Encyclopédie: sexologie et couple

Rencontre et rejet

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Rencontre et rejet

Le rejet après la rencontre devient un phénomène fréquent en raison de la multiplication des tentatives de rencontre, surtout des rencontres initiées par Internet.

La répétition du rejet affecte essentiellement les hommes, dont le rôle social les invite à initier les rencontres, laissant aux femmes le rôle de choisir, d'accepter ou de refuser. La répétition du rejet peut s'accompagner d'une blessure narcissique, de mauvaise estime de soi, et peut emmener certains hommes à renoncer à rencontrer, ou à cultiver des sentiments hostiles vis-à-vis de la femme, de son comportement, et parfois hostile au féminisme ou à la culture sociale favorisant la place de la femme dans la société.


Comment faire
Le rejet répété peut entraîner chez les hommes une anxiété, une peur qui anticipe la rencontre et son échec. Cette anxiété surgit après plusieurs échecs, devient un élément décisif dans le comportement de l'homme vis-à-vis de la rencontre, du couple et des femmes. L'anxiété du rejet est parfois le premier facteur qui explique pourquoi un homme renonce à rencontrer des femmes, en préférant s'accommoder du célibat.

 

Pensée positive et optimisme
La réponse à cette anxiété, comme pour l'anxiété en général, est de raisonner, tenter de contrôler ses émotions par la pensée. L'anxiété de rejet est une pensée négative, pessimiste. La réponse pourrait être formulée par une pensée positive, optimiste. L'échec d'une rencontre ne signifie pas l'échec des rencontres suivantes, l'échec d'une rencontre ne prédit pas le résultat des autres contacts ou des autres futures rencontres. Il est important d'insister sur la chance de succès, chaque rencontre possède les mêmes chances de succès, qu'elle soit la première rencontre ou qu'elle soit la énième rencontre.

 

Dépasser ses craintes et son anxiété
La rencontre est un événement stressant pour les hommes et pour les femmes, l'échec d'une rencontre peut être la décision de la femme, ou la décision de l'homme. Dans les deux cas, le rejet peut entraîner une anxiété, une blessure narcissique, qui invite à éviter les rencontres pour éviter la souffrance.
Pour dépasser ces craintes en face de l'éventualité d'un rejet, il est important d'analyser en profondeur la signification du rejet. Une femme indisponible (mariée, en instance de divorce, en pleine après une rupture) qui refuse pendant une rencontre, le projet d'une relation sérieuse à long terme, est-ce réellement un rejet de la personne en face, ou un rejet par indisponibilité ? Nous pourrions changer l'homme en face, son âge, son aspect physique, son statut social, la femme serait toujours obligée de refuser une relation à long terme en raison de sa propre indisponibilité.
Après un rejet, il serait utile de méditer sur la souffrance engendrée par le rejet ; s'agit-il de blessure narcissique (on m'a refusé), s'agit-il d'un problème d'estime de soi (j'étais refusé car je ne mérite pas), un problème de frustration (elle était jolie et sexy), ou un problème de répétition (encore une qui refuse). Chaque cas exige une analyse différente, et une réponse différente.

 

Ce n'est pas vraiment vous
Quand une femme refuse, elle refuse un projet, une personnalité, un aspect physique, une tranche d'âge et non l'homme en face d'elle. Cela peut sembler étrange cependant, c'est réellement la règle dans le système des rencontres actuelles. Une femme de 25 ans peut refuser un homme de 45 ans, refusant ainsi une tranche d'âge. Elle peut refuser un homme qui a un enfant, car elle souhaite éviter la famille recomposée. De même, un homme peut refuser une mère solo, ou une femme timide ou réservée. Dans tous les cas, le refus est impersonnel, comme la rencontre elle-même. On ne refuse pas une personne qu'on connaît depuis cinq minutes pour des raisons valables le concernant, mais pour des raisons qui nous concernent.
Quand les hommes et les femmes parlent de rejet, personne ne parle d'un projet personnel, personne ne dit à une femme qui la voit pour la première fois qu'elle est peu séduisante, ou insignifiante. La réalité est ailleurs : l'homme qui refuse de continuer avec cette femme, cherche une autre femme, autre aspect physique, une autre partenaire. Dans ce cadre, le mot non est un "non" impersonnel. Vous n'êtes pas refusé pour ce que vous êtes, mais plutôt pour ce que l'autre cherche (comme critère dans le partenaire recherché).

 

Savoir dire non, savoir comprendre le non
L'étiquette de la rencontre, le savoir-vivre, exige de chacun de savoir dire non sans blesser l'autre, sans personnifier le rejet. Dans le passé, l'éducation des filles les socialisait à savoir accepter les propositions des hommes, et à savoir refuser leurs propositions. Il est important que le refus soit poli, courtois, impersonnel, avec explication brève, en évitant de blesser ou d'humilier. Parfois, les rencontres entre des personnes jeunes, en raison du manque de socialisation, ou d'apprentissage, entraînent des réactions hostiles ou coléreuses.

 

Comprendre avant d'accuser
Le système actuel de rencontre facilite les contacts, permet la naissance d'une proximité psychologique ou émotionnelle, rapidement et sans effort. Cette facilité engendre en même temps mensonges, manipulations, et frustrations. Le rejet dans les rencontres joue un rôle modérateur dans le système actuel de rencontre. Les mensonges ou les manipulations pendant la phase de contacts sont sanctionnées par un rejet.
Le système actuel de rencontre favorise le contact pour les personnes timides ou réservées, sans favoriser réellement la rencontre. Les moyens de communication actuelle ne sont pas un remède contre la timidité.


