Encyclopédie: sexologie et couple

Préliminaires sexuels dans le couple

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Préliminaires sexuels dans le couple

Les préliminaires font référence à une variété de stimulations qui précèdent et préparent le rapport sexuel. Les préliminaires sexuels sont l'ensemble des gestes, des caresses, des paroles qui sont échangés. On pourrait aussi inclure dans cette explication, les moments avant de passer au lit, la soirée, les sorties, etc.

Ce terme suppose donc que la pénétration est le but ultime de la rencontre sexuelle. La multiplication des pratiques sexuelles a invité certains sexologues à préférer le terme "donner du plaisir" (pleasuring en anglais) afin d'englober tous les comportements sexuels y compris les pratiques homosexuelles et les pratiques sexuelles non coïtales (sans pénétration). Le terme excitation est utilisé pour désigner la réaction du partenaire durant les caresses préliminaires.
Les études montrent que de nombreuses formes d'expressions sexuelles sont capables de produire du plaisir et du bien être (par exemple, toucher, embrasser, masser, ou la masturbation mutuelle) sans être suivies de pénétration.


A notre époque, le but de l'acte sexuel est d'avoir du plaisir et de jouir d'une expérience orgasmique. Il y a un large éventail de comportements que les couples choisissent selon leurs orientations sexuelles. Serrer l'autre peut être considéré comme une expérience satisfaisante pour certains couples, caresser la peau, ou une zone érogène est apprécié par d'autres comme source du confort et plaisir.
Le partage de l'intimité physique passe par un échange d'acceptation et de disponibilité. Les couples dessinent selon leurs goûts et leurs attachements culturels les limites de leur intimité, certains pensent qu'un baiser fougueux est plus intime que rapport sexuel.

 

Fonctions :
Les préliminaires sexuels permettent aux deux partenaires de se témoigner de l'affection, de la tendresse, de synchroniser leur rythme sexuel, et d'assurer un niveau acceptable d'excitation. Cela permet de se couper des préoccupations du quotidien, de se centrer l'un sur l'autre, de s'isoler pour se concentrer sur leur sensualité et sur leur plaisir. Même si le déroulement des préliminaires sexuels suit un schéma général, allant des caresses superficielles à des caresses plus sensuelles, des caresses génitales, vers une stimulation sexuelle, il n'existe pas de règles dans ces domaines. La durée, les organes stimulés, l'environnement varient selon les couples et les cultures.


Les préliminaires permettent aux couples d'échapper à une sexualité routinière et ennuyeuse. Il est inutile de s'attarder, de passer des heures à caresser si le partenaire ne désire pas recevoir ces caresses. Seul, le geste négocié et désiré est utile. Cela exige une bonne communication dans le couple.

 

Préliminaires sexuels et les normes sociales
La proximité varie selon les cultures et les sociétés, l'intimité physique aussi. Les normes sociales jouent un rôle dans les préliminaires sexuels : embrasser sa femme dans une rue de Paris est un acte amoureux toléré voire accepté. Cet acte peut être critiqué dans une autre culture.
Chaque partenaire a le doit d'accepter ou refuser de partager son intimité, d'accepter la totalité ou une partie des préliminaires proposés.
Lorsqu'une femme autorise un homme à l'embrasser, cette autorisation n'implique pas d'autres invitations, et lorsque le partenaire masculin tente d'aller plus loin (sous l'influence culturelle du rôle masculin actif), la femme possède à chaque instant son doit de véto et vice versa.
Cela explique que le schéma des préliminaires soit historiquement identique et dans toutes les cultures. Il s'agit de passer les grades de l'intimité selon l'acceptation et la participation de chaque partenaire. On peut observer ce schéma dans les premières relations de la vie amoureuse et au début des relations de la vie adulte.
Le point de vue judiciaire suit globalement ce schéma. L'acceptation des préliminaires est un consentement ; cette acceptation nécessite une capacité intellectuelle et autonomie de décision. Ainsi, l'acceptation d'un mineur n'est pas valable, et l'acceptation d'une personne handicapée, ou sous l'emprise d'une maladie ou une drogue n'est pas valable non plus.

 

Références
* - Baumeister, R. F. (2000). Gender differences in erotic plasticity: The female sex drive as socially flexible and responsive. Psychological Bulletin, 126, 347-374.
* - Klusmann, D. (2002). Sexual motivation and the duration of partnership. Archives of Sexual Behavior, 31, 275-287.
* - Mossuez lavau J : la vie sexuelle en France, Ed de la Martinière, 2002

 

 

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