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Le philosophe japonais Takeshi Umehara est mort

Takeshi Umehara

 

Le philosophe japonais Takeshi Umehara est mort

Le 12 janvier, ce philosophe japonais est décédé d'une pneumonie à son domicile à Kyoto. Il avait 93 ans.
Takeshi Umehara, a publié de nombreux ouvrages sur la philosophie, les religions et la littérature. Il était parmi les penseurs influents au Japon et en Asie, intervenant sur de nombreux sujets dans les médias japonais et asiatiques.
Né à Sendai, Umehara était professeur à l'Université de Ritsumeikan et président de l'Université des arts de la ville de Kyoto, la plus ancienne université des arts du Japon, après avoir obtenu son diplôme de philosophie en 1948.


Au début de sa carrière, il concentra son travail sur la philosophie occidentale, pour analyser  les liens entre la culture japonaise et la culture occidentale, entre le bouddhisme et la philosophie occidentale. Il a élargi ses activités de recherche pour publier des livres analysant la culture contemporaine et la société japonaise actuelle. Umehara a écrit à propos de " l'esprit " japonais dans ces œuvres telles que " Warai No Kozo " (Structure du rire). Après avoir publié " Jigoku no Shiso " (" Le concept de l'enfer ") en 1967, Umehara a écrit de nombreux livres sur le bouddhisme, et sur les fondateurs des écoles religieuses Honen et Shinran.


Il a contribué à la création du Centre international de recherche sur les études japonaises à Kyoto, dont il a été le premier président de 1987 à 1995.
Au cours des dernières années, il a étudié une " philosophie de l'humanité " et la coexistence de la civilisation et de la nature.


Il a composé des œuvres théâtrales sur Yamato Takeru et Gilgamesh.
Il était nommé en 1987 à la tête du centre international de recherches études japonaises (Nichibunken), établi par le premier ministre Yasuhiro Nakasone pour archiver et étudier la culture japonaise au Japon et à l'étranger. Ce centre de recherche était une idée controversée au Japon, les intellectuels de gauche y voyaient un centre de réflexion sur l'identité japonaise, et sur la culture japonaise sans l'ouverture nécessaire au monde.

 

Takeshi Umehara citation

 

Critique de la modernité


Umehara exprimait des points de vue personnels sur les sujets d'actualité. Il était critique à propos des greffes d'organes provenant de donneurs morts en demandant une réflexion éthique sévère pour réguler ces pratiques. En dépit de ces points de vue considérés comme conservateurs, Umehara s'est souvent exprimé contre la volonté des hommes politiques conservateurs du Japon de revoir la constitution. Avec les écrivains Kenzaburo Oe et Jakucho Setouchi, il a appelé à la création de " Kyujo no Kai ", un groupe défendant l'article 9 de la constitution japonaise prônant le renoncement à la guerre.
Il a rejoint un groupe gouvernemental en tant que conseiller spécial chargé de concevoir des programmes de reconstruction pour les zones dévastées par le séisme et le tsunami qui ont ravagé l'est du Japon en mars 2011.

Sur le plan politique, il exprimait un point de vue conservateur selon les normes européennes, une lecture de droite moderniste, essayant d'associer la modernité, à l'éthique, et à la conservation d'une identité culturelle.


Il a longuement analysé la société japonaise, en fondant des concepts comme le mutualisme, cette responsabilité réciproque, interpersonnelle spécifique à la culture japonaise où chacun est responsable à la fois de soi-même et d'autrui. Il démontrait comment cette notion inconnue de l'individualisme occidental moderne c'est par rayonnement les deux cultures. Ce concept de mutualisme ressemble à ce qu'on a nommé en Occident la société du " care ", ou la société de soins, où la société dans son ensemble devrait aider les citoyens à affronter les difficultés de leur existence. Il analysait l'origine de ce mutualisme japonais, cultivé dans les familles et à l'école où les enfants dès leur plus jeune âge, participent à l'entretien de leur classe, ont de nombreuses activités de clubs, de responsabilités partagées. Ce mutualisme japonais continue dans l'entreprise et dans le monde du travail.
En étudiant la ressemblance entre le bouddhisme, et la philosophie occidentale comme celle de Heidegger, il tisse les liens entre la culture japonaise et la culture occidentale. En analysant l'individualisme au sein de la société japonaise, il insiste sur une différence culturelle fondamentale entre les deux cultures.
Dans les années 90, il était considéré par la gauche européenne et américaine comme le penseur d'un nouveau nationalisme japonais, et au Japon comme un penseur de centre droit. Quelques années plus tard, il est considéré tout simplement comme un philosophe critique de notre modernité.

 

 

Un passage de Takeshi Umehara

Pour les amoureux de la philosophie, et comme à ce philosophe, voici un passage de l'introduction de son livre sur le bouddhisme et la philosophie de Heidegger, publié en 1970. La lecture de Takeshi Umehara permet au lecteur occidental d'avoir une critique raisonnée et sévère sur le modèle culturel en Occident depuis le XIXe siècle, et une critique sévère et sans nuance sur la société japonaise attachée à l'individualisme, la consommation.
Ses critiques de ce modèle culturel et économique ont influencé la société japonaise, continuent à être utiles et valables.

" Le monde moderne a entrepris une grave expérience, à savoir si un homme peut ou non vivre sans dieu ni religion.
"Dieu est mort", a déclaré Nietzsche. C'était le destin de la civilisation européenne moderne en raison de science et technologie. Après avoir douté de tout, Descartes atteint un "ego pensant", c'est-à-dire la raison ou l'intellect était le point de départ de sa philosophie.
Dostoïevski, un prophète du destin historique comme Nietzsche, parle par la bouche d'Ivan : "ni Dieu ni immortalité, l'homme est autorisé à faire tout. "
Il veut dire qu'il n'y a pas de morale sans Dieu. Karamazov a demandé à son fils Ivan : "Avons-nous été trompés par les prêtres depuis si longtemps ? Ni Dieu ni immortalité !
Ivan répondit : il n'y aurait pas notre civilisation s'il n'y avait ni Dieu ni l'immortalité. "

En tuant les dieux, le Japon a réussi sa modernisation. À la suite de cette modernisation, le Japon a atteint l'un des produits nationaux bruts les plus élevés du monde. Cependant, avec cette prospérité matérielle, une vanité monstrueuse commence à imprégner l'atmosphère notre société. Nous sommes devenus le peuple le plus impie au monde et nos motivations sont des pulsions pour le sexe et la consommation.
N'est-ce pas l'Européen qui a enseigné aux peuples non européens à tuer leurs dieux ? Sommes-nous les étudiants qui dépassent leurs Professeurs ?
La mort des dieux, l'effondrement des valeurs, la libération d'instincts et le désordre qui en découle forment maintenant une situation critique. "

 

Aujourd'hui, quand la critique du modèle occidental devient l'affaire des Occidentaux, les analyses d'Umehara peuvent avoir une certaine utilité.

 

 

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jeudi 19 septembre 2019
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