16 Questions Réponses sur Anorexie Boulimie

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Anorexie : questions réponses

 

La restriction de nourriture (et de calories) ne signifie pas une restriction complète de nourriture (jeûne, grève de la faim). Chaque patient choisit la nourriture qu'il juge moins problématique en consommant le moins possible de calories. Certains mangent quelques jours pour se priver ensuite durant une semaine.


abs11.5-orange  J'ai lu vos réponses, mais je ne suis dans aucune catégorie, je mange absolument de tout, sans me purger, mais mon psychiatre insiste que j'ai un comportement anorexique.



Une personne anorexique cherche à éviter un repas ou une partie du repas, le sentiment de culpabilité et la souffrance qui accompagnent la consommation de la nourriture est un bon indicateur du diagnostic. Certains cas sont « limites » ou borderline.

 



abs11.5-orange Je pèse 57 kg, je mesure 167 cm. Dans ce cas, puis-je être anorexique si j'ai les symptômes que vous décrivez ?


Les gens souffrant d'un trouble du comportement alimentaire peuvent avoir des poids différents allant parfois jusqu'à l'obésité. Le corps médical sait que le poids corporel ne reflète que partiellement la santé générale ou morale de la personne. Le poids n'est qu'un argument du diagnostic parmi d'autres critères.

 



abs11.5-orange J'ai 18 ans, suis un peu maigre, je mange beaucoup de bonbons. Parfois je ne mange que ça. Une personne comme moi peut -elle être anorexique ?

 

Beaucoup d'anorexiques consomment de la nourriture en cachette. Le bonbon et les boissons sucrés sont les aliments les plus consommés. Il est rare de trouver une personne anorexique vivant uniquement sur les bonbons ; d'autres produits accompagnent ce régime comme drogues, alcool, café, thé, cigarettes.

 



abs11.5-orange Ma fille Mathilde de 17 ans est diagnostiquée anorexique - boulimique. Je ne peux pas accepter ce diagnostic, ma fille est noire comme moi, et comme son père. Nous sommes arrivés en France il y avait 20 ans.

 

Anorexie - Boulimie est une maladie ethnique encouragée par la mode de vie et la culture occidentale, et ce n'est pas une maladie attachée à la couleur de la peau. Les jeunes adolescents blancs ou étudiants peuvent souffrir comme les jeunes Africains ou afro- Américain ou asiatiques, riches ou pauvres, à condition de suivre le modèle occidental de vie. Il est possible d'imaginer qu'une jeune adolescente noire née en France sera influencée par les images des mannequins, par les poupées barbie.

 

 


abs11.5-orange Je mange trois repas par jour, je ne me purge jamais. Comment puis je avoir un trouble du comportement alimentaire ?

 


Les troubles du comportement alimentaire ne sont pas corrélés au nombre ou à la qualité des repas. Le médecin s'intéresse au mode alimentaire plus qu'au nombre de repas. Si une fille ne mange que deux feuilles de salades, et un yaourt allégé, il est possible de suspecter une anorexie si les calories consommées sont moins que nécessaire au bon fonctionnement de l'organisme. Cela sera considéré comme anorexie d'autant plus si une souffrance accompagne ce comportement.

 

 



abs11.5-orange Je n'ai jamais vomi mes repas, jamais de laxatifs ou de lavement, comment le médecin généraliste a -t - il fait son diagnostic de Boulimie, c'est une erreur, non ?

 


Ce n'est que la moitié de la vérité. Votre médecin sait parfaitement qu'il existe de nombreux moyens pour se purger après un bon repas hors laxatifs, vomissements, et lavements. Le froid (climatisation en plein hiver), exercice compulsif (courir 20 km plusieurs fois par semaine) ou le jeûne complet périodique.

 

 


abs11.5-orange Ma fille a été hospitalisée pour oesophagite sévère, le médecin découvre qu'elle était boulimique, elle vit avec nous depuis toujours, personne n'a rien remarqué.

 


Il n'est pas rare que les anorexiques, boulimiques, et hyperphagiques se présentent comme des adultes normaux. Ce type de patient peut attendre avec patience le moment de solitude pour se purger ou pour jeûner complètement. Il ne s'agit ni de ruse ni de méchanceté mais d'un comportement compulsif et obsessionnel.

 

 


abs11.5-orange Je suis prof de lycée, j'ai entendu dire que ces comportements ne sont qu'une étape dans l'évolution de la vie des adolescents. Le nombre d'obèses dépasse 25 % dans mes classes, ce n'est pas possible que tout le monde soit malade !

 

L'anorexie, Boulimie et Suralimentation Compulsive (hyperphagie) ne sont pas des phases du développement. Ces maladies évoluent par poussées (régime, jeûne, obésité). L'obésité enfantine est un signe d'un comportement alimentaire troublé. Votre remarque est pertinente, l'opposition entre culture et images véhiculées par les médias et obésité des adolescents peut engendrer une souffrance ou des cas d'anorexie.

 

 

 

abs11.5-orange Je sais que je suis anorexique, je n'arrive pas à m'en sortir. Je prends des vitamines et des suppléments minéraux. Cela peut empêcher le danger de mort.

 


Malheureusement, les suppléments, les vitamines ne protégeront personne des séquelles d'un trouble du comportement alimentaire. Les vitamines et les Minéraux sont absorbés dans la nourriture d'une façon continue et harmonieuse. Les vitamines et les suppléments ne peuvent pas empêcher la mort subite par crise cardiaque ou par arythmie, l'insuffisance rénale, l'œdème cérébrale (par manque de protéine), le diabète, perte du cycle menstruel (aménorrhée), stérilité, dépression et suicide.

 

 



abs11.5-orange Je crois que vous dites n'importe quoi, je suis dans l'éducation nationale, je passe ma journée avec des adolescents, tout le monde est obèse, puis cela s'arrange avec l'âge ; en plus je ne connais pas une adolescente qui ne soit pas touchée par ce que vous appelez hyperphagie compulsive ou suralimentation compulsive. Messieurs les médecins, impossible d'admettre que nous sommes tous malades.

 


Ce qui définit la Suralimentation Compulsive n'est pas le poids du patient mais le sentiment de culpabilité ou de soulagement qui accompagne la nourriture : Remplir un vide, image dégradée de soi, isolement, dépression. En face d'un adolescent obèse, le médecin ne cherche pas en premier un trouble du comportement alimentaire mais une maladie organique (thyroïde, maladie génétique, métabolique). Il se dirige ensuite vers les maladies psychologiques, et tentent de classer cette maladie en fondant son diagnostic sur la psychopathologie de l'adolescent et non pas sur son poids. Les enfants obèses sont malades de leur obésité et n'ont pas tous un trouble du comportement alimentaire. De même pour l'anorexie, le médecin élimine des maladies organiques (leucémie, cancer, diabète, maladies endocrines) avant de poser le diagnostic de trouble du comportement alimentaire.

 

 



abs11.5-orange Toutes les personnes qui souffrent de désordres alimentaires sont extrêmement maigres. C'est vrai ??

 


Bien des anorexiques, des boulimiques et des personnes souffrant d'alimentation compulsive ont un poids au-dessus de la moyenne. La dépression, le peu d'estime de soi et le besoin de se trouver un moyen de défense contre le stress n'ont rien à voir avec le poids! Les aliments et le poids sont des symptômes de conflits émotionnels. Cette idée est fausse, comparée à quelque chose du genre «tous les alcooliques tombent toujours d'ivresse». La vérité est que les personnes souffrant de troubles alimentaires ne sont pas maigres en général aussi bien que les personnes ivres ne sont pas toujours des alcooliques.

 



abs11.5-orange J'ai noté que les personnes souffrant de la suralimentation compulsive sont paresseuses, sans volonté, et ne savent que manger et faire des tentatives de suicide.

 


Ceci est une fausse idée  d'appliquer sur les patients des jugements moraux. Le corps médical se défait de tout jugement durant l'exercice de l'art médical. Les personnes souffrant de compulsions alimentaires utilisent la nourriture comme moyen de remplir un "vide" intérieur. La nourriture est un moyen de défense contre le stress, la souffrance. Pour quelques personnes (surtout les adolescentes) c'est aussi une façon de ne pas être fragile. En restant obèses, personne ne voudra se rapprocher d'elles, le poids devient un bouclier contre les autres. La paresse n'a rien à voir avec le poids. Votre jugement est personnel et non médical.

 



abs11.5-orange Les médecins devraient savoir mais notre médecin généraliste, excellent par ailleurs, n'a pas détecté l'anorexie de notre fille Sophie. Le psy a fait le diagnostic après un entretien d'une heure avec Sophie.

 


Malheureusement, les cas débutants (limites, borderline) ne sont pas faciles à détecter. Les médecins généralistes se concentrent, en premier, sur les problèmes physiques possibles, puis adressent la patiente chez un psychiatre. Si vous consultez un psychiatre directement, il sera obligé de faire un bilan pour éliminer des maladies anorexiques tel le cancer, l'anémie, et le SIDA. De plus, le corps humain apprend à s'adapter à la malnutrition et aucun examen biologique ( analyse ) ne permet de faire le diagnostic du premier coup.

 



abs11.5-orange Si j'arrive à faire manger ma fille anorexique (par la force ou par la persuasion), cela résoudra t il son problème ?

 

Se concentrer sur la nourriture est une erreur. Les victimes de ces troubles alimentaires utilisent la nourriture comme moyens de défense contre les émotions. Il faudrait guérir la cause de cette souffrance avant tout, apprendre à vivre ses émotions, apprendre à manger sainement. Apprendre à ne pas utiliser la nourriture comme moyen de défense. Priver une patiente de nourriture ou l'obliger à manger ne règle rien, et ces stratégies de traitement ne font qu'augmenter la souffrance et donc, la sévérité des troubles alimentaires.

 

 



abs11.5-orange Je suis homosexuel. A l'age de 17 ans, je suis devenu boulimique. Est-ce une maladie des femmes et des homos seulement ?

 


Non. Les médias ont commencé à parler de la «population cachée» d'hommes souffrant de troubles alimentaires. L'image du corps prend un intérêt excessif dans la population homosexuelle (beauté des partenaires, séduction, magazines spécialisées) imitant ainsi l'image du corps féminin. Plusieurs hommes sont victimes de troubles du comportement alimentaire, certains danseurs, sportifs, hommes de médias. Lorsque l'image du corps est perçue comme faisant partite d'une identité, les troubles alimentaires peuvent surgir. Les chiffres démontrent qu'une victime sur dix est un homme.

 

 



abs11.5-orange Quelle est la distribution de ces maladies dans les autres pays du monde autre que l'Europe et les USA ?

 


Les études montrent que le nombre de cas est en nette augmentation dans les zones urbaines au japon, et que la diffusion d'images de corps féminins et des produits de régime commence à augmenter le nombre de cas en Chine et en inde. Un article sur la situation de ces maladies en Argentine relate : « Le pourcentage de patients est presque trois fois plus grand qu'aux USA. Les femmes Argentines sont obsédées par leurs corps ».

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Emotions : définitions, fonctions, expressions

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Les Emotions : c'est quoi ?

En dépit de la présence de nombreuses publications et sites Internet qui classent et détaillent les émotions, et de nombreux livres qui prétendent aider à contrôler ses émotions, la notion même d'émotion est l'une des matières les plus controversées en psychologie, une source de discussions intenses. Les publications qui prétendent que les émotions sont des définitions fixes ou bien définies ne sont pas sérieuses et manquent de fondement scientifique. 

 

Un état mental qui surgit spontanément sans effort conscient, souvent accompagné par des manifestations physiologiques comme le sourire, le rire, ou l'accélération du rythme cardiaque en cas de colère.

 

 

 -       L'émotion est une expression culturelle


Il existe des liens complexes entre l'émotion et la culture, la tristesse en tant qu'émotion varie selon les cultures, la joie ou la colère aussi. Si la civilisation occidentale devient de plus en plus hostile à la colère, il est normal de voir de moins en moins des gens coléreux car ils tentent de dissimuler cette émotion alors que la colère peut être légitime dans d'autres cultures et donc plus fréquemment exprimée.
La définition même de tristesse varie selon les cultures.

 

 

 -       L'émotion est une expression de langage


L'expression de la tristesse ou de l'amour ou de la colère varie en fonction des structures de chaque langue et selon les dictionnaires. Il existe des termes français spécifiques pour décrire l'état mental de la mélancolie par exemple, qui n'existe pas dans d'autres langues, sans pourvoir conclure de cet état mental n'existe pas hors du monde francophone.  D'autre part, chaque langue décrit un ensemble d'émotion dont le nombre et l'expression  varient de façon notable.

 

 

Comprendre l'émotion

 

Ainsi, en l'absence de consensus possible, il existe quatre approches possibles pour comprendre les émotions :

 

1- Réalisme ontologique
Cette approche considère les émotions comme indépendantes, universelles, sans lien avec culture ou langue. Le réaliste ontologique suppose que des mots tels colère et tristesse sont simplement des étiquettes pour les entités pré-existantes. Les émotions donc existent dans le monde comme fleuves ou lacs, dont les noms seulement varient selon la culture.

Selon cette approche, la langue fournit simplement les noms et les étiquettes pour décrire ces états mentaux qui existent d'une façon universelle de par le monde.

 

 

2- Le Nominalisme
Le Nominalisme est une approche développée par le philosophe médiéval Ockham qui pense que les noms ne font que traduire des événements ou des choses ainsi, le mot colère décrit un état qui existe dans n'importe quel groupe social et dans n'importe quelle culture de la même façon. L'approche moderne de nominalisme pense que les mots diffèrent d'une société à une autre, et que par exemple le terme colère décrit le phénomène de la colère dans la culture française, le mot amour décrit ainsi l'émotion amoureuse selon la culture française alors que le mot love désigne l'émotion amoureuse selon la culture anglaise.
D'autres approches dans le nominalisme pensent que les mots décrivant les émotions font partie d'un discours à interpréter au sein de la société.

 

 

3- Conceptualisme
L'approche du conceptualisme partage avec le réalisme ontologique sa prétention que les mots des émotions se rapportent à une réalité non linguistique et non culturelle en ajoutant que la réalité est toujours conceptualisée. C'est-à-dire quand les gens utilisent un mot pour décrire une émotion, ils décrivent un état physiologique et comportemental lié à cette émotion. En d'autres termes, la colère devient un concept qui résume plusieurs données dans un seul mot.

 

 

 4- Formalisme
L'approche formelle traite des mots décrivant les émotions comme des objets formels, comme les nombres ou comme les chiffres, en considérant que les mots font partie d'un ensemble culturel. Dans cette approche, le mot amour est un amour bien précis pour décrire une émotion celle-ci bien définie dans la langue française.

 

couple conflit

 

Emotions : l'expression émotive

Selon certaines théories, l'expression émotive est considérée comme un aspect intégral du processus d'émotion. Certains pensent que l'expression émotive est basée sur des expériences. William James, un professeur à Harvard à la fin du 19ème siècle pensait que les changements corporels pendant l'émotion constituent " l'expérience émotive ".

 

 

Comment se manifeste l'émotion
James pensait que le corps agissait comme une plate-forme frappée par des impulsions neurales pour créer les vagues du changement qui pourraient alors être senties par le cerveau comme " sentiment émotif ".  Aucune expérience scientifique n'a permis de valider cette approche.

Un autre aspect de la théorie de James est que les changements corporels sont réalisés par le système nerveux selon un processus qui ressemble à une réaction réflexe ou instinctive. Les études plus récentes indiquent que les changements émotifs peuvent être très complexes, si la colère peut entrainer une réponse rapide, cette réponse est déjà modérée selon de nombreux facteurs. Quant aux émotions complexes comme une appréciation esthétique de la beauté ou de la musique, il est évident qu'il s'agit d'un processus complexe.
 
Silvan Tomkins, un psychologue du 20ème siècle a développé la théorie de James en proposant que les sensations fournies par des expressions émotives, des changements vasculaires, et d'autres changements du visage sont la source de sentiments différents de l'émotion : par exemple, être heureux, la tristesse, ou la crainte, la colère. Et il a décrit des catégories spécifiques d'émotion liées aux expressions faciales.
 
Selon Tomkins, les émotions liées au dégoût est une variante de l'émotion liée au rejet de la nourriture nocive ou dangereuse, avec une ouverture de la bouche et des lèvres, l'élimination de la nourriture avec la langue. Ensuite, cette réaction de dégoût a généré d'autres scénarios de rejet, tels que l'émotion du mépris où l'objet est une autre personne, et l'émotion de la honte où l'objet est soi-même. Tomkins a énuméré des catégories d'émotion selon leurs expressions.
 
Ce nouveau regard de Tomkins sur les expressions faciales des émotions a largement influencé la psychologie des émotions durant le 20 ème siècle et a ouvert le chemin à d'autres théories et à d'autres concepts.
 
 

   homme en souffrance

 

Emotions : leurs expressions

Le terme " expression " implique l'existence de quelque chose qui est exprimée. Certains psychologues nient l'existence d'une émotion hors de son expression faciale et corporelle.

 

Exprimer ses émotions

Des psychologues pensent que l'expression fait partie de la réponse émotive. Pour certains, les expressions faciales ont principalement une fonction communicative et traduisent l'état mental de la personne.


Certaines expressions faciales sont associées aux émotions humaines spécifiquement.
Les études prouvent que les gens classent les expressions du visage par catégorie d'émotion d'une manière semblable à travers les cultures, et que des expressions faciales identiques tendent à se produire en réponse à une émotion identique.


Les recherches scientifiques récentes ont tenté de grouper les expressions faciales en sept catégories. Le développement récent des outils scientifiques pour l'analyse faciale, telle que le système de codage d'action faciale a aidé à améliorer cette classification : Heureux, Triste, Colère, Crainte, Dégoût, Surprise, autres.

Certaines classifications par souci de simplification, sans réel fondement scientifique tentent de classer les émotions selon leur contenu en :

 

-Émotions simples : Expression simple comme colère, joie, etc.
-Émotions mixtes : expression de plusieurs émotions à la fois. Dans d'autres études, ce genre d'émotion est classé comme sous-émotion ou émotion secondaire.

 

 

Par exemple, la jalousie est une émotion qui regroupe plusieurs émotions à la fois : colère, dégout, envie, rage.
- Émotions repoussées : Ce sont des émotions traduites essentiellement par une expression physiologique, comme les douleurs gastriques en cas de colère refoulée et non exprimée.
Ils existent d'autres classifications pour catégoriser les émotions selon le besoin exprimé, ou selon leur caractère positif ou négatif, etc.

 

 timidité femme cheveux en bataille sur fond bleu

 

Emotions : ses composantes

Il n'existe pas de définition consensuelle ou scientifiquement admise des émotions. Il n'existe pas non plus de consensus concernant les composantes des émotions, les analyses des émotions selon l'approche utilisée.

 

De quoi se compose une émotion

D'une façon générale, l'émotion s'accompagne d'un changement d'état d'esprit, une sorte de changement mental stimulé par des idées ou par des images.
Ce changement de l'état d'esprit s'accompagne par des modifications physiologiques. La colère par exemple s'accompagne d'une augmentation de la tonicité musculaire, par accélération du rythme cardiaque et respiratoire, et parfois par une transpiration. Ces modifications sont les résultats des sécrétions hormonales provoquées par le cerveau comme réponse à l'émotion.

 


En cas de colère, l'organisme se prépare à se défendre et a exprimé cette colère. Certains voient dans ces modifications physiologiques une fonction adaptative, c'est-à-dire une simple expression physiologique de l'émotion, d'autres considèrent ces modifications physiologiques comme faisant parties de l'émotion. En d'autres termes, la colère est une émotion qui se traduit par un état physiologique bien précis.

 


L'expression de l'émotion est un point important en psychologie. Par exemple, les expressions faciales et corporelles nommées expression d'émotion sont des indicateurs de la présence de cette émotion. L'expression de l'émotion varie selon les personnes, les cultures, et les époques.


Il existe également des modifications physiologiques moins visibles comme par exemple la réaction des muscles lisses du tube digestif qui provoque des douleurs gastriques ou des diarrhées, ou la réaction des muscles lisses du système circulatoire qui provoque une augmentation de la tension artérielle. D'autres modifications vont compléter le tableau de la colère, de la peur, de la jalousie, etc.


Il existe une autre composante importante dans l'expression de l'émotion : le langage. Les pensées vont être formulées dans des mots qui peuvent transmettre aux autres une idée de l'état mental triste, joyeux ou en colère.

 

Les circonstances qui provoquent les émotions font parties de l'émotion également. Ainsi l'événement qui provoque la colère peut être considéré comme universel selon certaines approches (les humains se mettent en colère devant les mêmes circonstances), et culturels selon d'autres approches (les humains se mettent en colère selon leurs cultures).

Les émotions comme le dégoût semblent culturelles et personnelles, certaines personnes aiment certains aliments d'autres les jugent dégoûtants.

 

Références
* Ekman, P., Friesen, W. V., & Ellsworth, P. (1982). What emotion categories or dimensions can observers judge from facial behavior? In P. Ekman (Ed.), Emotion in the human face (pp. 39-55). New York: Cambridge University Press.
* Frijda, N. H. (1986). The emotions. New York: Cambridge University Press.
* Gray, J. A. (1985). The whole and its parts: Behaviour, the brain, cognition and emotion. Bulletin of the British Psychological Society. 38, 99-112.
* Izard, C. E. (1977). Human emotions. New York: Plenum Press
* James, W. (1884). What is an emotion? Mind, 9, 188-205.
* Oatley, K., & Johnson-Laird, P. N. (1987). Towards a cognitive theory of emotions. Cognition & Emotion, 1, 29-50.


* Ortony, A., & Turner, T. J. (1990). What's basic about basic emotions? Psychological Review, 97, 315-331.
* Parrott, W. (2001), Emotions in Social Psychology, Psychology Press, Philadelphia

 

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15 questions réponses sur l’IMC et l’obésité

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15 questions réponses sur l’IMC et l’obésité

(IMC) est une méthode utilisée pour évaluer le poids et la surcharge pondérale. La surcharge pondérale est à l'origine des maladies sérieuses comme diabète type 2, maladie de coeur, hypertension, apnée du sommeil, varices, et autres maladies chroniques.

 

Index de la masse corporelle

 

La méthode ancienne d'évaluation du poids était :

Taille - 100 = poids idéal

 

L'index de la masse corporelle est un système plus précis et plus pratique

Le poids sain selon IMC :

Un IMC sain pour un adulte est entre 18.5 et 25 généralement.
IMC entre 25 et 30 : surcharge pondérale
IMC de 30-40 : obésité
IMC de plus de 40 : obésité sévère

 

Comment calculer son index de masse corporelle ?

Le calcul s'effectue selon la formule suivante :
IMC = poids / (taille X taille)
Exemple : Taille 1.68 M, poids : 68 kg
IMC = 68 / ( 1.68x 1.68) = 24.2

 

Exceptions:
IMC n'est pas toujours une méthode exacte pour déterminer le poids.

Voici quelques exceptions:

* Les sportifs et les culturistes (bodybuilding) ; La masse musculaire pèse plus de graisse, les gens musclés peuvent avoir un IMC élevé.
* Les personnes âgées: Chez les personnes âgées, l'IMC idéal est entre 25 et 27. Chez les personnes de plus de 65 ans, Un IMC entre 26-27 est utile pour lutter contre l'ostéoporose.
* Les enfants: l'IMC n'est pas applicable chez les enfants. Les médecins ont d'autres systèmes d'évaluation pour les enfanta moins de 14 ans.

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Définir l’obésité

 


Comment définit-on l'obésité par rapport à l'indice de la masse corporelle ?
La surcharge pondérale correspond à un poids supérieur à la "normale". Bien qu'imparfait, le calcul de l'indice de masse corporelle (IMC, défini comme le poids en kilogrammes divisé par la taille en mètres carrés) est largement accepté pour déterminer l'insuffisance pondérale, le poids normal, le surpoids et l'obésité.
Le surpoids est défini comme un IMC de 25 à 29,9 kg/m2, l'obésité comme un IMC de > 30 kg/m2.
L'obésité sévère est définie par un IMC >40 kg/m2 ou 35 kg/m2 avec des maladies liées à l'obésité (co morbidité).

L'obésité des adultes est associée à une diminution de l'espérance de vie. De nombreuses études discutent si l'augmentation régulière de l'espérance de vie observée au cours des deux derniers siècles en Occident pourrait prendre fin en raison de l'augmentation de l'obésité [Olshansky 2005]. Les personnes obèses qui fument, ont une espérance de vie nettement plus réduite que les fumeurs qui ne sont pas obèses ou les non-fumeurs obèses [Peeters 2003].

Références
Olshansky SJ, Passaro DJ, Hershow RC, et al. A potential decline in life expectancy in the United States in the 21st century. N Engl J Med 2005; 352:1138.

Peeters A, Barendregt JJ, Willekens F, et al. Obesity in adulthood and its consequences for life expectancy: a life-table analysis. Ann Intern Med 2003; 138:24.

 

IMC et risques liés à l’obésité

 


Dans certaines publications, on décrit un lien entre l’IMC et la mortalité. Existe-t-il des études sérieuses sur ce sujet ?

Un indice de la masse corporelle (IMC) élevé est associé à une augmentation du taux de mortalité, toutes causes confondues, et de maladies cardiovasculaires.
La mortalité augmente lorsque l'IMC est > 25 kg/m2. Cela est particulièrement vrai pour les personnes souffrant d'obésité sévère [McTigue 2016]. L'excès de poids a contribué à quatre millions de décès dans le monde en 2015 et à plus de 320 000 décès aux États-Unis en 2014.

Des études épidémiologiques ont évalué la relation entre l'obésité et la mortalité. Sur 230 études incluant plus de 1,5 millions de personnes, l'obésité et le surpoids étaient associés à un risque accru de mortalité toutes causes confondues [Aune 2016].

La surcharge pondérale semble être associée à une augmentation de la mortalité.

 

Références

McTigue K, Larson JC, Valoski A, et al. Mortality and cardiac and vascular outcomes in extremely obese women. JAMA 2006; 296:79.

Aune D, Sen A, Prasad M, et al. BMI and all cause mortality: systematic review and non- linear dose-response meta-analysis of 230 cohort studies with 3.74 million deaths among 30.3 million participants. BMJ 2016; 353:i2156.

 

 

Limites scientifiques d’ l’IMC


Quand nous parlons d’IMC et mortalité, quelles sont les limites scientifiques de ce raisonnement. L’obésité augmente toujours la mortalité ? Dans certains cas, ne faut-il pas relativiser ?

Il faut relativiser effectivement. Dans certains cas, l’obésité est peu liée à la mortalité. Il existe des patients obèses selon l’IMC qui sont en bonne santé métabolique, sans problèmes cardiaques, sans diabète, et avec un faible taux de cholestérol.

Certaines études pensent qu’il s’agit d’un groupe à part, d’autres pensent que malgré l'absence d'anomalies métaboliques dans ce groupe, il existe des preuves d'une mortalité accrue. [Kramer 2013].

Chez les personnes en surpoids sans problèmes métaboliques, l'augmentation du risque de mortalité n'est pas statistiquement significative.

L'impact de l'obésité sur la santé varie, il faut souvent de nombreuses années pour que ses effets soient mesurables.

Références

Kramer CK, Zinman B, Retnakaran R. Are metabolically healthy overweight and obesity benign conditions?: A systematic review and meta-analysis. Ann Intern Med 2013; 159:758.

 

 

Obésité, toujours néfaste ?


Dans le passé, on parlait de bien-fait de l’obésité, existe-il encore des études dans ce sens ?

Sur le plan général, dans une majorité de cas, l’obésité n’est pas une bonne chose pour la santé.
Il existe cependant un paradoxe de l'obésité ; certaines études ont conclu qu'un IMC élevé pouvait améliorer la survie des personnes atteintes de maladies cardiaques comme l’insuffisance cardiaque.
Contrairement aux nombreuses études rapportant que le surpoids est associé à une mortalité plus élevée, certaines données suggèrent une mortalité plus faible pour les personnes dont l'IMC est compris entre 25 et 30 kg/m2 [Flegal 2013]. Ces données ont été remises en question par d’autres études.

Références

Flegal KM, Kit BK, Orpana H, Graubard BI. Association of all-cause mortality with overweight and obesity using standard body mass index categories: a systematic review and meta-analysis. JAMA 2013; 309:71.

 

 

Faible IMC et mortalité


Sur internet, on écrit qu’il existe une augmentation de la mortalité avec un faible IMC. Vrai ?

Oui, c’est vrai.
Dans une étude, les sujets dont l'IMC était inférieur à 22,5 kg/m2 présentaient une mortalité plus élevée que les sujets dont l'IMC était compris entre 22,5 et 25 kg/m2. La surmortalité était principalement due à des maladies liées au tabagisme (respiratoires et cancéreuses).

