Encyclopédie: sexologie et couple

Sexe prudent et nature de la relation

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Sexe prudent et nature de la relation

Les études publiées sur les facteurs qui influencent le comportement sexuel à risque se concentrent, généralement, sur l'utilisation du préservatif, les MST, et les facteurs de risque des MST (précocité sexuelle), et la protection contre les MST, les influences contextuelles sur le comportement sexuel.

 

Moins de risque sexuel dans les relations longues
Il est difficile de trouver le lien entre un comportement sexuel prudent et la nature de la relation, car les rapports sexuels sont avant tout de nature dynamique. La lecture des études publiées dégage une seule évidence : il existe une nette différence dans la gestion du risque sanitaire entre les relations occasionnelles avec des partenaires passagers et les relations à long terme avec des partenaires réguliers.
La relation de longue durée cherche proximité, intimité, amour romantique et sécurité. L'objectif ultime d'une relation est l'espoir de trouver un partenaire sexuel et émotionnel à long terme. Les relations sexuelles adolescentes cherchent le même objectif mais d'une façon progressive. Ce genre de relation adolescente est généralement à haut risque sanitaire et émotionnel. Il n'est pas rare que l'adolescent dans sa recherche de l'amour romantique soit au centre d'une relation sexuelle émotionnelle à multiples partenaires, expérimentant plusieurs couples à la fois. D'autres risques sont liés aux couples adolescents de courte durée, et à la succession des partenaires sexuels. Ce genre de relation change radicalement avec la maturité et l'entrée de l'adolescent dans la vie adulte.


Certaines études confirment que les adolescents qui commencent à draguer et à séduire tôt, ont plus de chances d'avoir des relations sexuelles précoces et un nombre élevé de partenaires, les pratiques sexuelles plus variées que la moyenne.
Cette précocité sexuelle semble être influencée par la situation familiale de l'adolescent, ses valeurs sociales et culturelles, la pression de ses paires et par sa maturité.

 

Relation longue durée
Quand nous examinons les relations à long terme, leurs contenus et le comportement de chaque partenaire, il devient évident que ce genre de relation peut avoir un aspect protecteur contre les infections sexuellement transmissibles, en cas de partenaires fidèles monogames, en bonne santé.
Les personnes engagées dans une relation à long terme ont largement moins des rencontres sexuelles occasionnelles  (Wolitski et Branson, 2002), grâce à l'attachement, à la satisfaction sexuelle et à la communication dans le couple.
Dans les relations à long terme, la discussion sur la protection sanitaire est généralement plus efficace que dans les relations occasionnelles, chaque partenaire se soucie de sa santé, et de la santé de son partenaire, arrivant à une protection dualiste (protection partagée acceptée et encouragée par les deux partenaires.)
L'utilisation du préservatif est plus élevée dans ce genre de relation, ainsi que la gestion de l'abandon du préservatif. Les études démontrent que l'utilisation du préservatif est plus régulière dans les relations de longue durée que dans les relations occasionnelles (de Visser et Smith, 2001). L'utilisation du préservatif est plus durable dans le temps aussi, la bonne communication dans le couple peut permettre une bonne utilisation du préservatif (utilisation adéquate, à chaque relation sexuelle, sans prise de risque.)
Dans les relations à long terme, certains facteurs de risque sanitaire liés à l'activité sexuelle perdent leur influence comme la consommation d'alcool. La consommation alcoolique entraîne un comportement sexuel moins risqué dans les couples de longue durée que les rencontres sexuelles occasionnelles accompagnées d'abus d'alcool ou de substances. (Corbin et Fromme, 2002).
En cas de contamination, de découverte d'infection sexuellement transmissible, les relations à long terme semblent faciliter la communication, et le confinement de l'infection, le pourcentage des partenaires capables de révéler leurs maladies sexuellement transmissibles est plus élevé dans les couples à long terme que dans les relations occasionnelles (Warszawski et Meyer 2002).

 


Références:

1. Wolitski, R. J., & Branson, B. M. (2002). "Gray area behaviors" and partner selection strategies: Working toward a comprehensive approach to reducing the sexual transmission of HIV. In A. O'Leary (Ed.), Beyond condoms: Alternative approaches to HIV prevention (pp. 173-198). New York: Kluwer Academic/Plenum.
2. De Visser, R., & Smith, A. (2001). Relationship between sexual partners influences rates and correlates of condom use. AIDS Education and Prevention, 13(5), 413-427.
3. Corbin, W. R., & Fromme, K. (2002). Alcohol use and serial monogamy as risks for sexually transmitted diseases in young adults. Health Psychology, 21(3), 229-236.
4. Warszawski, J., & Meyer, L. (2002). Sex difference in partner notification: Results from three population based surveys in France. Sexually Transmitted Infections, 78, 45-49.

 

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