son poème ", Le mondain" en 1736.


Les égyptiens et les Grecs privilégiaient l'harmonie collective au bonheur individuel. Le bonheur individuel pour Platon, Confucius ou bouddha ne peut être conçu en dehors d'une cité, d'une communauté.
Pour les philosophes du XVIIIe siècle, le bonheur individuel promis dans la déclaration d'indépendance américaine, et dans la déclaration universelle des droits de l'homme devenait un grand projet. Améliorer le bien-être individuel dans une société plus juste et plus respectueuse des personnes.


Au début du XXe siècle, le retour du bonheur collectif réapparait sous forme d'idées communistes galvanisant les personnes qui croient que le bonheur collectif devrait être un idéal pour chaque humain.
À la fin des années 60, on note une extension des libertés individuelles dans une société de compétition et de consommation. Les individus deviennent occupés par eux-mêmes, par la satisfaction de leurs propres désirs, par l'espoir de s'enrichir et de réussir. Pour la première fois, le lien entre le bonheur individuel et le bien commun est rompu.

individualisme

Les critiques de l'individualisme


Dans son essai " L'Ère du vide " Gilles Lipovetsky analyse cette seconde révolution individualiste. L'individu qui était imprégné de grands idéaux collectifs, devient progressivement individualiste occupé par la quête d'un plaisir immédiat, d'une réussite personnelle, et de la défense de ses propres intérêts.
Dans les années 2000, Michel Houellebecq ne se montre pas tendre non plus, avec des personnages individualistes, égoïstes, apathiques, frustrés, cyniques, hédonistes, narcissiques et désabusés. Dans ses romans, Houellebecq cherche les limites de cet individualisme, qui risquerait, selon son approche, de mettre les liens humains en danger, y compris les liens les plus intimes, les liens du couple et de la cohabitation entre hommes et femmes. Avec un pessimisme excessif, il décrit une société dangereuse où les désirs instinctifs sont libérés produisant un nihilisme sans précédent.
Dans ces années, d'autres courants de pensée ont commencé à gagner leur place en Occident, comme les courants du développement personnel, la psychologie positive, le retour d'une certaine sagesse orientale. La conscience écologique est parfois utilisée pour montrer les limites de ces courants individualistes.
Depuis quelques années, certains courants politiques de gauche comme de droite, nationalistes, souverainistes critiquent l'individualisme au nom de la solidarité ou au nom de l'état-nation.      

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Le bonheur collectif et le modèle social


Aujourd'hui les catégories sociales sont bousculées, les ouvriers sont moins nombreux, privant le communisme de sa classe laborieuse, les femmes travaillent de plus en plus, les rôles sociaux éclatent, les institutions de socialisation comme la famille ou l'école se transforment. Les politiques sociales se déplacent vers l'individu.
Les liens primaires (famille, village, travail) ont disparu. Les liens sociaux, liés aux solidarités de classes et d'appartenance religieuse et sociale, sont fragiles. L'égalité s'oppose à l'autorité, l'ouverture s'oppose à la fermeture, le droit au devoir.  La société moderne est paradoxale : l'individu est célébré pour son autonomie, mais l'individualisme est perçu comme un vice, comme un égoïsme, comme une destruction du lien social.  


L'individualisation est devenue une valeur, la démocratie doit considérer sérieusement cette donne, au risque de perdre le soutien des électeurs.


Comment faire quand l'individu préfère la propriété, le parcours individuel à la contribution collective ? Les décisions autoritaires comme augmenter les impôts au nom de la solidarité ou de l'égalité, finissent par rendre le pouvoir impopulaire, et les sanctions électorales suivent.


Comment l'Etat-providence peut-il demeurer garant du bien-être commun et individuel quand l'individu contemporain se montre sceptique à l'endroit de l'Etat et de son efficacité. Les Français critiquent l'état et tissent désormais des réseaux sociaux où l'affectivité et l'entre-soi prévaudraient sur le grand collectif sous forme d'associations, et de réseaux d'entre-aide.

Pour se développer dans nos sociétés, l'individu a besoin d'être soutenu par un système politique personnalisé. Les droits sociaux ne peuvent plus être vus comme des formes d'assistanat généralisé ou égalitaire, mais plutôt comme des leviers de reconnaissance et d'expression individualisés. L'Etat social pourrait fournir un cadre collectif propice au développement de l'individu : formation professionnelle, accompagnement, médiation, aide en cas d'accidents etc.

Le modèle social pose la question de l'individuel et du collectif. Quelles sont les limites entre l'individualisme et la solidarité ?
Comment le modèle social pourra-t-il prendre en compte la vie personnelle, et ses aléas, comme les problèmes liés à la séparation des couples, et la nécessité pour les parents de trouver des solutions sur le plan personnel et professionnel. Le modèle social devrait également répondre aux besoins grandissants en formation et apprentissage dans une société en constante évolution.


Dans une société individualiste, il est important de personnaliser la solidarité, et de mieux fixer les limites entre l'individu et le collectif.

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Estime de soi, individualité, individualisme

 

individualisme

 

Devant la vitrine d'une agence de voyage, une jolie affiche, une photo d'un site touristique en Asie ou à l'autre bout du monde, cela fait rêver. L'affiche annonce : votre voyage commence ici. Dans une société individualiste, tout commence ici pour nous, par nos modes de vie, par nos réactions ?


