Encyclopédie: sexologie et couple

Homosexualité masculine et sexe prudent

  

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Homosexualité masculine et sexe prudent

Il est difficile de parler d'une façon globale de l'homosexualité masculine ; il s'agit d'une sexualité qui varie dans son contenu et dans ses pratiques selon les personnes, leurs cultures et leurs besoins. L'homosexualité masculine ressemble dans ses pratiques à la sexualité hétérosexuelle, chaque pratique comporte ses propres risques sanitaires et émotionnels.


Risque sanitaire
L'homosexualité masculine n'est pas une pratique sexuelle à risque en soi, cependant certaines pratiques pénétratives et non pénétratives peuvent favoriser la transmission de certaines maladies comme gonorrhée, chlamydia, hépatite B, HIV, syphilis, condylome ou papilloma virus humain HPV, herpès, et d'autres, selon le nombre des partenaires, les pratiques sexuelles, et la protection appliquée.
1. -       L'homosexualité masculine exige de chaque homme de bien contrôler sa santé générale, de consulter rapidement en cas de douleurs anales ou prostatiques.
2. -       Les relations homosexuelles sont parfois occasionnelles mais avec des partenaires ayant des multiples partenaires.
3. -       L'homosexualité masculine se distingue selon les études par un nombre élevé de partenaires durant la vie, ce qui augmente le risque sanitaire.
4. -       La pénétration anale pratiquée par un certain nombre d'homosexuels est une pratique sexuelle à risque sanitaire.
5. -       Le contact corporel permet de transmettre certaines maladies en cas de manque d'hygiène comme les maladies parasitaires ou bactériennes comme  herpès, syphilis chlamydia , hPV CMV.
6. -       Le contact entre la bouche et le pénis peut transmettre de nombreuses maladies infectieuses y compris le sida et l'hépatite B ou C.
7. -       Les pratiques de pénétration anale peuvent transmettre des nombreuses maladies y compris l'HIV, hépatite B ou d'autres maladies bactériennes pouvant provoquer une rectite ou une prostatite.
8. -       L'éjaculation intra rectale est une pratique sexuelle à risque pouvant transmettre certaines maladies, et semble favoriser à long terme le cancer anal.
9. -       La pénétration anale répétée ne semble pas affecter la tonicité du sphincter anal, cependant, les pratiques pénétratives violentes peuvent entraîner des lésions traumatiques.

 


Comment réduire le risque sanitaire :
1. - l'éthique est un élément important pour la réduction des risques sanitaires, être honnête avec ses partenaires, veiller à se préserver et à préserver la santé de ses partenaires de tout risque sanitaire.
2. - l'utilisation du préservatif pour tout contact sexuel est la règle.
3. - bien choisir ses partenaires.
4. - refuser toute relation sexuelle passagère sans protection.
5. - soigner la protection et la réduction des risques sanitaires pendant les pratiques sexuelles à risque comme la sexualité de groupe.
6. - éviter les rencontres sexuelles sous l'emprise de l'alcool ou pendant l'abus de substance.
7. - bien examiner les organes génitaux de son partenaire.
8. -  s'abstenir de toute pratique sexuelle en cas de maladie affectant le pénis (ulcération, infection), l'anus (hémorroïdes, fissures anales) ou la prostate (prostatite, lésions tumorales bénignes).
9. - éviter les pratiques pénétratives violentes comme la pénétration anale violente ou le Fisting anal afin de préserver la santé du partenaire ano-récepteur.

 


Moyen de protection
1. -          Préservatif : les préservatifs sont indispensables éviter le contact entre le pénis de la bouche, le pénis et la muqueuse anale ou rectale.
2. -          Les gants : l'utilisation de gants est utile pour éviter le contact entre le doigt et la muqueuse anale. En cas d'utilisation de gants, il est conseillé de bien soigner la lubrification afin d'éviter l'irritation de la muqueuse anale. Les gants sont vivement conseillés pour pratiquer le Fisting anal, leur texture permet une bonne lubrification.