Dans d’autres études, le risque de mortalité est plus élevé en cas d’IMC inférieur à 22,5 kg/m2 [Berrington 2010]. L'augmentation du taux de mortalité chez les personnes ayant un IMC inférieur à 22,5 kg/m2 était plus faible chez les personnes en bonne santé et n'ayant jamais fumé.
Dans les études asiatiques, les sujets ayant un IMC <20,1 kg/m2 avaient une mortalité plus élevée que les sujets ayant un IMC de 22,6 à 25 kg/m2 [Zheng 2011].

Ces résultats, suggèrent que l'association entre un faible IMC et une mortalité accrue est probablement, en partie, un artefact statistique influencé par les maladies préexistantes ou par le tabagisme et démontrent en même temps les limites de l’IMC qui ne reflète pas l’ensemble des paramètres liés à l’obésité.

Références

Berrington de Gonzalez A, Hartge P, Cerhan JR, et al. Body-mass index and mortality among 1.46 million white adults. N Engl J Med 2010; 363:2211.
Zheng W, McLerran DF, Rolland B, et al. Association between body-mass index and risk of death in more than 1 million Asians. N Engl J Med 2011; 364:719.

 

Obésité et bonne condition physique


Pourquoi les médecins encouragent les personnes obèses à avoir une bonne condition physique alors qu’il faut les encourager à perdre du poids ?

Le niveau de condition physique est un facteur important chez les personnes obèses. Dans 10 études, les personnes en mauvaise forme physique avaient un risque de mortalité deux fois plus élevé, quel que soit l'IMC [Barry 2014]. Les personnes en bonne forme physique souffrant de surpoids et d'obésité présentaient des risques de mortalité similaires à ceux des personnes en forme et de poids normal.

Références

Barry VW, Baruth M, Beets MW, et al. Fitness vs. fatness on all-cause mortality: a meta- analysis. Prog Cardiovasc Dis 2014; 56:382.

 

Maladies liées à l’obésité

 

Quelles sont les maladies liées à l’obésité prouvées scientifiquement ?

En fait, l'obésité a dépassé le tabagisme comme première cause de maladie et d'invalidité évitables. [Rueda-Clausen 2015]. Dans une enquête menée auprès des personnes adultes aux États-Unis, les personnes en surpoids et obèses présentaient un risque plus élevé d'hypertension, d'hypercholestérolémie et de diabète que les personnes de poids normal [Nguyen 2008]. Le risque de développer une maladie chronique (calculs biliaires, hypertension, maladies cardiaques, cancer du côlon et accidents vasculaires cérébraux (chez les hommes uniquement) augmentait avec l'indice de masse corporelle (IMC).
Les données suggèrent qu'un IMC < 22,0 kg/m2 serait idéal, ce qui est difficile à atteindre.

Références

Rueda-Clausen CF, Ogunleye AA, Sharma AM. Health Benefits of Long-Term Weight-Loss Maintenance. Annu Rev Nutr 2015; 35:475.
Nguyen NT, Magno CP, Lane KT, et al. Association of hypertension, diabetes, dyslipidemia, and metabolic syndrome with obesity: findings from the National Health and Nutrition Examination Survey, 1999 to 2004. J Am Coll Surg 2008; 207:928.

 

Diabète de type2 et obésité

 


Est-ce que le diabète de type2 est toujours lié à l’obésité ?

Non mais le diabète de type 2 est fortement associé à l'obésité. Plus de 80 % des cas de diabète de type 2 peuvent être attribués à l'obésité. La prise de poids après l'âge de 18 ans chez les femmes et après l'âge de 15 ans chez les hommes est un facteur important.
La perte de poids est associée à une diminution du risque de diabète de type 2 [Knowler 2002]. Le risque de diabète de type 2 peut également être associé à des habitudes alimentaires spécifiques.

Références

Knowler WC, Barrett-Connor E, Fowler SE, et al. Reduction in the incidence of type 2 diabetes with lifestyle intervention or metformin. N Engl J Med 2002; 346:393.

 

 

Obésité et cholésterol

 


Les personnes obèses ont toujours un cholésterol et des triglycérides élevés ?

En général, oui.
L'obésité est associée à plusieurs changements du métabolisme des lipides : concentration sérique élevée des cholestérol, de cholestérol à lipoprotéines de basse densité (LDL), de cholestérol à lipoprotéines de très basse densité (VLDL), de triglycérides et une réduction d'environ 5 % du cholestérol à lipoprotéines de haute densité (HDL) [Poirier 2006]. Ce dernier effet est peut-être le plus important, car une faible concentration de cholestérol HDL sérique entraîne un risque relatif de maladie coronarienne.
L'adiposité centrale joue un rôle important dans les anomalies des lipides sériques.

Références

Poirier P, Giles TD, Bray GA, et al. Obesity and cardiovascular disease: pathophysiology, evaluation, and effect of weight loss. Arterioscler Thromb Vasc Biol 2006; 26:968.

 

 

Obésité et hypertension artérielle


Les liens entre l’obésité et l’hypertension artérielle sont-ils prouvés scientifiquement de même pour les maladies cardiaques?

Oui dans de nombreux cas, mais l’obésité n’est pas le seul facteur pour favoriser l’hypertension.
La pression artérielle est souvent augmentée chez les personnes souffrant d'obésité. Le risque d'hypertension est plus élevé chez les sujets présentant une obésité de la partie supérieure du corps et de l'abdomen. La perte de poids chez les personnes souffrant d'obésité est associée à une baisse de la tension artérielle. (Aune 2016)

L'obésité est associée à un risque accru de maladie coronarienne, d'insuffisance cardiaque. La perte de poids est associée à une amélioration des facteurs de risque cardiovasculaire [Klein 2004].

L'obésité est associée à un risque accru de maladies coronariennes. Le risque chez les personnes en surpoids et obèses est aggravé par la coexistence d'autres facteurs de risque tels que l'hypertension, et le diabète.

Références

Aune D, Sen A, Norat T, et al. Body Mass Index, Abdominal Fatness, and Heart Failure Incidence and Mortality: A Systematic Review and Dose-Response Meta-Analysis of Prospective Studies. Circulation 2016; 133:639.
Klein S, Burke LE, Bray GA, et al. Clinical implications of obesity with specific focus on cardiovascular disease: a statement for professionals from the American Heart Association Council on Nutrition, Physical Activity, and Metabolism: endorsed by the American College of Cardiology Foundation. Circulation 2004; 110:2952.

 

 

Obésité et cancers ?

 

 

Comment croire les gens qui écrivent que l’obésité provoque le cancer mais la cause du cancer est inconnue ?

L’obésité ne provoque pas le cancer directement, l'excès de poids est associé à un risque accru de plusieurs types de cancer. [Steele 2017].

L'obésité et le surpoids peuvent augmenter la probabilité de mourir d'un cancer. Les mécanismes contribuant à l'augmentation de l'incidence du cancer et de la mortalité peuvent inclure des altérations du métabolisme des hormones sexuelles, des niveaux d'insuline. [Gallagher 2015].

L'association et les types de cancers varient d'une étude à l'autre, mais il existe un lien prouvé entre l'obésité et le cancer du sein, le cancer d’ l’endomètre, le cancer colorectal, le cancer des voies biliaires. Il s’agit d’une association et non pas une cause directe.

Références

Steele CB, Thomas CC, Henley SJ, et al. Vital Signs: Trends in Incidence of Cancers Associated with Overweight and Obesity - United States, 2005-2014. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2017; 66:1052.
Gallagher EJ, LeRoith D. Obesity and Diabetes: The Increased Risk of Cancer and
Cancer-Related Mortality. Physiol Rev 2015; 95:727.

 

Arthrose et obésité

 


Le lien entre l’arthrose et l’obésité est un lien direct (question de poids) ou l’obésité modifie les articulations ?


Il s’agit d’un lien direct, le poids finit par altérer les articulations.
L'incidence de l'arthrose est accrue chez les sujets obèses et représente une composante majeure du coût de l'obésité. À l'inverse, la perte de poids est associée à une diminution du risque d'arthrose. C’est le cas également pour la goutte.

Références

Aune D, Sen A, Norat T, et al. Body Mass Index, Abdominal Fatness, and Heart Failure Incidence and Mortality: A Systematic Review and Dose-Response Meta-Analysis of Prospective Studies. Circulation 2016; 133:639.

 

 

Grossophobie


Pourquoi ne parle-t-on jamais de la grossophobie de nos sociétés ?

La stigmatisation de l'obésité est une réalité sociétale. Les personnes souffrant d'obésité sont exposées à la désapprobation du public en raison de leur poids. Cette stigmatisation se manifeste dans l'éducation, l'emploi, et dans les rencontres, entre autres.

La discrimination liée au poids chez les personnes après 25 ans est plus élevée chez les femmes [Dutton 2014]. Les personnes obèses font également l'objet de discriminations à l'embauche, et plus encore pour les professions plus exigeantes physiquement [Flint 2016].

Références
Dutton GR, Lewis TT, Durant N, et al. Perceived weight discrimination in the CARDIA study: differences by race, sex, and weight status. Obesity (Silver Spring) 2014; 22:530.

Flint SW, Čadek M, Codreanu SC, et al. Obesity Discrimination in the RecruitmentProcess: "You're Not Hired!". Front Psychol 2016; 7:647.

 

Apnée di sommeil et obésité

 


L'apnée du sommeil est-elle une manifestation de l’obésité ?

L'apnée du sommeil est le problème respiratoire le plus important associé à l'obésité et au diabète. De nombreuses études confirmant que l'obésité est un facteur de risque majeur pour le développement de l'apnée du sommeil. (Kwong 2011)

Références

Kwong JC, Campitelli MA, Rosella LC. Obesity and respiratory hospitalizations during influenza seasons in Ontario, Canada: a cohort study. Clin Infect Dis 2011; 53:413.

 

Covid 19 et obésité

 

 

Pourquoi le Covid 19 touche-t-il plus les personnes obèses ?

Des données d'observation établissent un lien entre l'obésité et l'augmentation de la mortalité dues à la maladie à coronavirus (COVID-19).

Dans une étude incluant 2500 patients hospitalisés pour une COVID-19 dans la ville de New York, l'obésité était associée à un risque accru d'intubation ou de décès chez les adultes de moins de 65 ans [Anderson 2020].
Dans une étude incluant 7000 adultes atteints de COVID-19, il existe une association entre l'IMC et le risque de décès à 21 jours.
Dans une analyse de 75 études, les personnes souffrant d'obésité avaient un risque 46 % plus élevé d'être positives au COVID-19, et une mortalité plus élevée de 48% [Popkin 2020].

L’effet de l'obésité sur le système immunitaire n’est pas défini, les études ne savent pas expliquer le lien entre l’obésité et la sévérité du COVID-19.

Références

Anderson MR, Geleris J, Anderson DR, et al. Body Mass Index and Risk for Intubation or Death in SARS-CoV-2 Infection : A Retrospective Cohort Study. Ann Intern Med 2020; 173:782.
Popkin BM, Du S, Green WD, et al. Individuals with obesity and COVID-19: A global perspective on the epidemiology and biological relationships. Obes Rev 2020; 21:e13128.

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Le libre choix en psychologie

libre choix

Le libre choix en psychologie

 

Le concept de "libre choix" est apprécié en philosophie, presque dans toutes les cultures. Ce concept est bien présent et bien étudié dans la philosophie occidentale

 

 

Liberté et libre choix : de la philo à la psy

 

La psychologie moderne évite ce concept, admettant que l'humain est gouverné par de nombreuses forces et doit toujours choisir entre ce qui est disponible et ce qui répond le plus à ses besoins et à ses attentes.
Il n'est pas rare de lire dans les livres de psychologie que le libre choix n'est qu'une illusion, une façon philosophique de voir les choses sans application pratiques ou réelles.

 


L'approche simpliste de ce concept de libre choix néglige les nombreuses et sérieuses dissertations philosophiques sur les limites et les contraintes qui entourent le libre choix.

 


De nombreuses écoles psychologiques rejoignent ces philosophies pour mettre en lumière les limites du libre choix dans le comportement humain en insistant sur l'influence de la famille, de l'éducation, de la société, des moyens économiques, et des traditions sur le choix de chacun. En d'autres termes, la liberté dans le sens philosophique n'existe pas en psychologie. Le déterminisme en psychologie préfère mentionner les règles qui influencent les choix humains : les besoins, le désir, les attentes, les peurs, les craintes, sans oublier des motivations plus complexes, parfois inconscientes.

L'approche psychologique ne prétend pas que les humains sont sans libre choix, sans liberté ou sans volonté, l'approche psychologique surtout le déterminisme, souligne la complexité des choix, la multiplication des facteurs influençant la délibération du choix et de nos décisions.


En face de ce concept de libre choix, la psychologie pose la question : vous avez combien de choix valables, combien de choix considérez-vous comme acceptables, quelles sont les facteurs qui influencent votre choix. En d'autres termes, le libre choix devient un choix partiel, complexe, parfois pénible. Mais le choix existe bel et bien.

Nous sommes libres dans le sens où nous pouvons modifier les règles et les lois qui gouvernent nos comportements. Sur ce point, de nombreuses études psychologiques valident les approches philosophiques sur la liberté, et le libre choix.

 
Nous pouvons devenir plus libres en modifiant les facteurs qui influencent non choix. En se débarrassant de nos peurs, en donnant moins de priorité à nos désirs, nous avons des choix plus libres. Cela rejoint l'approche culturelle de certaines écoles religieuses : moins de désirs, plus de liberté, ou certaines écoles de psychologie : moins de peur, plus de liberté, ou certaine école de psychanalyse : moins de conflit avec soi-même, plus de liberté.

 

 

 homme volonte

 

Volonté : psychologie et philosophie de vie

 

La notion de volonté désigne un phénomène psychologique difficile à distinguer des autres phénomènes comme le désir, la décision, et la motivation. Notre héritage philosophique nous invite à cultiver la volonté, sans expliquer comment, sans nous donner la recette.


Ainsi, après son accident de moto, Enzo s'est retrouvé à l'hôpital. Sa jambe gauche avait souffert pendant l'accident : plusieurs fractures complexes. Après deux interventions, Enzo commence sa rééducation avec le kinésithérapeute de l'hôpital. Voilà sa quatrième semaine d'hospitalisation mais il n'arrive toujours pas à marcher. Malgré la force de ses 16 ans, en dépit de plusieurs tentatives, il lui suffit de toucher le sol avec son pied pour hurler de douleur, et pour demander l'arrêt de la séance de kinésithérapie.  Le médecin orthopédiste conseille aux parents de ne pas être pressés, de donner à Enzo le temps nécessaire pour retrouver sa capacité à résister aux douleurs, en affirmant que ces douleurs sont d'origine musculaire, conséquence prévisible de l'accident.

 


Les parents d'Enzo découvrent pour la première fois les limites de leur fils comme ils disent. Le père se montre étonné du caractère " mou " de son fils, de son incapacité à être volontaire et courageux. Les parents ont demandé de consulter le psychologue de l'hôpital afin d'élaborer la meilleure stratégie pour ne pas prolonger l'hospitalisation d'Enzo, et pour sauver son année scolaire. Le conseil du psychologue est simple : contacter le lycée, assurer la scolarité d'Enzo à l'hôpital pendant les semaines de rééducation. Mais les parents restent étonnés. Ils ont parlé de volonté, "celui qui veut peut, on doit être courageux en face de difficultés", car Enzo devrait se montrer plus déterminé.


Ils ont répété ce discours à leur fils. Il a essayé de marcher, la douleur était toujours là, la volonté ne suffit pas. Ce terme volonté n'est pas facilement utilisable en médecine et en psychologie, c'est un terme philosophique. Une grande partie des philosophes en Occident ont insisté sur ce terme. Cependant, la volonté en philosophie occidentale n'a pas oublié de théoriser les limites de la volonté. Nous trouvons dans les discussions importantes sur les limites de la volonté dans les traités philosophiques : les limites du corps, les limites du temps, les limites de l'environnement. En philosophie occidentale, on tente de sortir l'humain de sa condition, de l'encourager à dépasser ses limites, pour devenir meilleur, plus performant, et plus conscient.


Dans le cas d'Enzo, le discours philosophique sur la volonté trouve ses limites, il s'agit des limites du corps humain, de ses capacités physiologiques. Nietzsche, était-il capable en dépit de ses discours sur l'humain, et sur le surhomme, de marcher facilement malgré la douleur après quatre semaines d'un effroyable accident de moto ?

 

 


Faut-il laisser Nietzsche se promener dans les hôpitaux?

 

C'est une question complexe. Le discours philosophique sur la volonté est utile pour motiver les personnes malades à suivre le traitement, patiemment dans l'espoir de guérir. Le discours philosophique sur la volonté peut être un moyen de motiver un lycéen. Dans ce cas, ce discours devient une motivation, un conseil de bon sens, un outil supplémentaire.


En parlant de la volonté en philosophie, n'oublions pas la complexité du sujet, ni les limites de la volonté discutées par les mêmes philosophes.

 

Notre utilisation de cet héritage philosophique est parfois troublante : demander à une personne souffrant d'une dépression d'être volontaire, c'est oublier les limites de ce concept, c'est demander aux patients des efforts surhumains, généralement inutiles en cas de dépression, et de retarder l'intervention thérapeutique en insistant sur la volonté et la capacité de l'humain à se dépasser.


Probablement, la philosophie sur la volonté, le dépassement, la détermination peut être un élément positif dans le développement personnel, pour obtenir une sérénité, et un courage nécessaire dans la vie, mais l'utilisation de ce concept en médecine et en psychologie semble délicate, en raison de sa complexité et des nuances et limites de ce concept.

 

 

La volonté dans la psychologie moderne



Carl a décidé de consulter un psychologue pour discuter avec lui sa faiblesse de volonté. Il définit cette faiblesse de volonté par son incapacité à prendre une décision ou à terminer un projet. Carl raconte comment il abandonne ses projets car il s'ennuie, il perd l'enthousiasme, pour passer à autre projet qu'il abandonne à nouveau. Il a changé plusieurs fois de parcours universitaire, il a fini par faire des études courtes, et quand il a investi dans une petite entreprise, il commence à s'ennuyer, à penser de tout laisser tomber pour faire autre chose.

 

Cette fois, Carl avoue qu'il a un problème de volonté, il craint de ruiner son projet. D'abord, en psychologie moderne, le concept de la volonté est pragmatique. Certains psychologues utilisent ce concept quand ils ont besoin, avec prudence et parcimonie, d'autres psychologues préfèrent utiliser d'autres concepts pour aider leurs patients. Ce concept de volonté est bien présent dans les parcours professionnels, et dans les parcours scolaires. Le corps enseignant parle parfois le manque de volonté chez certains élèves, dans le milieu professionnel, on dit que l'apprentissage exige de la volonté.
Dans le cas de Carl le diagnostic n'est pas exactement une faible volonté, car il a consulté pour demander l'aide. Il s'agit plutôt de manque de motivation, et de consistance.

 


Le psychologue ne peut faire des miracles. Il peut partager avec son patient certaines discussions :
* - pour réussir un projet difficile, il est préférable de fixer des buts éloignés, d'une exigence élevée, et des principes relativement imprécis. Autrement dit, il est préférable pour garder la motivation et la concentration de viser globalement, d'aller dans le sens du projet, sans se perdre dans les détails, surtout au début d'un projet important.
* -les décisions devraient être prises après réflexion et délibération, pour servir ce but à atteindre, ces décisions devraient être progressives, fixant limite après limite, objectif après objectif. Les décisions importantes sont en réalité des petites décisions allant dans le même sens.
* -lutter contre les habitudes qui altèrent la concentration. Seulement les personnes qui maîtrisent leur sujet peuvent faire plusieurs choses à la fois. Un conducteur expérimenté peut écouter la radio sans être troublé sur une autoroute, un jeune conducteur aura plus de difficultés à bien conduire en conversant ou en écoutant la radio. Pour garder la concentration, il est important de s'offrir des moments de repos et de distractions.
* -apprendre à garder son optimisme est la clé de toute persévérance. Avoir une idée vague sur un projet, une idée précise sur le but, et un optimisme inébranlable ; voilà les fondements de la persévérance.
* - en cas d'incapacité de choisir, ou de prendre des décisions en raison d'une délibération compliquée, choisir de minimiser le risque, il est préférable de faire des petites décisions ne pas faire de décision.
* -chercher le risque à éviter, identifier ce risque, bâtir sa délibération et ses décisions en fonction de ce risque. Autrement dit, éviter le risque en gagnant moins permis de continuer le projet.
* -savoir résister à ses impulsions et à ses désirs est un apprentissage ; réussir exige une concentration, qui ne doit pas être troublée ; chaque chose en son temps peut être la règle d'or : se concentrer pendant le travail, se reposer hors du travail.

 

En réalité, le psychologue n'a pas utilisé le concept de volonté en travaillant avec Carl, il a préféré un concept plus familier en psychologie, la motivation, un concept apparenté à la volonté en philosophie.

 

 

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17 questions réponses sur Nutrition et Grossesse

nutrition et grossesse

 

17 questions réponses sur Nutrition et grossesse

 

Les études scientifiques tracent un lien entre le développement du foetus et la santé de son environnement. Cet environnement inclut la bonne nutrition de la mère et sa bonne santé.

Durant chaque étape de la grossesse, le foetus dépend entièrement de sa mère pour assurer son alimentation, et sa survie. Cet environnement favorable au développement du fœtus est gouverné par la génétique, mais également par la nutrition de la mère.

Dans certaines études, le terme nutrition foetale  est employé pour désigner les besoins nutritionnels du foetus. Cela indique la nutrition fait partie des facteurs importants de la santé foetale, et du développement intra-utérin.La nutrition joue un rôle déterminant dans la croissance avant la naissance, comme après la naissance bien sûr.

Une fois le bébé est né, la nutrition est nécessaire pour une croissance saine et régulière, pour bâtir un organisme capable de résister à l'environnement et aux maladies.


Le Fœtus a des besoins alimentaires et nutritionnels, il a besoin des hydrates de carbone, de graisse et des protéines. Il reçoit ses aliments directement du sang de sa mère, dans des formes simplifiées. Il a besoin également des vitamines et des éléments minéraux pour assurer le fonctionnement et le développement de ses organes.
Le développement est un processus complexe. Le système nerveux, par exemple, se développe tôt dans l'embryon avant les autres systèmes. Les intestins  grêles et  la vessie sont entièrement formés à la naissance, mais à d'autres parties du corps ont besoin des années pour arriver à leur développent final comme les os.


Cela explique pourquoi certains aliments peuvent être particulièrement importants à certaines étapes de la vie, telle que l'acide folique dans les premières semaines de grossesse et le calcium durant l'adolescence.
Le régime alimentaire de la mère devrait assurer ses besoins du fœtus, et les besoins de la mère à la fois. Ce point est essentiel dépassant dans son importance les autres considérations culturelles ou esthétiques liées à l'alimentation.

 

 

Importance de la nutrition pendant la grossesse

 


Pourquoi parle-t-on de la nutrition pendant la grossesse comme un sujet important, surtout si on mange bien avant et pendant la grossesse ?

 

Les conseils nutritionnels sont la pierre angulaire des soins prénatals pour toutes les femmes pendant la grossesse. L’état nutritionnel d’une femme influence sa santé, l’issue de la grossesse et la santé de son nouveau-né. Les médecins et autres prestataires de soins sont conscients des besoins nutritionnels pendant la grossesse. Bien manger est l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pendant la grossesse. Une bonne nutrition vous aide à gérer les demandes supplémentaires de votre corps au fur et à mesure que votre grossesse progresse. L’objectif est d’équilibrer de nutriments pour soutenir la croissance de votre fœtus et le maintien d’un poids santé.

 

Quantité à manger pendant la grossesse

 


Combien dois-je manger pendant la grossesse ?

Le dicton populaire veut que les femmes enceintes « mangent pour deux », nous savons maintenant qu’il est dangereux de manger deux fois la quantité habituelle de nourriture pendant la grossesse. Au lieu de « manger pour deux », pensez-y comme manger deux fois plus sainement.
Si vous êtes enceinte d’un fœtus, vous avez besoin de 340 calories supplémentaires par jour à partir du deuxième trimestre (et un peu plus au troisième trimestre). C’est à peu près le nombre de calories d’un verre de lait écrémé et d’un demi-sandwich. Les femmes portant des jumeaux devraient consommer environ 600 calories supplémentaires par jour.
Cependant, les besoins énergétiques sont généralement les mêmes que ceux des femmes non enceintes au premier trimestre, puis augmentent au deuxième trimestre, estimés à 340 kcal et 452 kcal par jour aux deuxième et troisième trimestres, respectivement. Les besoins énergétiques varient considérablement selon l’âge, et le niveau d’activité de la femme. L’apport calorique doit être individualisé en fonction de ces facteurs.

 

 

Conseils nutritionnels généraux ou selon les cas ?


Je suis enceinte de mon premier enfant, mais cette grossesse est compliquée par mon hypertension. Dois-je suivre les conseils de nutrition proposés pour toutes les enceintes ou consulter pour des conseils sur mesure ?


Un bon nombre des recommandations diffusées dans les médias sont axées sur les grossesses sans complications. Des ajustements doivent être apportés lorsque des complications, telles que le diabète ou l’hypertension surviennent. Un nutritionniste ou un diététicien peut aider à adapter les conseils et les interventions diététiques.

 

 

La nutrition influence la vie de votre bébé


Comment la nutrition pendant la vie fœtale influence-t-elle notre santé à long terme ?

Des études montrent que si un bébé est exposé à une alimentation insuffisante ou excessive pendant la vie fœtale, il est plus susceptible de développer des maladies telles que le diabète de type 2, les maladies cardiaques et l’ostéoporose plus tard dans sa vie. Toutefois, modifier l’apport nutritionnel de la mère pendant la grossesse ne peut toujours influer sur le risque de ces affections pour sa progéniture.

 

 

Impacte de la nutrition sur la santé du bébé

 


À quel moment de la grossesse l’alimentation commence-t-elle à avoir un impact sur la santé du bébé ?

La qualité du régime alimentaire de la mère a un impact sur la santé de son bébé au début de la vie. Il est prouvé que le régime alimentaire et les habitudes de vie de la mère (par exemple, le poids et la nutrition de la mère), même avant la grossesse, peuvent avoir un impact sur la santé de sa progéniture plus tard dans la vie. L’impact de l’alimentation sur la santé des enfants est susceptible d’être influencé par l’alimentation et le mode de vie de leurs parents.

 


Nutrition et le poids à naissance

 


On dit que l’alimentation de la mère influence le poids de bébé à la naissance. Qu’est-ce qu’un poids idéal ou optimal à la naissance ?


Le poids idéal à la naissance est le poids à la naissance associé à la mortalité périnatale la plus basse. Le poids idéal à la naissance varie selon les populations, tout comme le poids moyen à la naissance. Le poids moyen des enfants à la naissance est autour de 3,40 kg.
L’Organisation mondiale de la santé définit l’insuffisance pondérale (insuffisance de poids) comme un poids de naissance inférieur à 2,5 kg à terme. Un poids élevé est défini comme un poids de naissance supérieur à 4,0 kg à terme. Il n’existe pas de poids idéal à la naissance, mais plutôt un éventail de poids normaux.
Les médecins corrigent le poids de naissance en tenant compte de la semaine de grossesse à laquelle le bébé est né ; un bébé peut être « petit pour son âge gestationnel » ou « grand pour son âge gestationnel ».

 

Alimentation maternelle et obésité enfantine

 


Comment l’alimentation de la mère pendant la grossesse influence-t-elle le risque d’obésité à l’âge adulte ?

Lorsqu’un fœtus est confronté à une disponibilité insuffisante de nutriments, il peut s’adapter pour faire en sorte que ces nutriments soient stockés afin de répondre aux besoins de ses organes vitaux tels que le cerveau, le cœur, les glandes surrénales et le placenta. Cela peut signifier que d’autres organes, comme la moelle osseuse, les muscles, les poumons, le tractus gastro-intestinal et les reins, ne reçoivent pas suffisamment de nutriments. Bien que cette stratégie de survie soit avantageuse pour le fœtus pendant qu’il est dans l’utérus, elle peut avoir un inconvénient à plus long terme.
Les mères obèses pendant la grossesse sont plus susceptibles d’avoir des taux de glycémie élevés, ce qui augmente le poids à la naissance. Cela peut à son tour augmenter le risque que l’enfant devienne obèse à l’âge adulte.

 


Nutrition de la mère, diabète de l’enfant

 


Pourquoi la nutrition pendant la vie fœtale influence-t-elle notre risque de développer un diabète de type 2 ?


