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Coronavirus 2019 (COVID-19) : état de connaissance 26 mars 2020

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Coronavirus 2019 (COVID-19) : état de connaissance 26 mars 2020

 

 

Période de contagion

Les études confirment que la charge virale (nombre des virus dans l’organisme) est plus élevée au début de la maladie. Les taux d’ARN viral semblent être plus élevés peu après l’apparition des symptômes [1] ; la transmission peut être plus probable au stade précoce de l’infection.

La durée de l’excrétion virale est variable. Dans une étude portant sur 21 patients atteints d’une maladie légère (sans symptômes respiratoires), 90 % ont eu des tests négatifs sur des prélèvements naso-pharyngés 10 jours après l’apparition des symptômes ; ces Tests ont été positifs plus longtemps chez les patients atteints d’une maladie plus grave [2].

Dans une étude portant sur 137 patients, la durée médiane de l’excrétion de l’ARN viral à partir d’échantillons oropharyngés était de 20 jours (8 à 37 jours) [3].

Les taux de transmission chez un individu présentant une infection symptomatique varient. Selon un rapport conjoint OMS-Chine, le taux de contamination est de 1 à 5 % en Chine. Aux États-Unis, le taux d’attaque secondaire symptomatique était de 0,45 %. [4].

 

Essaies thérapeutiques actuellement

Chloroquine, hydroxychloroquine

La chloroquine et l’hydroxychloroquine inhibaient toutes deux le CoV-2 du SRAS in vitro, bien que l’hydroxychloroquine semble avoir une activité antivirale plus puissante [5].

L’utilisation de la chloroquine est incluse dans les directives de traitement de la Commission nationale chinoise de la santé et aurait été associée à une diminution de la progression de la maladie et de la durée des symptômes [6,7]. Cependant, les données détaillées primaires n’ont pas été publiées [8].

Dans une étude portant sur 36 patients atteints de COVID-19, l’utilisation de l’hydroxychloroquine (200 mg trois fois par jour pendant 10 jours) a été associée à un taux d’ARN indétectable du SRAS-CoV-2 sur des échantillons naso-pharyngés au jour 6 par rapport à l’absence d'un traitement (70 contre 12,5 %) [9]. Dans cette étude, l’utilisation de l’azithromycine en combinaison avec l’hydroxychloroquine a semblé présenter un avantage supplémentaire, mais il existe des questions sur la méthodologie concernant les groupes de contrôle de l’étude, la justification biologique de l’utilisation de l’azithromycine dans ce contexte n’est pas claire.

Malgré les données cliniques limitées, étant donné la sécurité relative de l’utilisation à court terme de l’hydroxychloroquine (avec ou sans azithromycine), et l’activité antivirale confirmée in vitro, certains cliniciens pensent qu’il est raisonnable d’utiliser l’un ou les deux agents chez les patients hospitalisés présentant une infection grave ou un risque d’infection grave.

La possibilité de toxicité du médicament (cardiaque : allongement de l’intervalle QTc témoin de trouble de rythmes cardiaques, toxicité rétinienne) drvrait être envisagée avant d’utiliser l’hydroxychloroquine.

Le dosage optimal est incertain ; divers schémas sont utilisés, notamment 400 mg deux fois par jour le premier jour puis quotidiennement pendant cinq jours, ou 400 mg deux fois par jour le premier jour puis 200 mg deux fois par jour pendant quatre jours, ou 600 mg deux fois par jour le premier jour, puis 400 mg par jour pendant quatre jours [10].

 

 

Dépistage

Le dépistage des patients pour les manifestations cliniques compatibles avec la COVID-19 (par exemple, fièvre, toux, dyspnée) avant l’entrée dans un établissement de santé peut aider à identifier ceux qui peuvent justifier des précautions supplémentaires.

Cela peut être fait par téléphone avant que le patient ne se présente dans un établissement. Il convient de conseiller à toute personne présentant ces manifestations de porter un masque facial. Des zones d’attente séparées pour les patients présentant des symptômes respiratoires doivent être désignées, si possible, à une distance d’au moins un mètre des zones d’attente habituelles.

Les patients symptomatiques doivent être interrogés sur leurs voyages récents ou sur leur exposition potentielle à COVID-19 au cours des 14 jours précédents afin de déterminer la nécessité d’autres évaluations pour COVID-19.

Dans les établissements de soins de longue durée, les centres américains recommandent de prendre des précautions comme éviter le contact et la protection contre les gouttelettes, en plus de la protection des yeux, pour tout patient souffrant d’une infection respiratoire non diagnostiquée [10]. Cela peut contribuer à réduire le risque de propagation des cas non suspects de COVID-19.

 

Désinfection de l’environnement

Pour aider à réduire la propagation du virus COVID-19, des procédures de contrôle des infections doivent également être mises en œuvre [11].

L’importance de la désinfection de l’environnement a été illustrée dans une étude menée à Singapour, dans laquelle de l’ARN viral a été détecté sur presque toutes les surfaces testées (poignées, interrupteurs, lit et escaliers, portes et fenêtres intérieures, cuvette de toilettes, lavabo) dans la chambre d’isolement d’un patient atteint d’une infection légère symptomatique COVID-19 [12].

Il est à noter que la détection d’ARN viral n’indique pas nécessairement la présence d’un virus infectieux.

On ignore combien de temps le CoV-2 du SRAS peut persister sur les surfaces [13] ; d’autres coronavirus ont été testés et peuvent survivre sur des surfaces jusqu’à six à neuf jours sans désinfection. Dans une étude évaluant la survie de virus séchés sur une surface plastique à température ambiante, un échantillon contenant le CoV-SAR (un virus étroitement apparenté au CoV-SAR-2) avait une infectiosité détectable à six jours, mais pas à neuf jours [13].

 

Transmission

Une lettre de recherche du 17 mars publiée dans le New England Journal of Medicine a rapporté des expériences dans lesquelles SARS-CoV-2 a été artificiellement aérosolisé (Dispersion de virus dans un gaz) en utilisant des appareils à tambour rotatif.

Les chercheurs ont pu démontrer que le virus aérosolisé artificiellement est resté viable et infectieux pendant trois heures, et qu’il est « plausible » que, si quelque chose provoque l’aérosolisation du virus en dehors du laboratoire, cela pourrait être un autre mode de transmission pour COVID-19.

Les chercheurs n’ont pas prétendu que la toux ou les éternuements provoquaient une aérosolisation du virus ni que le virus pouvait rester en suspension dans l’air pendant trois heures. Certains rapports des médias semblent avoir donné l’impression que le SARS-CoV-2 "flotte dans l’air". 

Cette étude a démontré que le SRAS-CoV-2 peut rester infectieux pendant des heures dans un aérosol (dans des conditions de laboratoire).