Il est inutile d'accuser les femmes d'être sélectives dans ce système de rencontre. Elles sont sélectives pour éviter les excès, les mensonges, les manipulations. Les hommes sont sélectifs dans le choix dans la personne avec laquelle ils proposent une rencontre. Après un ou plusieurs rejets, les hommes révisent leurs critères, sélectionnent plus minutieusement leurs contacts dans le but de réduire le rejet, et d'économiser le temps et l'énergie. Il est inutile de transformer sa frustration après un ou plusieurs rejets en hostilité contre les femmes ou contre les hommes. Le système actuel de rencontre ne permet pas aux femmes d'avoir un rôle différent ; elles acceptent ou refusent. Et pour les hommes, ils sont obligés d'initier la rencontre, donc de risquer le rejet.
Rencontre : Le rejet de l'autre


Le rejet : un phénomène de plus en plus fréquent
La disparition progressive des lieux de rencontre comme les réunions familiales, lieu d'activité sociale, église, bal, fête, mariage etc., et l'apparition d'Internet comme moyen alternatif, ont multiplié les rencontres. Ces rencontres initiées par Internet engendrent un taux d'échec élevé, en raison de l'absence de proximité permettant d'apprivoiser et de connaître l'autre progressivement. Ces échecs des rencontres se multiplient, accompagnés de rejet.
Le rejet devient un sujet important en raison de sa fréquence, en raison de son retentissement sur la psychologie des personnes impliquées et sur leur comportement futur. Actuellement, il existe des personnes qui renoncent plus ou moins au couple, et qui tentent de s'accommoder du célibat ou de la solitude à la suite de plusieurs rejets.


Dans notre culture actuelle, et en dépit d'importantes modifications de la condition féminine, l'homme est incité à initier la rencontre, et la relation. En dépit d'une société égalitaire, l'homme doit séduire, encaisser le refus et le rejet, tandis que la femme se contente de choisir, d'avoir un rôle plus simple au début de la relation.
Sur le plan collectif, le rejet étant majoritairement féminin, les hommes apprennent à encaisser progressivement ce phénomène, certains sont plus sensibles que d'autres, renoncent à la rencontre et à la relation. Il s'agit d'un cercle vicieux, les femmes rejettent, les hommes abandonnent réduisant par leur abandon, la possibilité du choix féminin.

 

Le rejet : blessure narcissique et mauvaise estime de soi
Le rejet dans les relations amoureuses n'est pas un simple refus de poursuivre la rencontre, ou d'accepter la relation. Il engendre une blessure narcissique, parfois douloureuse, avec une remise en question de sa propre valeur. Le risque de mauvaise estime de soi n'est pas loin. Malheureusement, quand une personne tente 20 ou 30 rencontres avant de trouver une relation à long terme, cette personne est condamnée encaisser 29 refus. Après chaque refus, cette personne doit trouver les ressources psychologiques nécessaires pour dépasser le refus, et la motivation nécessaire pour commencer une autre rencontre.
Le rejet peut réveiller une blessure narcissique ancienne, une expérience douloureuse d'humiliation, ou d'abandon. L'estime de soi a besoin de petites victoires pour entretenir sa capacité à résister aux échecs. Le rejet n'améliore pas les choses. Imaginons le cas d'un garçon de 20 ans, qui garde en lui les souvenirs d'abandon après un divorce tumultueux de ses parents. Des refus successifs peuvent réveiller en lui ses souvenirs d'abandon, augmentant ainsi le retentissement de ce rejet. Des rejets successifs peuvent altérer progressivement son estime de soi, il remet en cause ses compétences, son intelligence, sa culture, sa personnalité ou son aspect physique. Encore un cycle vicieux qui s'annonce : moins d'estime de soi, moins de capacité de séduire et d'attirer l'autre.

 

Le rejet comme générateur d'hostilité
Le rejet répété dans les rencontres ou dans les relations, peut mener certaines personnes à renoncer à la rencontre, à choisir le célibat, ou les relations sans lendemain qui répondent essentiellement au désir sexuel. Les besoins affectifs sont mis de côté.
Dans d'autres cas, le rejet répété peut mener certaines personnes à l'hostilité vis-à-vis de l'autre sexe, de son comportement. Étant donné que les hommes subissent plus le rejet que les femmes, on observe parfois une étrange hostilité contre les femmes dans notre société, une hostilité temporaire en réaction au rejet, ou parfois une hostilité permanente, théorisée. Les hommes deviennent des anti -femmes, des anti -féministes ou des masculinistes.


Cette hostilité peut être un moyen défensif contre la blessure narcissique engendrée par le rejet, un moyen de soutenir son estime de soi. Ce système de défense est fondé sur la dévalorisation de l'autre (une femme ne mérite pas ses efforts), ou sur l'agressivité vis-à-vis d'une culture ou d'un système juridique (le féminisme a permis aux femmes de dévaloriser les hommes de la sorte), ou sur le militantisme pour changer l'état actuel des choses (devenir Anti-féministe).


Dans certains cas, moins fréquent, on observe la même réaction contre les hommes, les femmes subissant le rejet défendent leur blessure narcissique en dévalorisant les hommes qui ne cherchent " que les femmes ayant un aspect physique attirant ", ou en attaquant les autres femmes.

 

 

 

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