Les tissus, tels que le pancréas, sont exposés à des niveaux inadéquats de nutriments pendant leur développement, dans le cas du pancréas, cela peut entraîner une réduction du nombre de cellules produisant l’insuline.
L’insuline est une hormone qui aide l’organisme à utiliser l’énergie (ou glucose) provenant des aliments. Chez les personnes atteintes de diabète, l’organisme est incapable de transformer le glucose en énergie. Cela peut être dû à une faible masse musculaire (due à un faible niveau d’activité physique) qui peut réduire l’efficacité de l’insuline (sa capacité à éliminer le glucose du sang).
Une autre raison peut être la résistance à l’insuline qui se développe à l’âge adulte en raison d’une prise de poids malsaine et d’un faible niveau d’activité physique. Il s’agit d’un état dans lequel les cellules de l’organisme répondent moins bien (ou sont moins sensibles) à l’action de l’insuline et, par conséquent, le pancréas doit sécréter davantage d’insuline. La capacité du pancréas à sécréter de l’insuline finit par s’épuiser, la glycémie augmente et le diabète de type 2 apparaît.

 

 

Grossesses et vitamines

 


Pourquoi devrais-je prendre une vitamine prénatale ?

Les vitamines et les minéraux jouent un rôle important dans les fonctions de votre corps. Pour que votre bébé reçoive les nutriments dont il a besoin pour un développement optimal dans l’utérus, il est nécessaire que vous mainteniez une alimentation bien équilibrée. En plus d’une alimentation équilibrée, la prise de certaines vitamines et suppléments prénatals est cruciale pour éviter toute carence pendant cette période sensible. Vous ne pourrez peut-être pas obtenir la quantité adéquate de nutriments nécessaires à partir de sources alimentaires uniquement, et c’est là que les suppléments vous aideront. Alors que certains suppléments comme la vitamine D et l’acide folique sont nécessaires pour toutes les mères, d’autres suppléments varient pour les femmes pour diverses raisons.
La plupart de vos besoins nutritionnels seront satisfaits si vous suivez un régime alimentaire sain et équilibré pendant la grossesse, certaines vitamines et minéraux seront nécessaires en quantités supplémentaires que vous aurez du mal à satisfaire à partir d’un seul régime. Cela comprend le fer, la vitamine D, la vitamine C, etc. En fonction de votre alimentation et de votre état de santé, votre médecin vous recommandera des multivitamines et des suppléments pendant votre grossesse.

 

 

Combien de vitamines pendant la grossesse

 


Combien de vitamines prénatales dois-je prendre chaque jour ?

Prenez une seule portion de votre supplément prénatal par jour. Lisez le flacon pour voir combien de pilules composent une portion quotidienne. Si votre médecin pense que vous avez besoin d’une quantité supplémentaire de vitamines ou de minéraux, il peut vous le recommander. Prenez la quantité recommandée. Certains ingrédients multivitaminés, tels que la vitamine A, peuvent provoquer des malformations congénitales à des doses plus élevées.

 


Grossesse calcium et vitamine D

 


Pourquoi parle — t — on beaucoup de calcium et vitamine D pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, vous avez besoin d’acide folique, de fer, de calcium, de vitamine D, de choline, d’acides gras oméga-3, de vitamines B et de vitamine C.
Le calcium et la vitamine D sont des nutriments importants dans un régime de grossesse, car ils ne fonctionnent pas exclusivement. La vitamine D est nécessaire pour absorber le calcium et, ensemble, elles sont essentielles au développement des os de votre bébé et à la santé globale de vos os. En outre, la vitamine D est connue pour avoir un impact sur votre système immunitaire. Le calcium est nécessaire au développement des os, des dents, du cœur, des nerfs et des muscles de votre bébé et il réduit également le risque d’hypertension et de pré éclampsie chez les femmes enceintes.
Le lait et les autres produits laitiers, comme le fromage et le yogourt, sont les meilleures sources de calcium. Si vous avez du mal à digérer les produits laitiers, vous pouvez obtenir du calcium à partir d’autres sources, telles que le brocoli, les aliments enrichis (céréales, pains et jus), les amandes et les graines de sésame, les sardines ou les anchois avec les os et les légumes à feuilles vert foncé. Vous pouvez également obtenir du calcium à partir de suppléments de calcium.
Les bonnes sources de vitamine D comprennent le lait enrichi et les céréales pour petit-déjeuner, les poissons gras (saumon et maquereau), les huiles de foie de poisson et les jaunes d’œufs.

 


Vitamines et minéraux pendant la grossesse

 


Quels sont les vitamines indispensables pendant la grossesse, et comment les trouver ?

Calcium (1300 milligrammes pour les 14 à 18 ans), construit l’os et les dents. Meilleures sources : Lait, fromage, yaourt, sardines, légumes à feuilles vert foncé.
Fer (27 milligrammes), aide les globules rouges à fournir de l’oxygène à votre fœtus. Meilleures sources : Viande rouge maigre, volaille, poisson, haricots et pois secs, céréales enrichies de fer, jus de pruneaux.
Iode (220 microgrammes), essentiel pour le développement sain du cerveau, et la glande thyroïde. Meilleures sources : Sel de table iodé, produits laitiers, fruits de mer, viande, certains pains, œufs.
Choline (450 milligrammes), importante pour le développement du cerveau et de la moelle épinière de votre fœtus. Meilleures sources : Lait, foie de bœuf, œufs, arachides, produits à base de soja.
Vitamine A (750 microgrammes pour les 14 à 18 ans), indispensable pour la peau, les yeux et pour la croissance osseuse. Meilleures sources : Carottes, légumes à feuilles vertes, patates douces.
Vitamine C (80 milligrammes pour les 14 à 18 ans), favorise la santé des gencives, des dents et des os. Meilleures sources : Agrumes, brocoli, tomates, fraises.
Vitamine D (600 unités internationales), renforce les os et les dents de votre fœtus. Meilleures sources : Lumière du soleil, lait enrichi, poissons gras comme le saumon et les sardines
Vitamine B6 (1,9 milligramme), aide la croissance des globules rouges, et le corps à utiliser les protéines, les graisses et les glucides. Meilleures sources : boeuf, foie, porc, jambon, céréales complètes, bananes.
Vitamine B12 (2,6 microgrammes), maintient le système nerveux et aide à former les globules rouges. Meilleures sources : Viande, poisson, volaille, lait (les végétariens devraient prendre un supplément)
Acide folique (600 microgrammes), l’acide folique, connu sous le nom de folate, est une vitamine B pouvant aider à prévenir les anomalies congénitales majeures du cerveau et de la colonne vertébrale du fœtus appelées anomalies du tube neural, et soutient la croissance et le développement du fœtus et du placenta. Meilleures sources : Céréales enrichies, pain et pâtes enrichis, arachides, légumes à feuilles vert foncé, jus d’orange, haricots.

 


Le fer et la grossesse

 


Pourquoi le fer est-il important pendant la grossesse ?

Le fer est utilisé par votre corps pour produire le sang supplémentaire dont vous et votre fœtus avez besoin pendant la grossesse. Les femmes qui ne sont pas enceintes ont besoin de 18 mg de fer par jour. Les femmes enceintes ont besoin de plus, 27 mg par jour. Cette quantité accrue se trouve dans la plupart des préparations des vitamines prénatales.
En plus de prendre une vitamine prénatale avec du fer, vous devriez manger des aliments riches en fer tels que des haricots, des lentilles, des céréales de petit-déjeuner enrichies, du bœuf, de la dinde, du foie. Vous devez également manger des aliments qui aident votre corps à absorber le fer, notamment du jus d’orange, du pamplemousse, des fraises, du brocoli et des poivrons.

 

 

Grossesse, nutrition et poids

 


Combien de poids dois-je prendre pendant la grossesse ?

La prise de poids dépend de votre état de santé et de votre indice de masse corporelle (IMC) avant la grossesse. Si vous aviez un poids insuffisant avant la grossesse, vous devriez prendre plus de poids qu’une femme qui avait un poids normal avant la grossesse. Si vous étiez en surpoids ou obèse avant la grossesse, vous devriez prendre moins de poids. La prise de poids est tout à fait normale et attendue pendant la grossesse, mais il n’est pas conseillé de la dépasser. N’oubliez pas que vous ne mangez pas pour deux. Trouvez des alternatives plus saines à vos fringales (par exemple : remplacez les glaces par des yaourts), buvez beaucoup d’eau pour rester bien hydraté. Inutile de dire que vous devriez inclure une certaine quantité d’activité physique dans une journée. La clé est de rester active et en mouvement. Dernier point : faites-vous plaisir de temps en temps sans excès.

 

Grossesse et nausées matinales

 


Que manger et boire si je souffre de nausées matinales ?

Les nausées matinales, ou une sensation de nausées et de vomissements sont très fréquentes pendant la grossesse. On pense que cela se produit en raison de la réaction du corps à la gonadotrophine chorionique humaine (hcG), une hormone produite pendant la grossesse. Les experts recommandent aux mamans d’éviter les aliments gras ou épicés pour soulager les nausées matinales. Par conséquent, optez pour des aliments fades et secs. Les aliments faibles en gras, mais riches en glucides fonctionnent bien. Il s’agit notamment du pain et des pâtes.
De plus, évitez de vous allonger après avoir mangé, car cela ralentit la digestion. Mangez des repas et des collations fréquentes au lieu de repas lourds et peu fréquents pour faciliter la digestion. Buvez beaucoup d’eau et prenez vos vitamines la nuit au lieu de la journée pour aider à gérer les nausées matinales.

 


Grossesse et planification de repas

 


Comment puis-je planifier des repas sains pendant la grossesse ?

En fonction de l’avancée de votre grossesse et de la quantité d’activité physique que vous pratiquez au cours d’une journée, vous pouvez déterminer votre apport calorique total par jour. Divisez-le en groupes d’aliments composés de céréales, de légumes et de fruits, de produits à base de protéines et de viande et de produits laitiers en quantités fixes. Vous pouvez allouer une certaine quantité de calories pour satisfaire les envies de grossesse auxquelles vous êtes sûr de faire face pendant cette période. Votre médecin vous donnera également des conseils sur vos besoins alimentaires que vous devriez également suivre. Vous pouvez le consulter pour l’élaboration de votre plan de repas.

Références
Forsum E, Lof M. Energy metabolism during human pregnancy. Annu Rev Nutr. 2007 ;27:277–292.

Lassi ZS, Salam RA, Haider BA, Bhutta ZA. Folic acid supplementation during pregnancy for maternal health and pregnancy outcomes. Cochrane Database Syst Rev. 2013 ;3:CD006896.

Institute of Medicine . Weight gain during pregnancy: reexamining the guidelines. Washington, DC : 2009

 

 

 

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Légumes et fruits : histoire d’amour avec les humains

legumes

 fruits

 

Légumes et fruits : histoire d’amour avec les humains


Un potager, un jardin, voilà un petit coin de paradis, un souvenir d’enfance pour certains, un plaisir quotidien pour les chanceux qui peuvent se promener en savourant une cerise, en caressant une figue ou en humant les odeurs d’une feuille de sauge, ou de lavande.
Nous avons avec les fruits et les légumes une longue histoire de plaisir, de sensualité, de gourmandise et de bien-être.


Derrière une bouchée d’une bonne tomate juteuse, on trouve des dizaines de nutriments essentiels, et des molécules bénéfiques et protectrices pour la santé.
Les études traitant l'influence bénéfique des végétaux sur la santé humaine se comptent par dizaines de milliers. Leurs rôles dépassent la nutrition, ils jouent un rôle dans notre plaisir, et dans notre protection contre les maladies et les effets de l‘âge.


À l'époque médiévale, le potager était le jardin nourricier qui garantissait une assiette bien remplie, de légumes, de fruits, de céréales et de plantes aromatiques priées de parfumer à bon compte, contrairement aux épices hors de prix.

 

Aujourd'hui, rien n'a changé. Ce sont toujours les plantes qui soignent, qui nourrissent, fruits et légumes restent nos meilleurs aliments pour être en bonne santé, adaptés à nos saisons, à notre climat, et à nos recettes.

fruits orange pamplemousse


Slogan mondial 5 légumes et fruits par jour


En dépit de notre héritage culinaire, de nos modes alimentaires, il a fallu à nouveau nous rappeler de consommer au minimum 5 fruits et légumes par jour pour confirmer ce que nous savions depuis toujours : les légumes et les fruits sont bénéfiques pour notre santé, pour notre qualité de vie et pour notre prévention.


5 fruits et légumes par jour. Voilà le mot d'ordre lancé par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Le message a été bien diffusé en France aussi. Bien que le pays soit riche en potagers et en jardins, les métropoles se multiplient, leurs habitants suivent des modes alimentaires qui manquent parfois de légumes et de fruits. Ce message ne limite pas nos choix, consommez aussi bien des salades que des prunes, du chou blanc, que des cœurs d'artichauts. Les saisons se chargent de nous créer une salade composée riche en saveurs et en nutriments.

 

Malgré les différentes campagnes d'incitation, nous ne mangeons toujours pas suffisamment de fruits et de légumes.

 

Depuis deux ou trois décennies, les nutritionnistes tirent la sonnette d'alarme, appellent à augmenter notre consommation de tomates, pommes, pêches et choux pour diminuer certaines maladies en occident comme surpoids, obésité, diabète, et hypertension.
L’histoire des 5 fruits et légumes par jour vient des États-Unis. Des experts californiens ont imaginé le concept. La situation outre-Atlantique n’est pas brillante, certains ne mangent jamais de fruit ni de légume selon les études. Depuis, les choses ont changé ; les Américains mangent aujourd'hui davantage de fruits et légumes.

 

tomates rouges

 

Le pouvoir des légumes et des fruits


Ces produits sont largement présents dans les recettes de la cuisine familiale française et dans les recettes gastronomiques. C’est le cas de nombreux pays aussi.

On peut manger de grandes quantités de fruits et de légumes sans risque.
Ils aident à garder la ligne par leur contenu en fibres comme les pectines qui piègent les sucres et les graisses afin de les éliminer, en fournissant en même temps un remarquable effet coupe-faim, et en remplissent l’estomac.
Il s’agit d’aliments modèles, peu de calories et beaucoup de nutriments : vitamines, minéraux, sucres lents à index glycémique bas, important pour les diabétiques.

Tout le monde aime les fruits et légumes même les enfants. Leur consommation améliore l'équilibre alimentaire de la journée, fait travailler les mâchoires, et préserve la santé dentaire et gingivale.

Leur pouvoir préventif est démontré, ils participent à la prévention de nombreux cancers comme le cancer du côlon et le cancer de l’estomac, et de certaines maladies métaboliques comme le diabète. D’autre part, la consommation de fruits et de légumes aide à maîtriser la pression artérielle et le cholestérol.

Leur richesse des antioxydants améliore la lutte de l’organisme contre le vieillissement.

Pistaches  

Les végétaux riches en protéines


- Farine de soja
- Germe de blé
- Graine de sésame, graines en général
- Cacahuète, beurre de cacahuète
- Avoine
- Amande, noix de cajou, pistache, noix
- Pois chiche, haricot rouge, pois cassé, lentille

 

avocats


Les végétaux riches en graisses

- Noix, noisette, pignon, amande
- Graines
- Huiles végétales
- Noix de coco
- Avocat

 

fruits secs
Les végétaux riches en glucides (et amidon)


- Céréales
- Pomme de terre
- Carotte, betterave
-Fruits séchés (raisin, abricot, figue)

 

choux rouge

Les végétaux pauvres en glucides (et amidon)

- Laitue
- Épinard et toutes les feuilles vertes
- Tomate
- Céleri
- Haricot vert
- Choux, chou-fleur
- Courgette
- Endive
- Asperge

 

Poivron rouge


Les végétaux riches en vitamine A


-Épinard
- Choux
- Carotte
- Poivron rouge
- Mangue, melon
- Abricot, pêche

 

Pain complet
Les végétaux riches en vitamine B1


- Germe de blé et levure de bière
- Farine de soja
- Pain complet

 

champignons

Les végétaux riches en vitamine B2


- Champignons
- Pain complet

haricot vert
Les végétaux riches en vitamine B5


- Céréales complètes
- Légumes verts
- Fruits
- Levure de bière

 

kiwi
Les végétaux riches en vitamine C


- Goyave
- Cassis
- Persil
- Poivron
- Oseille
- Brocoli
- Kiwi
- Choux
- Papaye
- Fraise
- Agrumes (orange, citron)

amandes

Les végétaux riches en vitamine E


- Huile de germe de blé, huile et graine de tournesol)
- Germes de céréales
- Amande, pâte d'amande
- Cacahuète, noix, noisette
- Céréales complètes (surtout sarrasin et seigle)
- Soja, farine et huile de soja

 

persil

Les végétaux riches en vitamine K


- Choux
- Persil
- Épinard
- Salade verte


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Consommer les légumes et fruits en jus

 

Manger des légumes, manger des fruits, c'est un conseil qui devient familier .. un conseil utile, important et essentiel pour la santé de chacun. Toutes les occasions sont bonnes pour en manger, mais ce n'est pas facile d'intégrer suffisamment de fruits et de légumes dans nos habitudes  alimentaires.

En mangeant les fruits et les légumes crus, on préserve leurs vitamines, surtout la vitamine C, et leurs enzymes, sensibles à la chaleur. Leur richesse en eau ( 80 – 96 % ) permet d’ absorber de l'eau et réhydrater l’organisme. La consommation de jus de fruits permet de préserver la qualité nutritionnelle et d’absorber une quantité importante d’eau.

C'est peut être une solution utile. Une personne occupée peut consommer une quantité suffisante de fruits et des légumes en les transformant en jus en quelques minutes.

Le jus de fruits peut  améliorer votre santé, les aliments trouvés dans ces boissons sont utiles pour aider l'organisme à se régénérer, à lutter contre certaines maladies chroniques comme le cancer en raison de leur richesse en antioxydants et en polyphénols comme le jus de raisin, ou le jus de pamplemousse. Le jus de pomme bénéficie également de cette richesse en aliments précieux pour la santé.

Faut-il cependant utiliser le jus de fruits et le jus de légumes d'une façon permanente ? La réponse est non.


Transformer les fruits et les légumes en jus modifie l'apport calorique. Les jus de fruits sont plus riches en sucre et en calories que la consommation habituelle des fruits. D'autre part, transformer fruits et légumes en jus prive l'organisme des fibres qui peuvent jouer un rôle important dans la prévention de certains cancers comme le cancer du colon.

Il serait donc conseillé de réduire les fruits et les légumes en jus pour une consommation rapide, et de continuer à manger des fruits et de légumes pour bénéficier d'un apport suffisant des fibres.
Il est possible de réaliser des recettes permettant de consommer le jus et les fibres à la fois, comme par exemple : presser deux ou trois oranges, ajouter deux oranges découpées en petits morceaux et consommer le tout.

 

abs11.5-vert Diversifier et varier

Pour bénéficier des réels avantages de la consommation des fruits et des légumes, il est indispensable de varier la consommation, de diversifier les légumes et les fruits consommés.

abs11.5-vert Éviter les produits industriels

La consommation des produits industriels ne remplace pas la consommation des fruits et des légumes frais, n'apporte pas les mêmes éléments nutritionnels bénéfiques à la santé. La conservation de ces préparations détruit de nombreux éléments indispensables.

abs11.5-vert Éviter les excès

La capacité des jus de fruits et des légumes à améliorer notre santé et à lutter contre certaines maladies ne devrait pas justifier une surconsommation de ces préparations en raison de leur tenue en sucre et de leur apport calorique. Une étude publiée dans international journal Of obesity a constaté une augmentation de taux d'obésité chez les personnes consommant des versions liquides de certaines nourritures, l'apport calorique était  supérieur à 20 %. En général, il est utile de limiter l'apport calorique dans ces préparations liquides à 200 calories par jour.

abs11.5-vert Éviter les régimes à base de jus de fruits

Les jus de fruits ne peuvent pas être à la base d'un régime raisonnable, en dépit de nombreuses modes et des régimes plus ou moins suivis comme les régimes à base de jus de pamplemousse ou de la consommation exclusive des pommes. Il n'existe aucune preuve scientifique montrant que ses jus peuvent aider l'organisme à « expulser ses déchets »  ou à réduire le poids.
Ce genre de régimes peut également menacer la santé en privant l'organisme des protéines et des acides aminés indispensables.

abs11.5-vert Consommer les fruits et légumes frais :

Pour bénéficier des bienfaits de la consommation des jus de fruits et de légumes, il est indispensable de consommer des légumes et des fruits frais. Vous pouvez faire votre préparation vous-même, rapidement, la consommer tout de suite sans oublier de laisser une partie des fruits consommés en morceaux.

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Nutrition : définition d'une science jeune

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Nutrition : définition

 L'alimentation nous accompagne tout au long de notre vie, comme un acte vital et indispensable, influencé par l'éducation, le contexte social, la disponibilité alimentaire, le stress, l'ennui, les idées reçues, les rythmes, les saisons, l'activité physique, la solitude, la publicité, et par d’autres facteurs.

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la vie, elle nourrit, et elle fait plaisir. L’alimentation en fait du bien en nourrissant, engendrant bien-être et satisfaction.

L’alimentation s’intéresse à l’effet nutritif et plaisant à la fois. En français, on utilise le terme alimentation pour désigner les aliments comme le pain, les viandes ou les légumes. Pour désigner une alimentation équilibrée, on parlait d’une alimentation saine.

 

De l’alimentation à la nutrition

 

Depuis la nuit du temps, on savait qu’un aliment peut être plaisant et non nourrissant et ce qui exige une alimentation variée, et composée de plusieurs aliments.

 

La définition la plus courte de la nutrition est : la science concernant les facteurs impliqués dans l'alimentation de notre corps. La survie des humains exige la disponibilité de l'alimentation et le bon fonctionnement du corps humain pour assimiler cette nourriture.

 

La nutrition est la science qui s’intéresse aux nutriments, et non pas aux aliments. Le pain en nutrition contient des nutriments : hydrate de carbone, vitamines, minéraux, etc.

La nutrition humaine est un domaine scientifique complexe, aux multiples facettes étudiant les substances présentes dans les aliments. D’autre part, la nutrition s’intéresse aux liens entre l’organisme et les nutriments : assimilation, rôle de nutriments dans la santé, et dans les maladies, les structures des nutriments, leurs caractéristiques chimiques et physiques, et leurs effets physiologiques et biochimiques.

La nutrition et joue un rôle préventif contre la malnutrition et contre les maladies, et dans la consolidation de la santé et de la sécurité alimentaire.

Les liens entre l’alimentation et la culture compliquent la tâche de la nutrition ;  l’approche scientifique de la nutrition doit s’armer d’éthique et de compréhension pour comprendre l’héritage culturel ou religieux qui régie l’alimentation dans une communauté.

D’autre part, en raison des enjeux financiers colossaux, la nutrition doit affronter des modes alimentaires encouragés ou par la publicité, et par l’évolution technologiques.

La nutrition est une science relativement jeune. La plupart des recherches sur la nutrition ont commencé au 19e siècle.  

La première vitamine a été identifiée en 1897. La structure des protéines n'a pas été entièrement décrite avant le milieu des années 40. Parce que la science de la nutrition active, les résultats scientifiques semblent souvent se contredire ou font l'objet d'interprétations contradictoires.  

 

Les substances nourrissantes se nomment les nutriments ,et  comportent des produits chimiques utilisés par notre corps pour produire l'énergie et assurer le fonctionnement de l'organisme  ainsi que sa croissance, mouvement, immunité, réparation,  prévention des maladies et reproduction.

La nutrition humaine inclut l'étude des nutriments  et d'autres substances trouvées  dans la nourriture ; comment le corps humain emploie les aliments pour sa croissance, les liens entre les nourritures, ses composantes,  et la santé.

La science de la nutrition englobe de nombreux domaines relatifs à la gestion et à l'assimilation de l'alimentation et à l'adaptation de cette alimentation en cas de maladies, de troubles de l'organisme.

Dans un sens plus large, la nutrition inclut également les divers aspects psychologiques, sociologiques, culturels, les facteurs technologiques et économiques qui affectent les nourritures et les modèles diététiques.

La biochimie est utilisée dans la nutrition pour comprendre les structures chimiques des aliments, leur importance pour l'organisme, leur apport calorique et le processus de leur assimilation.

La physiologie joue également un rôle dans les sciences de la nutrition afin d'expliquer les processus relatifs à la digestion et à l'absorption des aliments et des nutriments.

La nutrition tente d'offrir des réponses adaptées aux personnes souffrant de maladies nécessitant des régimes particuliers : diabète, anémie, ou de formuler des réponses efficaces et adaptées à certaines situations : obésité, grossesse et maladies chroniques .

Les régimes alimentaires font partie de la nutrition.

regime reussi perte de poids

Nutriment essentiel

 

Le nutriment essentiel est synonyme d'un élément nutritionnel indispensable à la vie ou à la bonne santé de l'organisme car l'organisme humain est incapable de le produire.

Le nutriment essentiel joue un rôle important dans le fonctionnement de l'organisme humain et animal,  sa présence  est indispensable  dans l'alimentation d'une façon régulière afin d'éviter certaines maladies.

Les nutriments essentiels sont nombreux ; un régime qui manque de protéines d'une façon prolongée, peut provoquer une maladie nommée kwashiorkor capable de mettre la vie en danger. Les personnes qui ne consomment pas suffisamment de vitamine C  (c'était le cas des marins par manque de fruits pendant les longs voyages) peuvent souffrir d'une maladie sérieuse liée à l'insuffisance de vitamine C, nommé scorbut.

Il est important de distinguer les nutriments en général qui englobent l'eau, protéines, glucides, et acides gras, présents généralement dans la plupart des régimes alimentaires selon des proportions variables et dont le rôle est d'assurer à l'organisme l'énergie nécessaire, des nutriments essentiels. Ces derniers ne sont pas présents dans la plupart des régimes alimentaires, et dont le rôle dépasse la simple production énergétique pour intervenir dans le fonctionnement des organes, et de la synthèse de certaines substances indispensables à la vie.

Les nutriments essentiels varient selon les espèces, les volailles n'ont pas besoin de protéines, leur organisme est capable de transformer les protéines végétales en protéines animales, et les chiens n'ont pas besoin de vitamine C car leur organisme est capable d'en produire.

 

Les nutriments essentiels chez les êtres humains incluent :  vitamines, éléments minéraux, certains acides aminés, et plusieurs acides gras.

 

Toute privation de ses éléments peut provoquer des troubles plus ou moins graves, et à plus ou moins long terme  mettre la vie en danger.

 

La nutrition : cette science


La nutrition humaine décrit les processus par lesquels les cellules, les tissus, les organes, les systèmes, et l’organisme dans son ensemble obtiennent et utilisent des substances nécessaires obtenues à partir des aliments (nutriments) pour maintenir l'intégrité structurelle et fonctionnelle.

Pour comprendre comment les humains obtiennent et utilisent les nutriments présents dans les aliments, du niveau moléculaire au niveau sociétal, et les facteurs qui déterminent et influencent ces processus.


L'étude et la pratique de la nutrition humaine impliquent un ensemble d’autres sciences : biologie moléculaire, génétique, biochimie, chimie, physique, microbiologie, physiologie, pathologie, immunologie, ainsi que les sciences humaines comme psychologie, sociologie, sciences politiques, anthropologie, communication, et l'économie. Les départements de nutrition sont souvent attachés aux facultés de médecine ou aux sciences sociales.
En réalité, la science de la nutrition est toujours multidisciplinaire se situe à la fois dans les domaines des sciences naturelles (biologiques) et des sciences sociales, exige la compréhension de nombreuses sciences et disciplines.

 

La science de nutrition en pratique

 

L'objectif principal des professionnels de la nutrition est d'appliquer les principes nutritionnels pour promouvoir la santé et le bien-être, prévenir ou traiter les maladies chez les individus, les familles, les communautés et la population.

Le nutritionniste clinique conseille les individus pour promouvoir la santé, prévenir la maladie ou la traiter.
Le nutritionniste clinique travaille principalement au sein établissements de santé

Le nutritionniste des groupes possède des compétences supplémentaires provenant des sciences psychosocio-comportementales. Il prend en compte la dynamique au sein de certains groupes responsables des problèmes nutritionnels. Il peut par exemple être consulté pour adapter le régime alimentaire d’une base militaire, d’un groupe de sportifs, un groupe d’enfant, ou une maison de retraite. Il s’intéresse à la sécurité alimentaire dans un contexte socio-économique donné, à la qualité d’eau, et aux indicateurs de qualité de vie.

Le nutritionniste en santé publique ou en nutrition publique s'intéresse à la sécurité alimentaire globale, aux questions environnementales, et économiques.


Il est responsable de la surveillance nutritionnelle, de la mise en œuvre et du suivi des directives qui traitent des problèmes de santé publique. Il a besoin de connaissances en économie, en agriculture, et en droit pour appliquer une politique nutritionnelle.