« Nous avons constaté que la stabilité du SARS-CoV-2 était similaire à celle du SARS-CoV-1 dans les circonstances expérimentales. Cela indique que les différences dans les caractéristiques épidémiologiques de ces virus proviennent d’autres facteurs, y compris des charges virales élevées dans les voies respiratoires supérieures et le potentiel pour les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 de se débarrasser et de transmettre le virus tout en étant asymptomatique. »

Cette étude va dans le même sens des autres études, le COVID-19 ne se répand pas par voie aérienne.

À l’heure actuelle, il ne semble pas y avoir de preuve de transmission aéroportée.

La transmission de COVID-19 via des gouttelettes, ou indirectement par contact avec des surfaces contaminées doit rester au centre des efforts de lutte contre la contamination dans l'état actuel de connaissance.

 

RÉFÉRENCES

1— Zou L, Ruan F, Huang M, et al. SARS-CoV-2 Viral Load in Upper Respiratory Specimens of Infected Patients. N Engl J Med 2020.

2— Liu Y, Yan LM, Wan L, et al. Viral dynamics in mild and severe cases of COVID-19. Lancet Infect Dis 2020.

3— Zhou F, Yu T, Du R, et al. Clinical course and risk factors for mortality of adult inpatients with COVID-19 in Wuhan, China: a retrospective cohort study. Lancet 2020.

4— Kakimoto K, Kamiya H, Yamagishi T, et al. Initial Investigation of Transmission of COVID-19 Among Crew Members During Quarantine of a Cruise Ship - Yokohama, Japan, February 2020. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2020; 69:312.

5— Yao X, Ye F, Zhang M, et al. In Vitro Antiviral Activity and Projection of Optimized Dosing of Hydroxychloroquine for the Treatment of Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 (SARS-CoV-2). Clin Infect Dis 2020.

6— Gao J, Tian Z, Yang X. Breakthrough : Chloroquine phosphate has shown apparent efficacy in treatment of COVID-19 associated pneumonia in clinical studies. Biosci Trends 2020 ; 14:72.

7— Colson P, Rolain JM, Lagier JC, et al. Chloroquine and hydroxychloroquine as available weapons to fight COVID-19. Int J Antimicrob Agents 2020; : 105932.

8- Cortegiani A, Ingoglia G, Ippolito M, et al. A systematic review on the efficacy and safety of chloroquine for the treatment of COVID-19. J Crit Care 2020.

9- Gautret et al. (2020) Hydroxychloroquine and azithromycin as a treatment of COVID-19: resu lts of an open-label non-randomized clinical trial. International Journal of Antimicrobial Agent s – In Press 17 March 2020

10- CDC. Therapeutic options for patients with COVID-19. https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/therapeutic-options.html (Accessed on March 22, 2020).

11- Kampf G, Todt D, Pfaender S, Steinmann E. Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and their inactivation with biocidal agents. J Hosp Infect 2020; 104:246.

12- Ong SWX, Tan YK, Chia PY, et al. Air, Surface Environmental, and Personal Protective Equipment Contamination by Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 (SARS- CoV-2) From a Symptomatic Patient. JAMA 2020.

13- Rabenau HF, Cinatl J, Morgenstern B, et al. Stability and inactivation of SARS coronavirus. Med Microbiol Immunol 2005; 194:1.

 

 

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Coronavirus 2019 (COVID-19) : état de connaissance 21 mars 2020

Coronavirus barriere

 

Coronavirus 2019 (COVID-19) : état de connaissance 21 mars 2020

 

La gravité de la maladie


Le spectre des symptômes s’étend de léger à grave. La plupart des infections ne sont pas graves.
Dans un rapport chinois sur 44 500 cas, les symptômes suivants étaient présents :
- Une pneumonie légère (pas de pneumonie ou une pneumonie légère) dans 81 % des cas.
- Maladie grave (avec dyspnée, hypoxie ou atteinte pulmonaire > 50 % à l'imagerie dans les 24 à 48 heures) : 14 % des cas.
- Maladies graves (d'insuffisance respiratoire, choc ou de troubles (dysfonctinnement de plusieurs organes) : 5 %.
- Taux global de mortalité : 2,3 % ; aucun décès n'a été signalé chez les personnes sans état critique.

Selon une mission d'enquête conjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Chine, la plupart des cas mortels sont survenus chez des patients d'âge avancé ou présentant des comorbidités médicales (notamment : maladies cardiovasculaires, diabète, maladies pulmonaires chroniques, hypertension et cancer).

 

 

 

Symptômes de COVID-19

Dans une étude décrivant 138 patients atteints de pneumonie COVID-19 à Wuhan, les caractéristiques cliniques les plus courantes au début de la maladie sont :
- Fièvre dans 99 % des cas
- Fatigue à 70 pour cent
- Toux sèche dans 59% des cas
- Anorexie dans 40 % des cas
- Myalgies dans 35 % des cas
- Dyspnée dans 31 % des cas
- Expectoration (Production de crachats) dans 27 % des cas.

 

 

 

Variations de mortalités et des atteintes graves

La proportion d'infections graves varie selon les lieux pour des raisons inconnues.
Les atteintes graves de COVID-19 représentent 12 % en Italie; le taux de létalité est de 5,8 % à la mi-mars. Le taux de mortalité, à la mi-mars, en Corée du Sud est de 0,9 %.
Cette variation peut être liée à des caractéristiques démographiques; en Italie, l'âge médian des patients infectés est de 64 ans, alors qu'en Corée, l'âge médian est de 40 ans.

 

 

 

L’infection et l’âge


Les personnes de tout âge peuvent être infectées par coronavirus, les adultes d'âge moyen et plus âgés sont les plus touchés.

Selon les études, l'âge médian se situe entre 49 et 56 ans. Dans les rapports chinois, 87 % des patients sont âgés de 30 à 79 ans. L'âge avancé est associé à une augmentation de la mortalité, avec un taux de létalité de 8 % chez les personnes âgées de 70 à 79 ans, et de 15 % à l’âge de 80 ans ou plus.

Au États-Unis, 2449 patients sont diagnostiqués avec le COVID-19 depuis début mars. L’âge semble plus jeune qu’en Chine et en Europe, 67 % des patients sont âgés de 45 ans. Comme en Chine, la mortalité est plus élevée chez les personnes âgées, 80 % des décès survenant chez les personnes âgées de 65 ans.

 

 

Soins

En cas de stratégie basée sur des tests, l’isolement du patient peut être arrêté en cas de :
- absence de fièvre sans médicaments, et
- amélioration des symptômes respiratoires, et
- Résultats négatifs d'un test COVID-19 à partir d'au moins deux échantillons consécutifs prélevés à 24 heures d'intervalle.

