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préservatif et rapports occasionnels

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préservatif et rapports occasionnels

L'utilisation du préservatif dans les relations adolescentes progressives, accompagnée d'une dose d'émotion, varie selon la progression de la relation. L'utilisation du préservatif est plus élevée au début de la relation. 53 % des jeunes adolescents ont utilisé le préservatif pendant leur premier rapport sexuel, cependant 29 % ont utilisé un moyen contraceptif autre que le préservatif lors de ce rapport sexuel initial.

 

Préservatif pendant le sexe occasionnel
A l'inverse, 48 % des jeunes utilisent un moyen de contraception dans les rapports sexuels occasionnels. En d'autres termes, l'utilisation du préservatif est plus élevée dans les relations basées sur l'émotion (que les jeunes adolescents appellent relation sérieuse) mais la prévention de la grossesse non désirée est inférieure à la moyenne.
D'autres études confirment la présence d'un autre phénomène que certains nomment " la contraception cumulée ". Dans ce cas, les adolescents dans une relation " sérieuse " se contentent du préservatif comme un moyen de contraception, puis introduisent une méthode contraceptive hormonale comme la pilule selon la progression de la relation. Dans ce cas, la grossesse non désirée est évitée, le préservatif abandonné. Le risque sanitaire devient minime en cas de fidélité, et majeur en cas de partenaires multiples ou de rupture.


Dans une étude sur des populations âgées de 17 ans, l'utilisation du préservatif a été abandonnée après trois semaines du commencement du premier rapport sexuel. Les adolescents étudiés considèrent la relation comme sérieuse à partir de deux à trois semaines de fréquentation continue et régulière. Cependant, durant ces trois semaines, certains adolescents considèrent que la relation n'est pas encore sérieuse et continue à fréquenter d'autres partenaires occasionnels.
Il est difficile de cerner tous les facteurs pouvant participer à la décision d'utiliser le préservatif ou de ne pas l'utiliser dans un rapport sexuel ou occasionnel.
L'utilisation du préservatif avec un partenaire occasionnel varie selon de nombreux facteurs, la perception de ce partenaire et l'évaluation du risque sanitaire joue un rôle important. Par exemple, si une personne considère que ce partenaire occasionnel peut devenir un partenaire principal, elle abandonne vite l'utilisation de préservatif, considérant que le risque sanitaire est minime.


La décision d'abandonner le préservatif vient parfois après quelques heures de début de la relation, une sorte de confiance dans ce partenaire, et dans sa capacité à évaluer le risque, et de sa bonne volonté de protéger l'autre.
Cependant un nombre important d'adolescents et des jeunes adultes ont une sexualité à multiples partenaires, associant un partenaire principal avec des partenaires occasionnels. Dans ce cas, les évaluations du risque sanitaire suivant double standard : La relation avec le partenaire principal est considérée comme une relation sans risque, et la relation avec les partenaires occasionnels seraient considérées comme relation à risque. Les études confirment la règle principale utilisée par les jeunes adultes dans leurs protections contre le HIV n'était pas l'utilisation du préservatif, mais le choix des partenaires non affectés.

Ce comportement persiste dans les études récentes en dépit de toutes les informations diffusées dans les médias rappelant que la protection idéale contre le HIV est la bonne utilisation du préservatif. D'autres stratégies accompagnent ce choix de partenaires non affectés comme par exemple la réduction de nombre de partenaires sexuels pour éviter le risque sanitaire. D'autres stratégies sont utilisées également, comme l'évaluation du risque sanitaire selon des caractéristiques superficielles.

En face d'un éventuel nouveau partenaire, la personne en face évalue le risque sanitaire de la relation selon l'attention de ce partenaire à son aspect physique, à son hygiène, à sa santé en général, et à son attachement. Les études confirment que les adolescents et les jeunes adultes s'engagent dans des relations sexuelles non protégées avec des nouveaux partenaires après un processus superficiel d'évaluation des risques sanitaires.


