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Contraception: Méthodes naturelles

Contraception: Méthodes naturelles

Les méthodes naturelles de contraception sont peu efficaces. Une efficacité réelle de ces méthodes nécessite une discipline «sévère» comme dans le cas de méthode de retrait ou l'abstinence.

Leurs avantages expliquent leur popularité : Gratuité, absence d'accessoires (préservatifs ou stérilet), absence d'effets secondaires, simplicité d'utilisation.

Ces méthodes peuvent convenir à des couples qui ont déjà des enfants, qui souhaitent retarder l'arrivée du deuxième ou troisième enfant. Parfois, Accompagner ces méthodes par d'autres moyens comme les spermicides peut augmenter l'efficacité.

Définition des méthodes naturelles de contraception


Il s'agit des méthodes n'utilisant pas de moyens extérieurs chimiques ou physiques capables de réguler la fertilité naturelle.

Le principe de ces méthodes naturelles est de supprimer la rencontre entre le sperme et l'ovule. Ces méthodes demeurent utiles, conviennent à certains couples.
Les méthodes naturelles sont moins efficaces que les méthodes hormonales. Leur efficacité est proportionnelle aux soins avec lesquels on les applique.

On peut diviser les méthodes naturelles en :
1- Méthodes basées sur le coït et l'éjaculation
- Coït interrompu
- Ejaculation extra vaginale

2- Méthodes basées sur le cycle féminin
- La méthode des températures
- Abstinence périodique ou méthode Ogino
- Observation de la glaire cervicale ou méthode de Billings
- Le système Persona
- L'ordinateur contraceptif

3- L'allaitement

Coït interrompu ou le retrait (Coitus interruptus)

C'est peut-être la méthode la plus ancienne. Elle est basée sur le retrait du pénis avant l'éjaculation afin d'empêcher le sperme de se répandre dans le vagin et d'arriver jusqu'au col utérin.
Cette méthode nécessite une grande confiance dans le partenaire et dans sa capacité à réaliser le retrait avant l'éjaculation. Certaines femmes qui pratiquent le retrait depuis un certain temps décrivent un sentiment d'insatisfaction.
Pour l'homme : le retrait exige une attention, parfois difficile à trouver. Certains hommes éjaculent sans s'en rendre compte, d'autres n'arrivent pas à réaliser un retrait total.
L'échec de cette pratique est élevé, équivalent à 15 %, ce qui rend cette méthode inefficace pour les rencontres sexuelles occasionnelles et pour les adolescents.

Cette méthode demeure répandue surtout dans les couples qui refusent les autres méthodes de contraception pour des raisons économiques ou philosophiques.
Il est possible d’améliorer cette méthode de plusieurs façons :
- Associer cette méthode au spermicides
- Associer cette méthode à d'autres méthodes de contraception naturelle, comme la méthode de calendrier (abstinence pendant les jours fertiles.) Le couple utilisant cette méthode pendant les jours non fertiles et une éjaculation hors du vagin sans pénétration à l'approche de l'ovulation
- Améliorer le contrôle de l'homme sur son réflexe éjaculatoire.
Ces améliorations peuvent rendre cette méthode efficace dans le couple, et avec un taux d'échec acceptable.

Coït reversé (Coitus revsesum)

C'est une méthode parmi les méthodes naturelle de contraception basées sur le coït et l'éjaculation. C'est une méthode ancienne, répandue en Asie et en Chine.
Ils ‘agit de serrer sérieusement le base du pénis pendant le moment d'éjaculation. Le sperme sera dirigé ainsi vers la vessie réalisant une éjaculation rétrograde. La pression peut être réalisée sur le gland aussi.
La pression peut être effectuée par l'homme ou par sa partenaire. Cette méthode ressemble en réalité au coït interrompu.
C’est une méthode simple, gratuite, sans effets secondaires, sans contre-indications.
Cette méthode nécessite une confiance dans le partenaire et dans sa capacité à prévenir.
Taux d'échec élevé équivalent à la méthode de retrait : 15 à 30 % selon les études.