En cas de stratégie non fondée sur des tests, l’isolement du patient peut être arrêté en cas de :
- au moins sept jours après l'apparition des premiers symptômes, et
- au moins trois jours (72 heures) depuis la guérison des symptômes (absence de fièvre sans médicaments, et amélioration des symptômes respiratoires)

En cas de patients ayant un test positif mais sans symptôme, l’isolement du patient peut être arrêté lorsqu'au moins sept jours se sont écoulés depuis la date de leur premier test cOVID-19 positif.

 

 

 

Les essais thérapeutiques actuellement

1- Remdesivir
Plusieurs essais sont en cours pour évaluer l'efficacité du remdesivir dans les cas de COVID-19 modérés ou graves. Le Remdesivir est utilisé chez les premiers patients atteints de COVID-19 aux États-Unis. L'impact clinique du remdesivir sur la COVID-19 reste inconnu.

2- Chloroquine/hydroxychloroquine
La chloroquine et l'hydroxychloroquine inhibent toutes deux le SRAS-CoV-2 in vitro, l'hydroxychloroquine semble avoir une activité antivirale plus puissante. Un certain nombre d'essais cliniques sont en cours en Chine et en Europe pour évaluer l'utilisation de
chloroquine ou hydroxychloroquine pour COVID-19.

3- Lopinavir-ritonavir
Cet inhibiteur de protéase a été utilisé pour lutter contre l'infection par le VIH. L'utilisation de cet agent pour le traitement du COVID-19 est décrite dans certains cas. Il n'y a pas eu de différence dans le temps nécessaire à l'amélioration clinique ou à la mortalité à 28 jours dans une étude sur 199 patients ayant reçu du Lopinavir-ritonavir (400/100 mg) deux fois par jour pendant 14 jours.

4- Tocilizumab
Le tocilizumab, un inhibiteur de l'IL-6. L'agent est en cours d'évaluation dans un essai clinique.

 

Femmes enceintes et allaitantes


Il n'y a aucune preuve en laboratoire de la transmission du virus au nouveau-né. Des cas d'infection néonatale ont été documentés.

L'approche de la prévention, de l'évaluation, du diagnostic et du traitement des femmes enceintes suspectées de COVID-19 devrait être similaire à celle des personnes non enceintes.

L'accouchement par césarienne est pratiqué selon les indications obstétriques. L'American College of Obstetricians and Gynecologists précise que les enfants nés des mères dont la COVID-19 est confirmée, doivent être considérés comme des patients et doivent être isolés et évalués.

On ignore si le virus peut être transmis par le lait maternel. Le seul rapport de test n'a trouvé aucun virus dans le lait maternel de six patientes.
Ainsi, les mères symptomatiques doivent prendre des précautions pour éviter la transmission au nourrisson pendant l'allaitement. 
Pour réduire au minimum le contact direct, le nourrisson peut être nourri au lait maternel d'une autre personne saine jusqu'à ce que la mère soit rétablie.

 

Références

Bajema KL, Oster AM, McGovern OL, et al. Persons Evaluated for 2019 Novel
Coronavirus - United States, January 2020. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2020; 69:166.

Chen N, Zhou M, Dong X, et al. Epidemiological and clinical characteristics of 99 cases of 2019 novel coronavirus pneumonia in Wuhan, China: a descriptive study. Lancet 2020; 395:507.

Wang D, Hu B, Hu C, et al. Clinical Characteristics of 138 Hospitalized Patients With 2019 Novel Coronavirus-Infected Pneumonia in Wuhan, China. JAMA 2020.

Wu Z, McGoogan JM. Characteristics of and Important Lessons From the Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) Outbreak in China: Summary of a Report of 72314 Cases From the Chinese Center for Disease Control and Prevention. JAMA 2020.

Zu F, Yu T, Du R, at al. Clinical course and risk factors for mortality of adult inpatients with COVID-19 in Wuhan, China: a retrospective cohort study. Lancet 2020.

KCDC. Updates on COVID-19 in Korea. March 14, 2020. https://www.cdc.go.kr/board/board.es?mid=a30402000000&bid=0030 (Accessed on March 14, 2020).

Liu W, Zhang Q, Chen J, et al. Detection of Covid-19 in Children in Early January 2020 in Wuhan, China. N Engl J Med 2020.

United States Centers for Disease Control and Prevention. Discontinuation of In-Home is olation for immunocompromised persons with COVID-19 (Interim Guidance). https://www.
cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ending-isolation.html (Accessed on March 18, 2020).

Wang M, Cao R, Zhang L, et al. Remdesivir and chloroquine effectively inhibit the recently emerged novel coronavirus (2019-nCoV) in vitro. Cell Res 2020; 30:269.84.

Holshue ML, DeBolt C, Lindquist S, et al. First Case of 2019 Novel Coronavirus in the United States. N Engl J Med 2020; 382:929.

Cortegiani A, Ingoglia G, Ippolito M, et al. A systematic review on the efficacy and safety of chloroquine for the treatment of COVID-19. J Crit Care 2020.

Lim J, Jeon S, Shin HY, et al. Case of the Index Patient Who Caused Tertiary Transmission of COVID-19 Infection in Korea: the Application of Lopinavir/Ritonavir for the Treatment of COVID-19 Infected Pneumonia Monitored by Quantitative RT-PCR. J Korean Med Sci 2020; 35:e79.

Wang X, Zhou Z, Zhang J, et al. A case of 2019 Novel Coronavirus in a pregnant woman with preterm delivery. Clin Infect Dis 2020.

European Societyof Hypertension. ESH Statement on COVID-19. https://www.eshonline.org/spotlights/esh-statement-on-covid-19/ (Accessed on March 18, 2020).

 

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Pourquoi le coronavirus est si dangereux ?

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Pourquoi le coronavirus est si dangereux ?

La question est légitime, pourquoi le Covid -19, avec un taux de mortalité de 1 à 2 % est capable de confiner les populations et bloquer la vie économie et sociale des pays prospères et bien organisés ?


Faut-il tout arrêter pour un virus dont la moralité demeure faible? S’agit-il d’une exagération, d’une réaction excessive, d’un prétexte pour manipulation?
Les médecins exagèrent-ils et complotent pour effrayer la population ?
Comment comprendre l’avertissement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS),

 

« aucun système de santé au monde n’est capable de faire face aux conséquences de coronavirus ».

 

 

 

 

Danger du coronavirus : plus que la mortalité


Les études confirment que les médecins n’exagèrent pas. Les modèles et les chiffres ne mentent pas. Ce virus peut conduire à l’effondrement et à la désorganisation de nos systèmes de santé avec un risque intolérable pour les patients, non seulement ceux atteints par le coronavirus, mais pour tous les patients.

La propagation du virus Corona est rapide. La personne infectée transmet l’infection en moyenne à deux ou trois personnes. Une étude récente a montré qu’il peut rester trois heures dans l’air. Trois heures pendant lesquelles, ce virus est capable de provoquer de nouvelles infections.