Références

Michael J Gibney, Susan A Lanham-New, Aedin Cassidy, Hester H Vorster: Introduction to Human Nutrition, edit: John Wiley & Sons Ltd, 2019

 

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Nourriture saine: bien acheter, consommez vite

 

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Acheter une nourriture saine

 

Il n'est pas toujours aisé de faire ses achats d'une nourriture saine et équilibrée pour soi et pour sa famille. Remplir son garde-manger par une nourriture saine, variée, capable d'assurer à la famille équilibre alimentaire indispensable nécessite un minimum d'organisation.

abs11.5 orange Choisissez votre fournisseur

En choisissant le bon fournisseur, vous pouvez garantir le mieux possible la qualité de la nourriture et la disponibilité des ingrédients. Choisissez votre épicier, votre boucher, ou votre grande surface le plus proche possible, en essayant de regrouper vos achats dans une zone géographique proche.

abs11.5 orange Bien choisir le moment de vos achats

Afin de bien acheter, il est utile de prendre son temps, de s'organiser, de choisir le moment opportun pour échapper à la densité de la circulation, et aux files d'attente dans les magasins. Selon votre convenance, vous pouvez choisir l'euro il y a moins de clients, afin que vous puissiez faire vos achats tranquillement et en bonne humeur.

abs11.5 orange Regrouper vos achats le plus possible

Certains produits alimentaires devraient être consommés rapidement comme les fruits et légumes, d'autres peuvent être stockés un certain temps. En adoptant le système le plus économe en temps et en argent, vous pouvez regrouper vos achats afin de gagner du temps. Concernant les produits frais, il est préférable de les chercher deux ou trois fois par semaine chez un fournisseur à proximité de votre logement.

 abs11.5 orange Allez solo pour faire vos courses alimentaires

C'est un moyen utile pour gagner du temps, pour garder son bonne humeur, et pour éviter la pression d'un enfant ou d'un conjoint qui pousse pour acheter un tel produit ou un tel dessert. En économisant le temps nécessaire aux courses alimentaires, vous gagnez un temps précieux que vous pouvez consacrer à la préparation de la nourriture ou à d'autres activités familiales.

abs11.5 orange Préparer vos listes à la maison

Selon votre rythme d'achats, vous pouvez prévoir un certain nombre de repas par semaine, et dressez ainsi la liste des ingrédients nécessaires. En groupant ces ingrédients, vous pouvez gagner un temps précieux pendant l'achat, et faciliter ensuite la préparation du repas.

abs11.5 orange Organiser vos achats

En regroupant le plus possible vos achats, selon la disposition des articles chez votre fournisseur, puis selon votre liste de repas à préparer, vous pouvez éviter les oublis et économiser votre temps.

abs11.5 orange N'oubliez pas l'économie

Préparer une nourriture saine ne signifie pas oublier la bonne gestion économique de votre foyer. Il est toujours possible de trouver des produits de bonne qualité en promotion, ou de trouver des recettes  utiles à préparer les repas à partir des légumes de saison.

abs11.5 orange N'oubliez pas le goût

Une bonne alimentation est une alimentation équilibrée, variée, mais également une alimentation appréciée par les membres de la famille. Vous pouvez adapter vos recettes et vos achats selon le goût de votre conjoint, de vos enfants, en gardant les fondamentaux : les bons ingrédients, les bonnes recettes, en faisant le plus d'économies.

meilleure alimentation

Les aliments , à consommer aussi tôt que possible 

 

En général, nous consommons la nourriture après un certain délai de conservation au foyer dans notre garde aliments ou dans le réfrigérateur. Cette habitude est récente dans notre société par le manque de temps et ou de disponibilité.

Cependant, conserver les aliments pendant cinq à six jours pose certains problèmes nutritionnels. Les vitamines et les minéraux des fruits et des légumes diminuent progressivement. Après une semaine dansle réfrigérateur, les épinards par exemple ne conservent que la moitié de folates et 60 % seulement de sa lutéine : un antioxydant utile. Le brocoli perd environ 62 % de ses flavonoïdes après sept à 10 jours de conservation, des antioxydants qui aident à réduire le risque du cancer et des maladies cardiaques.

La meilleure solution est de faire les achats, plusieurs fois par semaine, et de congeler certains produits. La congélation protège les fruits et les légumes de tout contact avec l'oxygène, le contenu utile de ces aliments reste stable pendant une année selon les études actuelles.

Il est conseillé d'éviter les produits congelés dans le sirop ou dans les sauces afin d'éviter des calories supplémentaires, ou une consommation excessive du sel ou de sodium.

D'autre part, le lait par exemple est riche en riboflavine, en  vitamine  B, mais une fois exposé à la lumière, une réaction chimique peut se déclencher réduisant la quantité de ces vitamines. D'autres éléments nutritionnels comme les acides aminés, les vitamines A, C, D, et E, sont également affectés.

Les laits écrémés ou maigres sont plus sensibles à la lumière que le lait entier en raison de leur pauvreté en matières grasses. La lumière peut provoquer une photo-oxydation pouvant modifier le goût du lait et réduire son contenu en vitamines et en antioxydants utiles.

 

Quand vous achetez votre lait, conservez le dans son emballage d'origine, pour le protéger de la lumière. Évitez de stocker les marchandises sèches, comme les pâtes, le riz, céréales et d'autres dans des récipients clairs, choisissez la solution ancienne, toujours utile, d'avoir des boîtes appropriées pour le stockage de ces aliments à l'abri de la lumière.

 

Références:

Ellie Whitney, Sharon Rady Rolfes, Understanding Nutrition, Eleventh Edition, 2008

 

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Une bonne santé mentale !! C’est quoi ?

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papillon mains bonne sante mentale

Une bonne santé mentale !! C’est quoi ?

La définition classique de la santé mentale était synonyme de psychiatrie, englobant une longue liste de maladies comme la dépression, l’anxiété, les troubles de l’alimentation, la schizophrénie, trouble bipolaire, entre autres.

Actuellement, les chercheurs et cliniciens ont élargi la signification de ce terme, qui s’éloigne progressivement de la psychiatrie, et ont cessé de considérer la santé mentale en termes de présence ou d’absence de symptômes. Ils cherchent à déterminer ce que signifie être en bonne santé mentale et ce que nous pouvons faire pour favoriser notre propre bien-être mental.
En d‘autres terme, la santé mentale ne désigne plus l’absence de maladie mentale, mais le bien-être mental.
La santé mentale est un terme large.

 

Certains l’utilisent comme simple synonyme de santé du cerveau (la neurologie), d’autres incluent notre état psychologique (la psychologie). D’autres ajouteront les émotions, ou le bien-être sexuel.
Il est possible d’écrire que la santé mentale décrit nos états sociaux, émotionnels et psychologiques, nos relations avec nous même et avec les autres.
Une personne qui a une « bonne » santé mentale a trouvé l’équilibre dans sa vie sociale, émotionnelle et psychologique, pour vivre une vie équilibrée et satisfaisante, une vie qui répond aux besoins.


Qu’est-ce qu’une bonne santé mentale selon la psychiatrie ?

Selon le livre de psychiatrie de l’université d’Oxford, une bonne santé mentale, c’est plus que l’absence de troubles mentaux, c’est une nécessité, c’est un ensemble d’éléments :
Un sentiment d’autosuffisance, d’estime de soi.
La capacité de faire confiance aux autres.
La capacité de donner et de recevoir l’amitié, l’affection et l’amour.
La capacité de créer des liens affectifs durables.
La capacité d’éprouver des émotions profondes.
La capacité de pardonner aux autres et à soi-même.
La capacité de s’examiner et d’envisager le changement.
La capacité d’apprendre de l’expérience.
La capacité de tolérer l’incertitude et de prendre des risques.
La capacité de s’engager dans la rêverie et la fantaisie.

Cette définition large tente d’inclure dans la santé mentale de nombreux concepts indispensable à la qualité de vie comme l’estime de soi, la confiance, les relations interpersonnelles, les émotions, l’adaptation, et la bonne santé sexuelle.

bonne sante mentale but  citation

 

La bonne santé mentale et la psychologie positive

La psychologie positive tente de valoriser les réussites, les ambitions, et les projets de vie à la recherche du bonheur et de la satisfaction.
Selon le psychologue Martin Seligman, un des fondateurs de psychologie positive, la notion de bonne santé mentale se résume à cinq points clés qui forment l’acronyme (en anglais) PERMA : émotions positives, engagement, relations, sens et objectif, et réalisations.

 

Cependant, d’autres chercheurs pensent que d’autres facteurs jouent également un rôle.
Selon WellBeing Institute de l’Université de Cambridge, la santé mentale est un continuum. D’un côté il y a les troubles mentaux courants comme l’anxiété, la dépression et de l’autre côté, la santé mentale positive.
Selon cette définition, le but de la santé mentale est de s’épanouir. La bonne santé mentale s’oppose aux facteurs qui altèrent la qualité de vie émotionnelle, sexuelle, relationnelle et sociale.


Les attributs importants d’une bonne santé mentale positive inclut les cinq éléments « PERMA » de Martin Seligman, en ajoutant cinq éléments nouveaux , comme la stabilité émotionnelle, l’optimisme, la résilience, l’estime de soi, et la vitalité. La santé mentale selon la psychologie positive devient synonyme de bien-être et de satisfaction.

bonne sante mentale psychologie positive

 

 

Voici une définition rapide de ces 10 éléments considérés actuellement comme élément clé pour une bonne santé mentale selon la psychologie positive
• Émotions positives : satisfaction, degré de bonheur
• Engagement : s’intéresser à son travail ainsi qu’aux activités de loisir
• Relations : avoir des liens avec les personnes qui vous tiennent à cœur et qui se soucient de vous
• Sens et but : sentir que ce que vous faites dans la vie est précieux, valorisant et utile
• Accomplissement : réussir des projets, avoir le sentiment d’être compétent et capable
• Stabilité émotionnelle : se sentir calme, paisible, serein vis-à-vis de soi et vis-à-vis des autres
• Optimisme : avoir une vision positive de la vie et de l’avenir
• Résilience : être capable de rebondir face à l’adversité
• Estime de soi : se sentir bien dans sa peau
• Vitalité : se sentir énergique.

 


Pourquoi une bonne santé mentale est-elle importante ?

Dès le moyen âge, le médecin Averroès avait défini la bonne santé par l’association de la bonne santé mentale à la bonne santé physique.

Être en bonne santé mental, c’est comme un état amoureux. Quand nous atteignons un bon niveau de bien-être mental, nous sommes enthousiastes, créatifs, capables de produire un meilleur travail, un meilleur apprentissage, avoir de meilleures relations, une meilleure productivité et également une bonne santé physique.

L’étude de Huppert en 2007 réalisant une méta-analyse sur 150 études confirme qu’une bonne santé mentale peut affecter la santé, et que certains aspects de la santé sont plus susceptibles d’être influencés par le bien-être. Une bonne santé mentale semble avoir un impact positif sur le système immunitaire, sur la tolérance à la douleur, et sur certaines maladies cardio-vasculaires comme l’hypertension.
Les personnes qui se sentent heureuses et satisfaites ont plus de chances d’être courtoises, aimables, tolérantes, et optimistes.

 

bonne sante mentale et bien etre

 

Comment favoriser une bonne santé mentale

Certaines pratiques sont supposées améliorer la santé mentale. Il ne s’agit pas de technique validée scientifiquement, mais d’approche culturelle, psychologique et philosophique.

 

— être conscient, rechercher la pleine conscience.
La pleine conscience fait partie des traditions de méditation bouddhiste, consiste à attirer l’attention sur le moment présent, pour se concentrer sur ses pensées, sur ses sensations, et sur ses émotions sans porter de jugement.
Rechercher la pleine conscience peut être efficace pour améliorer le bien-être mental.
Cette technique n’est pas éloignée de la technique de la méditation proposée par la philosophie occidentale. Le but est de donner au cerveau conscient, la possibilité de dominer le cerveau instinctif, c’est-à-dire dominer ses peurs et ses émotions par la raison et par la réflexion. Être conscient d’être en colère permet de modérer et de s’interroger sur cette émotion.
La prise de conscience de nos émotions et de nos pensées peut favoriser une vision optimiste de la vie, en plaçant nos comportements et nos idées dans un contexte général. Adopter la pleine conscience ou méditer permet d’évaluer ses pensées, de les modérer, et de contrer les émotions négatives et les peurs par des jugements conscients et raisonnables.

 

- célébrer les réussites
il s’agit d’exprimer à soi-même une sorte de gratitude, où chaque réussite est célébrée comme un événement heureux. Cet exercice peut favoriser l’optimisme.

 

- optimisme
Regarder le bon côté des choses est un conseil de bon sens développé dans toutes les cultures et dans la philosophie occidentale depuis longtemps. C’est un moyen de renforcer l’estime de soi, de trouver l’optimisme et la motivation.
Être optimiste en permanence est irréaliste, ne fonctionne pas. Pendant les périodes difficiles de la vie, nous avons le droit de faire notre deuil et de ressentir toute une gamme d’émotions, car cela fait partie du processus de guérison naturelle. Le véritable optimisme invite à se concentrer sur le positif réel pour encourager les pensées qui peuvent nous aider à nous adapter en face de changement, et à nous défendre devant les difficultés.
L’optimisme réaliste est l’optimisme aux yeux ouverts, un état d’esprit réaliste et optimiste face aux défis, en exploitant ses forces et ses capacités. Dans les situations à haut risque, il est préférable de s’engager dans un pessimisme défensif.

 

- attentes réalistes

Une bonne santé mentale exige une compréhension de la réalité, et que personne n’est heureux tout le temps, et que personne ne peut avoir une attitude positive à n’importe quels moments de la vie.
Les événements négatifs de la vie font partie de la condition humaine, le décès d’un être cher, perte financière, perte professionnelle, ce genre d’événement peuvent nuire à notre bien-être mental. Dans ce cas, les attentes devraient être réalistes. Aucune volonté au monde ne peut lutter contre la mort, ou contre une maladie grave, une attente réaliste dans ce cas exige une adaptation, un deuil raisonnable, et la capacité d’une résilience profonde et rapide. Cherchez quel genre d’objectif vous souhaitez atteindre puis demandez-vous quel genre de pensées, de sentiments et de comportements vous devez avoir pour atteindre cet objectif.
Ce moyen peut être utile pour éviter l’anxiété, les pensées négatives avant de se lancer dans un projet.

 

Références 
Ryan T. Howell , Margaret L. Kern : Health benefits: Meta-analytically determining the impact of well-being on objective health outcomes, Health Psychology Review, Volume 1, 2007 — Issue 1

Pyschology of life satisfaction, editor, Matt Vassar., 2012

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Sexe et bonheur : l’activité sexuelle nous rend-t-elle plus heureux ?

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boheur sexe determinant

 

 

Sexe et bonheur : l’activité sexuelle nous rend-t-elle plus heureux ?

 

Depuis les années 2000, la question du bonheur surgit dans les sociétés capitalistes avec une acuité nouvelle, car l’aisance financière ne semble pas être l’unique facteur de bonheur. En Occident, au Japon, et en Chine, on retrouve une abondante littérature psychologique, sociologique et même économique pour étudier et examiner les déterminants du bonheur comme dans les études de Clark en, 2008, de Dolan en 2008 et de Frey & Stutzer en 2002).

 

Différence entre bonheur et satisfaction


Le " bonheur " est un état d'esprit et une émotion. Tout homme peut choisir d'être heureux. Les personnes pauvres ou malades peuvent être heureuses malgré le fait que tous leurs besoins ne soient pas satisfaits. Le bonheur est défini comme un synonyme de bien-être global, et non pas une satisfaction précise.

La satisfaction, est l'état dans lequel les désirs sont satisfaits, et les exigences possibles. Répondre aux désirs et aux exigences ne rend pas nécessairement heureux.
Être heureux ou satisfait dépend en grande partie des croyances d'une personne, de ce qui donnent un sens à sa vie.

Le bonheur dans le domaine de la sexualité est un bien-être physique, psychologique et émotionnel, qui se mesure sur un délai assez long.
Une femme peut être satisfaite d’un rapport sexuel occasionnel avec un partenaire rencontré sur Internet et exprimer un taux inférieur de bonheur après cette rencontre occasionnelle, par rapport à sa sexualité avec son partenaire durable.
Un homme peut être satisfait de payer une escorte pour passer un moment, et juger cette rencontre (bien que satisfaisante) baisse son niveau de bonheur global.
D’autre part, il peut exister de nombreuses satisfactions (satisfaction sexuelle, satisfaction émotionnelle, etc.) et un seul niveau de bonheur.

 

bonheur satisfaction

 

 

La sexualité et le bonheur

 L’activité sexuelle est peu étudiée en sa qualité de facteur de bonheur dans la société occidentale.


abs11.5 bleu1- le sexe : élément important pour le bonheur
La première étude sur le sujet a été réalisée dans une perspective économique. Blanchflower & Oswald ont Analyser en 2004 la relation entre l’activité sexuelle, le bonheur et la satisfaction dans la société.
Selon les études, les gens considèrent le sexe comme un facteur important de bonheur général. Dans l’étude de Kahneman (2004), sur 19 activités évaluées, les femmes plaçaient l’activité sexuelle comme l’activité la plus déterminante pour le bonheur et la satisfaction.

 

abs11.5 bleu1- fréquence des rapports sexuels et le bonheur
En 2004, Blanchflower et Oswald (2004) ont trouvé une corrélation positive entre l’activité sexuelle et le bonheur dans un échantillon de 16 000 Américains. Dans cette étude, il souligne un lien entre le bonheur et la présence d’un partenaire sexuel. Les rapports sexuels plus fréquents semblent favoriser l’apparition de niveau plus élevé de bonheur.

 

abs11.5 bleu1- partenaire unique ou multiples
Le partenaire sexuel unique est un facteur important pour maximaliser le bonheur dans le couple. Le fait d’avoir des relations extraconjugales ou de payer pour avoir des relations sexuelles diminuent le bonheur et la satisfaction.

 

abs11.5 bleu1- aspects physiques et émotions
Pour les hommes, les aspects physiques des rapports sexuels, leur intensité et leur variation, ainsi que leur fréquence semblent influencer le niveau du bonheur. Chez les femmes il existe une relation forte entre le bonheur et le fait de donner et de recevoir l’affection de leurs partenaires.

D’autres études plus récentes comme celle de Zhiming Cheng et Russell Smyth de 2014 ont tenté d’évaluer l’influence de la sexualité sur le bonheur.

 

bonheur facteurs sexuels

 

abs11.5 bleu1- combien de rapports ?
Ils ont trouvé qu’un seul rapport sexuel par mois diminue la satisfaction dans le couple, et qu’un rapport sexuel par jour est corrélé avec le niveau le plus élevé de bonheur.

Le fait d’avoir un rapport sexuel par semaine augmente le taux du bonheur du couple.
Le fait d’avoir une fréquence sexuelle considérée comme parfaite augmente le bonheur chez les hommes seulement.
Les personnes ayant des rapports sexuels fréquents avec leur partenaire principal, ou plusieurs fois par jour, sont plus heureux que les personnes ayant des rapports sexuels peu nombreux.

Avoir des rapports sexuels réguliers avec son partenaire principal est considéré comme un élément important du bonheur.
La fréquence des rapports sexuels est plus importante pour les hommes que pour les femmes et influence le niveau de bonheur chez les hommes. Cette différence pourrait être le résultat des différences biologiques et hormonales.

Les personnes ayant un revenu élevé ont généralement plus de loisirs, leur niveau de bonheur dépend moins de leurs activités sexuelles que les personnes à des revenus modestes. En cas de revenu moyen, un rapport sexuel par semaine augmente le bonheur. Et une fréquence sexuelle moindre (de moins d’un rapport sexuel par semaine) peut prédire l’absence de bonheur et augmente le risque de séparation de ces couples.

 

abs11.5 bleu1- niveau d’instruction
Le sexe apporte plus de bonheur aux personnes instruites. Ce résultat pourrait s’expliquer par le fait que les personnes ayant un capital culturel plus élevé sont plus capables d’exprimer leurs préférences sexuelles, et de valider les préférences de leurs partenaires selon Rainer et Smith (2012).

 

abs11.5 bleu1- intimité et bonheur
Le bonheur dépend également de l’intimité partagée, de la capacité d’écouter, et de partager les préférences sexuelles de son partenaire. Les personnes ayant des valeurs sexuelles plus libérales ont des taux élevés de bonheur.

 

abs11.5 bleu1- relations extra conjugales
La présence de nombreux partenaires concomitants semble influencer le bonheur. Le fait d’avoir deux partenaires concomitants baisse le bonheur et la satisfaction chez les femmes. Le fait d’avoir trois partenaires concomitants baisse le taux de bonheur chez les hommes aussi.

La relation extraconjugale semble diminuer le bonheur et la satisfaction dans le couple chez les hommes comme chez les femmes. Cependant, Le bonheur dans les relations monogames apparaît corrélé positivement avec la satisfaction relationnelle, et le bien-être général.

 

abs11.5 bleu1- orgasme et bonheur

Une fréquence plus élevée de l’orgasme augmente le bonheur de façon globale, sans augmenter la satisfaction des hommes et des femmes séparément.

 

abs11.5 bleu1- pratiques sexuelles et bonheur
Les pratiques sexuelles n’ont pas un effet significatif sur le bonheur, les positions sexuelles non plus, de même pour le sexe oral et le sexe anal.
Selon les études publiées, seul le baiser augmente le bonheur chez les hommes, sans effet significatif pour les femmes. Caresser les seins de la partenaire féminine augmente les scores de bonheur des partenaires masculins et féminins.
Caresser les parties génitales de son partenaire augmente le score de bonheur des femmes, et diminue légèrement le score de bonheur des hommes.

 

abs11.5 bleu1- satisfaction sexuelle et émotionnelle
La satisfaction émotionnelle et physique augmente le score de bonheur pour l'ensemble de l'échantillon ainsi que pour chaque sexe. Les coefficients sont légèrement plus élevés pour les femmes que pour les hommes.
Avoir des idées négatives sur la sexualité, avoir honte, exprimer une pudeur excessive, ces points semblent diminuer la satisfaction et le bonheur dans le couple.

 

abs11.5 bleu1-affection et bonheur
Exprimer et recevoir l’affection n’a pas d’effet statistique sur le bonheur des hommes, par contre il augmente le bonheur des femmes. L’expression et la réception de l’affection sont jugés plus importantes que le revenu moyen du couple ou du partenaire.

 

abs11.5 bleu1- relations sexuelles tarifées
Les relations sexuelles tarifées semblent produire un niveau de bonheur largement inférieur à celui des relations sexuelles avec un partenaire unique chez les hommes. Le fait d’être payée pour offrir des relations sexuelles diminue profondément le bonheur des femmes.
Le fait d’avoir un massage érotique ne semble pas modifier le taux de bonheur des hommes et des femmes. Le fait de regarder la pornographie n’influence pas le niveau de bonheur des hommes, des femmes, et du couple.
Les relations sexuelles occasionnelles semblent diminuer le bonheur chez les femmes.

 

abs11.5 bleu1- rapports sexuels consentis et non désirés
Le fait d’avoir des rapports sexuels consentis et non désirés réduit le bonheur des femmes, sans effet sur le bonheur des hommes.
Le fait d’avoir des rapports sexuels uniquement pour satisfaire son partenaire diminue le niveau de bonheur pour les hommes, sans effet significatif sur le bonheur des femmes.

 

Conclusion :

Plusieurs conclusions se dégagent de ces analyses.
La première est que les rapports sexuels ont un effet positif sur le bonheur et sur la satisfaction, surtout les rapports sexuels avec un partenaire principal fidèle, intime, et dont la fréquence sexuelle n’est pas inférieure à une fois par semaine.
Une deuxième constatation permet de noter qu’il existe un lien entre le capital culturel et l’effet du bonheur lié au sexe. Les gens les plus instruits ont plus de bonheur dans la sexualité en raison de leur capacité à partager à communiquer et à exprimer leurs besoins.

Une troisième constatation peut indiquer que la qualité des rapports sexuels joue un rôle important dans le bonheur. La fréquence de l’orgasme peut être un indicateur de la qualité, ainsi que la satisfaction émotionnelle et physique.

Une quatrième conclusion s’impose. Les études démontrent sans détour que le nombre optimal de partenaire sexuel est de un. Le fait d’avoir une relation sexuelle engagée, durable, semble jouer un rôle important sur le bonheur des hommes et des femmes.

Il existe d’importantes différences entre les hommes et les femmes. Chez les hommes, les aspects physiques des rapports sexuels influencent le bonheur, la fréquence des relations sexuelles et la participation de la partenaire augmente le bonheur des hommes.
Pour les femmes, il existe une relation forte entre l’intimité, les échanges, l’affection et le bonheur.

 

References
Blanchflower, D. and Oswald, A. (2004). Money, sex and happiness: An empirical study. Scandinavian Journal of Economics, 106, 393-415.
Clark, A. E., Frijters, P. and Shields, M.A. (2008). Relative income, happiness and utility: An explanation for the Easterlin paradox and other puzzles. Journal of Economic Literature, 46, 95-144.
Doran, K. and Price, J. (2014). Pornography and marriage. Journal of Family and Economic Issues (in press).
Frey, B. and Stutzer, A. (2002). Happiness and Economics. Princeton NJ: Princeton University Press.
Rainer, H. and Smith, I. (2012), Education, communication, and wellbeing: an application to sexual satisfaction. Kyklos, 65(4), 581-598.
Wadsworth, T. (2014). Sex and the pursuit of happiness: How other people’s sex lives are related to our sense of well-being. Social Indicators Research.
Zhiming Cheng et Russell Smyth : Sex and happiness, Journal of Economic Behavior & Organization - janvier 2014

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Le couple d’abord OU comment réussir le couple heureux

couple-tableau-Grant-Wood

 

couple tableau  Grant Wood

 

Le couple d’abord OU comment réussir le couple heureux

A notre époque, les relations amoureuses, intimes ou romantiques, font l’objet d’écrits abondants en psychologie, en sociologie, en médecine, et sont le sujet de nombreux livres et publications.

Comment les couples actuels arrivent à créer des mariages réussis à long terme en dépit de l'évolution des valeurs et des normes sociales.
Une relation amoureuse réussie aujourd'hui est définie très différemment de celle de par le passé.
De quelle manière les couples entretiennent-ils une relation romantique intime vivante au sein d’une société caractérisée par le développement de nouvelles attitudes culturelles parfois contradictoires, partagée entre l’individualisme et le collectif, et entre les hommes et les femmes ?
Nous allons tenter de trouver une réponse à ces questions en interrogeant 6 livres qui traitent ce sujet, rédigés à l’attention du grand public

 

Alison Armstrong Keys to the Kingdom

 

abs11.5 rouge Alison Armstrong : Keys to the Kingdom2013

Alison Armstrong, dans ses livres « Keys to the Kingdom 2013) et « The Queen's Code 2013), souligne un point semblable à celui de Gray : les hommes et les femmes ne sont pas les mêmes, que nous avons certaines différences inhérentes. Selon elle, les femmes peuvent mieux s’exprimer pour stimuler une intimité plus profonde au sein de la relation en mettant en avant leurs compétences sociales. Elle écrit :

"Outre les caractéristiques des animaux humains, nous avons des caractéristiques spécifiques mâles et femelles. En plus de nous comprendre nous-mêmes en tant qu'humains, en nous comprenant nous-mêmes en tant qu'hommes et femmes, nous pouvons être plus efficaces les uns avec les autres." (2013, page 516)

"Si les femmes changeaient leur façon de comprendre les hommes, et ensuite, par cette compréhension, comment elles interagissent avec les hommes, elles seraient beaucoup plus efficaces. (2013, page 543)

Armstrong pense que les hommes et les femmes ont besoin d'une attention positive et affirmée, mais que les hommes sont particulièrement sensibles aux attentions positives. C'est là que réside un certain pouvoir féminin.
Les hommes ont besoin de liens physiques pour atteindre la profondeur émotionnelle, et les femmes ont besoin d'intimité émotionnelle pour atteindre la profondeur physique du plaisir sexuel.

Dans certaines situations, être une femme signifie être vulnérable : en tant que personne physiquement plus petite, parfois pendant les rapports sexuels, pendant la grossesse et l'allaitement, et surtout pendant l'accouchement. La vulnérabilité est un aspect assimilé à la féminité et elle a été sous-estimée.

 

 

Gottamn The Seven Principles for Making Marriage Work

 


abs11.5 rouge  Gottamn : The Seven Principles for Making Marriage Work 2015

 

John Gottman analyse depuis un quart de siècle les relations homme-femme. Dans son dernier livre The Seven Principles for Making Marriage Work : A Practical Guide publié en 2015, il soutient que la prochaine évolution la plus importante de la culture sociale sera l'augmentation de l'intelligence émotionnelle des hommes (p123).