Douches post-coïtales

Il s'agit de laver l'intérieur du vagin aussitôt après l'éjaculation afin d'empêcher le sperme d'atteindre le col utérin. C'est une méthode "folklorique", sans aucune efficacité car il suffit 90 secondes pour que le sperme soit au contact du col utérin.
Les douches vaginales répétées altèrent la flore vaginale et provoquent des vaginites bactériennes ou des mycoses vaginales.

Les méthodes basées sur le cycle féminin et l'abstinence périodique

La femme n'est pas fécondable à tout moment de son cycle, mais durant une période fertile autour de 14ème jour, la date de l'ovulation. Cette méthode est fondée sur le fait que les spermatozoïdes et les ovules ont une durée de vie de quelques jours. Il s'agit de détecter la phase fertile du cycle et de s'abstenir d'avoir des rapports sexuels ou d'utiliser des contraceptions locales pendant cette période.
Ces méthodes sont largement utilisées aux USA, en Allemagne, en Angleterre et dans les pays scandinaves.

1- La méthode du calendrier ou Ogino :

Largement connue depuis son invention par le Japonais Ogino, cette méthode est peu efficace. Le cycle se calcule du 1er jour des règles à la veille des règles suivantes.
L'ovulation se produit pendant cette période vers le 14ème jour si le cycle est de 28 jours. L'abstinence doit commencer 5 jours avant l'ovulation et jusqu'à 2 jours après. De nombreux facteurs peuvent perturber le rythme menstruel, sans oublier la possibilité de plusieurs ovulations, voir d'ovulations « sauvages » hors des jours dits fertiles.

2- La méthode de la température :

Elle est plus précise. Lors de l'ovulation la température basale du corps féminin monte de 0,2 à 0,4 °C, et reste en plateau jusqu'aux règles suivantes sous l'effet de la progestérone.
Cette méthode se base sur la détection de l'ovulation en prenant sa température rectale tous les matins au réveil avant de se lever, et de pratiquer une abstinence assez longue : du début des règles jusqu'a 2ème jour après la montée de température.
De nombreux facteurs peuvent perturber la température du corps (infections, fièvre, heure du réveil) et induire en erreur l'utilisatrice. Cette méthode demeure difficile, et ne permet pas une sexualité spontanée.
3 à 10% d'échecs.
Cette méthode exige une détection de l'ovulation en prenant la température rectale puis de pratiquer une abstinence pendant quelques jours.

3- La méthode de la glaire ou Billings :

La glaire cervicale change de consistance au moment de l'ovulation sous l'effet de l'œstrogène, et devient plus abondante, fluide, glissante, ressemblant au blanc d'œuf. L'abstinence doit se faire à partir de cette modification et jusqu'à 3 jours après sa disparition. Les inconvénients de cette méthode sont nombreux : toute inflammation vaginale peut modifier la glaire cervicale, l'appréciation de la modification demeure un jugement personnel.
L'examen de la glaire exige d'introduire un doigt dans le vagin pour récolter et examiner ; certaines femmes peuvent considérer ce geste comme « peu apprécié ». Cette méthode n'est pas valable chez les femmes utilisant des lubrifiants ou un traitement hormonal (comme pour la péri-ménopause)

4- Tests d'ovulation, système PERSONA :

Ce système est commercialisé aux USA et en Angleterre depuis 1995 et en France depuis 2000-2001. Il est basé sur un mini-lecteur permettant de détecter dans l'urine la quantité d'hormones secrétées par l'ovaire et de signaler ainsi le jour de l'ovulation afin de pratiquer l'abstinence ou une contraception de barrière (préservatif ou autre.) Après avoir plongé la bandelette dans l'urine, puis dans le lecteur, celui-ci indique une lumière verte (rapports sexuels permis) ou rouge.
Cette méthode permet d'améliorer les méthodes de contraception naturelle mais demeure peu fiable ; n'importe quelle perturbation hormonale peut fausser les résultats, ainsi que prises de médicaments ou une maladie rénale. Cette méthode est coûteuse.

 

 

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