Sa période d’incubation est longue, de quatre à cinq jours, pendant laquelle l’infection et la transmission de l’infection à une autre personne sont possibles. Le virus peut être plus contagieux au début de la maladie, car la charge virale est plus élevée.
Les données indiquent que 80 % des patients ne présentent aucun symptôme ou des symptômes minimes, 20 % ont besoin d’être hospitalisés, 5 % d’entre dans une phase critique et 1 à 2 % risquent de mourir

 

 

 

Comprendre la modélisation : noyade en vue


Le Coronavirus est capable de paralyser, de désorganiser n’importe quel système de santé en inondant les établissements de soins par une grande quantité de patients en peu de temps, sous forme des vagues de patients qui peuvent être sauvés à condition d’avoir les moyens et les personnes disponibles.
Selon les règles internationales, la capacité d’un système de santé se mesure par le nombre de lits pour 1000 habitants. Par exemple, en France comme en Allemagne, et l’Italie du Nord, on compte huit lits pour mille personnes.
Il s’agit d’un standard élevé. La moyenne en Amérique latine est de deux lits pour mille personnes. Dans d’autres pays, ce chiffre peut être inférieur.
Un autre critère est le nombre de lits de soins intensifs pour 100 000 habitants, des lits équipés pour les cas critiques comme les respirateurs artificiels (ventilation mécanique).
En France comme en Allemagne, on compte 29 à 30 lits de soins intensifs par 100 000 habitants, dans certains pays européens, on compte 4 lits.

60 à 70 % des lits sont occupée par des patients de chirurgies, de cancer, d’accidents de la circulation et de maladies chroniques. Les lits de soins intensifs disponibles dépassent rarement le 40 %.

Pour comprendre la modélisation qui inquiète les médecins, prenons un exemple.
Dans une ville de mille habitants, on compte huit lits, dont cinq occupés par des patients atteints de cancer, de diabète, ou d’autres maladies chroniques. Trois lits sont toujours disponibles.
Le premier jour, un patient infecté par le coronavirus arrive en ville. Vingt jours plus tard, le nombre dépassera 100 cas. 20 patients ont besoin d’être hospitalisés, seuls trois lits sont disponibles. 17 patients peuvent mourir sans hospitalisation. Plus de place pour les patients atteints de cancer et d’accidents, leur mortalité sera élevée aussi.
La pression sera forte sur les médecins et les soignants, ils seront épuisés, un pourcentage d’entre eux développera la maladie, et la situation s’aggravera.
Ces modèles démontrent que les décès par coronavirus ne se limitent pas aux décès par le virus, mais comprennent les décès de personnes atteintes d’autres maladies qui n’ont pas pu être soignés à l’hôpital, car il y a une pénurie de médecins et de services.
Notre exemple est une simplification des modèles présents sur cette épidémie. Les épidémiologistes comme les médecins craignent que le système de santé soit noyé et dépassé par un grand nombre de patients. Dans ces scénarios, bien de personnes mourront parce qu’il n’y aura pas assez de lits et de soins, ou de respirateurs artificiels disponibles.

 

 



Les solutions possibles


Deux solutions possibles : aplatir la courbe et augmenter le nombre des lits.
La solution est de prévenir les vagues des patients qui peuvent noyer les services de santé en prenant des mesures préventives : empêcher les rassemblements, la séparation sociale, fermeture des écoles et des universités, des lieux de culte, des centres commerciaux, annulation des fêtes, annulation des rassemblements de groupe, le travail à domicile et le confinement généralisé.
Les épidémiologistes appellent cette stratégie « aplatissement de la courbe », c’est-à-dire réduire l’augmentation spectaculaire du nombre de cas afin que le système de santé puisse les soigner.
En aplatissant la courbe, le système de santé peut prendre en charge les personnes de manière adéquate, évitant ainsi ce qui s’est passé en Italie, par exemple.
Le deuxième point : augmenter le nombre des lits disponibles.

Cette méthode explique le succès de la Chine. Aplatir la courbe par des procédures qui empêcher la circulation du virus et augmenter le nombre de lits en construisant des hôpitaux temporaires.

La méthode est efficace, la Chine ayant annoncé jeudi qu’elle n’avait enregistré aucune nouvelle source locale de virus au cours des dernières 24 heures.
Aujourd’hui, la France suit la même méthode : confinement, construction d’un premier hôpital temporaire dans le grand est, rendre les lits hospitaliers disponibles. Il en va de même pour l’Allemagne, où l’État de Berlin a annoncé son intention de créer un hôpital pour traiter les personnes infectées par le coronavirus.


Le problème de cette stratégie adoptée par la chine, la France, l’Italie, la Corée et d’autres pays est dans la durée de son efficacité.


Que se passe-t-il à fin des restrictions ? L’épidémie risque de resurgir ou l’immunité collective devient efficace ?
Personne n’a la réponse à cette question pour le moment, la chine sera le premier pays à affronter cette phase du problème.

 

 

Références
Kandel N, Chungong S, Omaar A , Xing J : Health security capacities in the context of COVID-19 outbreak: an analysis of International Health Regulations annual report data from 182 countries. Lancet. 2020 ; (online March 18.)
Ying Liu, Albert A Gayle, Annelies Wilder-Smith, Joacim Rocklöv. The reproductive number of COVID-19 is higher compared to SARS coronavirus. Journal of Travel Medicine, 2020
Joseph T Wu, Kathy Leung, Gabriel M Leung. Nowcasting and forecasting the potential domestic and international spread of the 2019-nCoV outbreak originating in Wuhan, China: a modelling study. The Lancet, Jan. 31, 2020

 

 

 

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Coronavirus 2019 (COVID-19), état des connaissances

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Coronavirus 2019 (COVID-19), état des connaissances

 Covid -19 est une maladie infectieuse causée par le coronavirus récemment découvert.
Les coronavirus sont des agents pathogènes virus ARN qui peuvent affecter l’homme et l’animal. Certains coronavirus provoquent chez les humains des infections respiratoires allant du rhume à des maladies plus graves telles que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (transmis par les chameaux) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) transmis par les chauves-souris.


Fin 2019, un nouveau coronavirus a été identifié comme l’agent pathogène des cas de pneumonie à Wuhan, une ville de la province chinoise d’Hubei.
Cette infection rapidement propagée se transforma en une épidémie dans toute la Chine, avec des cas sporadiques signalés dans le monde entier.


En février 2020, l’Organisation mondiale de la santé a désigné la maladie COVID-19, qui signifie maladie à coronavirus 2019. Le virus qui provoque le COVID-19 est appelé coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2).

 

 

L’état actuel de l’épidémie

Depuis les premiers cas de Wuhan, une ville du Hubei.  En Chine à la fin de 2019, plus de 80 000 cas de COVID-19 ont été signalés ; des cas confirmés après analyse, et des cas diagnostiqués cliniquement sans analyse.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’épidémie en Chine a atteint son point culminant entre fin janvier et début février 2020. Le nombre de cas en Chine continue d’augmenter ; la majorité des rapports proviennent du Hubei et des provinces environnantes, mais de nombreux cas ont été signalés dans d’autres provinces Chinoises.