Gottman et ses collaborateurs de recherche peuvent prédire avec une bonne précision quels couples resteront heureux et ensemble, ceux qui divorceront (p2). Il cite les facteurs les plus importants pour le maintien d'un couple heureux :
- savoir voir votre partenaire sous un jour positif,
- accepter l'influence de votre partenaire,
- résoudre efficacement les conflits
- créer un sens commun.

Encouragée par ses recherches, l'épouse de Gottman, Julie Schwartz-Gottman, a mis sur pied le Gottman Institute à Washington, pour aider à former des couples à maintenir leur mariage heureux.

Ensemble, ils ont publié un livre, Eight Dates en 2019, qui explique comment travailler ensemble pour améliorer leur relation. L'un des principaux conseils est que les couples doivent prendre le temps d'avoir des " rendez-vous " réguliers entre eux pour que leur mariage s'épanouisse (2019).

Les Gottman reconnaissent qu'il y aura certainement des conflits dans un mariage. Apprendre à accepter et à vivre avec les conflits est un élément clé du succès, tout comme l'approfondissement de nos compétences pour les résoudre en premier.

Si un couple utilise des " techniques de réparation ", la pratique consistant à trouver des moyens simples de se remettre d'un combat, comme sauver la face, s'excuser, être humoristique, etc. Les partenaires doivent se rapprocher les uns des autres en étant plus attentifs, en partageant leurs espoirs et leurs rêves mutuels et en appréciant le meilleur de chacun (2015).

Gottman explique que la plupart des femmes sont déjà socialisées sur le plan culturel afin d'être intelligentes sur le plan émotionnel, compte tenu du type de jeu qu'elles pratiquent pendant leur enfance. Il est plus naturel pour elles d'être coopératives, compatissantes et intimes - prêts à explorer les aspects émotionnels de la vie et à résoudre les conflits de façon positive (2015, p. 122). Aux hommes de faire le reste.

 

 

Esther Perel Bonding in Captivity

 

 

 



abs11.5 rouge  Esther Perel : Bonding in Captivity 2006

Esther Perel, psychothérapeute belge a une perspective très similaire. Perel pense que, pour réussir, chaque couple doit avoir l'intention de faire le nécessaire pour maintenir le mariage en vie, et particulièrement en ce qui concerne l'épanouissement de la sexualité. Dans son livre Bonding in Captivity publié en 2006, elle écrit :

"Les relations modernes sont des chaudrons de désirs contradictoires : la sécurité et l'excitation, l'enracinement et la transcendance, le confort de l'amour et la chaleur de la passion. Nous voulons tout, et nous le voulons avec une seule personne. Concilier le domestique et l'érotique est une tâche délicate. L'érotisme à la maison exige un engagement actif et une intention délibérée. Nourrir l'érotisme à la maison est un acte de défi ouvert." ( p 242)

Perel dit que nous devons faire ce qui fonctionne pour nous, pourvu que nous concluions des ententes qui permettent de répondre aux besoins des deux partenaires. Si les deux préfèrent une relation sans sexe où ils peuvent concentrer leur attention sur d'autres domaines comme la carrière ou les enfants, alors ce n'est pas un problème. Mais si l'un des partenaires a soif d'intimité sexuelle, alors c'est quelque chose qui doit être abordé dans la relation.

 

Serge Chaumier La Deliaison amoureuse


abs11.5 rouge Serge Chaumier : La Déliaison amoureuse (2004)


Dans son livre La Déliaison amoureuse (2004), le français Serge Chaumier analyse le désir de fusion, hérité du romantisme, omniprésent dans les idéaux amoureux qui s’oppose à l’exigence d’indépendance et d’autonomie de l’homme moderne. Il explique comment le couple moderne devient refuge, espoir, et structure défensive, comment les hommes et les femmes chargent le couple moderne de toutes les fonctions indispensables, et parfois contradictoires, à leur épanouissement moral, sexuel, physique, et émotionnel.
« Les représentations de l'amour encore omniprésentes qui réclament la fusion et la durée entrent en conflit avec des exigences sociologiques qui imposent l'égalité des rôles et l'autonomie des histoires de vie. Il y a là donc une évolution ambivalente de l'amour romantique dans la société contemporaine. Les partenaires du couple sont encore déchirés entre ces deux tendances: socialisés d'une part avec des représentations et des modèles parentaux de l'amour fusionnel, sécurisants certes, mais insupportables à vivre, et confrontés d'autre part aux exigences contemporaines de liberté et de partage limité. Bien des crises de couple résultent de ce désir de concilier ces aspects contraires. »
(P94)

 

 

Doug et Naomi Moseley Feelings First

 

abs11.5 rouge Doug et Naomi Moseley : Feelings First 2013

Doug et Naomi Moseley, thérapeutes et auteurs du livre Feelings First, publié en 2013 croient que l’émotion est la clé pour alimenter les feux de la passion sexuelle. Ils encouragent les couples à exprimer ces émotions et soulignent également l'importance d'apprendre à écouter les expressions des sentiments afin que chaque partenaire se sente entendu. Ils parlent de l'importance de la monogamie pour faire perdurer le couple.

"Quand les individus et les couples veulent avoir plus de passion dans leur vie, ils doivent en apprendre davantage sur leurs sentiments. Ceci exige un effort déterminé de découverte de soi, d’être prêt à risquer sa vulnérabilité personnelle. La bonne nouvelle pour ceux qui persévèrent, c'est que les récompenses dans les relations et la vie de famille sont inestimables." (formation sur l'intimité, 2013)

 

 

John Gray  Beyond Mars and Venus

 


abs11.5 rouge  John Gray : Beyond Mars and Venus 2017

John Gray, auteur de Men are from Mars, Women are from Venus, (1992), a publié en 2017 un nouveau livre Beyond Mars and Venus (au de la de mars et vénus).
Dans son premier best-seller, il avait insisté sur certain manque de reconnaissance et d'acceptation des différences entre les femmes et les hommes. Schématiquement, il explique qu'en général, une femme apprécie les relations, la communication, la beauté, la spiritualité, la croissance personnelle et l'expression. Elle se définit par ses sentiments et la qualité de ses relations. Un homme valorise la compétence, l'efficacité, le pouvoir, le succès et l'accomplissement. Il se définit par sa capacité à obtenir des résultats.

Dans son livre Beyond Mars and Venus publié 2017 il écrit

"Ce dont nous avons besoin dans nos relations pour nous épanouir durablement a radicalement changé. Les hommes et les femmes ont besoin d'un nouveau type de soutien affectif qui comprend plus d'authenticité, plus d'intimité et d'expression personnelle. Ce changement a créé de nouvelles possibilités, tant pour les relations que pour les individus. Les gens ont la possibilité d'être eux-mêmes d'une manière qu'ils n'auraient jamais pu être auparavant, et d'embrasser des caractéristiques qui vont au-delà de leurs rôles traditionnels de genre, permettant des relations plus intimes que jamais auparavant." (2017,p14)

Cela signifie avoir des conversations significatives, cultiver la curiosité et se soucier de l'autre et de son bien-être, honorer davantage le point de vue de l'autre comme étant légitime.

Gray (2017) souligne qu'il faut faire confiance au besoin émotionnel primaire d'un homme. Il veut que sa partenaire le considère comme quelqu'un de compétent, qu'elle l'encourage, l'apprécie et l'admire pour cela.
Le premier besoin émotionnel d'une femme est d'être soignée. Elle a besoin de partager ses sentiments et de se sentir entendue et comprise par lui. Il s'ensuit que les hommes feraient mieux d'écouter davantage les femmes et que les femmes feraient mieux d'apprendre à croire que les hommes sont là pour elles.

Gray discute des récents développements en matière d'égalité des sexes et de leurs effets sur le mariage : "L'égalité ne signifie pas l'uniformité. Cela signifie respecter nos différences et les garder sous un jour positif. Chaque personne est différente ; chacun d'entre nous a un mélange unique de caractéristiques masculines et féminines. S'attendre à ce que tout le monde se conforme à une norme est le contraire du respect." (2017, page 88)

Gray voit qu'au lieu d'être des " compagnons de rôle " coincés dans des rôles de genre rigides, les couples deviennent des " âmes sœurs ", partageant un amour et une intimité profondes, et respectant le droit de chacun de choisir ses propres orientations dans la vie (2017). Naviguer à travers cette liberté de choix pose ses propres défis. Selon lui, les hommes sont généralement plus épanouis en menant une vie de sens et de but, et beaucoup de femmes sont épanouies en menant une vie remplie d'amour et de bonheur (2017, p. 288).

Il souligne que les principaux besoins des femmes sont l'attention, la compréhension et le respect de leur partenaire. Pour les hommes, l'appréciation, l'acceptation et la confiance de leur conjointes. (2017, p. 286).

 

 

Comment réussir une relation


Selon ces livres, nous pouvons proposer certaines orientations

abs11.5 orange - être conscient des changements
Par le passé, les relations fonctionnaient lorsqu'elles s'inscrivaient dans le contexte culturel et que les partenaires respectaient les normes.

Maintenant, pour qu'une relation soit dynamique, il faut une intention consciente et active, parce que les attentes ont changé. Pour s'épanouir, les partenaires doivent comprendre comment la dynamique de leur relation interagit et comment ils peuvent l'améliorer pour que les deux personnes soient satisfaites. Ils doivent prendre le temps d'établir un sens et des liens.

En d’autres termes, le modèle ancien ne suffit pas. Ni la protection des familles, ni le respect de traditions ne peuvent seuls sauver une relation.

 

abs11.5 orange - le couple doit répondre aux besoins
Le couple moderne est considéré comme une réponse aux besoins émotionnels, matériels et sexuels. Chaque partenaire devrait valider les besoins de l’autre et tenter d’y répondre. Si l’intérêt du couple devrait être pris en compte, l’individualisme de nos sociétés exige de répondre aux besoins, et aux attentes pour ne pas mettre danger l’existence du couple.

 

abs11.5 orange - les soins
S'engager à prendre soin l'un de l'autre et à travailler ensemble pour maintenir un lien d'amour est important pour créer un partenariat à la fois pratique et romantique assurant liberté, créativité et sécurité.

 

abs11.5 orange - liberté et autonomie

Respecter la liberté de choisir des rôles qui reflètent nos intérêts et nos talents permettra aux deux personnes d'exprimer leur féminité et leur masculinité. Cela signifie qu'il faut accepter les différences, et oublier l’idée que les partenaires seront les mêmes dans leur façon de réagir aux opportunités et aux défis. La relation actuellement peut être fusionnelle au début, mais finit généralement par deux égos et deux personnes autonomes.

 

abs11.5 orange - communication de sentiments et de besoin

La valorisation de la communication comme moyen d'approfondir les liens intimes favorise l'amélioration de l'intelligence émotionnelle.
L'expression des sentiments et des besoins, l'écoute de la compréhension, le dépassement des luttes de pouvoir et la résolution efficace des conflits sont devenus des éléments essentiels d'une union réussie.
Les principaux défis dans les relations sont liés à l'argent, à la carrière, aux tâches ménagères, au sexe, à la belle-famille, aux ex-conjoints, à la religion et aux enfants. Tous peuvent être abordés de façon positive grâce à une communication honnête et compatissante.

 

abs11.5 orange - sexualités et érotisme

L'effort et la prise de conscience des besoins et des désirs individuels peuvent encourager l’érotisme, l’affection partagée et la sensualité. Pour créer une satisfaction sexuelle durable, les partenaires peuvent tirer profit de leur volonté d'entrer dans des domaines inexplorés et parfois nouveaux de l'intimité romantique et physique.

 

abs11.5 orange - soutien mutuel

Le soutien mutuel dans la poursuite de leurs intérêts professionnels, familiaux et récréatifs encourage les partenaires à réaliser leur plein potentiel.

Les couples sont de plus en plus ouverts à l'apprentissage de nouvelles façons d'améliorer leur bonheur relationnel afin que les deux partenaires ne soient pas seulement satisfaits, mais qu'ils s'épanouissent dans leur relation avec l'autre. Cela peut nécessiter une certaine recherche, une certaine réceptivité aux changements d'opinions et d'habitudes.

 

abs11.5 orange - encourager l’égalité

Dans de nombreux endroits du monde, grâce à l'éducation, à la démocratie, les cultures s'éloignent d'un modèle social de domination, vers un modèle de partenariat égalitaire.

Ce modèle de partenariat égalitaire exige un consensus sur les valeurs, indispensable comme fondement des relations et du couple.

 

RÉFÉRENCES

Armstrong, A. (2013a) The Keys to the Kingdom. (2013b) The Queen’s Code. Natural Awakenings: San Antonio, Texas, USA.
Armstrong, J. (2013) Whispering in Shadows. Theytus Books: BC, Canada.

Eisler, R. (2002) The Power of Partnership: Seven Relationships That Will Change Your Life. New World Library: California, USA.

Eisler, R. (1995) Sacred Pleasure: Sex, Myth, and the Politics of the Body - New Paths to Power and Love. Harper Collins, New York, USA.

Gottman, J. (2015) The Seven Principles for Making Marriage Work: A Practical Guide. Random House, USA.

Gottman, J. and Schwartz-Gottman, J. (2019) Eight Dates. Kindle Edition. Random House, USA.

Gray, J. (1992) Men Are from Mars, Women Are from Venus. HarperCollins Publishers: New York, USA.

Gray, J. (2017) Beyond Mars and Venus. BonBella Books: Dallas, Texas, USA.

Moseley, D. and N. (2019) Intimacy Training. From www.intimacytraining.com

Perel, E. (2006) Mating in Captivity, Unlocking Erotic Intelligence. Harper- Collins: NY, USA.


Chaumier, serge. (2004) La Déliaison amoureuse : De la fusion romantique au désir d'indépendance, Edition payot, Paris, France.

 

 

 

 

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Comment décider

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Comment décider

 

L'action après délibération ou l'action délibérée commence par une idée qui incite au mouvement. Cette idée sera modérée par des idées opposées, pour obtenir une décision, ou un consentement volontaire engendrant le mouvement, l'action, ou interdisant l'action.

 

 

De la délibération à la décision

Cinq types de décision

   -la décision de type raisonnable

  -deuxième type : délibération rapide, avec indifférence

  -troisième type : détermination accidentelle

  -quatrième type de décision : délibération rapide, expérience ou émotions

  -cinquième type de décision : pure volonté

 

 

 

 

 

De la délibération à la décision
Le processus de la délibération contient des complications innombrables. Parfois un nombre important de facteurs joue un rôle dans cette délibération prolongeant la durée de cette délibération sous forme d'hésitation, ou rendant la décision impossible.
Dans la vie humaine, il existe de nombreux modèles de décision. Chacun prendra ses décisions à sa façon, selon ses propres modèles de décision, selon son évaluation des conséquences.

 


La décision est plus difficile en cas de conséquences importantes ou redoutables, et en cas de critères de décision ambigus.
L'hésitation est également mal comprise en psychologie. Il n'existe pas de raisons physiologiques ou psychiques pouvant expliquer l'hésitation temporaire ou permanente. Nous savons seulement que les personnes qui hésitent multiplient les considérations alternatives pendant leur délibération.

 


Chez certaines personnes, les décisions sont prises rapidement. Cette délibération rapide peut être une forme d'insouciance, ou un apprentissage. Dans ce dernier cas, la personne décide en prenant en considération les éléments principaux, négligeant les détails moins risqués.

 

 

Cinq types de décision
Nous pouvons classer les décisions humaines selon le processus de la délibération, pour arriver à la décision et déclencher l'action.

 

1- La décision de type raisonnable
C'est une décision prise selon des arguments pour et contre, après une délibération progressive offrant des alternatives avec marge de sécurité. Dans certains cas, la décision raisonnable est simple, les arguments sont clairs, les raisons, qui nous aident à décider, semblent évidentes. Dans ce cas, la décision est rapide sans aucune hésitation.
On peut dire, qu'en général, une grande partie de chaque délibération consiste à argumenter et à contre argumenter. Les personnes qui exercent une autorité, utilisent des échelles et des classements insistant sur les priorités et sur les expériences précédentes pour raccourcir le temps de délibération et pour éviter l'hésitation.

 

 

2- deuxième type : délibération rapide, avec indifférence
C'est une décision prise après une délibération rapide, accompagnée d'une certaine indifférence. Les risques sont peu importants. Ainsi, la délibération prend en compte le risque le plus important, assumant les autres risques. C'est le cas également dans les décisions stéréotypées, où les risques sont connus et évalués à l'avance.

 

 


3- troisième type : détermination accidentelle
Dans ce type de décision, la détermination est accidentelle. C'est le cas de décision plus ou moins importante, et dont les critères semblent insuffisants pour prendre une décision raisonnable fondée sur le pour et le contre. Dans certains cas, ce genre de décision est attirant en raison de son caractère incertain.

 

Dans le langage populaire, ce sont les décisions de genre : fonce et on verra, ou va vers l'avant. Cette décision est généralement motivée par des caractères volontaires, et parfois instables. Les émotions jouent un rôle déterminant également dans ce genre de délibération. Certaines décisions militaires ou politiques prises par Napoléon sont un exemple de ce genre de décision provoquée par la détermination, et non pas par la délibération. La réussite des actions suscite l'admiration des autres, les échecs peuvent être importants, et coûteux.

 

 

4- quatrième type de décision : délibération rapide, expérience ou émotions
C'est une décision prise après une délibération rapide, sans argument solide, fondée sur une certaine expérience extérieure, ou sur une motivation émotionnelle. Nous prenons du genre de décision quand nous hésitons entre nos valeurs nos motivations, et nos impulsions.
Dans ce cas, la décision peut être prise rapidement, ou abandonnée avec la même rapidité. Cela se traduit par un changement subit d'opinion, ou un revirement.

 

 

5- cinquième type de décision : pure volonté
C'est une décision où la raison ne joue aucun rôle, la volonté est la seule motivation de l'acte, le libre arbitre est la seule justification. Cette décision peut motiver par des besoins conscients ou inconscients, mais aussi par une idéologie, par une culture, par croyance matérialiste ou métaphysique. La délibération ne joue pas un rôle dans ce genre d'action.

 

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Avons-nous besoin de valeurs morales ?

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couple au salon

 

Avons-nous besoin de valeurs morales ?


Il est important de considérer soigneusement nos valeurs pour plusieurs raisons. Ces valeurs pourraient guider notre vie vers des buts nobles, plutôt que nous guider vers un parcours de vie égoïste ou gouverné  par les impulsions, ou par les émotions.

Les valeurs morales peuvent nous inspirer et vous motiver pour atteindre les buts de nos ambitions et de notre existence. Le manque de valeurs dans la vie peut engendrer une culpabilité ou un mécontentement durable.Les valeurs aident aussi à consolider l'estime de soi. Les valeurs nous offrent des références et des repères pour affronter les problèmes et formuler des solutions et  modeler nos réactions. Ainsi, l'échec peut devenir une expérience, la réaction à une agression peut devenir moins violente, les objectifs recherchés plus adaptés à nos besoins.

 

Les valeurs morales nous aident à accepter nos devoirs et nos responsabilités avec philosophie et bonne humeur, nous évitent de nous sentir coupables en face d'une contradiction entre l'idée morale dominante et notre comportement.

 

Les valeurs peuvent également donner un sens à notre quotidien, en mettant les étapes de la vie dans un objectif plus général.

 

Les valeurs partagées varient dans le temps. Nous sommes peut être plus matérialistes que nos parents,  plus individualistes mais chaque génération a ses valeurs et ses idées morales.

 

Les valeurs jouent un rôle important dans notre vie, dans nos relations vis-à-vis des autres et vis à vis de nous-mêmes. Il est difficile de comprendre la fidélité dans un couple après plusieurs années sans prendre en compte les valeurs de chaque partenaire. Cet exemple peut s'appliquer sur le dévouement des parents, l'engagement dans les relations inter personnelles, ou sur les  efforts consentis dans les structures d'aides aux autres sans attendre récompense ou reconnaissance.  

 

 

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Quand nous commettons un acte en opposition à nos idées morales, nous souffrons d'une mauvaise estime de soi et d'un pénible sentiment de culpabilité.

 

 

Nos immoralités et ses justifications
Pour éviter ce sentiment inconfortable, culpabilité ou regret, nous adoptons de nombreux mécanismes intermédiaires, pour nous réconcilier avec nos valeurs, avec nous-mêmes. Ces comportements varient selon les personnes, leurs cultures et leur idée morale.

 

Justification morale
Nous utilisons parfois une justification morale pour disculper la trahison de notre propre morale, en pensant que nos actes sont justes. Après avoir triché à un examen, la justification peut être : j'ai triché car j'ai besoin de réussir cet examen. Après avoir agressé une personne, la justification utilisant la morale peut être : j'étais obligé de l'agresser pour défendre un ami. Ce genre de justification ne modifie en rien dans la nature de l'acte, mais nous permet d'échapper à la culpabilité.

 

 Relativiser nos actes
Parfois nous utilisons des parades qui jouent avec les limites et avec la sévérité de nos actes, pour les rendre plus justifiables. En refusant l'aide à un voisin, la justification peut être : je n'ai pas les moyens d'aider un voisin, mes enfants d'abord. Dans ce genre de justification, on joue sur des priorités, ou sur des limites, ou sur des nécessités.

 

Comparaison
Dans d'autres cas, nous justifions nos actes immoraux par comparaison avec les actes des autres. Ce n'est pas grave de tricher dans ma déclaration d'impôts, beaucoup de gens trichent aussi leur déclaration. J'ai accepté la corruption car tout le monde est corrompu autour de moi.

 

 Nos faiblesses
Parfois nos actes immoraux sont justifiés par notre prétendue faiblesse, par notre incapacité à résister. Ils m'ont obligé de le faire. Je fais cet acte car la loi m'oblige à le faire. Je n'ai pas assez de force pour refuser l'ordre d'exécuter un tel acte.

 

 Déni de responsabilité
Le déni de responsabilité est un mécanisme pour justifier les actes immoraux également. J'étais parmi les autres. Je ne pouvais pas l'aider, d'ailleurs personne ne l'a aidé. Je ne peux rien faire pour l'écologie, car une personne seule ne peut rien faire.

 

Déni de conséquences
Le déni des conséquences est également un mécanisme pour justifier des actes jugés immoraux. On relativise les conséquences de nos actes pour les rendre plus acceptables : j'ai juste transmis le message. J'ai seulement téléphoné. J'étais seulement un intermédiaire dans cette affaire.

 

Déshumanisation
La déshumanisation est une technique parfois cruelle, justifiant des actes immoraux. Pourquoi épargner telles personnes ? Ils sont de simples sauvages. Pourquoi respecter telle personne alors qu'elle est moins que rien. Ce n'est pas grave ce que j'ai fait, cette personne est handicapée. Il ne faut pas en faire une affaire, ce n'est qu'un animal.
Dans ces cas, on réduit l'humanité de l'autre, ou refuse la souffrance de l'animal, ou on invalide les besoins des autres.
D'autres justifications cherchent à rendre la victime responsable. Un SDF ne mérite aucune aide, il est responsable de son sort. Pourquoi aider les pauvres alors qu'ils sont paresseux.

 

Les dangers de trop justifier  
Ces justifications affaiblissent notre système moral et nous entrainent vers une relativisation dangereuse car ces mécanismes peuvent être utiles pour sortir de la culpabilité d'un acte commis, mais aussi peuvent être utilisés pour justifier des actes à commettre. Agresser un handicapé en déshumanisant sa personne, ou en prétendant que tout le monde agresse les handicapés finit par justifier l'agression, nous mettant dans une position immorale vis-à-vis de nos valeurs, et dans une position délicate vis-à-vis de la société et de ses outils judiciaires.


Attention danger, l'utilisation de ce genre de mécanismes pour justifier un acte immoral n'a aucune valeur juridique ou sociale. Un acte immoral va être jugé selon un consensus social ou juridique, et non pas selon nos justifications ou nos dénis.

 

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Alimentation: comment nous choisissons?

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Alimentation: comment nous choisissons?

Ils existent  de multiples facteurs qui influencent nos choix alimentaires et nos comportements vis-à-vis de la nutrition. Ces facteurs sont  sous l'influence de préférence sociale, sanitaire, goût personnel, et habitudes culturelles.
En dépit de l'influence culturelle, certaines préférences alimentaires semblent universelles : préférer les aliments riches en graisses semble être une habitude alimentaire partagée. Il existe également des préférences majoritaires influencées par la culture ou la géographie, comme la préférence des aliments épicés dans certains pays d'Amérique du Sud, ou dans la cuisine indienne.
Généralement nous choisissons nos aliments selon les règles suivantes :

abs11.5 bleu1 Les habitudes  familiales 

Les personnes qui choisissent de prendre des céréales le matin répondent parfois à une habitude alimentaire sans justification sanitaire ou culturelle. Il s'agit d'un choix simple, motivé par l'habitude familiale. L'alimentation familiale joue un rôle important dans la formulation du goût et des préférences alimentaires. La cuisine de l'enfance demeure un facteur puissant dans les habitudes alimentaires des adultes.


abs11.5 bleu1 Héritage et tradition

L'héritage et traditions sont des facteurs importants dans les choix nutritionnels. Chaque pays et chaque région possède ses propres nourritures, ses propres manières de préparer et ses propres recettes.

Les habitudes alimentaires varient selon la composition ethnique. Il existe par exemple en France plusieurs régimes alimentaires influencés par les habitudes alimentaires de la Méditerranée dans le sud, et par les habitudes alimentaires du nord. Le régime américain par exemple inclut de nombreuses nourritures ethniques à l'image des populations qui composent ce pays.

abs11.5 bleu1 Les interactions sociales

Les liens sociaux influencent également les choix alimentaires. La plupart personnes apprécient de manger en compagnie des autres. Partager le repas est une tradition presque universelle même si la signification sociale varie selon les cultures. La convivialité est une habitude de vie appréciée en France par exemple, et dans de nombreuses cultures de la Méditerranée. Ce repas, pris avec les autres, invite les personnes à partager la nourriture proposée par le groupe.

abs11.5 bleu1 La disponibilité, la convenance, et l'économie

En général, nous mangeons ce qui est présent, disponible, facile à préparer, et accessible économiquement. La majeure partie du budget alimentation est dépensée dans une alimentation facile à préparer.  La durée moyenne de la préparation d'un repas est de 15 à 20 minutes, incluant moins de six ingrédients, utilisant généralement des aliments partiellement préparés. L'exemple type est la soupe  préparée, et qu'il faut chauffer ou cuire pendant quelques minutes. La nourriture varie également selon des convenances personnelles, certaines personnes n'aiment pas les crèmes glacées à la fin d'un repas riche en matières grasses. Certaines personnes détestent carrément certains aliments.

abs11.5 bleu1 Les émotions

Les émotions jouent un rôle important dans nos habitudes alimentaires. L'alimentation peut jouer le rôle d'une réponse à certains inconforts émotionnels comme l'ennui, la dépression, ou pour calmer une certaine anxiété. Une personne déprimée peut choisir de manger pour ne pas appeler un ami.  Une personne anxieuse peut se servir de la nourriture ou de l'alcool pour apaiser son anxiété. La consommation alimentaire comme réponse aux émotions peut engendrer des troubles comportements alimentaires et provoquer une obésité.

abs11.5 bleu1 Les valeurs culturelles

Les choix alimentaires sont influencés par les idées politiques, éthiques, et par les croyances religieuses.

Les chrétiens renoncent à la viande et aux produits dérivés de l'élevage animal pendant leur carême avant Pâques, les juifs ont également des périodes où la consommation de certains aliments est déconseillée, les musulmans pratiquant se privent de toute alimentation du lever au coucher du soleil pendant le Ramadan.

La nourriture peut refléter également des croyances éthiques ou sociales, comme les personnes qui refusent de consommer la viande pour des raisons relatives à leur conception de la vie animale. D'autres personnes boycottent les produits pour des raisons politiques, écologiques ou économiques.

abs11.5 bleu1 Le poids et l'image corporelle

Dans le choix des produits alimentaires, nous cherchons à adapter notre consommation alimentaire à nos besoins, à notre poids, et à l'image que nous avons de notre corps. Parfois, certaines personnes consomment certains aliments dans l'espoir d'améliorer leur aspect physique, pour maigrir, pour grossir, etc.  L'alimentation sportive est l'exemple d'un choix alimentaire visant à l'amélioration de la capacité physique de l'athlète.

abs11.5 bleu1 La santé

L'alimentation est un élément important de la santé humaine. De plus longtemps, les fabricants et  l'industrie alimentaire tentent de s'aligner sur  les résultats scientifiques liant la santé à la nutrition. Ainsi nous avons des produits vitaminés, du sel riche en iode, et des produits alimentaires adaptés pour baisser le taux de cholestérol.

 

 

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Déprimé, triste, ou anxieux ?

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Déprimé, triste, ou anxieux ?

