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Encyclopédie: sexologie et couple

De l'adultère à l'infidélité

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De l'adultère à l'infidélité

 

Au XIXe siècle en occident, la vie intime des couples se base sur des rapports sexuels périodiques, et presque négociés. On disait qu'un rapport chaque trois semaines (rythme trihebdomadaire) est convenable pour les femmes même si la femme aspirait à des rapports sexuels plus fréquents pour consolider leur couple et encourager la fidélité du conjoint.


Les hommes déclaraient avoir besoin de plus de rapports sexuels. Ce sont deux rythmes différents qui s'accommodent dans le couple. Le désir masculin est affiché et avoué. Les hommes parlaient même d'un désir intense et irrépressible. La femme exprime rarement sa sexualité ou son désir sexuel son comportement. Le désir féminin est donc non affiché, non avoué.


Certaines féministes pensent que l'institution du mariage est l'origine de cette situation, qualifiée de domination, où la femme est un instrument de promotion sociale, objet de distraction, un moyen de procréation.

Les analyses marxistes opposent à cette analyse le rôle économique de la femme, et considèrent que l'amélioration de la situation de la femme passe par l'amélioration de son statut économique.
Le problème des enfants illégitimes a participé à la sévérité de la société vis-à-vis des aventures féminines extra conjugales, la protection de l'héritage est un enjeu majeur dans le couple.


Au 19ème siècle, l'adultère est impuni sauf si le conjoint le dénonce ou porte plainte. En 1890, les peines de prison sont effectives, ne dépassant pas quelques mois.


En 1974, la condamnation spécifique de l'adultère fut abolie.

Dans les milieux bourgeois, la morale du XIXe siècle oppose fermement deux catégories de femmes : les honnêtes femmes et les " noceuses ", la femme épouse, mère respectable et insoupçonnable et la maîtresse. L'homme ne traite pas son épouse comme une maîtresse. La virginité et la pudeur règnent en maîtres.
L'adultère semble jouer dans la société le rôle d'un instrument de gestion du sexe, et de protéger la famille. Le ménage à trois était une solution.

La fidélité n'est pas la règle au XIXe siècle, les gens pauvres, " prolétaires " ne se souciaient pas du tout de la fidélité. Des campagnes idéologiques menées par l'église, et par d'autres structures incitaient à se marier, à laisser le concubinage, et à devenir fidèle.

Les pauvres, ne se marient guère. On vit en concubinage, les " ménages à trois " étaient fréquents. La condition sociale de la femme était précaire aussi.
Des changements de la société vont modifier profondément les notions relatives à l'adultère, et transformer l'adultère en infidélité. Ces modifications vont continuer et finiront par élaborer la notion actuelle de ce qu'on nomme aujourd'hui " infidélité ".

La modification de la place de la femme au sein du couple va redessiner le couple.

Les rôles épouse-maîtresse vont se rapprocher progressivement. La naissance de la petite bourgeoisie et les modifications économiques vont exiger qu'une bonne gestion de la sexualité conjugale fasse partie de la gestion du ménage. La sexualité conjugale est présentée comme noble, on fait l'éloge du couple amoureux, la maîtresse et l'épouse se confondent en une même personne.

Ce couple verra le jour et sera majoritaire entre les deux guerres surtout dans la classe moyenne.

Le XXe siècle, une nouvelle morale sexuelle qui va sacraliser le couple fondé sur l'amour. La sexualité conjugale change de nature et devient synonyme de recherche du plaisir sexuel. Ce modèle des années 50-60 encourage les couples à apprendre à faire l'amour, à s'épanouir, et les féministes encourageaient les femmes à vivre leur sexualité librement. Le mariage et le couple ne sont pas nécessaires pour le statut social de la femme.

Le 20ème siècle fera l'éloge de " l'idéal du couple égalitaire", et les idées sur la complémentarité entre homme - femme, l'être androgyne, etc. vont surgir.
Si le terme maîtresse, adultère ne sont plus utilisés, les formes d'adultère changent. La situation sociale de la femme devient de plus en plus à égalité avec les hommes. Cependant, on retrouve de nombreuses ressemblances avec le 19 ème siècle: fréquence d'union libre et de concubinage, la fréquence des unions des courtes durées, les statuts simplifiés des unions comme le pacs (aucune protection sociale ou juridique).

Les relations extraconjugales semblent être présentes dans 75 % des couples (75 % femme, 80 % hommes) selon certaines études.

 

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