Un nombre croissant de cas a été signalé dans d’autres pays sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique. Le nombre de nouveaux cas en dehors de la Chine a dépassé celui de la Chine. Ces cas se sont d’abord produits parmi les voyageurs en Chine puis par ceux en contact avec les voyageurs. La transmission locale continue à provoquer des épidémies moins importantes dans certaines régions en dehors de la Chine : Corée du Sud, Italie, Iran et Japon. A ce jour, plusieurs centaines de cas sont confirmés et déclarés en France.

 

 

Transmission du coronavirus 2019 (COVID-19)

On pense que la propagation de personne à personne se fait par les gouttelettes respiratoires, comme la grippe. Compte tenu de l’incertitude actuelle, des précautions sont recommandées selon les pays et selon les risques possibles.

Une enquête épidémiologique menée à Wuhan a permis d’identifier une première association entre un marché de fruits de mer et le début de la maladie. Ce marché de fruits de mer vendait des lapins, des serpents et d’autres animaux vivants.

L’ARN viral était trouvé dans les échantillons respiratoires de patients exposés, mais sans symptômes. La transmission du virus COVID-19 à partir d’individus asymptomatiques (ou d’individus en période d’incubation) a été décrite.

L’ARN du virus COVID-19 a été détecté dans des échantillons de sang et de selles, mais on ne sait pas si ces échantillons contiennent un virus infectieux ou inactif.

 

 

Virologie du coronavirus 2019

Le séquençage du génome complet et ses analyses ont indiqué que le coronavirus COVID-19 est un bêtacoronavirus du même genre que le virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), et de plusieurs coronavirus des chauve-souris. Ce virus possède un récepteur similaire à celui du coronavirus du SRAS. On ne sait pas si le virus utilise le même récepteur pour entrer dans les cellules.

Le virus à l’origine de la maladie de Covid -19 et celui du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont un lien génétique, mais ils sont différents. Le SRAS est plus mortel, mais il est beaucoup moins contagieux que Covid -19. Le SRAS ne s’est propagé nulle part dans le monde depuis 2003.

Le virus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), un autre bêtacoronavirus, semble différent du COVID-19. Ce virus ressemble plutôt aux coronavirus des chauves-souris. Il est probable que les chauves-souris soient la source principale. On ignore si le virus COVID-19 est transmis directement par les chauves-souris ou par un autre mécanisme.

 

 

 

Possibilité de mutation coronavirus 2019

Il y a toujours la possibilité de mutation selon les expériences acquises tout au long de l’histoire de la lutte contre les virus. Ces mutations sont apparues dans plusieurs virus, dont les plus célèbres sont la grippe. Il est impossible de déterminer comment, quand et où la mutation se produit. L’OMS se concentre sur l’importance de la préparation, la capacité des infrastructures dans différents pays pour réagir rapidement et répondre à toute épidémie ou mutation virale.

 

 

Coronavirus 2019 et corps humain

Le virus se dirige vers les poumons, et affecte deux groupes spécifiques de cellules dans les poumons, les cellules caliciformes, et les cellules ciliées.

Les cellules caliciformes produisent le mucus qui forme une couche hydratante sur les voies respiratoires.

Les cellules ciliaires sont des cellules avec des cils qui luttent contre les germes et les virus.

Le virus Corona infecte ces deux groupes de cellules et commence à les détruire. C’est la pneumonie.

Le système immunitaire du corps essaie de répondre, ce qui peut entraîner une réaction inflammatoire et un œdème, et endommager les tissus sains du poumon.

 

 

Symptômes et aspects cliniques du Covid -19

Les symptômes les plus courants de la maladie du Covid -19 sont la fièvre, la fatigue et la toux sèche. Certains patients peuvent ressentir douleur et courbatures, congestion nasale, rhume, mal de gorge ou diarrhée. Ces symptômes sont généralement légers et progressifs. Certaines personnes sont infectées sans symptômes. La plupart des gens (environ 80 %) se remettent de la maladie sans avoir besoin d’un traitement spécial.

La gravité de la maladie s’intensifie chez une personne sur 6 qui développe une infection à Covid -19, souffre de difficultés respiratoires.

Le risque pour les personnes âgées et les personnes souffrant de problèmes médicaux tels que l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques ou le diabète, est grave. Environ 2 % des personnes qui ont contracté la maladie sont décédées. Les personnes souffrant de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires doivent consulter.

Période d’incubation : On pense que la période d’incubation du COVID-19 se situe dans les 14 jours suivant l’exposition, la plupart des cas survenant environ cinq jours après l’exposition.

L’apparition de la fièvre et des symptômes respiratoires survient trois à six jours après l’exposition. Dans une autre étude, la période d’incubation moyenne estimée est de cinq jours.

La pneumonie est la manifestation grave la plus fréquente de l’infection, caractérisée par fièvre, toux, dyspnée (difficulté de respirer) avec images d’infiltrats bilatéraux sur les examens radiologiques.


Dans un rapport du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies, 81 % des cas étaient bénins (pas de pneumonie ou pneumonie légère), 14 % étaient graves (dyspnée, hypoxie ou manque d’oxygène dans l’organisme, ou atteinte pulmonaire confirmée par la radio dans les 24 à 48 heures, et 5 % étaient critiques [insuffisance respiratoire, choc ou dysfonctionnement de plusieurs organes].

Le taux de mortalité est de 2,3 % ; aucun décès n’a été signalé parmi les cas non critiques. Selon une mission de l’OMS, le taux de mortalité variait de 2 à 4 % à Wuhan et 0,7 % dans le reste de la Chine. La plupart des cas mortels sont survenus chez des patients d’âge avancé ou souffrant d’autres maladies.

En plus des symptômes respiratoires, des symptômes gastro-intestinaux [nausées et diarrhées] ont été signalés.

Lors de l épidémie du COVID-19 sur un bateau de croisière où presque tous les passagers et le personnel ont été dépistés. 17 % ont été positifs au 20 février ; la moitié des 619 cas confirmés du COVID-19 étaient asymptomatiques au moment du diagnostic.

Les examens biologiques [analyse de sang] montrent un nombre variable de globules blancs : Leucopénie [baisse de cellules polynucléaires], de leucocytose [augmentation de cellules polynucléaires] et de lymphopénie [baisse de cellules lymphocytaires].

Selon l’OMS, le temps de guérison est de deux semaines pour les infections légères et de trois à six semaines pour les maladies graves.