 

Dépression, anxiété

L'anxiété est liée également à l'interrogation que chaque humain porte sur son origine, son devenir et ses projets de vie.
Ces deux formes d'anxiété, l'anxiété relative à ce qui nous entoure et l'anxiété relative à nos vies sont des anxiétés adaptatives, nécessaires à la survie humaine.


La tristesse normale est un état émotionnel douloureux, réversible, qui se manifeste en face à une situation négative de l'existence. Il existe une différence entre anxiété et tristesse.
La tristesse se manifeste lorsque la personne est confrontée à des événements douloureux comme la mort d'un proche ou une déception amoureuse. Il s'agit d'un état émotionnel peu fréquent dans la suite ou succédant à des événements dramatiques. Alors que l'anxiété est une situation banale et fréquente répondant aux changements de vie et d'environnement.

Il existe cependant une tension anxieuse qui accompagne la tristesse et vice versa. L'anxiété peut générer des doutes en mettant en question les certitudes, et peut entraîner une dévalorisation de soi qui se rapproche de la dépression.

 

 

Triste ou déprimé

C'est une question fréquente... Chaque personne peut subir des épisodes de tristesse, de découragement, qui s'accompagnent de pertes d'envie. Ces coups de déprime sont fréquents dans toute société. Deuil, absence, rupture font partie de la condition humaine.
La  différence entre tristesse, et dépression réside dans la sévérité des symptômes, dans la durée de ces symptômes. En général, le diagnostic de dépression est évoqué quand les symptômes durent plus de deux semaines, s'accompagnent de détresse, et influencent la capacité de la personne à suivre la routine de sa vie quotidienne.

 

La tristesse après un deuil ou une séparation peut être sévère au début, puis s'atténue progressivement avec le temps. Pendant cet épisode, la personne est affligée, incapable de poursuivre les rituels de sa vie quotidienne, puis retrouve son équilibre et ses capacités. Pendant cet épisode de tristesse ou de deuil, les symptômes ressemblent aux symptômes dépressifs, avec une sévérité moindre. L'insomnie par exemple peut être présente, de même que la fatigue ou les souffrances morales, l'insomnie est moins sévère dans un épisode de tristesse ou de deuil que dans la dépression, moins présente et moins durable.

 

La dépression est une maladie grave qui peut altérer profondément la qualité de vie. La dépression peut se présenter comme une maladie progressive, qui affecte jour après jour la qualité de vie du patient, en le privant de ses désirs puis de son enthousiasme, de ses plaisirs. En deuxième temps, les symptômes deviennent douloureux, caractérisés par insomnie, irritation, fatigue chronique, et parfois plus.

 

La dépression peut compliquer un épisode de tristesse ou de deuil, peut se déclencher après un divorce, ou une séparation. Dans ce cas, le diagnostic devient plus difficile.

 

Dans tous les cas, la durée des symptômes et leur sévérité devraient alerter le patient ou son entourage sur la possibilité d'une dépression. Après un deuil, un divorce, un échec scolaire, la personne peut être affectée par un épisode de tristesse, un moment de deuil, qui s'exprime selon chaque personne, son histoire, et selon sa culture : colère, agitation, abattement, retrait. Si cet épisode dure plus de deux semaines, s'il altère profondément la qualité de vie du patient, il est temps de consulter.

N'oublions pas que la dépression touche les femmes deux fois plus que les hommes. Il est important d'être plus attentif en cas d'épisode de tristesse prolongée chez une femme.

Les épisodes de tristesse et d'euphorie sont plus fréquents chez les adolescents qui passent par des oscillations d'humeur plus prononcées que chez les adultes. Il est important que l'entourage familial surveille attentivement ces épisodes de tristesse chez les adolescents, de les accompagner, pour détecter la présence d'éventuelle dépression.

La tristesse se manifeste lorsque la personne est confrontée à des événements douloureux comme la mort d'un proche ou une déception amoureuse. Il s'agit d'un état émotionnel peu fréquent dans la suite ou succédant à des événements dramatiques.

Alors que l'anxiété est une situation banale et fréquente répondant aux changements de vie et d'environnement.
Il existe cependant une tension anxieuse qui accompagne la tristesse et vice versa. L'anxiété peut générer des doutes en mettant en question les certitudes, et peut entraîner une dévalorisation de soi qui se rapproche de la dépression.

Chez les hommes, c'est plus difficile. Les hommes expriment leurs sentiments dépressifs d'une manière " comportementale ". Un homme attristé ou dépressif peut s'impliquer de façon intense dans une activité sportive, ou professionnelle. Dans ce cas, si un homme après un épisode de tristesse ou de deuil se consacre à une activité particulière, sportive, artistique ou professionnelle en excluant les autres activités quotidiennes, cela devrait alerter l'entourage sur un éventuel risque dépressif. Chez les hommes, la fureur ou la colère peuvent être également les symptômes d'une dépression.
La bonne réponse en cas de suspicion de dépression est d'encourager le patient à consulter le plus vite possible, pour soulager sa souffrance et pour améliorer sa qualité de vie.

 

homme deprime

 

La tristesse pathologique et l'anxiété 

De nombreux signes d'anxiété se retrouvent dans la dépression et vice versa. Nous pouvons utiliser des noms différents pour qualifier les aspects normaux ou  pathologiques de ces deux composantes émotionnelles.
Le terme médical utilisé pour définir l'anxiété pathologique est le trouble anxieux, le terme médical utilisé pour désigner la tristesse pathologique est la dépression.

L'anxiété pathologique ou le trouble anxieux n'est pas une exagération de l'anxiété normale adaptative, la dépression n'est pas, non plus, une exagération d'une tristesse ou une tristesse plus profonde et plus durable.

Le trouble anxieux et la dépression sont deux groupes de maladies différents, mais difficiles à distinguer l'une de l'autre en raison :

- La présence de certains nombres de symptômes communs. Par exemple la difficulté de dormir, la difficulté de s'alimenter, la difficulté à réfléchir sont des symptômes communs pour l'anxiété et la dépression. Il est donc nécessaire d'analyser avec minutie les symptômes décrits par le patient.

-  Ces troubles sont fréquemment présents en même temps, d'ailleurs certaines écoles en psychiatrie suggèrent qu'il s'agit réellement de la même maladie avec des expressions différentes, et symptômes qui varient selon les personnes.

-  La présence d'un des deux troubles favorise l'apparition de l'autre. Il existe une relation entre le trouble anxieux et le trouble dépressif. Dans un grand nombre de cas de dépression, l'anxiété existe sous forme de tension ou d'inquiétude diffuse. Parfois l'anxiété se manifeste par une phobie ou une peur non justifiée. L'anxiété peut apparaître comme un symptôme corporel comme l'accélération du rythme cardiaque, vertige, boule dans la gorge. Parfois les personnes dépressives souffrent d'anxiété, et cherchent à traiter leurs symptômes par des médicaments contre l'anxiété comme les anxiolytiques ou par l'alcool. En règle générale, les symptômes d'anxiété disparaissent lorsque la dépression s'améliore.

En cas de symptômes anxieux accompagnant la maladie dépressive, le traitement antidépresseur est le moyen le plus adapté pour traiter les symptômes d'anxiété. Les anxiolytiques sont peu efficaces dans ce cas.

Dans un grand nombre de cas de dépression, l'anxiété existe sous forme de tension ou d'inquiétude diffuse. Parfois l'anxiété se manifeste par une phobie ou une peur non justifiée. L'anxiété peut apparaître comme un symptôme corporel comme l'accélération du rythme cardiaque, vertige, boule dans la gorge. Parfois les personnes dépressives souffrent d'anxiété, et cherchent à traiter leurs symptômes par des médicaments contre l'anxiété comme les anxiolytiques ou par l'alcool. En règle générale, les symptômes d'anxiété disparaissent lorsque la dépression s'améliore.


En cas de symptômes anxieux accompagnant la maladie dépressive, le traitement antidépresseur est le moyen le plus adapté pour traiter les symptômes d'anxiété. Les anxiolytiques sont peu efficaces dans ce cas.

 


Références
* Michael H. Ebert, Peter T. Loosen, Barry Nurcombe , Current Diagnosis & Treatment in Psychiatry, Lange editor, 2009
* Michael G. Gelder, Juan J. Lopez-Ibor, Nancy Andreasen , Jaun J. Lopez-Idor : Oxford Textbook of Psychiatry, September 2003, Oxford University Press

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Aliments : conservation

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Aliments : conservation

Depuis l'antiquité, il a fallu élaborer des techniques permettant de conserver les aliments afin de préserver leur comestibilité et leurs propriétés gustatives et nutritives, et surtout pour assurer la disponibilité alimentaire.

La conservation des aliments est également un facteur important de la sécurité alimentaire.

La conservation alimentaire exige de lutter contre les facteurs qui altèrent la qualité  de l'aliment ou sa comestibilité et implique d'empêcher la croissance de micro-organismes (bactérie, champignons), de retarder l'oxydation des graisses qui provoque le rancissement,  la lyse des tissus riches en protéines, et d'allonger la durée de vie des produits.

Certaines méthodes de conservation sont très anciennes, d'autres sont plus récentes. La conservation alimentaire reflète les connaissances scientifiques, les expériences, et les moyens disponibles.

En règle générale,  le traitement des aliments par la chaleur demeure  la technique la plus utilisée pour la conservation de longue durée.
-          Pasteurisation et stérilisation pour réduire le nombre des bactéries dans les aliments

-          Séchage, déshydratation osmotique afin de réduire l'humidité et empêcher  la prolifération bactérienne.

-          Réfrigération et congélation : retarder la prolifération bactérienne.

-          Cuisson : modifier l'aliment et neutraliser les bactéries.

-          Fermentation : modifier la nature de l'aliment pour le rendre plus résistant pendant sa conservation.

-          Préservation dans le sucre, le sel, huile ou autre.

Les méthodes de conservation ne préservent pas l'aliment de la même façon, la viande séchée ne possède  par exemple ni les mêmes nutriments, ni les mêmes qualités gustatives que la viande congelée, cuite ou préservée dans le sel.


Aliments : méthodes de conservation

La conservation des aliments est une méthode utilisée pour préserver  et empêcher une altération possible par des facteurs chimiques (oxydation), physiques (température) ou biologiques (microorganismes ou enzymes). La vitesse d'altération dépend des caractéristiques « intrinsèques » de chaque aliment et aux conditions  qui sont liées à l'environnement.


Les techniques de conservation

Ces techniques  peuvent être classées en trois groupes :

abs11.5-orange Physique, : Les techniques utilisées sont des procédés physiques  comme la température, la pression, les rayons ionisants et les champs électriques.

abs11.5-orange Physico-chimique :  Les techniques utilisées se basent sur la modification des caractéristiques intrinsèque de l'aliment comme le pH, la quantité d'eau ou l'incorporation d'additifs pouvant aider à la conservation.

abs11.5-orange Microbiologique : C'est l'utilisation des microorganismes capables de modifier les  caractéristiques physiques ou chimiques de l'aliment ; la technique la plus utilisée est la fermentation.

En général, plusieurs techniques sont utilisées selon des recettes ou des procédures industrielles pour conserver les  aliments, ces techniques varient selon l'aliment, et le but recherché ( durée , préservation de caractéristiques gustatives et  nutritives.)
Dans la vie courante, au quotidien, nous utilisons ces moyens de conservation sur le plan collectif et individuel afin de préserver notre santé et éviter les intoxications alimentaires en stockant des produits laitiers et les viandes par exemple dans le réfrigérateur pour une conservation de courte durée ( utilisation d'une procédure physique : le froid) ou pour une conservation de longue durée en utilisant le congélateur.

Transformer les fruits en confiture applique l'utilisation de plusieurs procédures : la température, et la diminution de quantité d'eau présente dans les fruits, et l'utilisation du sucre à haute dose pour empêcher toute prolifération microbienne. La conservation des fruits dans l'alcool, certains légumes dans le vinaigre ou dans l'huile d'olive est une conservation assez courante.

Nous consommons également de nombreux aliments conservés selon des procédures industrielles ou domestiques. Certains produits conservés possèdent des qualités gustatives particulières. On consomme ces produits comme le jambon ( viande cuite, salée, légèrement séchées) ou le saumon fumé ( séchage, fumaison, salage) pour savourer leurs qualités gustatives et non pas seulement pour assurer notre sécurité alimentaire.

 

Aliments : conservation par la chaleur

Le traitement des aliments par la chaleur est un traitement thermique capable d'assurer une bonne conservation de nos aliments à courte et à longue durée. Ce traitement est capable de détruire partiellement ou entièrement les bactéries et les micro-organismes capables d'infester nos aliments, les enzymes présents dans les aliments responsables de leurs putrifications et de leur autolyse.

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L'utilisation de la chaleur dépend du but recherché, et de la nature de l'aliment. En règle générale, la température élevée est associée avec une conservation de longue durée, cependant le traitement thermique des aliments devrait prendre en compte la préservation des éléments nutritifs, et la résistance de certains micro-organismes.

La cuisson domestique est la méthode la plus répandue pour conserver les aliments, au-delà de cette conservation dont le but est d'assurer notre hygiène alimentaire, la cuisson est un art, une culture associant un héritage culturel et social.

Il existe de nombreuses techniques de conservation alimentaire utilisant la chaleur : stérilisation, cuisson, pasteurisation, thermisation, et blanchiment.

abs11.5-bleu1 La stérilisation par la chaleur : exposer les aliments à une température  supérieure à 100°C, pendant une durée suffisante pour inhiber les enzymes et les microorganismes.

abs11.5-bleu1 La cuisson : traitement thermique des aliments selon des recettes simples variables et dont le but est de rendre l'aliment agréable à consommer, comestible, et d'assurer une conservation de courte durée.

abs11.5-bleu1 L'appertisation : stériliser par la chaleur des denrées périssables dans des contenants (boîtes métalliques, bocaux, etc.)  hermétiquement fermés. C'est le principe des conserves domestiques.

abs11.5-bleu1 La pasteurisation : traitement thermique modéré et suffisant pour détruire les micro-organismes les enzymes pour une conservation d'une durée moyenne.

abs11.5-bleu1 La thermisation : traitement thermique particulier appliqué au lait cru, en l'exposant à une température dépassant le 63ºC pendant au moins 16 secondes. Ce traitement est capable d'assurer l'hygiène alimentaire,  la bonne conservation et une qualité gustative et nutritionnelle acceptable.

abs11.5-bleu1 Le blanchiment : exposer l'aliment à un traitement thermique de 70 °C à 100 °C pendant quelques minutes.  Le blanchiment est utilisé comme premier étape pour la conservation des légumes et des fruits avant leur surgélation ( congélation) ou leurs séchages.

 

Appertisation

Le mot "appertisation" vient du nom de l'inventeur de ce procédé, Nicolas Appert

abs11.5-orange Histoire de l'appertisation

La conserve, ou appertisation est une méthode de conservation alimentaire par la chaleur et dont le principe  est de mettre les aliments dans des récipients étanches que l'on chauffe pour détruire les bactéries capables d'altérer l'aliment ou d'empêcher sa consommation. Cette méthode développée par Appert répond à deux exigences : la conservation des aliments et la réduction des risques d'intoxication alimentaire.

La méthode d'Appert utilisait des récipients en verre étanches, ressemblant à des bouteilles de champagne, plongées de l'eau bouillante. Les récipients sont généralement chauffés de 110 à 120° C.

Pierre Durand a fait breveter en Angleterre un procédé utilisant des boîtes en fer-blanc. Plusieurs améliorations de ce procédé ont suivi dans les années 1860 et ont permis sa diffusion à grande échelle.  En 1860, Pasteur apporte l'explication scientifique du procédé d'Appert : la destruction des bactéries par le traitement thermique.

De nombreux aliments peuvent être conservés de cette façon : légumes, viandes, fruits de mer, volaille. Les aliments acides peuvent être conservés sans subir un traitement thermique élevé c'est le cas de certains fruits.

 

abs11.5-orange Les conserves appertisées aujourd'hui

L'utilisation de cette méthode améliorée par les techniques modernes continue à être répandue pour la conservation à long terme des denrées alimentaires d'origine animale ou végétale pendant une durée allant de quelques mois quelques années.

En France, les conserves domestiques appertisées font partie de la cuisine locale. Sur le plan collectif, la consommation des boîtes de conserve est constante assurant à la fois la conservation des aliments pendant la récolte, la facilité de distribution et une bonne sécurité alimentaire.

Afin d'améliorer la qualité nutritionnelle, il est important de réduire le temps entre à la récolte le traitement du produit, cela favorise la conservation des vitamines et des nutriments. Les conserves appertisées préservent également d'une façon satisfaisante la qualité nutritionnelle des poissons et des viandes.

Aujourd'hui, cette méthode fait partie des procédés utilisés dans la conservation alimentaire avec de nombreuses améliorations rendues possibles par le progrès scientifique. Dans certains cas le produit alimentaire est stérilisé ou pasteurisé, enfermé dans un contenant stériliser à son tour par traitement thermique ou par d'autres procédés comme les rayons ultraviolets.

Les aliments conservés peuvent être, au départ, crus ou traités selon la procédure utilisée : rôtis, blanchis, cuisinés ou autres avant d'être renfermés dans un récipient étanche qui subira à son tour un traitement thermique.

Les boîtes métalliques ont remplacé largement les bouteilles en verre utilisés par Nicolas Appert.

Inconvénients :


abs11.5 Ce procédé de conservation altère les qualités gustatives des aliments bien qu'il permette une bonne préservation des qualités nutritionnelles.

abs11.5 En cas de manque d'hygiène ou de mauvaise application de la procédure, le risque alimentaire peut être sérieux. L'intoxication alimentaire par le botulisme peut mettre la vie en danger.

abs11.5 L'utilisation des récipients devrait éviter l'intoxication par certains métaux comme le plomb.

abs11.5 L'étanchéité de l'emballage est indispensable à la bonne conservation de l'aliment. 

 

Pasteurisation

La pasteurisation est un procédé de conservation des aliments, découvert par Louis Pasteur au  19ème siècle. La pasteurisation a pour but la destruction des microorganismes pathogènes et les enzymes responsables de l'autolyse.

abs11.5 orange Avantages

Elle permet de préserver les caractéristiques des produits, notamment sur le plan gustatif.

La pasteurisation préserve la consistance, l'apparence (par exemple la couleur) et le goût des aliments traités, ce qui n'est pas  le cas d'autres procédés tels que la stérilisation. La pasteurisation permet également de préserver  les protéines, les vitamines, et les sels minéraux, mais la durée de conservation est courte.

abs11.5 orange La technique

La pasteurisation est un traitement thermique modéré qui tue la plupart des microorganismes sensibles à la chaleur mais pas les spores des champignons. Les aliments pasteurisés ne sont donc pas stériles et contiennent encore des germes en petite quantité. Les aliments pasteurisés sont conservés au froid (+4°C). En dehors de la réfrigération, d'autres moyens de conservation peuvent être utilisés contrer le développement des microorganismes survivants : ajout d'agents chimiques de conservation, emballage sous vide.

Les aliments pasteurisés se conservent plus longtemps que des aliments frais mais pas indéfiniment.

La technique utilisée consiste à soumettre les aliments à une température comprise entre 65 et 100° pour une courte durée avant de les refroidir rapidement.

Le traitement thermique est  suivi d'un brusque refroidissement puisque tous les microorganismes ne sont pas éliminés et qu'il est nécessaire de ralentir le développement des germes encore présents.

On distingue la pasteurisation lorsque le chauffage est inférieur à 100°C et la stérilisation lorsqu'il est supérieur à 100°C (La pasteurisation entre 65°C et 100°C, la stérilisation entre 115°C et 120°C.)

abs11.5 orange La pasteurisation et les aliments

La pasteurisation s'utilise pour de nombreux aliments : lait, conserves de légumes,  jus de fruits.

S‘il existe des températures normées pour la pasteurisation du lait et d'autres aliments liquides, les températures ne sont pas soumises à des règles pour celle des aliments solides, par exemple des conserves, sans dépasser 100 °C.

La pasteurisation du lait sert à détruire les microorganismes nuisibles, les bactéries et les ferments lactiques, qui contribuent à faire tourner le lait frais. De plus, elle rend le lait plus digeste.

Il existe deux procédés de pasteurisation du lait :

 

Pasteurisation basse:

méthode autrefois utilisée,  abandonnée presque partout, qui consiste à amener le lait à une température de 62-65 °C pour une durée de 30 minutes.

 

 Pasteurisation haute ou Ultra-pasteurisation:

Cette technique est utilisée par l'industrie laitière. La pasteurisation détruit partiellement les agents pathogènes et  les bactéries. Quelques bactéries peuvent survivre à la pasteurisation, classique pouvant provoquer  la détérioration de lait comme  Streptocoques lactis, Lactobacil1es casei et L. cremoris, et transformer les protéines en lait caillé. Le lait est soumis à des températures  élevées pendant un laps de temps plus court : 15-30 secondes à 72-75 °C, ou  4-10 secondes à 85 °C.

    abs11.5 orange La Pasteurisation et le traitement thermique

    La température du traitement est généralement inférieure à 100 °C et la durée est de quelques secondes à quelques minutes. Ces données varient selon la nature de l'aliment. Par exemple, pour un jus de fruit, c'est 30 min à 65 ° c, ou 1 min à 77 °C ou 15 secondes à 88 °C.  Pour le lait, la durée est de 30 min à 63 °C ou 15 secondes  à  72 °C.

    Tous les microorganismes n'étant pas éliminés par la pasteurisation, ce traitement thermique doit être suivi d'un brusque refroidissement. Les aliments pasteurisés sont alors conservés au froid (+4 °C) afin de ralentir le développement des germes encore présents. Leur durée de conservation est ainsi limitée.

    En dehors de la réfrigération, d'autres moyens de conservation peuvent être utilisés parallèlement pour contrer le développement des microorganismes survivants, comme l'ajout d'agents chimiques de conservation, la réduction de l'activité de l'eau, l'acidification, etc

     

    Conservation par stérilisation

    La stérilisation est une méthode de conservation des aliments par la chaleur pour détruire entièrement les bactéries et préserver ainsi l'aliment, et permettre comme dans le cas du lait, une  longue conservation.

    La stérilisation fait appel à des températures supérieures à 100°C,  ce qui permet d'obtenir un produit alimentaire stérile.

    La stérilisation de l'aliment (et de son contenant) peut être réalisée de deux façons : La première consiste à une stérilisation simultanée du contenant et du contenu. Cette méthode se nomme appertisation. La deuxième méthode est fondée sur une stérilisation séparée du contenant et du contenu suivie d'un conditionnement stérile  (sans germes).

    Technique

    La stérilisation peut utiliser plusieurs techniques selon la température et la durée d'exposition:

    - Stérilisation  classique : 115° C pendant 15 à 20 minutes. (Perte de 30 % de vitamines)

    - Stérilisation  Haute Température : 140° C pendant quelques secondes (perte de 10 % de vitamines, meilleur goût). . Ce procédé met en œuvre soit le chauffage indirect soit le chauffage direct par contact entre le  produit et de la vapeur d'eau sous pression. Le produit stérilisé est ensuite refroidi puis conditionné aseptiquement. Ce processus est utilisé pour la stérilisation des produits liquides (lait, jus de fruits, …) ou de consistance plus épaisse (desserts lactés, crème, jus de tomate, soupes,…).

    Les produits stérilisés sont des conserves, et devraient être consommés avant une date limite.

    Semi-conserves
    Les semi-conserves sont des aliments périssables, conditionnées en récipients étanches  et ayant subi un traitement thermique pour assurer une conservation limitée. Elles sont conditionnées en récipients étanches, stockées au froid,  et devraient être consommées avant une date limite.


    abs11.5-bleu1 L'utilisation de la stérilisation alimentaire est fréquente dans notre consommation comme bouillir l'eau (avant de la consommer,  bouillir le lait cru ou stériliser les bouteilles utilisées dans l‘alimentation des  nourrissons.

    abs11.5-bleu1 La stérilisation est la méthode utilisée pour faire les conserves domestiques ou industriels ; cette méthode est rarement utilisée seule.

     

    Thermisation du lait

    La thermisation est un traitement thermique, une  forme allégée de pasteurisation, un chauffage de 45 °c pendant 30 minutes, 63ºC pendant 16 secondes, ou 72°c pendant 1 seconde pour détruire les bactéries pathogènes  comme la listéria en essayant de préserver la flore bactérienne naturelle du lait (des bactéries qui ne provoquent pas des maladies chez les humains comme les bactéries lactiques, bactéries d'affinage).

    C'est une technique qui exige des équipements spécifiques, cela explique que la thermisation est une technique répandue dans les structures industrielles.

    Il est impossible de pasteuriser le lait dès sa réception, le lait sera stocké dans des cuves pendant plusieurs heures ou plusieurs jours. La réfrigération ne suffit pas à éviter une détérioration de la qualité et une prolifération bactérienne. Ainsi, certaines structures industrielles optent  pour la thermisation : un  chauffage du lait à une température inférieure à la température de pasteurisation, pour inhiber provisoirement la prolifération bactérienne, à 63°C pendant 15 secondes.

    La thermisation reprend les principes de la pasteurisation. Afin de réduire la prolifération de certains éléments comme les champignons, le lait est refroidi rapidement à 4°C.

    La thermisation est actuellement une procédure de conservation provisoire, de courte durée, réservée au lait et aux structures industrielles en cas de leur incapacité de traiter toute la quantité du  lait reçu.


    Le but de ce procédé est l'élimination des bactéries pathogènes avec une altération du lait moindre qu'avec la pasteurisation. Néanmoins, il cause une importante réduction de la flore lactique naturelle. Pour  la fabrication de fromages,  il faut ajouter des bactéries cultivées en laboratoire.


    Fromage cru ou thermisé

    De nombreux pays ont voté des lois imposant l'utilisation du lait thermisé pour la fabrication des fromages. La thermisation est un traitement thermique, une  forme allégée de pasteurisation , un chauffage de 45 °c pendant 30 minutes, 63ºC pendant 16 secondes , ou 72°c pendant 1 seconde pour détruire les bactéries pathogènes  comme la listéria en essayant de préserver la flore bactérienne naturelle du lait ( des bactéries qui ne provoquent pas des maladies chez les humains comme les bactéries lactiques, bactéries d'affinage).

    La thermisation des laits destinés à la fabrication fromagère détruit les bactéries pathogènes, et  aussi la flore naturelle des laits (bactéries lactiques, bactéries d'affinage) ce qui exigent d'ajouter des bactéries cultivées en laboratoire pour fabriquer des fromages.

    Le but de ces réglementations est de lutter contre les intoxications alimentaires et surtout celles provoquées  par les  «listeria monocytogène » responsables d'un certain nombre d'avortement.

    Cette réglementation ne peut résoudre la question des intoxications alimentaires d'autant que la consommation des fromages au lait cru ne peut expliquer toutes les intoxications alimentaires.

    Mais ce genre de règlement peut  faire disparaître de nombreux fromages au lait cru faisant partie de notre héritage gastronomique, et de notre terroir.

    Il est légitime de critiquer la qualité gastronomique de nombreux fromages , cette qualité altérée par des procédures de production industrielle négligeant les paramètres liés à l'héritage culturel et au terroir afin d'améliorer leur qualité sanitaire.

    De nombreuses études semblent confirmer que les fromages au lait cru ont par ailleurs certains avantages nutritionnels.

    Concernant la question sanitaire, dans l'état actuel des choses,  il est prudent de conseiller les femmes enceintes d'éviter tout produit capable de transmettre la listériose : les produits au lait cru, les produits mal conservés, les produits décongelés et recongelés,  les viandes crues, les poissons crus, surtout pendant les premiers mois de grossesse.

     

    Réf
    Ellie Whitney, Sharon Rady Rolfes, Understanding Nutrition, Eleventh Edition, 2008
    Shils, Maurice E. :  Modern Nutrition in Health and Disease, 2009, 11th Edition

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    Fausses idées sur la perte de poids

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    Le régime alimentaire,  mythes et de fausse idées ??

    Un régime alimentaire équilibré avec une activité physique adaptée à l'âge sont les meilleurs moyens pour lutter contre le surpoids et l'obésité.  Un régime alimentaire restrictif visant la perte de poids nécessite une association entre la restriction alimentaire, le comportement, le soutien psychologique et motivation.

