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Homosexualité et facteurs biologiques

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Homosexualité et facteurs biologiques

La recherche des facteurs biologique éventuelle de l'homosexualité implique trois approches possibles : les facteurs génétiques, facteurs hormonaux, et différence anatomique ou fonctionnelle du cerveau humain.

 

Homosexualité masculine: rôle de la biologie ?

Tout d'abord, il est à noter qu'il n'existe pas, dans l'état actuel de connaissances, un facteur unique capable d'expliquer réellement l'homosexualité.

Toute approche concernant l'homosexualité devrait avoir un fondement scientifique, rigueur dans la méthode, et une approche neutre, afin de ne pas tomber dans les approximations qui ont amené la médecine à considérer pendant des siècles l'homosexualité comme une maladie psychiatrique.

Dans l'état actuel, aucune étude génétique n'a permis d'expliquer d'une façon scientifique l'orientation sexuelle, ou l'homosexualité. Les études disponibles notent que le pourcentage des homosexuels est de 52 % dans les vrais jumeaux et de 22 % dans les faux jumeaux (Bailey et Pillard 1991)

Dans une étude semblable examinant l'homosexualité femelle, Bailey  (1993) a rapporté un taux de 48 % d'homosexualité féminine dans les vrais jumeaux, et 16 % dans les faux jumeaux. Cela permet de dire, que si l'homosexualité était fondée sur une base génétique, l'homosexualité serait de 100 % dans les vrais jumeaux.

Dans ces études, Bailey (1995)  pense que l'homosexualité pourrait avoir un facteur génétique partiel, qui varie dans son expression selon les données psychologiques et sociales.

Il existe également une autre certitude scientifique et statistique : l'homosexualité n'est pas héréditaire. Ces résultats ont été exploités par certains courants religieux pour expliquer que l'homosexualité est un choix personnel et non pas une prédisposition génétique.  Muir (1996), dans le journal de la psychologie et du christianisme, conteste toute base génétique de l'homosexualité, et tente d'expliquer l'homosexualité selon les concepts de Darwin, où la nature sélectionne ses populations pour les empêcher de reproduire.

 

Homosexualité  et facteurs hormonaux

Cette approche  tente de comprendre si les hormones, et leur action pendant la grossesse, Peuvent influencer l'orientation sexuelle.
Les hormones sexuelles comme la testostérone,  ou les oestrogènes peuvent modifier le comportement d'une personne en augmentant son agressivité, ou sa féminité.

Dans l'état actuel de nos connaissances, il n'existe aucune anomalie hormonale chez les homosexuels hommes ou femmes. La recherche sur l'embryon animal donne des résultats contradictoires.

Certains chercheurs pensent qu'il peut s'agir, non pas d'augmentation de taux d'hormone, mais d'une sensibilité particulière à certaine hormone. Par exemple, la présence de l'androgène à une période spécifique du développement embryonnaire participe au développement des organes masculins génitaux internes et externes. L'exposition des embryons féminins à l'androgène, dans la vie utérine, peut produire des déformations dessert un organe comme les ovaires ou le vagin.

D'autres études ont tenté d'expliquer l'homosexualité par une éventuelle féminisation du cerveau humain sous l'influence des hormones pendant la vie utérine. Bien que cette idée soit amusante, il s'agit d'un concept, sans preuve scientifique.
Les études concernant le rôle de progestérone dans la vie intra-utérine dans l'orientation sexuelle n'ont pas permis une conclusion valable.

 

Facteurs anatomiques et homosexualités

Certaines études récentes ont suggéré une différence dans la stupeur de cerveau entre les hommes homosexuels et les hommes hétérosexuels. Cependant, il est utile de considérer ces études avec prudence.

L'hypothalamus, est une petite structure située au centre du cerveau, gouverne de nombreux comportements humains comme manger ou boire mais aussi des comportements  relatifs à la survie et à la sexualité.

En 1991, LeVay a rapporté qu'une zone particulière dans l'hypothalamus était plus grande chez les hommes que chez les femmes et  chez hétérosexuels que chez Les  homosexuels. Cette étude assez ancienne  n'a étudié que 19 personnes.

Swaab (1992) rapporté qu'une autre zone, le noyau supra chiasmatique  était plus grand chez les hommes homosexuels que chez les hommes hétérosexuels.  Les études suivantes n'ont pas affirmé ces données.
Il est peu probable qu'un secteur particulier du cerveau soit responsable d'un comportement si complexe comme le comportement homosexuel, d'autant que les connexions dans le cerveau permettent à chaque zone d'influencer les autres zones du cerveau.
D'autre part, l'état actuel de connaissances ne permet pas d'attribuer, avec certitude, la gestion des comportements particuliers, ou des fonctions cognitives à des zones bien précises dans l'hypothalamus ou dans le cerveau en général.

En conclusion, il n'existe aucune certitude scientifique capable d'expliquer l'orientation homosexuelle par des facteurs médicaux, génétiques, hormonaux, ou anatomiques.

 

Références :

Lenore T. Szuchman , Frank Muscarella : Psychological Perspectives on Human Sexuality , 2005
Burch, B. (1993). On intimate terms. The psychology of difference in lesbian relationships. Urbana, IL: University of Illinois Press.
Card, C. (1995). Lesbian choices. New York: Columbia University Press.
Hamer, D., & Copeland, P. (1994). The science of desire. The search for the gay gene and the biology of behavior. New York: Simon & Schuster.
Mondimore, F. M. (1996). A natural history of homosexuality. Baltimore: The Johns Hopkins University Press.
Murray, S. O. (1996). American gay. Chicago: The University of Chicago Press.
Plant, R. (1986). The pink triangle. New York: Henry Holt and Company

 

 

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