Dans une étude décrivant 138 patients atteints de pneumonie COVID-19 à Wuhan, l’âge médian était de 56 ans, 99 % ont déclaré de la fièvre, 59 % ont eu une toux sèche et 35 % ont eu des myalgies [douleurs musculaires]. La dyspnée s’est développée dans 31 % des cas après une période de cinq jours de maladie.

Le syndrome de détresse respiratoire aiguë s’est développé dans 20 % des cas, et la ventilation mécanique était indispensable dans 12,3 % des cas.

Dans une étude portant sur 62 patients atteints du COVID-19 dans la province chinoise du Zhejiang, tous sauf un souffraient de pneumonie, deux seulement ont développé une dyspnée, et un seul a nécessité une ventilation mécanique.

 

 

Diagnostic du coronavirus 2019


L’approche de la prise en charge doit être axée sur la reconnaissance précoce des cas suspects, l’isolement immédiat et l’instauration de mesures de lutte contre l’infection.

Dans l’état actuel de l’épidémie, la possibilité de COVID-19 devrait être envisagée chez les patients présentant de la fièvre ou des symptômes des voies respiratoires et qui ont :
— résidé [durant les 14 derniers jours] ou voyagé dans des zones où la transmission a été signalée : Chine, Corée du Sud, Italie, Iran, Japon.

— eu récemment [durant les 14 derniers jours] un contact étroit avec un cas confirmé ou suspecté de COVID-19.

La possibilité de COVID-19 doit être envisagée en cas d’une maladie grave des voies respiratoires lorsqu’une autre étiologie [ou cause] ne peut être identifiée.

En cas de suspicion de COVID-19, des mesures de lutte contre l’infection doivent être mises en œuvre.

Dans l’état actuel, le diagnostic ne peut être confirmé par une analyse de sang, mais par une analyse des échantillons des voies respiratoires.
On conseille de prélever des échantillons pour tester le CoV-2 du SRAS dans les voies respiratoires supérieures [écouvillon naso-pharyngé et oropharyngé] et dans les voies respiratoires [crachats, aspiration ou lavage broncho-alvéolaire].
Des échantillons supplémentaires [selles, urine, etc.] peuvent être collectés. Le prélèvement d’échantillons respiratoires doit être effectué en prenant des précautions contre la contamination par l’air.

L’ARN du SRAS-CoV-2 est détecté par PCR [réaction en chaîne de la polymérase]. Un test positif confirme le diagnostic. Si le test initial est négatif, mais que la suspicion de COVID-19 persiste, l’OMS recommande de faire un deuxième échantillonnage et des tests sur plusieurs sites des voies respiratoires.

 

 

 

Traitement du coronavirus 2019


À ce jour, il n’existe ni vaccin ni médicament antiviral spécifique pour prévenir ou traiter la maladie du Covid -2019.

La prise en charge du COVID-19 consiste à assurer un contrôle de l’infection, et des soins symptomatiques pour lutter contre la fièvre, et le syndrome de détresse respiratoire aiguë.

L’OMS recommande de ne pas utiliser la cortisone et ses dérivées chez les patients atteints de pneumonie COVID-19, sauf en cas d’autres indications.

Plusieurs essais évaluent l’efficacité de certains médicaments comme le Remdesivir, ou l’inhibiteur de protéase combiné lopinavir-ritonavir, utilisé pour le traitement de l’infection par le VIH. L’efficacité est en cours d’évaluation.

Les soins à domicile sont appropriés pour les patients atteints d’une infection légère qui peuvent être isolés, de manière adéquate dans un cadre ambulatoire.

La prise en charge de ces patients devrait se concentrer sur la prévention de la transmission et sur la surveillance de l’état des patients.

 

 

 

Prévention du coronavirus 2019

 


Concernent les soignants :
Le contrôle de l’infection dans le corps soignant est essentiel. En Chine, on a estimé que dans certains groupes, 43 % des patients avaient contracté l’infection en milieu hospitalier.

Il faut conseiller aux soignants soupçonnés d’être infectés de porter un masque médical pour contenir leurs sécrétions respiratoires et de consulter.

L’OMS recommande des précautions standard, contre le contact, et contre les gouttelettes, avec protection des yeux ou du visage. Une précaution supplémentaire est justifiée en cas d’intervention risquée comme intubation trachéale, ventilation, trachéotomie, réanimation cardio-pulmonaire et bronchoscopie.

Si une chambre d’isolement [une chambre à pression négative] n’est pas accessible, le patient doit porter un masque et être placé dans une chambre privée dont la porte est fermée. Les patients, dont le COVID-19 est suspecté ou confirmé, et qui nécessite une hospitalisation, doivent être pris en charge dans un établissement équipé.

La décision d’abandonner les précautions de lutte contre les infections doit être prise en cas de disparition des symptômes cliniques et en cas de tests négatifs.

 

 

Prévention de la population
Les gens peuvent être infectés par la maladie du Covid -19 par d’autres personnes qui ont le virus. La maladie peut être transmise d’une personne à l’autre par de petites gouttelettes dispersées par le nez ou la bouche lorsque la personne atteinte de Covid -19, tousse. Ces gouttelettes tombent sur les objets et les surfaces entourant la personne. D’autres personnes peuvent développer la maladie du Covid -19 lorsqu’elles entrent en contact avec ces objets ou surfaces et touchent ensuite leurs yeux, leur nez ou leur bouche. Les gens peuvent également contracter la maladie du Covid -19 s’ils respirent des gouttelettes qui sortent de la personne atteinte de la maladie en toussant ou en expirant. Il est donc important de rester à l’écart du malade de plus d’un mètre.

Les études menées à ce jour indiquent que le virus se transmet principalement par contact avec des gouttelettes respiratoires plutôt que par voie aérienne.

Il est possible d’attraper la maladie du Covid -19 par une personne qui souffre d’une toux légère et qui ne se sent pas mal.

Le risque de transmission de cette maladie Covid -19 par les selles d’une personne infectée est limité. La propagation par cette voie n’est pas une caractéristique majeure de l’épidémie.

L’OMS conseille des mesures générales pour réduire la transmission de l’infection : le lavage des mains, l’hygiène respiratoire [couvrir sa toux], éviter tout contact étroit avec les autres, et éviter tout contact avec des animaux vivants ou morts.

Les personnes ne présentant pas de symptômes respiratoires, le port d’un masque médical n’est pas obligatoire, même si le COVID-19 est répandu dans la région ; le port d’un masque ne diminue pas l’importance des autres mesures.

Les personnes qui s’occupent de patients à domicile doivent porter un masque médical bien ajusté lorsqu’elles se trouvent dans la chambre du patient.

 

 

Mesures de santé publique mondiale
Le 30 janvier 2020, l’OMS a déclaré que l’épidémie de COVID-19 était une urgence de santé publique internationale.
l’OMS a indiqué trois priorités pour les pays : protéger les soignants, inciter à protéger les personnes âgées et les malades chroniques et aider les pays vulnérables.