    Les régimes alimentaires restrictifs sont nombreux dans les magazines et les médias, certains sont efficaces et utiles, d'autres nocifs diffusant de fausses idées sur le régime, sur la perte de poids, sur la minceur.

    abs11.5 bleu1 La pilule magique, le régime magique

    Cette idée est scientifiquement fausse. Il n'existe aucun régime restrictif spécial, aucun exercice, aucun traitement médicamenteux ou psychologique capable de faire perdre du poids. Les consommateurs subissent un matraquage publicitaire sur des moyens supposés les aider à perdre du poids. Les annonces du type "perdre 3 kilos en six jours" ou perdre cinq kilos avant d'aller à la plage sont fallacieuses. Les annonces positives du genre "manger autant que vous voulez et perder du poids" sont des annonces mensongères.
    Ce genre d'annonce peut parfois être dangereux incitant les gens à sous-estimer le risque du surpoids, et le danger de l'obésité.
    Une étude à grande échelle publiée en 1999 a confirmé déjà que la plupart des personnes pratiquant des régimes n'appliquent pas les conseils concernant la réduction de l'apport calorique et l'augmentation de l'activité physique, et se disent découragés après un certain temps, et cherchent des solutions plus simples, plus miraculeuses.

     

    abs11.5 bleu1 Le régime diététique est mauvais pour la santé

    Dans la confusion générale qui entoure les sujets relatifs au poids et à l'obésité, l'idée qu'un régime diététique restrictif peut être mauvais pour la santé circule toujours, présentant le régime comme un danger en raison de troubles de nutrition, et comme un élément favorisant l'obésité à long terme.
    Cette confusion est répandue, s'appuyant sur les régimes diététiques abandonnés, sur les résultats des régimes mal pensés, comme par exemple les régimes accompagnés de jeûne, d'exercices excessifs, les régimes de privation sévère, ou les régimes folkloriques.
    Les études scientifiques confirment, avec certitude, qu'un régime diététique équilibré ne peut nuire à la santé, et peut être suivi à long terme, sans trouble de nutrition, et sans reprise du poids.
     

    abs11.5 bleu1 Les hydrates de carbone : à éviter 

    Les régimes qui fleurissent dans les magazines et dans les médias ne sont pas toujours fondées sur des bases scientifiques, mais plutôt sur la demande des consommateurs. Quant un régime diététique prétend que les hydrates de carbone sont mauvais, d'autres régimes vont faire de même pour plaire aux consommateurs, convaincus de cette idée.
    Les régimes sans hydrates de carbone sont notoires, répandus, varient selon les modes et sont les moyens médiatiques utilisés pour la promotion de ce genre d'origine.
    Dans les années 2000, ces régimes pauvres ont hydrates de carbone étaient légendes aux États-Unis, et en Europe. Le pain est devenu un aliment suspect.
    L'effet de mode est passé, ces régimes sont moins à la mode actuellement.
    La réponse scientifique est simple : les hydrates de carbone ne sont pas nécessairement bons ou mauvais. La perte ou le contrôle du poids s'effectue en consommant des hydrates de carbone ou en limitant leur consommation, selon le désir de chaque personne.

    abs11.5 bleu1 Le grignotage est mauvais

    Les études scientifiques confirment que les personnes qui mangent hors des heures de repas ont plus de problèmes de poids que les personnes qui ne grignotent pas. Cette évidence scientifique ne doit pas cacher le fond de la question. Ce qui compte n'est pas le fait de grignoter, mais ce que la personne consomme pendant ces moments de grignotage.
    Le grignotage peut être un élément stratégique important dans un régime alimentaire diététique pour empêcher la sensation de faim. Dans ce cas, le grignotage devrait être orienté vers la consommation des fruits à basse calorie comme les pommes, ou des légumes comme les carottes et les concombres.

    abs11.5 bleu1 L'obésité est un signe de maladie de la thyroïde

    C'est une vieille idée héritée du temps où l'insuffisance thyroïdienne était répandue dans certaines populations, accompagnée d'un excès de poids, ou parfois d'un œdème (accumulation de liquide dans les organes).
    L'hypothyroïdie épidémique est devenue rare depuis de nombreuses années. La consommation de certains micro nutriments comme l'iode présent dans le sel et dans les poissons a réduit nettement le nombre des personnes atteintes par l'hypothyroïdie.

    abs11.5 bleu1 Les produits allégés sont peu caloriques

    C'est également une fausse idée. Les produits allégés ne sont pas obligatoirement peu caloriques. Afin d'alléger un produit de ses composantes grasses, il faut parfois ajouter des sucres, des épaississants, ou des hydrates de carbone.
    D'autre part, les produits biologiques ne sont pas moins caloriques les produits non biologiques.
    Il est utile de savoir ce que vous recherchez. Il est judicieux de consommer des produits allégés en matière grasse pour éviter le cholestérol, mais cela ne s'applique pas si vous cherchez à réduire les calories consommées.

    abs11.5 bleu1 Manger la nuit est plus mauvais que manger le jour

    C'est une fausse idée, qui vient de loin, quand les médecins pensaient que l'activité physique « brûlait » la nourriture. On sait depuis longtemps que le métabolisme de la nourriture est complexe, et que la consommation de la nourriture par l'activité physique n'est pas immédiate.
    Les études confirment que les repas pendant la nuit n'augmente pas le poids plus que les repas consommés
    durant le jour. Ce qui compte réellement est le nombre des calories consommées durant la journée.

    abs11.5 bleu1  L'activité physique est suffisante pour contrôler le poids

    C'était une idée des années 80, accompagnée de son cortège de livres sur l'activité physique, sur le sport au quotidien, et sur les exercices capables contrôler le poids.
    La réalité scientifique est différente. En général, la personne augmente son apport calorique après une activité physique.
    Les études démontrent que l'activité physique seule ne peut contrôler le poids, cependant, l'activité physique accompagnée des changements de style de vie, d'une réduction modérée d'apport calorique peuvent être efficaces pour lutter contre le surpoids.

    abs11.5 bleu1  L'eau augmente la perte du poids

    La publicité incitant à consommer l'eau minérale insiste sur ce fait. C'est une idée fausse. L'eau ne peut qu'accentuer ou faciliter la perte de poids. L'eau sera absorbée dans l'estomac, et envoyée ensuite vers les reins. Cependant, l'eau peut temporairement augmenter le sentiment de plénitude, de bien-être.

    abs11.5 bleu1  Un régime diététique c'est compliqué

    Cette idée est généralement véhiculée par les personnes ayant essayé plusieurs régimes diététiques trouvés dans les magazines ou dans les livres médiatisés.
    Ces personnes décrivent le régime diététique ou comme un système complexe de calcul de calories et de recettes impossibles à manger.
    La réalité est plus simple, un régime diététique est un geste simple et sans prétention, remplacer le dessert par une assiette de fruits est en soi un geste important dans n'importe quel régime diététique, sans calculer les calories, sans chercher des recettes impossibles à faire.

    abs11.5 bleu1 L'échec d'une fois c'est pour toujours

    La relation avec la nourriture est parfois émotionnelle. Certaines personnes suivent un régime diététique pendant un moment, puis abandonne ce régime par ennui, ou par désir. Le retour vers le régime diététique s'accompagne parfois de culpabilité ou de frustration.
    Un régime abandonné pendant un certain temps n'est pas un régime sans efficacité. Il est toujours possible de revenir à un régime diététique abandonné pendant un certain temps, et retrouver toujours la même efficacité.
    Un aliment restreint consommé ne détruit pas l'efficacité de votre régime. Il peut arriver qu'une personne en régime diététique hypocalorique consomme une grande quantité de calories pendant une invitation, ou une fête. Ce fait ne changera pas l'efficacité théorique du régime. Il suffit simplement d'équilibrer l'apport calorique à long terme.

     

     

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    Manger moins? Fait-il mincir ?

    Cette question peut sembler banale ou d'une réponse évidente,  mais en réalité, la réponse est difficile. Restreindre l'ingestion de la nourriture pour réduire le poids du corps, pour la prévention et pour le traitement de l'obésité est un point essentiel et important dans tout régime.

    De nombreuses études ont suggéré que le fait de moins manger est lié à la perte de du poids à long terme, d'autres études semblent prouver le contraire, mettant en évidence que le fait de réduire l'alimentation n'a aucun lien avec la perte de poids à long terme.

    care6 D'autres études soulignent que le fait de moins manger n'est pas le facteur essentiel dans le traitement de surpoids ni de l'obésité et insistent que les habitudes alimentaires et leurs cortèges émotionnels et rituels jouent un rôle important.

    care6 Ces données expliquent l'importance d'adopter une approche graduée  et progressive dans n'importe que régime restrictif et de prendre en compte le comportement et les émotions qui gouvernent les rituels alimentaires.

    care6 Ces études démontrent un lien négatif entre le degré de la restriction et le l'index de la masse corporelle ; suite à des régimes trop restrictifs, les personnes risquent d'avoir un poids plus élevé que le poids avant le régime.   Cela permet de penser que le degré de contrainte est lié à la réussite d'un régime alimentaire restrictif.
    Il existe de nombreuses évidences scientifiques suggérant que le modèle occidental riche en viande rouge, en nourriture grasse, avec desserts est associé un risque sensiblement plus élevé de visiter et de diabète de type 2, et de maladies cardiaques.

    care6 Le problème posé par le modèle occidental est fondé sur une contradiction : continuation de ce modèle alimentaire avec changement de modèle de vie, les personnes continuent à consommer la nourriture de la même façon que leurs grands-parents, mais elles sont devenues sédentaires, citadins, avec moins d'activités physiques.
    Ainsi, de nombreuses propositions circulent pour adapter ce modèle, des propositions de prudence invitant les gens dans le monde occidental à manger plus de fruits, légumes, poissons, et des produits laitiers à faible teneur en matières grasses.

    care6 Les études confirment que les modifications de style de vie peuvent avoir les mêmes résultats, voire plus de résultats, dans le traitement de diabète que les médicaments.

     

    achat-aliments

     

     

    Quel régime choisir ?

     Suivre un régime diététique et restrictif n'est pas un geste banal.  Si le régime diététique est un traitement parfois prescrit pour traiter dans l'obésité, suivre un régime diététique est fréquent, voire à la mode, avec des modalités variables selon les personnes et les buts recherchés.
    De nombreuses études ont tenté de savoir si un régime diététique influence la santé physique et mentale. Ces études sont parfois contradictoires dans leur approche et dans le résultat en raison de la multitude de modèles de régime.

    Il existe plusieurs façons de choisir un régime. Certains cherchent un régime alimentaire en consultant le corps médical, D'autres choisissent un régime commercial sous l'influence de la publicité ou de la promotion, et d'autres préfèrent suivre un régime auto prescrit, et autoguidés.

     

    abs11.5 Régimes prescrits par le corps médical 

    En général, consulter le corps médical pour avoir un régime alimentaire diététique est un geste plus fréquent chez les personnes ayant des problèmes sanitaires graves: obésité sévère, dépression, troubles de comportement alimentaire, mais aussi à la fin  d'une longue histoire d'échec de régimes commerciaux ou personnels pratiqués sans réussite.

    En général, les régimes conseillés par le corps médical favorisent la perte de poids à travers le changement de l'alimentation comme la réduction du nombre des calories, accompagnée d'activité physique.

    Dans ces régimes médicaux, le traitement comportemental peut jouer un rôle également pour améliorer l'autocontrôle, et pour faciliter les changements du comportement en face du stimulus responsable de la sensation de faim.

    En général, après ces régimes, on observe un résultat moyen de 10 % de réduction du poids par rapport au poids initial dans une durée de 30 semaines. Cependant l'entretien de cette perte de poids demeure un défi difficile en dépit d'un traitement comportemental. La majorité de poids perdu est regagné dans un délai de trois à cinq ans.

    Ainsi, l'obésité devrait être conceptualisée comme un trouble du comportement alimentaire chronique, qui nécessite un traitement à long terme.

     

    abs11.5 Les régimes commerciaux

    Les études ont souligné également l'efficacité des régimes diététiques commerciaux suivis par des millions des personnes aux États-Unis et en Europe. Les résultats moyens de ces régimes commerciaux indiquent une perte de deux 10 à 20 % du poids par rapport au poids initial, cependant l'entretien de cette perte et sa préservation semblent moins importantes que dans les régimes prescrits par le corps médical. La substitution des repas par des repas diététiques  (par exemple, SlimFast) peut favoriser l'entretien du poids perdu. D'autres stratégies sont disponibles également pour préserver le poids perdu. À l'arrivée, les résultats indiquent que 5 % du poids sera perdu à long terme.

     

    abs11.5 Les régimes auto prescrits, auto guidés

    Les régimes auto prescrits ou auto guidés sont les régimes les plus fréquents,  c'est l'approche la plus répandue pour perdre du poids,  pour lutter contre l'obésité. L'évaluation de ce genre de régime est difficile car il s'agit parfois de régimes personnels. D'ailleurs, dans la plupart des cas, les personnes qui suivent les régimes auto prescrits et autoguidés déclarent que leur but premier est d'empêcher le gain de poids.

    En général, dans une population donnée, les personnes qui s'auto identifient comme adoptant un régime restrictif et diététique suivent en réalité ce régime pour empêcher de gagner le poids, ou pour entretenir une perte de poids.

    Les études démontrent que certaines personnes apprennent à ignorer les signaux de la faim et arrive à réguler leur appétit.  En d'autres termes, dans certains cas,  des personnes pratiquant des régimes auto guidés arrivent à ne plus avoir faim, et de ne plus avoir besoin de faire un régime restrictif.

    Un tiers des personnes engagées dans un régime auto guidé ne pratiquent aucune restriction calorique, ni aucune activité physique. Sans conseil, ni soutien, nombreuses personnes vont gagner du poids en appliquant un régime auto guidé, et finissent par consulter le corps médical après plusieurs échecs successifs de leur supposée régime.

    Un certain nombre de régimes proposés par les non-spécialistes, journalistes, les vedettes,  hommes des médias, finissent par entraîner les personnes qui suivent ces régimes auto proclamés dans une spirale d'échec.

    En cas de réussite de perte de poids dans les régimes autoguidés, les personnes déclarent avoir appliqué des règles comparables à celles appliquées dans les régimes prescrits par le corps médical. Dans une étude portant sur 5000 personnes ayant perdu du poids en suivant un régime auto guidé, une grande majorité de ces personnes a suivi un régime diététique faible en matières grasses, pauvre en calories, accompagné d'une activité physique.

    Ce genre d'étude démontre d'une façon scientifique que le succès à long terme pour perdre du poids est possible, en utilisant n'importe quel régime, à condition d'appliquer une restriction de calories accompagnées d'activité physique. D'autre part, ce genre d'étude confirme la difficulté d'entretenir la perte du poids à long terme.

     

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    Régime ou diète ?

    De nombreux livres et de nombreuses pages consacrés aux régimes dans les médias ne distinguent pas diète et régime, proposent des recettes miracles qui fonctionnent toujours à court terme, avec un risque de provoquer de prise de poids à long terme. La question est donc posée pour le long terme car n'importe quel régime minceur peut fonctionner durant les premières semaines.

    Pour multiples raisons, l'utilisation de mot diète dans la langue française devient synonyme des régimes.

    Le régime alimentaire s'est défini par un ensemble d'habitudes, de rituels, et des choix alimentaires. Ce modèle alimentaire est généralement influencé par de nombreux facteurs comme le revenu financier, la culture, la religion, la géographie, et les styles de vie. Ainsi nous pouvons parler de régime alimentaire crétois, réputé pour ses vertus comme régime alimentaire pauvre en cholestérol, capable de favoriser une longévité exceptionnelle.

    Et dans ce cas, l'utilisation de terme régime désigne les habitudes alimentaires, les choix d'aliments, une façon de préparer les repas, et une façon de consommer la nourriture au sein de la population crétoise.

    Ainsi chaque culture possède son propre régime alimentaire. Dans la plupart des cas, le régime alimentaire local est équilibré dans son ensemble, adapté aux produits locaux, et répond aux exigences culturelles. Le régime alimentaire en France varie selon les régions, influencé par les produits locaux, avec large place aux produits laitiers comme le beurre et fromage, avec l'intégration du vin rouge.

    Le régime alimentaire végétarien est un autre exemple d'un régime alimentaire global.

    Chaque régime alimentaire, s'est adapté avec le temps, pour répondre aux besoins nutritionnels et diététiques de la population. En général, il existe un tronc commun dans tous les régimes alimentaires du monde : équilibre, variation de l'alimentation, et la modération.

    Les récentes évolutions de nos sociétés, accompagnées de la globalisation, ont favorisé le transfert des repas préparés dans d'autres pays. La consommation de ce genre de repas devrait être modérée, prudente, car ce genre de repas sont adaptés à un modèle alimentaire précis, et ne devrait pas être consommé massivement dans un autre modèle.

    La diète est un régime alimentaire restrictif. C'est-à-dire un régime alimentaire qui favorise certains aliments, au détriment d'autres aliments. La diète est utilisée de plus en plus dans la langue française comme synonyme de régime.

    La restriction alimentaire est un moyen utilisé par le corps médical pour soigner certaines maladies depuis l'Antiquité. Les sciences modernes de la nutrition ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de l'organisme et ses besoins nutritionnels. Les régimes diététiques prescrits par les médecins nutritionnistes dans le cas de diabète par exemple visent à réduire le taux de glycémie en modérant la consommation d'alimentation sucrée.

     

     care1 Les régimes alimentaires diététiques sont devenus populaires depuis la deuxième guerre mondiale en raison de l'apparition de la minceur comme un critère esthétique et sanitaire. Progressivement ces régimes diététiques ont fleuri partout, faisant la fortune de certains, répondant à une demande grandissante de la population.

    Des années après l'apparition de ces régimes dans le monde du grand public, l'obésité devient un sujet sanitaire et sociétal préoccupant.

    Depuis quelques années, nous vivons un retour en arrière. Nous parlons à nouveau de mincir et de ne pas maigrir, de régime alimentaire comme la règle (c'est-à-dire la recherche d'un modèle alimentaire global à long terme) et en réservant les régimes alimentaires restrictifs et diététiques pour le traitement à court terme d'un excès de poids, d'une obésité.

     

     

    abs11.5-bleu1 References :

    • Brown, Judith (2002). Nutrition through the Life Cycle. Belmont, CA: Wadsworth.
    • Shils, Maurice E.; Shike, Moshe; Ross, A. Catharine; Caballero, Benjamin; Cousins, Robert J.: Modern Nutrition in Health and Disease, 10th Edition. 2006 Lippincott Williams & Wilkins
    • T. Eskenazi, “Dietary Restraint and Disinhibition are Associated with Increased Alcohol Use Behaviors and houghts in Young Women Social Drinkers,” Eating Behaviors, 7, 2, 2006.
    • Olendzki, BC, Ma, Y, Schneider, KL, et al. A simple dietary message to improve dietary quality: Results from a pilot investigation. Nutrition 2009; 25:736.

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    Volonté : définition et généralités

    volonte

     

    volonte

    Volonté : définition et généralités

    Contrairement à d'autres concepts, la volonté est difficile à définir. Il s'agit d'une résolution, décidée après réflexion, accompagnée de prise de conscience des conséquences.


    La décision volontaire peut être provoquée par des facteurs principaux : facteurs extérieurs comme par exemple une invitation à un dîner, et facteurs intérieurs comme l'état psychologique, la fatigue, le désir d'être avec d'autres invités, ou le contraire : le désir d'éviter les autres.
    La décision volontaire n'est pas toujours aisée, parfois c'est une décision laborieuse, prise après longue hésitation, après avoir calculé les conséquences, les avantages et les inconvénients. Par exemple pour aller chez le dentiste, la présence de la douleur facilite cette décision. Une personne qui doit aller chez le dentiste pour faire un examen préventif hésite plus facilement qu'une personne qui souffre. La volonté dépend de nos tendances, de nos besoins, de nos passions, et également de nos craintes.
    Beaucoup d'actes volontaires sont décidés pour des raisons personnelles, parfois inavouables, comme des désirs inappropriés, ou des comportements mal jugés. Un homme peut se rendre à la piscine pour nager, mais peut-être, il a choisi cette piscine, à cette heure précise pour tenter de séduire sa voisine mariée qui fréquente la piscine à la même heure. Il s'agit d'un acte volontaire, d'une justification sociale acceptable, alors que les motivations profondes sont moins avouables.

     

    La volonté en philosophie

     

    La notion de volonté désigne un phénomène psychologique difficile à distinguer du désir, et de l'intention. Le désir peut être considéré comme un facteur favorisant l'action volontaire. L'intention peut être considérée comme un événement mental pouvant aider à l'action sans le déterminer. Dans ce sens, la volonté peut être conçue comme une cause mentale distincte des effets physiques qu'elle provoque, mais aussi comme un événement cérébral entraînant une succession d'événements physiques. Il existe de longues discussions philosophiques pour trancher la question suivante : est-ce que la volonté est synonyme de l'action ? Il est impossible de trancher cette question, celui qui a décidé et qui n'a pas fait, est-il volontaire ? Celui qui essaie de faire, l'a-t-il fait ?
    Pour sortir de cette aporie, certains philosophes suggèrent que le terme volontaire doit englober un ensemble d'événements mentaux, et comportementaux. C'est-à-dire, la volonté c'est : décider et faire.

    Le concept de volonté occupe de longs chapitres en philosophie, et en psychologie. Ce concept est présent également dans les études judiciaires, et dans la littérature médicale. Ce terme est utilisé pour décrire les actes motivés, réalisés avec préméditation et détermination.
    Il n'existe pas un consensus sur la nature de la volonté. Dans certaines écoles philosophiques, psychologiques, le concept de volonté est refusé, remplacé par la doctrine du déterminisme qui nie la réalité de la volonté. D'autres écoles acceptent partiellement la volonté comme synonyme de libre arbitre, c'est une approche philosophique occidentale qui a développé les principes de Platon et d'Aristote. On retrouve ce courant dans les écritures de René Descartes et d'Emmanuel Kant. Dans d'autres écoles philosophiques, volonté est considérée comme les résultats des interactions d'éléments contradictoires par exemple le désir et la raison, on retrouve ces tendances dans l'écriture philosophique de Spinoza, et de Hume. À l'opposé, d'autres philosophes ont considéré la volonté comme la manifestation d'une personnalité accomplie, d'un raisonnement performant, on retrouve ce courant philosophique développé par Arthur Schopenhauer et Frédéric Nietzsche.

     


    Avoir la volonté, être volontaire

     

    Généralement, être volontaire signifie la capacité à prendre des décisions, d'assumer les conséquences. L'image de la personne volontaire serrant les points et mâchoires fonçant dans les obstacles avec témérité, insouciance est un cliché.
    Pouvoir dire non, quand je veux, qui veut peut surmonter les obstacles, vouloir avec férocité, etc. voilà d'autres clichés qui perturbent notre perception de la volonté.
    Agir volontairement, c'est agir avec conscience, pour des raisons conscientes, en assumant les conséquences. Celui qui utilise le verbe je veux devrait savoir pourquoi, et connaitre les conséquences qui suivent. Quand on dit : je veux, il est important de pouvoir justifier cette volonté à soi-même. Quand la personne agit sans pouvoir expliquer ses choix par des raisons conscientes, il s'agit plutôt d'un automatisme inconscient, et non pas de la volonté. Les décisions provoquées par un instinct ne sont pas volontaires, mais relèvent de l'inconscient.
    Agir involontairement, c'est d'être gouverné par des motivations inconscientes. Les exemples sont nombreux dans notre vie quotidienne : un enfant qui veut être médecin ou avocat, il exprime une volonté, mais en réalité, il cherche à imiter ses parents, ou à devenir comme le médecin de la famille, ou se conformer aux désirs de ses parents. Dans ce cas il s'agit d'une fausse volonté.

    En réalité, nos actions mêmes les plus volontaires sont influencées par notre inconscience, et par des besoins et des désirs. La volonté augmente quand les raisons conscientes augmentent. La volonté diminue quand les raisons inconscientes augmentent. Dans ce cas nous entrons dans une expérience humaine si banale si fréquente : l'hésitation.

     

     

     

     

     volonte

     

    Volonté : décider et faire

    Le monde parle de volonté, on nous sert la volonté toute la journée, enrobée dans de multiples contextes. Le terme perd progressivement de son importance, dilué et parfois déformé.

    Un acte volontaire dépend de beaucoup de choses, de nos tendances, de nos besoins, de nos passions. Quand on dit : on veut, on désigne déjà un désir.
    Ce désir peut naître d'une ambition personnelle ou sociale, comme le désir de réussite, ou le désir de ressembler à quelqu'un. Le désir peut naître d'un besoin, comme fonder une entreprise pour créer son emploi et vivre mieux.
    Continuons avec l'exemple d'un créateur d'entreprise. À cette étape, ce qui compte dans le désir exprimé est son caractère conscient. La personne qui cherche à créer des entreprises devrait se demander s'il désire cette entreprise pour travailler, pour gagner sa vie, ou pour dominer ses employés et répondre à des besoins d'affirmation. Ce n'est pas un acte de volonté de faire l'entreprise pour des raisons inconscientes. C'est une réponse coûteuse, condamnée à l'échec, des instincts inconscients. La personne n'a pas exprimé une volonté, elle est poussée par un désir inconscient.

    En deuxième temps, ce désir se transforme en projet, avec plein de détails, des inconvénients et les avantages. C'est le moment de la décision et de la délibération. Le désir se transforme en idée réalisable, selon un schéma bien précis. Chaque détail exige de la personne une décision réfléchie, raisonnable, accompagnée de sa propre liste d'arguments et de justification.
    Après l'idée, à la personne passe à la conception, c'est-à-dire, trouver le schéma idéal pour réaliser ce désir. La délibération examinait les raisons pour et contre la réalisation de ce désir, la décision est le jugement qui termine la délibération par l'acceptation, par le refus.

    La délibération peut ici être troublée par des motifs inconscients comme l'héritage culturel, les peurs, les angoisses, les complexes. Il est important de comprendre qu'une délibération fondée sur des motifs inconscients n'est pas un acte volontaire, mais une réponse à des besoins inconscients.

    En troisième temps, après la décision, on passe à l'action. L'exécution suit généralement la décision. La réussite de l'action exige une détermination, c'est-à-dire, donner la priorité à cette action, pour garantir sa réussite, en acceptant les inconvénients qui accompagnent la réalisation de cette action.
    Pendant l'exécution, il est important que la personne soit déterminée à aller vers son but, sans céder au pessimisme, sans céder aux tendances contradictoires.
    Dans cet exemple, la volonté devient une succession d'étapes, toujours conscientes et justifiées. Le désir est le début, la décision cherche à réaliser ce désir, par une action consciente et résolue.


    Dans le cas de notre créateur d'entreprise, certains facteurs peuvent altérer sa volonté comme : l'inhibition (la personne n'exprimera pas son désir), l'impulsivité (cela peut nuire à sa décision et à son action), le manque d'énergie (fatigue, émotivité, manque d'organisation), raideur mentale, préjugés, crispation.

    Par contre, certains facteurs peuvent encourager la réalisation de son projet comme trouver l'équilibre entre l'impulsivité et l'inhibition, avoir de l'énergie, la maîtrise de soi, l'enthousiasme accompagné d'un esprit positif, souplesse, harmonie entre besoins conscients des besoins inconscients.

    Dans ce cadre la volonté devient : décider et faire.
    Les philosophes, comme les psychologues, ne font qu'éclaircir, à leur façon, ces facteurs qui influencent la volonté, et sa traduction réelle : l'action

     

     

     

     

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    Volonté : ses expressions

    La volonté est un concept philosophique important, peu utilisé en psychologie en raison de son caractère imprécis, et en raison de la difficulté d'utiliser ce concept dans la pratique.

    En réalité, la volonté est synonyme de nombreux comportements importants en psychologie. Le soignant pourra travailler sur ces comportements pour répondre aux besoins de ses patients.

     

    Volonté ou pas


    On agit volontairement quand on agit pour des raisons conscientes bien définies, bien précises. Nous savons dans ce cas pourquoi nous avons fait ce choix, mais pourquoi nous avons pris cette décision. Dans de nombreux cas, nous prenons des choix par automatisme inconscient, et non pas par choix. C'est l'exemple des choix et des décisions prises par instinct, ou par le besoin d'avoir raison, ou par le désir de dominer.

    Agir involontairement, c'est généralement être gouverné par des besoins inconscients.
    Combien de personnes aiment dire : je veux, mais leur action reste involontaire, même en croyant le contraire. Les besoins conscients et inconscients, avoués ou non, sont à l'origine de cette situation.

    La volonté augmente quand les raisons conscientes augmentent. La connaissance profonde de soi est indispensable à l'exercice de la liberté, et de la volonté. Nous pouvons trouver de nombreux exemples dans le monde des relations, et dans le monde des couples. Certaines personnes se plaignent de rechercher toujours le même type de partenaire, de se trouver dans des situations inconfortables qui se répètent. Pourtant, ces personnes sont libres, elles agissent avec une volonté apparente. Progressivement, avec le temps, la maturité et l'âge, ces personnes identifient mieux leurs motivations, arrivent à déceler les besoins conscients et inconscients, pour mieux faire leur choix.

