Encyclopédie: sexologie et couple

Rapports sexuels violents

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Rapports sexuels violents

Les rapports sexuels violents consentants sont moins fréquents  chez les personnes adultes engagées dans un rapport sexuel consensuel ( avec consentement, selon le terme juridique).Bien que tout rapport sexuel comporte un degré de violence due a la nature même de l'acte, cette violence devrait ressembler à la violence sportive canalisée et maîtrises selon des règles établies et respectées.

Violence des rapports sexuels
Ce terme n'inclue pas les pratiques sadomasochistes où l'on observe un jeu codé entre deux adultes consentants. A noter aussi que la violence dans ces pratiques réside dans la mise en scène ou dans les préliminaire et non pas dans l'activité coïtale (pénétration, mouvements copulatoires de va et vient). La violence des rapports sexuels non consensuels (sans consentement) est un viol.


Fréquence et facteurs de risque
Les rapports sexuels violents sont plus nombreux chez les adolescents durant leurs premières expériences sexuelles.
Dans une étude de 2003, les lésions provoquées par ces rapports violents est fréquentes chez les adolescentes âgées de 13 à 17 ans. Dans 50% des cas, ces adolescentes étaient à leur première expérience sexuelle. Les études retrouves les mêmes facteurs à risque dans les rapports sexuels consensuels et non consensuels (viols) :
* Abus d'alcool
* Drogues
* Immaturité sexuelle : le garçon n'arrive pas à canaliser sa violence sous l'emprise de l'alcool, par manque d'expérience, ou en croyant que la violence coïtale faisant partie de l'activité sexuelle.
Dans les rapports forcés comme le viol, on trouve des lésions anogénitales dans 85% des cas, et simplement dans 73% des cas des rapports consentants mais violents. Les activités masturbatoires violentes existent aussi et peuvent provoquer de nombreuses lésions.


Les lésions observées
Les lésions observées les plus fréquentes dans les rapports consensuels violents affectent l'hymen, la fourchette postérieure, et les petites lèvres. On peut observer une déchirure partielle de l'hymen, des lacérations des parois vaginales, et des petites lèvres. Ces lésions sont parfois anogénitales. On observe rarement des ecchymoses (bleus) durant les rapports sexuels consensuels violents. Dans les cas du viol, d'autres lésions sont présentes, comme des ecchymoses, blessures sur d'autres parties du corps, ulcérations vaginales, ulcérations anales, et œdèmes.


Prévention
* Eviter la précocité sexuelle
* Assurer la maturité sexuelle avant l'engagement dans une activité sexuelle.
* Eviter l'usage d'alcool et ou l'abus de substance avant de s'engager le premier rapport sexuel avec un ou une partenaire.
* Consulter le médecin en cas de lésions. Certaines lésions devraient être traitées.

Réf :

Cherng-Jye Jeng; Lih-Rong Wang : Vaginal Laceration and Hemorrhagic Shock during Consensual Sexual Intercourse . Journal of Sex & Marital Therapy, Volume 33 Issue 3 May 2007 , pages 249 - 253
Jones JS; Rossman L; Hartman M; Alexander CC : Anogenital injuries in adolescents after consensual sexual intercourse. Acad Emerg Med 2003 Dec;10(12):1378-83: Journal of Sex & Marital Therapy, Volume 33, Issue 3 May 2007 , pages 249 - 253

 

 

 

 

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