L’OMS ne recommande pas de restrictions aux voyages internationaux, mais reconnaît que la restriction des déplacements peut être temporairement utile dans certains contextes.
L’OMS conseille aux voyageurs en provenance de zones où la transmission du virus COVID-19 est en cours de se soumettre à un contrôle médical en cas de fièvre, ou de toux.

En Allemagne, 114 voyageurs revenant de Wuhan ont été considérés comme asymptomatiques lors du contrôle d’entrée, mais deux d’entre eux ont été testés positifs au virus COVID-19 par PCR. Le rôle des patients asymptomatiques dans la transmission de l’infection à d’autres personnes, et l’intérêt des tests PCR sur les personnes asymptomatiques reste incertain.

 

 

Prévention individuelle du Covid -19


Lorsque vous visitez des marchés d’animaux vivants, évitez tout contact direct avec les animaux et les surfaces en contact avec les animaux.

Assurez-vous de suivre les bonnes pratiques de sécurité alimentaire en évitant les éléments crus ou suspects.

Lavez-vous régulièrement les mains régulièrement en les frottant avec un désinfectant à l’alcool ou en les lavant avec du savon.

Gardez une distance d’au moins un mètre entre vous et toute personne qui tousse ou éternue.

Évitez de toucher vos yeux, votre nez et votre bouche, après avoir touché des objets ou de surfaces pouvant être infestés.

Couvrir votre bouche et votre nez par votre coude plié ou par un mouchoir jetable.

Restez à la maison si vous vous sentez malade. Si vous avez de la fièvre, de la toux ou des difficultés respiratoires, suivez les instructions des autorités sanitaires.

On ne sait pas avec certitude combien de temps le virus reste vivant sur une surface, il semble être similaire à d’autres coronavirus. Des études indiquent que les virus Corona peuvent rester en vie sur les surfaces pendant quelques heures ou plusieurs jours. Cela peut varier en fonction du type de surface, de la température ou l’humidité.

Si vous pensez qu’une surface peut être contaminée, nettoyez-la avec un antiseptique. Lavez-vous les mains en les frottant avec un nettoyant à l’alcool ou en les lavant avec du savon et de l’eau, et évitez de vous toucher les yeux, la bouche ou le nez.

Le virus ne peut pas être transmis par les piqûres de moustiques.

Le froid et la neige ne peuvent pas tuer le nouveau coronavirus.

Les sèche-mains ne sont pas efficaces pour éliminer le virus Corona.

Dans certains cas, des patients guéris du Covid -19 l’ont contracté à nouveau après leur guérison.

Le virus Corona est plus virulent pour les hommes que pour les femmes.

 

 

 

Populations particulières
Un minimum d’informations est disponible concernant la maladie COVID-19 pendant la grossesse. Dans deux rapports, il n’y avait aucune preuve de la transmission du virus au nouveau-né. Dans d’autres études, deux cas d’infection néonatale ont été documentés.

L’approche de la prévention des femmes enceintes devrait être similaire aux autres personnes. Les nourrissons nés de mères dont le COVID-19 est confirmé doivent être considérés comme des patients sous investigation et doivent être isolés et évalués.

On ignore si le virus peut être transmis par le lait maternel. La transmission par gouttelettes pourrait se faire par contact étroit pendant l’allaitement. Une hygiène des mains et l’utilisation d’un masque pendant l’allaitement, ou l’utilisation de tire-lait pour une alimentation de lait maternel par biberon.

 

 

Références

World Health Organization. Director-General's remarks at the media briefing on 2019-nCoV on 11 February 2020.

World Health Organization. Novel Coronavirus (2019-nCoV) technical guidance. https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/technical-guidance, on February 14, 2020.

European Centre for Disease Prevention and Control. Novel coronavirus in China. https://www.ecdc.europa.eu/en/novel-coronavirus-china, January 23, 2020.

Hoehl S, Berger A, Kortenbusch M, et al. Evidence of SARS-CoV-2 Infection in Returning Travelers from Wuhan, China. N Engl J Med 2020.

Zou L, Ruan F, Huang M, et al. SARS-CoV-2 Viral Load in Upper Respiratory Specimens of Infected Patients. N Engl J Med 2020.

Rothe C, Schunk M, Sothmann P, et al. Transmission of 2019-nCoV Infection from an Asymptomatic Contact in Germany. N Engl J Med 2020.

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Chen N, Zhou M, Dong X, et al. Epidemiological and clinical characteristics of 99 cases of 2019 novel coronavirus pneumonia in Wuhan, China: a descriptive study. Lancet 2020; 395:507.

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Chen H, Guo J, Wang C, et al. Clinical characteristics and intrauterine vertical transmission potential of COVID-19 infection in nine pregnant women: a retrospective review of medical records. Lancet 2020.

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Virus, viroïdes et prions sont différents

virus viroide prion

 

Virus, viroïdes et prions : ressemblance et différence

Nous sommes tous familiers avec les bases des virus : Ces particules infectent les cellules vivantes pour fondamentalement faire des ravages dans tout le corps.  Les virus sont responsables de nombreuses maladies humaines comme l'hépatite, le sida, la varicelle, etc.
Cependant, en dépit de leur structure plutôt simple, il existe d'autres agents infectieux appelés viroïdes et prions, capables de provoquer des ravages sur les plantes et sur les animaux, et sur les humains.


En 1953, André Lwoff  a proposé une définition des virus en quatre points :
 - Un virus n'a ni cytoplasme ni noyau, mais un acide nucléique, des protéines en une structure définie et constante, qui possède des éléments de symétrie.
-  Un virus ne renferme qu'un type d'acide nucléique, ADN ou ARN, jamais les deux.
- Un virus est incapable se diviser. Il se reproduit - uniquement à partir de son matériel génétique (l'acide nucléique).
-  Un virus est un parasite absolu, il possède l'information nécessaire à la synthèse de ses propres constituants, mais n'a pas les moyens d'exprimer cette information.
Ces quatre points sont essentiels pour distinguer un virus d'une cellule ou d'une bactérie.  
Les viroïdes eux sont de simples boucles d'ARN d'environ 300 nucléotides, qui infectent certains végétaux (pomme de terre, tomate, cocotier, etc.), ne codent aucune protéine. Leur faculté d'infecter est liée à des interactions avec les mécanismes de la cellule infectée.
Les prions sont des protéines parfois associées à un acide nucléique, capables de provoquer, après une longue période d'incubation, des maladies neurodégénératives chez les mammifères (tremblante du mouton, maladie des vaches folles, maladie de Creutzfeldt-Jacob chez l'homme). La protéine prion est une structure particulière tridimensionnelle. Sa forme mutée, transmissible, serait pathogène.

