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Pornographie : analyses et études

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Pornographie : analyses et études


La consommation de la pornographie : 1% d'hommes, 6% de femmes n'ont jamais été exposés à la pornographie. Les non-consommateurs observent des seins dénudés en regardant un catalogue ou un calendrier.

 


La porno entre médecine et psy
Ces images suggestives ne sont plus considérées dans la culture ambiante comme pornographiques bien que 28% d'hommes déclarent être exposés à la pornographie chaque jour. 6% de femmes seulement considèrent être exposées quotidiennement à la pornographie.
Les études démontrent que pornographie joue un rôle dans la vie sexuelle des hommes, un rôle moindre dans la sexualité féminine bien que les études suggèrent une corrélation entre l'âge d'exposition à et la perte de virginité chez les adolescents.
En moyenne, les hommes et les femmes perdent leur " virginité " à l'âge de 17 ans, l'exposition à la pornographie augmente la précocité sexuelle et les dangers qui l'escorte (grossesse, MST, etc.).


Aux USA, un adolescent voit son premier film " considéré pornographique " à l'âge de 13 années, les jeunes femmes sont exposées à l'age de 15 ans.
La pornographie est une " chose " masculine ?


Durant les décennies passées, la pornographie a visé principalement le consommateur mâle car les désirs sexuels de femmes ont été niés ou inexplorés. Traditionnellement, les femmes ont trouvé leur confort sexuel dans les romans à l'eau de rose.
Une étude fournie par la psychologue J. Heiman a montré qu'en mesurant le niveau d'excitation, les réactions en face d'un film pornographique, des hommes et des femmes étaient identiques. Il y a probablement une différence dans la perception de la pornographie entre les hommes et les femmes bien que la société formate les goûts.

La consommation est différente entre homme et femme sur la quantité mais aussi le type de produits. Les femmes avouent être plus réceptives aux films érotiques où l'acte sexuel est filmé avec douceur alors que 54% des hommes réclament des films " crus " et 12% seulement aiment les films " soft ou doux. Il semble que beaucoup de femmes ne cherchent pas les détails visuels dans ces films préférant libre choix à leur imagination.

 

Pourquoi utilisent-ils la pornographie ?
L'emploi le plus répandu pour 46% des hommes est pour se masturber, suivi de par la curiosité dans 17% des cas. A l'opposé, 20 % de femmes utilisent la pornographie comme un outil dans leurs rapports sexuels. Les différences entre les sexes frappent : 22% de femmes réclamant que la pornographie est essentiellement employée à fournir stimulation sexuelle en couple alors que 90% des hommes regardent la pornographie seuls. Les femmes trouvent dans la pornographie instrument d'orgasme solitaire (masturbation), mais aussi quelque chose à partagé avec un partenaire.

 

Pornographie : Environnement social
81% des utilisateurs sont actifs sexuellement, 44% vivent avec un leur partenaire ; la pornographie est employé de plus en plus dans la sexualité comme une compensation au manque de stimulation érotique.

57 % des femmes et 75% des hommes déclarent qu'ils ne seraient pas offensés par la consommation de son partenaire des produits pornographiques, mais 32% de femmes trouvent cela de " mauvais goût " et 12 % se déclarent bouleversées. Certains couples ont des expériences négatives avec la pornographie et la juge " destructrice de leurs rapports ". 20% de femmes décrivent des disputes avec leurs partenaires à cause de la pornographie. 12% de femmes se plaignent de la négligence de leurs partenaires occupés par pornographie alors que 4 % des hommes admettent cette négligence.


Analyse du contenu pornographique
Ces produits définissent l'homme (consommateur majoritaire) comme un être puissant, possessif, libre, et parfois agressif. La pornographie exalte ces tendances, allant au machisme le plus risible. Le corps devient instrument de violence, de puissance. L'érection est essentielle ainsi que la taille du pénis.

 

C'est quoi un contenu pornographique ?
Les critères sont avant tout esthétiques selon les modes en vogue. Cette définition réduit la femme à son corps, et même à sa partie génitale. Le corps est un objet, à plaire, à séduire, et à servir. Dans ces produits, les femmes sont minces, épilées (pour ressembler sexuellement aux jeunes filles impubères), les cheveux colorés, le maquillage lourd et extravagant. Les femmes sont douces, lascives, en attente.

Certains féministes pensent que la pornographie est un moyen de préserver la domination masculine. Cela peut être vrai si la participation des femmes dans la production pornographique n'était pas active. Lorsque certains parlent d'une simple justification économique, cela paraît plus facile à comprendre et plus proche de la réalité. Si la société réclame des films d'un genre différent, le cinéma offrira, sans doute au public ce qu'il réclame. Un autre argument peut être utilisé contre les analyses féministes : comment réagir contre la pornographie lesbienne où des femmes jouent ensemble des rôles sexuels visant à exciter sans domination masculine ni valeurs machistes ??

Il est inquiétant pour les médecins et pour d'autres corps (juges, professeurs, policiers, éducateurs) que ces produits pornographiques valorisent la douleur féminine comme coquetterie ou synonyme du plaisir, dans des scénarios où la femme commence par supplier son agresseur de cesser de la malmener pour finalement lui demander de continuer. Le viol est parfois glorifié aussi.

D'une façon générale, ces productions limitent l'acte sexuel à un nombre restreint de comportements ritualisés et axés sur la génitalité. Les sentiments n'existent pas, la qualité des acteurs ne permet pas d'interpréter une histoire.

Dans les cabinets des médecins ou dans les sites médicaux d'Internet, les hommes qui pensent que " le femme qui crie est une femme qui jouit " ne sont pas un pourcentage négligeable. D'autres pensées de ce genre commencent à alerter les éducateurs qui dénotent un retour d'un machisme violent chez certaines population les femmes aiment êtres violentées, ou une femme qui dit non est une femme qui dit plutôt oui ; etc. Une partie du travail des médecins, des sexologues est par la force des choses de contrer ces fausses idées sur les femmes et sur la performance sexuelle.

La pornographie demeure une activité solitaire d'isolement et de frustration, certains hommes consultent pour dire qu'ils préfèrent se masturber devant un film porno que d'avoir un rapport sexuel avec leur partenaire. Certains deviendront incapables d'avoir une érection sans stimulation pornographique. Cette situation engendre des tensions entre les sexes et des frustrations résultant d'attentes différentes.

 

Réf :
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