 


Risque Emotionnel
Les relations des couples homosexuels masculins peuvent varier dans la durée d'une simple nuit à des années de vie de couple. L'image de l'homme homosexuel préférant la sexualité récréative et sans engagement est réelle, cependant cette image ne peut résumer le comportement relationnel de toute la communauté homosexuelle.
Le couple homosexuel se distingue par sa richesse de sexualité, et par sa courte durée. Ces tendances semblent se modifier progressivement, et le couple homosexuel stable semble devenir une réalité dans certains cas.
Le contenu de la relation homosexuelle masculine n'est pas différent du contenu des autres relations, il peut s'agir d'un attachement profond, d'un amour réel, d'un simple désir sexuel, ou d'une relation ayant dépassé la sexualité pour devenir un attachement amical.
L'indépendance émotionnelle est considérée comme indispensable pour protéger la relation du couple de l'influence parentale adverse. Cette indépendance désigne la capacité de chaque partenaire à prendre la distance nécessaire avec sa propre famille, distance émotionnelle, réelle et une façon autonome de vivre.
Le couple homosexuel masculin cherche à trouver un modèle valable dans une société où le couple est généralement en crise, certains homosexuels revendiquent le mariage comme solution possible pour normaliser les relations homosexuelles à long terme. Ce couple homosexuel souffre des mêmes problèmes que les autres couples : manque de désir dans les relations à long terme, et individualisme.
La tension dans le couple homosexuel existe comme dans les autres modèles de couples, traduisant conflit, lutte pour le pouvoir, et surtout la sortie de l'étape romantique de la relation.
Comme dans les autres couples, le risque émotionnel existe, dépression, colère, frustration en cas d'infidélité ou de mensonges graves, ou en cas de rupture.  Ce risque émotionnel mérite d'être considéré.

 


Normes sociales
Les couples homosexuels masculins sont de plus en plus admis par la société, cependant ces couples souffrent parfois de solitude, et d'isolement social.
Le couple homosexuel masculin se trouve dans l'obligation d'inventer un modèle de couple qui n'existe pas dans la société, et de forger une image sociale acceptable pour la culture dominante.
Les études démontrent que les parents sont rarement en accord total avec le couple Gay et avec les choix de ce couple mais que les couples gays ne cherchent pas à tout prix l'acceptation des leurs familles. En cas de difficultés, le couple gay semble moins touché par ce conflit familial que le couple lesbien. Ceci s'applique aussi bien sur ses parents que sur les parents du partenaire.
Cependant, la normalisation sociale des couples homosexuels masculins invite les homosexuels accepter les normes sociales majoritaires : garder la sexualité dans le champ de l'intime, choix du partenaire (ne pas séduire des partenaires indisponibles, ne pas séduire des partenaires jeunes), etc.
Certains homosexuels préfèrent la normalisation avec ses normes majoritaires afin d'éviter l'hostilité sociale, d'autres cherchent à inventer un modèle capable de préserver le style de vie des homosexuels, récréatif, et festif.


Normes juridiques
L'article 222-223 du code pénal affirme que " tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'ils soient, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle. "  Il est indispensable donc de vérifier et de rechercher le consentement du partenaire et d'éviter de partager cette pratique sexuelle avec une personne mineure sexuellement. La violence au sein du couple lesbien ou homosexuel est punie par la loi comme n'importe quelle violence interpersonnelle ou conjugale.

 

Références:
* Adomey, A. P. (1994). The relationship of emotional cutoff to marital functioning and psychological symptom development. Dissertation Abstracts International, 55, (04), 1658B. (University Microfilms No. AAT 94-18694).
* Beeler, J., & DiProva, V (1999). Family adjustment following disclosure of homosexuality by a member: Themes discerned in narrative accounts. Journal of Marital and Family Therapy, 25, 443-459.
* Warshow, J. (1991). How lesbian identity affects the mother/daughter relationship. In B. Sang, J. Warshow, & D. Smith (Eds.), Lesbians at midlife: The creative transition (pp. 81-83). San Francisco: Spinster Book Club.

 

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