 

virus hepatiteA hepatiteb hepatitec

 

Les virus

Les virus sont des micro-organismes infectieux à structure bien définie. Le virus est un parasite absolu, ne pouvant pas vivre en dehors de la cellule vivante qui l'héberge, possédant un seul type d'acide nucléique ARN ou ADN et se reproduisant à partir de son seul matériel génétique
Les virus sont responsables d'un grand nombre de maladies, bénignes ou plus graves, affectant tous les êtres vivants, l'homme (grippe, hépatites, poliomyélite, Sida), des animaux vertébrés (peste bovine, porcine, aviaire, fièvre aphteuse, etc.) ou des animaux invertébrés (ver à soie, virus sigma de la drosophile, etc.), ou encore des végétaux (virus de la mosaïque du tabac.)
Les êtres unicellulaires sont également infectés par des virus, appelés phages chez les bactéries (bactériophages lambda, virus kappa des paramécies).


En dehors de l'hôte, un virus est une particule inerte, un virion sans métabolisme, sans la capacité de réplication, sans activité autonome.
Un virus est un court acide nucléique ARN ou ADN portant une information génétique qui s'exprime exclusivement à l'intérieur d'une cellule, et qui se déplace d'une cellule infectée à une autre à l'intérieur d'une enveloppe.
L'enveloppe virale, ou la capside, est une structure protéique résistante que l'on retrouve chez tous les virus.


Le cycle de vie des virus passe par les mêmes étapes. Le cycle est amorcé par la contamination d'un organisme. L'infection débute avec la reconnaissance des cellules cibles de l'hôte et la pénétration du virus dans ces cellules. Grâce à diverses transformations moléculaires, le génome viral intervient dans le métabolisme cellulaire pour être traduit en protéines, puis répliqué. Enfin, à partir des différents constituants qui sont codés par le virus et synthétisés par la cellule, les virions s'assemblent dans le cytoplasme, puis sont libérés dans le milieu extérieur.

 

viroide


Les viroïdes

Un viroïde est une particule, plus petite que les virus  composé d'un seul ARN  et sans capside.  Les viroïdes sont les plus petites entités biologiques connues. Ils n'ont pas de capside, cette enveloppe de protéines qui entoure le génome des virus : ce sont de simples brins d'ARN (acide ribonucléique), bouclés sur eux-mêmes.

 

viroide tomate


Contrairement aux virus, ils ne codent aucune protéine et ne présentent pas d'enveloppe ou de capsule protectrice : l'ARN est seul, nu, sous la forme d'une boucle fermée dont l'organisation tridimensionnelle est très structurée.
Ils se répliquent à l'intérieur des cellules infectées par un mécanisme en cercle. Leur génome ne code apparemment pour aucune protéine. Ils sont dépendants de leur hôte pour assurer certaines étapes de leur cycle vital. On connaît aujourd'hui 29 espèces de viroïdes appartenant à deux groupes distincts.
L'ARN viroïdal contamine les plantes via leur système de vascularisation et est transmis par reproduction végétale, lors de contacts entre plantes blessées, ou par les insectes. Une fois introduit dans une cellule végétale, l'ARN viroïdal est traité par celle-ci : il est transcrit par une enzyme locale, une ARN polymérase, puis la copie obtenue est refermée en boucle par une autre enzyme locale, une ARN ligase. Ce viroïde pourra à son tour être transcrit et se propager dans d'autres cellules. Selon leur séquence, les viroïdes provoquent le dépérissement de la plante en modifiant l'expression des protéines, ou restent latents.

 

viroide pomme de terre


Les viroïdes affectent les cultures comme les tomates, les pommes de terre et les arbres fruitiers. Ils ne causent pas DE la maladie humaine, mais ils peuvent anéantir les cultures, et provoquer de sérieuses pertes économiques.

Les méthodes de protection mises en place pour contrôler les épidémies consistent à éliminer les plantes infectées, et à mettre en œuvre des mesures prophylactiques destinées à empêcher la propagation et sa dissémination vers de nouvelles cultures. Certaines plantes sont plus résistantes que d'autres.
Le "virus" de l'hépatite delta, spécifique de l'homme, est un virus qui ne peut se multiplier qu'en présence du virus de l'hépatite B dont il "emprunte" l'enveloppe.
Le génome du virus d'hépatite Delta est en fait affilé aux viroïdes. C'est le seul exemple d'une atteinte par des viroïdes en dehors de cellule végétale.
 
Les viroïdes (ou leurs proches ancêtres) auraient eu de grandes chances de persister : petits, ils ont plus de chances d'être transcrits avec peu d'erreurs ; circulaires, ils n'ont pas besoin de séquence d'amorçage pour être copiés ; compacts et robustes, ils résistent à des conditions de pression et de température qui pourraient correspondre à celles où est née la vie. Certains pensent que la vie à ses débuts pourrait ressembler à ces molécules. Ils nomment ce monde ancien avant l'apparition de la vie sous sa forme actuelle : le monde d'ARN  

 

prion

 

Les prions

Pour le prix Nobel de médecine 1997, Stanley Prusiner, les protéines prions sont à l'origine de l'ensemble des maladies neurodégénératives.

Les prions sont les agents transmissibles responsables des encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles. Le prion dérive d'une protéine qui existe à l'état naturel chez tous les mammifères et chez l'homme.  
C'est une protéine inerte, une simple chaîne d'acides aminés, qui, à la différence d'un agent infectieux (virus ou bactérie) n'a pas la faculté de se reproduire. Cette protéine ne provoque aucune réaction de type immunitaire de la part de l'organisme, et en particulier pas de formation d'anticorps .
Le prion est une protéine normale de l'organisme que l'on voit à proximité des cellules nerveuses en régénération. L'hypothèse serait que cette protéine changerait de forme pour une cause inconnue, et qu'elle deviendrait alors pathologique, responsable de la maladie de Creutzfeld-Jakob .
Le prion a une spécificité pour les tissus nerveux, d'où les signes de la maladie : tremblements perturbant les mouvements, paralysie, troubles de la sensibilité et surtout à terme démence par destruction des structures nobles du cerveau.
Le prion est transmis avant tout par voie alimentaire, en consommant des tissus contaminés : il s'agit de certains dérivés de bovins pour la maladie de Creutzfeld-Jakob et du cerveau humain pour le kuru chez des cannibales de Nouvelle-Guinée. La possibilité d'une transmission par voie sanguine a été évoquée, de même qu'une contamination par le lait ou encore par les porcs ou les poulets.
Un autre mode de transmission a été évoqué, celui d'une troisième voie : la transmission d'un agent pathogène par un autre mécanisme : la transmission de la vache au veau, et la contamination alimentaire par des farines infectées.
Le prion n'est détruit que par une température très élevée (138 pendant 20 mn sous une pression de 3 atmosphères).

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Guest — Alger chérie

prion

merci, explication simple et efficace
dimanche 22 octobre 2017 02:26
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