Encyclopédie: médecine et santé

Adolescente: cycle irrégulier

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Adolescente: cycle irrégulier

Troubles menstruels chez les adolescentes
La physiologie des menstruations
Cycle menstruel et premières règles
Cycle menstruel anormal
Cycles longs chez les adolescentes
Troubles menstruels chez les adolescentes
- Aménorrhée
- Le syndrome de Stein et Leventhal
- Médicaments et aménorrhée
- Apport calorique et aménorrhée
- Règles excessives, menstruations abondantes
- Le syndrome menstruel
- Dysménorrhée
Référence

 

 

Après l'apparition des premières ègles, l'adolescente peut se plaindre de cycles irréguliers ; les règles disparaissent pendant un ou plusieurs mois ou arrivent deux fois dans le mois pour durer de deux jours à 10 jours et s'accompagnent parfois d'un important inconfort.

En général, les cycles irréguliers chez une adolescente sont fréquents, ne reflètent pas une maladie.
Certaines femmes pourraient avoir des cycles irréguliers durant toute leur vie, la majorité des femmes ont des cycles réguliers après la fin de la puberté. Cette régularité intéresse la date du cycle, et sa durée.
Les cycles irréguliers chez les adolescentes témoignent d'un appareil génital en développement, le système hormonal se met progressivement en route, les ovaires et l'utérus se développent pendant la puberté.

 

 

Troubles menstruels chez les adolescentes

Chez les jeunes femmes, il est important d'évaluer les troubles de cycles pour déterminer si la plainte est une variante du développement normal ou un signe de maladie. Les troubles du cycle menstruel peuvent être fonctionnels ou traduisent la présence d'une maladie.

 

La physiologie des menstruations

Afin de préparer l'implantation de l'ovule fécondé, l'endomètre humain subit des modifications cycliques. Des menstruations régulières sont le reflet d'une fonction ovarienne et hypophysaire régulière.
L'hormone folliculostimulante (FSH) sécrétée par l'hypophyse antérieure stimule la production d'œstrogènes des cellules de l'ovaire.
Les cellules endomètrailes réagissent aux oestrogènes. L'endomètre devient plus épais, riche en glandes, dans l'attente de l'ovulation.
Au 14e jour du cycle, l'hypophyse antérieure secrète l'hormone lutéinisante (LH), qui stimule l'ovulation.

Le follicule à partir duquel l'ovulation s'est produite se transforme en « corps jaune » qui secrète la progestérone dont la fonction est de préparer l'endomètre à la grossesse.

Si la grossesse n'a pas lieu, le taux d'œstrogène et de progestérone diminuent, l'endomètre est éliminé
au moment des menstruations.

 

 

Cycle menstruel et premières règles

Les différences ethniques et géographiques influencent l'âge des premières règles. L'âge moyen est 12 à 13 ans. L’intervalle entre le développement de bourgeons mammaires et l'apparition des premières règles et de deux à trois ans.
Les premiers cycles menstruels sont irréguliers, la durée médiane du premier cycle (l'intervalle entre deux menstruations) est de 34 jours. Au cinquième cycle, la médiane est de 31 jours.
Le temps nécessaire à une ovulation régulière peut dépendre
à l'âge de l'apparition des premiers cycles.

 

Cycle menstruel anormal

Selon les paramètres admis actuellement, on considère les paramètres suivants comme indicateur d'un cycle menstruel normal :
— intervalle entre deux menstruations est de 21 à 45 jours avec un intervalle moyen de 32,2 jours durant la première année
— 7 jours ou moins de flux menstruel, ou trois à six serviettes ou tampons par jour.

 

 

 

Cycles longs chez les adolescentes


En cas d’un cycle de 90 jours ou plus, un bilan gynécologique est justifiable.
Après exclusion de grossesse, le médecin doit exclure un trouble de fonctionnement de la glande thyroïde, une sécrétion excessive de l’hormone hypophysaire la prolactine (hyperprolactinémie), insuffisance ovarienne.

Le tableau suivant résume les d’irrégularités du cycle menstruel
— Grossesse
— lésions ovariennes bénignes ou malignes
— Polype de l’endocol ou lésions tumorales du col utérin
— Syndrome des ovaires poly kystiques
— Hyperprolactinémie
— Maladies de la thyroïde
— Diabète
— Médicaments et hormones
— Troubles de comportement alimentaire
— Exercice excessif

trouble cycle chez les sportives

 

 

 

Troubles menstruels chez les adolescentes

 

 

Aménorrhée

L'aménorrhée primaire est définie par l'absence de règles à l'âge de 14 ans chez une adolescente sans caractéristiques sexuelles secondaires témoignant de sa puberté (seins, pilosité pubienne) ou à l’âge de l'âge de 16 ans chez une adolescente ayant des caractéristiques sexuelles secondaires.

L’Aménorrhée secondaire est définie comme trois menstruations manquées ou plus.

La grossesse doit être exclue chez toute adolescente atteinte d'aménorrhée.
Le médecin commence par des questions pour formuler une histoire détaillée suivie d’un examen clinique.

Selon les études, les causes les plus fréquentes d'aménorrhée primaire sont
L’insuffisance ovarienne et le retard de la puberté.