La crise économique en 2008 a mis en lumière certaines aberrations du modèle économique. Et l'idée de se débarrasser de toutes restrictions, ou de satisfaire tous nos désirs, a rapidement montré ses limites.

 

De l'individualité à l'individualisme

 

Par le passé, l'individu n'a pas toujours eu droit de citer, il dérangeait l'ordre collectif. Le mot "individualité" était souvent synonyme d'égoïsme, et non pas d'autonomie.
Depuis de nombreuses années, l'individualité est devenue un but de notre société. S'affirmer face aux autres, sans culpabilité, est une prérogative moderne. Des livres et des articles de psychologie, de psychologie positive nous invitent à développer pleinement nos personnalités, nos talents, qui nous rendent différents des autres, de répondre en premier à nos besoins et de valider nos désirs. L'Individualité encourage chacun à développer un caractère social en participant à la société et en reconnaissant l'importance du bien commun.


Selon le psychologue Maslow qui a résumé la hiérarchie des besoins humains en : besoins psychologiques, besoins de sécurité, besoin d'amour, besoin d'estime, et besoin d'autosatisfaction. Selon cette approche, le sommet des besoins est l'auto-réalisation, la réponse à ses propres besoins.
La réalisation de soi ou l'auto-réalisation est une préoccupation humaine constante, on la retrouve dans de nombreuses cultures, et dont tous les ensembles sociaux. Cette auto-réalisation dans notre monde moderne s'intéresse essentiellement à l'individu, la réalisation de soi devient une autosatisfaction, une qualité de vie. Pourtant cette tendance a engendré l'individualisme.


L'individualisme est une déformation de l'individualité où la personne pense être le centre d'un monde qui ignore le caractère social des personnes, et leurs rôles dans la société. L'apparition des réseaux sociaux a encouragé l'individualisme, et la séparation de l'individu de la société environnante. L'individualisme devient l'autre visage de l'égoïsme.
L'individualisme dans la société occidentale diminue l'influence modératrice de la famille, des intermédiaires, des groupes et de la société toute entière.

 

Besoins et désirs ne sont pas identiques

Huit Français sur dix considèrent que la cohésion sociale en France est minée par des comportements individualistes selon une enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) de 2013.

Aux yeux des personnes sondées, l'individualisme apparaît comme le premier obstacle qui fragilise la cohésion sociale (32 %).
Les sociétés occidentales sont des sociétés individualistes, où l'autonomie des personnes est essentielle. L'indivualité est indispensable pour acquérir l'automonie. Mais l'individualisme est une déformation de l'autonomie, on ne satisfait plus ses besoins, mais on satisfait ses désirs. On entre ainsi dans le culte hédoniste du présent, le culte du corps, le culte de soi, le culte de la psychologie, et du relationnel. L'effondrement des grandes idéologies et le culte de la consommation facilitent la dérive de l'individualité vers individualisme.

 

L'autonomie de chacun n'est pas facile à acquérir dans un monde gouverné par la communication, par les exigences des autres ; l'individu doit trouver son chemin, devenir autonome par rapport à son environnement, par rapport à son travail. Il doit se forger une identité, et même une sexualité. L'apparition de l'individualisme comme un mutant postmoderne de l'autonomie et de l'individualité s'accompagne de culpabilité, l'instabilité, et parfois d'un sentiment d'insécurité.

Chaque personne se sent seul dans une société indifférente.


L'épanouissement personnel et la recherche d'une identité deviennent une obsession qui se concrétise par l'investissement dans la sphère privée, dans la famille, les loisirs, voyages, amour, et par négliger le collectif ou y être indifférent.

 

Dilemme dès l'enfance

 

Comment aider les enfants à être autonomes, à exprimer leur individualité sans dériver vers l'individualisme et l'égoïsme ?
Une bonne estime de soi dépend d'un juste équilibre entre les réponses aux besoins personnels et la réaction aux pressions externes.
Les parents tentent d'encourager l'estime de soi de leurs enfants, et l'expression de leur individualité. Quand les enfants commencent à s'affirmer, ils ne peuvent pas distinguer besoins et désirs. Leurs désirs vont affronter la pression de leur entourage, la pression d'autres enfants et la pression de la société.

 

De nombreux enfants peuvent suivre les médias, la publicité ou le modèle proposé par d'autres enfants ceci par facilité. Ils vont exprimer alors leur individualité par la consommation et l'acquisition d'objets : vêtements, chaussures, jeux vidéo, ou gadgets technologiques. Ces biens de consommation seraient un moyen pour se faire accepter par les autres et ou un moyen d'expression.


Les parents ont du mal à lutter contre la publicité, et la pression de la société, ils enseignent aux enfants la différence entre "besoins" et "désirs". Un "besoin" est quelque chose de nécessaire pour maintenir des aspects importants de la vie, tels que la santé, la sécurité, le bien-être et l'éducation. Le désir est une recherche d'un plaisir, d'une gratification. Si la réponse aux besoins est légitime, la réponse aux désirs devrait prendre en compte d'autres paramètres comme l'économie, la priorité, l'âge etc.

Cela s'applique-t-il aussi sur la société ??

 

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