Ce processus n'englobe pas généralement les risques de maladies sexuellement transmissibles, mais évalue des notions vagues comme la bonne santé, et l'apparence physique soignée ou négligée. L'évaluation du risque sanitaire lié à la sexualité devrait affronter continuellement le fait que la relation sexuelle n'est pas un comportement motivé et raisonnable qu'un comportement d'émotion intense et le désir sexuel. Discuter le sexe prudent, ou la prévention sanitaire peut altérer les motivations de la relation sexuelle en réduisant la dose d'émotion et de désir. Ainsi, l'utilisation de préservatif peut parfois être perçue comme un instrument pour détruire le charme de la rencontre est de réduire les plaisirs escomptés. L'intervention d'un processus raisonnable et réfléchi dans la relation sexuelle avec un partenaire occasionnel est jugée difficile par certains en raison du caractère spontané et irréfléchi de la rencontre sexuelle. Dans un groupe de 243 étudiants universitaires, des chercheurs ont trouvé que les étudiants discutent risque sanitaire et risque de HIV pendant les rencontres sexuelles occasionnelles sont perçus comme trop sérieux, et peu amusants alors que leurs rencontres sexuelles occasionnelles sont considérées comme des moments festifs et récréatifs.


Dans d'autres études, 34 % des hommes et 10 % des femmes ont utilisé des mensonges pour faciliter la rencontre sexuelle avec un partenaire occasionnel dans l'espoir de le transformer en partenaire principal.
En générale on considère que 32 % des hommes et 23 % des femmes ont une sexualité à partenaires multiple, et dont le partenaire principal n'était pas informé de cette sexualité à partenaires multiples, d'autant que la réduction du nombre des partenaires affichée est la règle pour les deux sexes. Les hommes et les femmes semblent mentir d'une façon constante sur le passé sexuel et sur leur prise de risque, réduisant ainsi le nombre des partenaires, leur pratique sexuelle, dissimulant même leurs antécédents des maladies sexuellement transmissibles. En d'autres termes, le ou la partenaire qui pose des questions sur le risque sanitaire aura généralement les réponses qu'il (elle) souhaite.


Selon certaines études, l'argument principal pour justifier la non utilisation du préservatif est du genre : pas la peine, je connais bien les pratiques et l'histoire sexuelle de mon ou de ma partenaire. La confiance accompagnée d'émotion et de désir sexuel semble jouer un rôle important dans la décision de protection sanitaire ou de prise de risque. Dans certains cas, certains s'engagent dans des pratiques sexuelles à risque comme la pénétration anale sans préservatif pour prouver cette confiance à son partenaire. Dans d'autres relations, le simple fait de parler de risque sanitaire est considéré comme une violation de cette relation de confiance. L'abandon du préservatif, et l'utilisation de pilules contraceptives sont considérés par de nombreux partenaires comme l'étape ultime de la confiance et de la progression de la relation vers une " relation sérieuse. " Les études retrouvent généralement à ce lien entre le terme de confiance et engagement et l'utilisation du préservatif, de nombreux couples récents considèrent que l'utilisation de préservatif témoigne de la possibilité de la fidélité du partenaire, ainsi, la fille abandonne l'utilisation du préservatif pour fidéliser son partenaire.


Cette fidélisation passe par l'abandon de préservatif, l'introduction dans la relation une contraception hormonale, et parfois par l'acceptation des pratiques sexuelles à risque sanitaire dans une sorte de partage de risques mettant la santé des deux partenaires en jeu. En discutant la qualité de la relation, on retrouve que de nombreux couples récents considèrent que la relation est toujours adolescente et non sérieuse quand le préservatif est présent, la relation devient plus sérieuse, plus engagé en abandonnant le préservatif car l'abandon de ce moyen de protection est considéré comme synonyme de confiance et d'engagement.

D'autre part, on peut constater en Occident la même croyance retrouvée dans d'autres parties du monde considérant que les filles jeunes ont un faible risque pour le HIV en dépit de leurs pratiques à haut risque, en raison de la croyance que le passé sexuel et le nombre des partenaires joue un rôle déterminant dans la santé sexuelle. Ainsi les adolescentes sont considérées comme de personnes ayant moins de risques sanitaires que les femmes adultes. Cette croyance est fausse bien sûr.

Dans certaines relations, l'utilisation imposée d'une façon autoritaire par l'un des deux partenaires semble un facteur important dans la protection sanitaire.
L'autoritarisme peut être nuancé par la qualité de communication et de dialogue dans la relation. Sans la communication, l'utilisation autoritaire du préservatif peut mener la relation à son échec.


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