 

 

Le syndrome de Stein et Leventhal

Le syndrome de Stein et Leventhal décrit en 1935 consiste en une aménorrhée, un hirsutisme (pilosité excessive) et l'obésité associée aux ovaires poly kystiques. Depuis 2003, se syndrome de Stein et Leventhal est diagnostiqué en cas de la présence de deux des ces trois critères :
Oligoaménorrhée (cycle peu abondant), les signes cliniques ou biochimiques d’excès d'androgènes (hormones masculinisantes), ovaires poly kystiques à l'échographie.

À l'adolescence, la présentation de syndrome de Stein et Leventhal peut être variable, incluant irrégularités menstruelles, acné, obésité, et l'aménorrhée primaire ou secondaire.

Traitement des ovaires poly kystiques chez les adolescents devrait traiter l'irrégularité du cycle menstruel, l'hirsutisme, et la résistance à l'insuline. La Perte de poids et exercice physique devrait être discutés. Pour les irrégularités menstruelles, les contraceptifs peuvent réduire les effets des androgènes, aidant à réguler le cycle menstruel et l'amélioration de l'acné. Les patients atteints d'hirsutisme bénéficieront d'un traitement par contraceptifs et les médicaments anti androgènes comme inhibiteurs des 5 alpha réductase et la spironolactone.
La metformine, un sensibilisateur à l'insuline, utilisée dans le traitement du diabète non insulino-dépendant peut être utile.

 

Médicaments et aménorrhée

Plusieurs types de médicaments peuvent provoquer une aménorrhée, en particulier les antipsychotiques, qui favorisent l'aménorrhée par une inhibition des récepteurs de la dopamine.

L'utilisation de la contraception chez les adolescents, peut être responsable de l'aménorrhée. Les pilules contraceptives orales à cycle prolongé (pilule progestéroniques) sont parfois utilisées à cette fin.
Les médicaments utilisés en chimiothérapie peuvent être responsables de l'aménorrhée.

 

 

 

Apport calorique et aménorrhée

L'exercice physique excessif et la réduction de l'apport calorique peuvent provoquer une perturbation de la libération des hormones comme la
LH et l’apparition de l’aménorrhée. Les coureuses de fond et celles qui pratiquent des sports esthétiques comme la gymnastique, le ballet et le patinage artistique sont particulièrement menacées par cette triade athlétique féminine.

La correction de l'apport calorique par la modification de l'exercice ou l'augmentation de l'apport calorique est nécessaire pour rétablir les menstruations. Il est important que les athlètes ayant des aménorrhées secondaires soient examinées pour éviter l’apparition de l’ostéoporose et ses complications de fractures.
L’aménorrhée secondaire peut être un signe précoce d'anorexie nerveuse. Une perte de poids, le stress et l'exercice excessif peuvent contribuer à l’arrêt de menstruation associé au trouble de comportement alimentaire comme dans l’anorexie ou la boulimie. Le traitement tente d’améliorer l'image corporelle, de luter contre l’anxiété et d’assurer une prise de poids appropriée pour rétablir la menstruation.

 

Règles excessives, menstruations abondantes

La ménorragie (menstruation abondante) est une plainte fondée sur une évaluation personnelle.
Chez les adolescents qui présentent des saignements abondants pendant leur menstruation, la grossesse et les traumatismes doivent être exclus. Si, après un interrogatoire minutieux, le médecin tente d’éliminer un éventuel trouble de la coagulation en demandant certaines analyses sanguines.

En cas de saignements sans cause définis, il s’agit de troubles fonctionnels. Les progestatifs sont utilisés dans le traitement de saignements utérins dysfonctionnels puisqu'ils stabilisent la prolifération de l'endomètre.
Les œstrogènes sont également couramment utilisés pour le traitement de saignements vaginaux abondants. Chez les patients atteints de saignement utérin aigu important.

 

syndrome menstruel adolescente

 

 

Le syndrome menstruel

En dépit d’une plainte fréquente des douleurs menstruelles, on pense que 10 % seulement de femmes remplissent les critères de ce diagnostic.
Il n’y pas de définition universellement acceptée pour le syndrome prémenstruel. Depuis 2000, certains critères sont exigés pour le diagnostic
— au moins un symptôme affectif (psychologique) et un symptôme somatique (physique) présent dans les 5 jours précédant les règles durant trois cycles menstruels,
— les symptômes se résolvent au quatrième jour des règles
— les symptômes doivent être présents pendant au moins deux cycles ;
— les symptômes doivent provoquer des perturbations des activités sociales ou professionnelles.

 

 

Dysménorrhée

La dysménorrhée chez les adolescents peut être primaire ou secondaire. La fréquence de la dysménorrhée primaire est difficile à évaluer, car de nombreuses adolescentes ne consultent un médecin.
Une étude a révélé que 98 % des adolescents ont utilisé des moyens non médicamenteux pour traiter leurs symptômes.

La dysménorrhée peut avoir un impact significatif sur l'école,
Absentéisme, altération de la qualité de vie.

L’incidence de la dysménorrhée augmente avec l'apparition de cycles ovulatoires et de saignements menstruels. La dysménorrhée est le résultat d'une production excessive de prostaglandines entraînant des crampes utérines.
Il existe plusieurs approches pour le traitement de dysménorrhée primaire, comme les médicaments anti-inflammatoires. La suppression de l'ovulation par les contraceptifs peut améliorer les symptômes psychologiques et somatiques.
Lorsque les symptômes psychologiques et les troubles de l'humeur sont la principale plainte, les médicaments utilisés dans le traitement de la dépression ont une certaine efficacité dans cette maladie.

 

 

Référence
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