Encyclopédie: sexologie et couple

Problèmes de couple lesbien

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Problèmes de couple lesbien

Les couples de même sexe un problème majeur : celui de modèle. Où trouve t on le modèle capable de montrer résilience, bonheur et longévité du couple ???. Les couples lesbiens ont une difficulté réelle pour trouver d'autres couples lesbiens, pour vivre dans une société et sortir de l'isolement.

Les lesbiennes parlent de solitude et de pression sociale. Cette solitude fragilise les couples, laissant les deux partenaires face à leur problème.

La pression sociale fragilise l'estime de soi des lesbiennes, les font douter de la viabilité de leurs rapports. Elles se sentent coupables, inhibent leurs manifestations d'affection et cela retentit sur leur intimité et sur leur sexualité.

En dépit de ces nombreuses difficultés, les lesbiennes trouvent dans la majeure partie des cas les moyens de fonder un couple et de vivre des rapports affectueux et satisfaisants.

L'évolution de la société en général aide les couples lesbiens à sortir de leur invisibilité en dépit de l'absence d'acceptation sociétale et de validation religieuse de ces couples. Certains auteurs décrivent “l'ambiguïté de l'engagement lesbien” où une partenaire n'est pas sûre de sa place dans le couple ou même dans la relation. Ce modèle est répandu de plus en plus chez les hommes, hétérosexuels ou homosexuels. Les femmes ne sont pas épargnées.

Les lesbiennes sont obligées dans leur couple a créer un modèle, un modèle de négociation de pouvoir, communication, coopération, initiation à la sexualité, et activité sexuelle. Une des deux partenaires devrait sortir de son rôle social de femme pour assurer les tâches indispensables. C'est un source de tension, de confusion, et menace pour le couple.

Si la fusion était le modèle dominant des couples féminins ( réponse défensive à l'hostilité ambiante) de nombreux couples lesbiens jugent le couple gai plus appréciable par sa liberté, et par son indépendance et son individuation.

Les couples lesbiennes sont plus fusionnels que les couples hétérosexuels, mais il existe de plus en plus des couples capables de produire intimité, et indépendance (Marvin & Miller, 2000) comme on voit dans les couples hétérosexuels.

Tous les couples lesbiens ne souffrent de “mort au lit ”. Les femmes sont capables d'aimer de nombreuses façons et la sexualité n'est qu'une façon entre autre.

Les études (Nichols 1987, 1987b, 2000) affirment que les lesbiennes en développant des modèles sexuels opposés à leurs parents souffrent de trouble de plaisir sexuel. En valorisant un modèle sexuel égalitaire, les lesbiennes négligent les fantasmes féminins de domination, de soumission, ces fantasmes si fréquents chez les femmes.

La tension dans le couple est fréquente au début de la cohabitation ? Cette tension est sexuelle au début, traduction de conflit, lutte pour le pouvoir, et surtout la sortie de l'étape romantique de la relation. Les femmes n'acceptent pas de partager leur exclusivité sexuelle, cela est du sans doute à l'éducation des femmes. Les lesbiennes affrontent ce qu'on appelle les “années centrales” (une période où les partenaires doivent approfondir l'investissement) pour aller vers l'étape « longévité » ou les partenaires doivent créer quelque chose plus grand qu'elles-mêmes, négocier avec la vie, avec leur maternité. L'action d'éviter et tension peuvent perturber aussi la communication sexuelle.

Couples des lesbiennes et entourage familial

Dans les études, les lesbiennes réagissent d'une autoritaire et défensive quand il faut protéger leur couple ou leurs relations en face d'une hostilité parentale. Cette réaction est presque la règle mais elle est vécue d'une façon douloureuse car les lesbiennes se déclarent attachées réellement à leurs familles. Comparé aux gays, les femmes lesbiennes semblent recevoir plus de soutien familial que les hommes gays. Les lesbiennes racontent un phénomène complexe dans leurs relations parentales; elles décrivent une hostilité parentale répandue au moment de coming out ou de la présentation de leur partenaire mais elles déclarent que le soutien de leur famille était bénéfique pour leur couples ou pour leurs unions. En d'autres termes, le couple lesbien lutte réellement pour assurer son intégration dans le milieu familial et ne coupe pas les liens avec la famille facilement même si cette tentative d'intégration est douloureuse ou pénible. De retour, le couple lesbien est plus accepté par les parents que les couples gays selon les études.

Le couple lesbien semble apprécier "la paix et l'harmonie". Les femmes dans ces couples semblent lutter pour préserver leur lien familial mais aussi leu lien de leur partenaire. Certaines lesbiennes décrivent une stratégie d'apaisement ; elles ne discutent pas leur sexualité avec leurs parents et dissimulent les commentaires parentaux négatifs à leur partenaire.

D'autre part, certaines femmes préfèrent ne pas commenter ou discuter les avis de leurs parents concernant l'homosexualité afin de ne pas déclencher l'hostilité. Une autre particulartié du couple lesbien est la participation de la partenaire. Des fois, les partenaires jouent un rôle important pour raccommoder les liens familiaux. C'est une particularité qui distingue le couple lesbien du couple gay.  L'encouragement de la partenaire semble avoir son importance dans les couples lesbiens.

 

Références:

Nichols, M. (2002). Sex therapy with sexual minorities. In S. Leiblum & R. Rosen (Eds.) Principles and practices of sex therapy: third edition (pp.335-367) New York: Guilford Press
Schwartz, P. (1994). Love between equals. New York: Simon & Schuster.
Marvin, C., & Miller, D. (2000). Lesbian couples entering the 21st century. In P. Papp (Ed.), Couples on the fault line: New directions for therapists (pp. 257-283). New York: Guilford Press.
Klusmann, D. (2002). Sexual motivation and the duration of partnership. Archives of Sexual Behavior, 31, 275-287
D'Augelli, A. R., Hershberger, S. L., & Pilkington, N. W. (1998). Lesbian, gay and bisexual youth and their families: Disclosure of sexual orientation and its consequences. American Journal of Orthopsychiatry, 68, 361-371.
LaSala, M. C. (2001). The importance of partners to lesbians' intergenerational relationships. Social Work Research, 25, 27-35. Lee, E. (1996). Chinese families. In M. McGoldrick, J. Giordano, & J. K. Pearce (Eds.), Ethnicity and family therapy (2nd ed., pp. 249-267). New York: Guilford.
Merighi, J. R., & Grimes, M.D. (2000). Coming out to families in a multicultural context. Families in Society: The Journal of Contemporary Human Services, 81, 32-41.

 

 

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