    La volonté diminue quand les motifs inconscients augmentent. Beaucoup de personnes peuvent donner les marques extérieures d'une forte volonté. La vraie volonté se traduit dans les actes, et dans les conséquences de ses actes, et non pas dans le discours.
    Nous savons que l'alcool augmente le risque d'accidents de circulation. Un homme volontaire va éviter de boire avant de prendre le volant. Un autre homme, pour de multiples raisons, risque de boire avant de prendre le volant. Les deux comportements sont libres, et d'apparence volontaire. Nos raisons conscientes sont parfois mélangées à des forces intérieures : instinct, impulsion, émotion, besoin. La volonté ne dépend pas toujours de raisons conscientes, elle est soumise à la connaissance de soi, à la connaissance de ses propres besoins et ses propres motivations.

     

    La volonté comme résolution et ténacité

    Quand on parle volonté, on parle parfois de ces hommes résolus à aboutir, capables d'employer tous les moyens disponibles pour y arriver, acceptant tous les sacrifices, admettant les difficultés, cherchant toujours une solution. La ténacité est une puissance équilibrée, une réponse maîtrisée à une difficulté ou à un défi. Le sportif peut montrer une ténacité en acceptant le stress et l'effort de l'entraînement pour améliorer son niveau. Nous devons distinguer la ténacité en sa qualité de réponse équilibrée et dosée en face d'une difficulté, de l'obstination (comportement d'apparence, dissimulant impuissance et faiblesse).

     

    La volonté comme maîtrise de soi


    Dans le langage populaire, on utilise le terme « volonté » comme synonyme de « maîtrise de soi ». C'est une aptitude à dominer ses sentiments et ses instincts, pour garder le contrôle sur ses réactions, pour mettre cette maîtrise de soi au service d'un but précis.

     

    La volonté comme décision


    Nous utilisons le terme volonté pour désigner un comportement où des personnes sont capables de prendre des décisions, rapides, parfois graves. En réalité, nous nous désignons ainsi un système de décision et de délibération. Chez certaines personnes, la délibération est rapide avec peu d'hésitation, sans rumination mentale. Ces personnes évaluent rapidement le risque, admettent et maîtrisent les conséquences de leurs décisions. Ainsi, la prise de décision est rapide. Il est important de distinguer la rapidité maîtrisée de la décision, de l'impulsivité qui entraîne la prise de décisions rapides, mais mal maîtrisées. L'impulsivité traduit parfois l'anxiété, le stress, prendre une décision pour ne pas subir les ruminations mentales.

     

    La volonté comme esprit d'initiative


    Nous utilisons le terme volonté pour décrire une aptitude à entreprendre une tâche nouvelle, à accepter le risque. L'esprit d'initiative est un voyage sans carte précise, mais qui se dirige vers un but bien précis, sans détailler la totalité du parcours . L'esprit d'initiative exige la capacité à tolérer le stress engendré par la nouveauté, d'avoir l'endurance nécessaire pour atteindre le but. Pour avoir l'esprit d'initiative, il est préférable d'avoir une bonne estime de soi, une bonne santé mentale, et une résolution satisfaisante.

     

     determination

     

    Détermination et volonté

    La volonté nécessite la capacité de formuler des idées, de les étudier, de les transformer en projet, de le réaliser. La détermination et peut-être la qualité la plus importante dans la réalisation des projets.

    La volonté nécessite la capacité de formuler des idées, de les étudier, de les transformer en projet, de le réaliser. La détermination et peut-être la qualité la plus importante dans la réalisation des projets.
    La détermination est un processus mental, conscient, raisonnable, qui entraîne un comportement conditionné au service d'une idée transformée en projet.

     

     

    Etre déterminé, être volontaire  
    La détermination conditionne la réussite de votre entreprise, afin que l'idée ne se transforme pas en simple discours.
    La détermination est considérée par certains comme synonyme de la volonté. La détermination exige une confiance en soi, une capacité de décider, un positivisme capable d'engendrer un optimisme indispensable pour la réussite.
    La détermination est indispensable dans les deux dernières étapes de chaque projet : la décision, et l'exécution. La confiance en soi, et l'esprit positif conditionne la réussite de ces deux étapes pour éviter l'hésitation, et l'interminable délibération avant de prendre la décision, et pour avoir la capacité psychologique pour réaliser le projet.


    Si vous avez des difficultés à décider, changez vos stratégies de décision. Posez-vous certaines questions :
    Quels sont les avantages de prendre telle décision, quelles sont les récompenses possibles en cas de réussite ? Quel plaisir ce projet peut me procurer ?  Quelle souffrance ce projet peut engendrer ? Est-ce que je suis capable de mener le projet à terme, ou je suis capable de renoncer ?

    Dans ces questions, vous avez noté la présence de plusieurs composantes indispensables à toute décision une composante matérialiste : les récompenses en cas de réussite, les inconvénients en cas d'échec, une composante émotionnelle et psychologique sur le plaisir attendu, et la souffrance ou les difficultés éventuelles, et une composante personnelle sur la capacité de chacun à mener ses projets jusqu'à leur réussite.

    Après avoir décidé, souvenez-vous qu'aussi longtemps vous maintenez dans votre esprit les avantages éventuels de votre réussite, le plaisir attendu, votre détermination ne peut être que plus solide et plus forte.
    Rester positif pendant les décisions et les réalisations de vos projets. Éviter les personnes qui encouragent la passivité, ou le pessimisme. Vous n'avez pas besoin d'entendre des phrases sur l'échec de tout projet, ou le commentaire des gens pessimistes, fondé sur un état d'esprit, et non pas sur une réalité.


    Éviter les personnes conformistes, qui ne cherchent qu'à continuer l'ordre établi dans leur vie personnelle et professionnelle. Un projet est par définition une modification plus ou moins importante d'une situation donnée. Acheter une maison, fonder une entreprise sont des changements réels dans votre vie. N'attendez pas les gens conforme à l'encouragement quand il s'agit d'une modification.

     

    Dans votre entourage, certaines personnes peuvent exprimer un doute sur votre réussite. Parfois, ces personnes vous préfèrent comme vous êtes, et redoutent tout changement. Si ces personnes vous intéressent, vous pouvez leur expliquer vos motivations, la rassurer sur la portée de ces changements. Changer de travail ou de pays ne signifie pas un coup d'état dans votre existence, ni une rupture définitive avec vos racines, ou avec vos parents.

    De temps en temps, citez les avantages que vous cherchez en réalisant votre projet, citez deux ou trois au début, puis progressivement, cherchez les autres avantages. Cela consolide votre détermination, et améliore votre optimisme. Dans ces avantages, ne restez pas seuls, imaginer les autres dans votre projet est dans les avantages espérés. Changer de région pour fonder une entreprise ailleurs, peut procurer à votre famille et à votre entourage certains avantages. Vous pouvez transformer votre entourage en allié précieux en impliquant dans votre projet dès le début.


    Si vous avez des doutes ou des difficultés, citez les raisons pour lesquelles cette entreprise vous semble impossible à réussir puis analyser ces difficultés, l'une après l'autre, en cherchant à les surmonter. Pour augmenter votre détermination, diviser les difficultés, séparez les pour tenter de les surmonter.

     


    Insistez sur les récompenses de votre réussite, et non pas sur les difficultés, ou la souffrance qui accompagne le projet. L'optimisme n'est pas un point de vue plus idiot que le pessimisme.

     

    Pendant la réalisation de votre projet, contentez-vous des petites réussites, célébrez la petite réussite comme faisant partie de la réussite globale de votre entreprise. Cultivez ces petites réussites comme un fondement de votre confiance, cela vous permet de consolider à nouveau votre détermination.
    Pourquoi ne pas imiter les exemples positifs, ces personnes qui ont réussi leur projet en dépit de leurs difficultés, de leur maladie, de leurs conditions humaine ou sociale. Les histoires de réussite peuvent renforcer votre optimisme.


    Pendant les étapes de décision et d'exécution, distinguez nettement la détermination de l'entêtement. La détermination est un processus mental, qui entraîne un comportement positif pour réussir un projet, l'entêtement est une réaction qui traduit une sorte de raideur. L'entêtement n'est pas signé de volonté ou de confiance, les enfants peuvent être entêtés, les adultes devraient être déterminés.

     

     

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    Habitudes alimentaires et santé

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    Nos habitudes alimentaires

    Nous avons tous des habitudes alimentaires et sanitaires parfois utiles à notre bien-être, et parfois moins utiles et qui méritent que le changement.

     

    Mauvaises Habitudes

    -Ne pas prendre le petit déjeuner
    -Négliger sa santé dentaire
    -Ne pas boire assez d'eau

    -Oublier l'exercice physique
    -Tabagisme
    -Négliger les périodes du repos

     

     

    Bonnes habitudes

    -Savoir choisir l'alimentation adéquate
    -Contrôler les calories
    -Choisir les aliments riches
    -Savoir choisir un régime équilibré
    -Alimentation et modération


    Ne pas prendre le petit déjeuner: mauvaise habitude

    un petit déjeuner équilibré nous permet d'avoir l'énergie nécessaire pour commencer la journée en ayant une bonne concentration mentale et intellectuelle. Ne pas prendre le petit déjeuner risque de vous faire souffrir d'une sensation d'une faim intense et de vous inviter à manger n'importe quoi pour apaiser la faim. il est important de varier son petit déjeuner aussi, si vous n'avez pas le temps nécessaire le matin, il est possible de choisir les aliments faciles à transporter pour un petit déjeuner rapide au bureau.

     

    Négliger sa santé dentaire: mauvaise habitude 

    L'utilisation régulière d'un brossage minutieux des dents, un fil dentaire, et une visite annuelle chez le dentiste permettent de garder une santé dentaire parfaite. Cela vous évite les douleurs dentaires, mauvaise haleine, et vous aide à conserver votre dentition. La santé dentaire dépend réellement de vos habitudes sanitaires et de votre hygiène au quotidien.

     

    Ne pas boire assez d'eau: mauvaise habitude

    Parfois, nous oublions de boire, au travail, dans les moyens de transport, ou en voiture. Le manque d'eau peut provoquer une déshydratation, une fatigue, troubles de concentration, et irritation. Il est possible de garder une bouteille d'eau auprès de soi boire régulièrement, pour vous hydrater.

     

    Oublier l'exercice physique: mauvaise habitude 

    L'élément le plus important dans l'exercice physique est sa régularité, l'intégration de l'exercice physique dans nos latitudes est d'une Utilité sanitaire indiscutable. Négliger de temps en temps l'exercice physique affaiblit le système osseux, le système musculaire et le système cardio-vasculaire sans oublier l'éventuelle accumulation de graisse. la clef est d'intégrer l'activité physique dans votre quotidien en choisissant une activité sur mesure, disponible et facilement praticable.

     

    Tabagisme: mauvaise habitude

    Le tabagisme est une habitude, une addiction qui peut provoquer des maladies graves, et altéré progressivement votre santé. Le point-clé dans la lutte contre le tabagisme et de ne pas commencer. Abandonné le tabagisme et arrêter de fumer est une tâche difficile, parfois un défi. Il est important de demander l'aide à son médecin pour arrêter le tabagisme. Si vous trouvez que l'arrêt total est très difficile, une réduction de la consommation tabagique peut être également utile pour votre santé.

     

    Négliger les périodes du repos : mauvaise habitude

    Le repos physique est un élément important à l'équilibre de notre organisme. Il est conseillé de savoir aménager des moments de repos physique et mental pour permettre à notre organisme de retrouver son équilibre. Se reposer avec un livre ou devant un film est un moyen efficace pour surmonter la fatigue et retrouver l'équilibre nécessaire pour le lendemain.

     

    Savoir choisir l'alimentation adéquate : bonne habitude

    C'est le choix de l'alimentation qui fournit suffisamment d'énergie et de nutriments pour répondre aux besoins d'une personne en bonne santé. Les nutriments essentiels devraient être présents dans les menus. Le fer est un exemple de ces nutriments essentiels. Le corps perd un peu de fer chaque jour, on doit le remplacer en mangeant des aliments qui contiennent du fer. Une personne dont le régime alimentaire ne fournit pas d'aliments riches en fer peut développer les symptômes de l'anémie ferriprive (anémie par manque de fer) et souffrir d'une fatigue, des maux de tête et d'une faiblesse musculaire. Une alimentation adéquate devrait répondre à ces besoins

     

    Savoir choisir un régime équilibré : bonne habitude

    Un régime équilibré consiste à consommer suffisamment de quantité, et de variétés. Un régime équilibré devrait inclure des vitamines, et les minéraux comme le calcium et le fer, en s'appuyant sur un ensemble de choix concernant les viandes, les légumes, les fruits. Les produits laitiers par exemple sont riches en calcium et pauvre en fer, les viandes sont riches en fer et pauvres en calcium. Cet exemple démontre l'importance du choix éclairé en ce qui concerne l'alimentation, pour arriver à un régime équilibré et sain.

     

    Contrôler les calories : bonne habitude

    Le contrôle des calories est une bonne habitude alimentaire, à condition d'être raisonnable, éclairé, et informer. Un régime alimentaire adéquat sans suralimentation, sans consommation excessive de calories nécessitent une planification intelligente à la recherche d'un équilibre entre la quantité de calories, la composition des aliments, leur richesse en nutriments pour maintenir l'organisme en bonne santé. Un contrôle sévère et hasardeux des calories peut entraîner un gain de poids à long terme, une perte de poids à court terme, et parfois des problèmes alimentaires. Si vous cherchez à réduire les calories, il est important de bien manger, de vérifier la richesse de votre alimentation en éléments nutritifs essentiels. Il est possible de réduire les calories en respectant les besoins de l'organisme, par exemple le lait écrémé est moins riche en lipides (matières grasses) mais riche en calcium.


     

    Choisir les éléments riches, éviter les calories vides : bonne habitude

    Un verre de Coca-Cola, une poignée de raisins peuvent fournir le même nombre de calories, mais les raisins peuvent offrir de nombreux nutriments indispensables à notre organisme. Les fruits sont par exemple des aliments pauvres en calories, riche en éléments nutritifs, ces fruits peuvent remplacer facilement les aliments vides de calories comme les bonbons ou les glaces. C'est une bonne habitude de de choisir les calories utiles, et d'éviter les calories vides.

     

     

    Alimentation et modération : bonne habitude

    Nous choisissons chaque jour nos aliments selon nos désirs, selon la disponibilité, Is où l'on aux traditions culturelles. Cependant, la modération au sujet de la nutrition est une question essentielle. La modération signifie de ne pas exagérer la consommation en quantité, de ne pas exagérer la consommation d'une variété d'aliments. Prenons l'exemple des fruits. Si vous aimez les fraises par exemple, ce sont des fruits délicieux, peu caloriques, riches en vitamine C. Si vous consommez ce fruit excessivement et sans modération, vous risquez d'accumuler dans votre organisme les résidus toxiques des pesticides et des polluants atmosphériques stockés dans le fruit. La modération conseille de manger plusieurs variétés de fraises, et de consommer d'autres fruits de saison comme l'abricot riche en fibres et en vitamines A.

     

     

     repas

     

    Habitudes alimentaires à modifier

     

    Nous pouvons toujours améliorer les habitudes de consommation alimentaire.
    Notre style de vie, surchargé, rapide et anxiogène nous invite à négliger nos habitudes alimentaires, et à adopter de mauvaises habitudes qui risquent en définitive par nous causer des problèmes sanitaires  : l'obésité, ou les maladies cardio-vasculaires.

    Voici certaines habitudes méritent d'êre remises en question.

     


    1- Apprécier le petit déjeuner
    Ne pas prendre votre petit déjeuner, est une mauvaise habitude alimentaire. L'absence de petit déjeuner ralentit le métabolisme, préservant ainsi les calories, et vous obligera à manger un peu plus au déjeuner.
    Cherchez le petit déjeuner que vous appréciez, prenez 10 minutes chaque matin pour savourer un petit déjeuner où vous associez à un œuf à une tranche de pain, ou aux fruits frais.

     

    2- Ne pas manger avant l'heure du coucher
    Cette idée n'est pas absolument confirmée par les études scientifiques. Cependant si vous mangez avant de dormir, vous risquez une difficulté de digestion. Si vous prenez un repas pouvant augmenter l'acidité de votre estomac, vous risquez de vous réveiller la nuit avec des douleurs gastriques. Il n'existe aucune évidence que le fait de manger avant de dormir favorise l'obésité.


    3- Éviter l'excès
    Manger cinq ou six petits repas par jour est plus conseillé que de manger un seul repas copieux. La multiplication des petits repas limitera votre consommation en répondant au besoin de votre appétit. Manger plusieurs repas invite l'organisme à faire fonctionner le métabolisme longuement, brûlant ainsi des calories.

     

    4- Ne pas se priver de nourriture
    Se priver de nourriture est la pire stratégie alimentaire. La restriction calorique ne devrait pas perdurer, car l'organisme va s'adapter à cette privation en augmentant l'absorption alimentaire. Ce que vous gagnez au début de la semaine, vous allez le récupérer une semaine plus tard. Si vous voulez perdre du poids, changer de style alimentaire, changer de produits, changer de recettes.

     

    5- Éviter de manger pendant que vous êtes occupé
    Il s'agit d'une mauvaise habitude alimentaire. Manger la nourriture pendant que vous lisez, vous travaillez, ou regarder la télé ne vous permet pas de savoir combien de nourriture vous avez mangée, ne vous permet pas de savourer la nourriture. Ce genre d'habitudes alimentaires perturbe l'appétit.

     

    6- Prendre du temps pour manger
    Notre tradition en France concernant le repas, son rythme, et le temps consacré à l'alimentation mérite d'être préservée. Prenez le temps nécessaire à manger, pour apprécier votre nourriture, pour permettre à votre organisme de bien réagir pour la digestion et l'absorption alimentaire. 15 à 20 minutes est une durée raisonnable pour prendre et savourer votre repas.

     

    7- Boire de l'eau
    Notre corps a besoin de l'eau pour assurer le bon fonctionnement de l'organisme. Ne pas boire de l'eau peut favoriser le ralentissement de métabolisme, et parfois l'obésité. Boire de l'eau plusieurs fois par jour, et éviter les boissons sucrées ou gazeuses.

     

    8- Fruits et légumes
    Intégrer les fruits et légumes dans vos recettes alimentaires est une bonne chose. Les fruits et légumes sont riches en fibres alimentaires, en micro nutriments, et sont peu caloriques.

     

    9- Éviter les achats alimentaires quand vous avez faim
    C'est une stratégie simple et utile. En évitant de faire les courses quand vous avez faim, vous pouvez restreindre vos achats alimentaires, éviter les achats impulsifs, et faire des choix plus raisonnables.

     

     

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    Manger en Beauté

    Les aliments sont notre source principale d'énergie, bien assimilé, il assure le bon fonctionnement de notre organisme.
    Ce que nous absorbons, la manière de le faire, influence directement notre santé et par conséquent notre beauté, puisqu'elle en le reflet.


    L'organisme n'est pas un entrepôt. Ses capacités à stocker et assimilé sont limitées, tout excédent se transforme en éléments néfastes. Parfois en ne voulant manquer de rien, on se prive de l'essentiel, Parfois nous avons la fâcheuse habitude de tout mélanger, alors que certaines combinaisons alimentaires perturbent notre digestion.


    La qualité des aliments est bien entendu essentiel. Pour votre nourriture, il est conseillé de choisir des produits sains qui offrent toutes les garanties, les produits les plus frais. Rien ne vaut le produit frais cultivé naturellement. N'oublions pas, les légumes et les fruits débordent de vitamines, des minéraux, des oligo éléments et des enzymes qui dynamisent les fonctions vitales.
    La consommation des fruits et les légumes crus, par ses enzymes, stimule la digestion. C'est pour cela que les salades se consomment au début des repas.


    Prenons l'habitude de mâcher et de manger tranquillement sans nous presser, de consommer de produits sains et frais, sans excès en quantité. La beauté sera au rendez-vous.

     

     

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    Causes des troubles alimentaires

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    Troubles du comprtement alimentaire : les causes 

    L'analyse de l'hystérie par Freud demeure un excellent exemple des liens entre la culture et les réactions psychopathologiques. On peut dire que les interventions de Freud ont permis d'analyser et de comprendre ce trouble qui affectait déjà les femmes à cette époque.

    Dans les années 80, le public américian découvre les troubles du comportement alimentaire : la chanteuse Karen Carpenter décède après une utilisation excessive de laxatifs (pour se débarrasser de la nourriture).

     

    Et dans les années 90, le grand public découvre que Diana Spencer (Lady Di) souffrait d'une boulimie accompagnée d'une profonde dépression avec des épisodes de purges et de vomissements. Il est possible que cette maladie ait existé depuis des siècles, mais sous des dehors non médicaux : spirituels ou sacrés ; actuellement , la mort spectaculaire d'une jeune adolescente se privant de nourriture ne se passe plus dans les couvents comme par le passé mais dans les cours d'écoles, et dans les hôpitaux.

     

    Facteurs psychologiques

    Rôle de l'adolescence

    Facteurs culturels

    Rôle de la dénutrition

    Psychopathologie: troubles psychologiques

         Psychopathologie individuelle

         Pathologie de la personnalité

         Troubles de l'image du corps

    Importance du conflit dépendance-autonomie

    Psychopathologie familiale

          Les mères

          Le père

          La famille  

    Ce qu'elles pensent d'elles mêmes

      La pensée

      Culpabilité

      Pouvoir

      Deception

      Dépression

      Le corps

      L'estime de soi

     

    A. Facteurs psychologiques :

    A. La personnalité : difficultés alimentaires durant la petite enfance. Quasi-constance d'une enfance sans histoire. Souci principal : correspondre à l'attente de la mère.
    B. Facteurs familiaux : Absence d'autonomie des individus. Enchevêtrement des liens. Empiètement des générations. « Parentification » des enfants. Dérive incessante des relations triangulaires vers des relations duelles. Crainte des conflits.





     B. Rôle de l'adolescence

    Le traumatisme essentiel demeure la puberté et le processus de l'adolescence lui-même. Rôle des changements physiologiques de la puberté. Pression psychosociale. Possibilité de réalisation sexuelle concrète. Conflits d'identification. Sexualisation des liens et des activités. Cet effet traumatique potentiel de la puberté peut se moduler très différemment selon les évènements et l'action de l'entourage.





     C. Facteurs culturels :

    Impact du modèle de la femme mince sur un narcissisme fragile ?
    Idéal de civilisation qui prône l'affirmation de soi à travers un corps modelé, maîtrisé et contrôlé pour en faire un instrument de puissance et de conquête, d'avantages plus que de plaisir. Rôle du repas comme rite familial : seul moment où la famille est réunie. Les tensions familiales et les conflits de hiérarchie et de territoire s'y jouent préférentiellement.

    Inscription de l'anorexie dans l'ensemble des conduites masochistes : augmentation de cette conduite dans une civilisation où les interdits sont limités.



     

     Rôle de la dénutrition

    Il ne s'agit pas d'un facteur étiologique mais son impact est important sur le plan somatique et physiologique : une bonne partie des troubles hypothalamiques et endocriniens peut lui être attribuée.

    Sur le plan psychologique : la famine entraîne le développement de conduites alimentaires bizarres avec transformation du goût. Propension des sujets à être absorber par leur apparence, à centrer leurs intérêts sur l'image d'eux-mêmes et sur la nourriture. Modification de la perception du temps. Aggrave  les phénomènes de dépersonnalisation, les sensations de perdre le contrôle de soi. Rétrécissement du champ des intérêts avec centrage exclusif sur quelques préoccupations obsédantes. La vie imaginaire et les rêves s'appauvrissent et disparaissent.

     

     La Psychopathologie : troubles psychologiques 

    - Psychopathologie individuelle
    Le conflit pulsionnel : Evitement de la sexualité génitale, érotisation des conduites alimentaires. Un double mouvement affecte la sexualité : déplacement sur l'oralité conflictualisée faisant l'objet de dégoût, d'inhibition et de refoulement. Réactivation d'un érotisme qui appartient au stade antérieur de la libido anale et orale (rites alimentaires, pensées obsédantes, conduites de vérification, surinvestissement de la maîtrise, relations d'emprise et manipulations sur les objets).

    - Pathologie de la personnalité
    Existence d'un profond sentiment de désespoir et d'abandon. Le conflit essentiel se situe au niveau du corps et non au niveau des fonctions alimentaires sexuellement investies. L'Anorexie exprime une incapacité à assumer le rôle génital et les transformations corporelles propres à la puberté.

    - Troubles de l'image du corps
    Ces troubles sont liés à un défaut de reconnaissance des sensations et des besoins du corps. Ce défaut est secondaire à des troubles des premiers apprentissages au cours desquels la mère impose ses propres sensations, ses propres besoins à l'enfant au lieu de l'aider à percevoir et à reconnaître les siens propres. L'identité de l'enfant est fragilisée et il reste profondément dépendant de son entourage.

    La lutte pour l'autonomie et la reconquête d'un moi déficient, exercée par le contrôle du corps est le trait essentiel de l'Anorexie. Sensation de faim : sensation d'exister qui constitue une réassurance narcissique et rétablit un sentiment de continuité de soi en permanence menacée. La problématique de l'identité est au cœur de l'Anorexie mentale.

     

    Importance du conflit dépendance-autonomie

    L'anorexique se détruit pour s'assurer de son « existence » (ce n'est pas une conduite suicidaire). Se développe chez l'anorexique une sensation mégalomaniaque liée à la maîtrise de ses besoins, aux sentiments d'autosuffisance et à la satisfaction d'auto engendrer une image idéale de soi. Au travers de la maîtrise du besoin c'est le corps qui est visé : corps machine, corps fétiche, écran qui protège l'anorexique des affects envahissants et incontrôlables qu'il est susceptible de provoquer.
    Le regard occupe une place importante chez l'anorexique, et se nourrit de l'effet provoqué chez les autres par son corps exhibé. Parfois, au contraire, se dérobe au regard d'autrui.

     

     Psychopathologie familiale

    a. Les mères : Elles sont décrites d'une façon qui peut apparaître contradictoire : Personnage fort, rigide, dominant et même tyrannique, peu chaleureux évitant l'expression de sentiments positifs et les manifestations réactionnelles. Fréquence des manifestations dépressives. La future anorexique occupe dans les fantasmes de sa mère une place particulière: nature narcissique de l'investissement maternel avec valorisation des performances reconnues socialement au détriment des formes d'expression plus personnelles (d'ordre pulsionnel et affectif).

    b. Le père : Généralement décrit comme ayant un caractère effacé, soumis à la domination de sa femme, incapable de faire preuve d'autorité. Parfois au contraire, trop proche de sa fille.

    c. La famille : Elle cherche à apparaître comme parfaite dans une caricature de normalité alors qu'elle montre des signes de retrait et d'isolement. Le repas est le temps organisateur de la vie familiale. Il s'y joue l'essentiel des échanges avec la recherche active de complicité et d'alliance de chacun des parents avec un des enfants. Ces familles sont aussi caractérisées par l'enchevêtrement entre les membres d'une même famille, la surprotection, la rigidité et l'intolérance aux conflits.

     

     

     Ce qu'elles pensent d'elles mêmes

    Je suis obèse, horrible, c'est ma faute, je ne suis pas comme les autres. Les patients  anorexiques et boulimiques ont une perception déformée d'eux-mêmes, et ne sont pas indulgents envers eux-mêmes. Un bon exemple de perception déformée est la façon de juger, avec balancement d'un extrême à un autre. «Quand je mange je suis une personne affreuse horrible et je mérite de mourir ! » Une conversation, une personne quitte la table pour aller à la salle de bain, la patiente peut penser «il part parce que ma conversation est stupide, tout le monde me hait, ils sont là par pitié. » Les compliments sont vus comme gestes polis sans plus. Les patients peuvent sentir responsable de refaire le monde, et quand ils ne peuvent pas, ils se punissent, se haïssent. Il y a un besoin fort de contrôler leurs vies et la vie de gens autour eux. Tout semble négatif d'une manière ou d'une autre. La distorsion majeure de la perception s'exprime en des mots tels : « la vie sera meilleure et je serai heureux quand je perdrai du poids.»

     

     

    La pensée : L'obsession de la nourriture, l'image dégradée de soi ; les gens souffrant de l'anorexie et de la Boulimie obtiennent souvent un sentiment de pouvoir en se privant. Il n'est pas rare de voir une Anorexique «fière» après des périodes de jeûne.

     

     

    Culpabilité: Parce qu'ils déçoivent les autres, et ils sont moins brillants que les autres, ils sentent une culpabilité.

     

     

    Pouvoir : Un besoin de contrôler les aspects émotionnels et physiques. Ils ont une fragilité devant les émotions, et jugent plus facile de penser à la nourriture que de gérer leurs émotions.

     

     

    Deception. Mentir après manger, mentir pour ne pas manger, mentir pour vomir en cachette ou pour se faire des lavements ou prendre des laxatifs. La déception accompagne les mensonges et aide le patient à entretenir une sensation de contrôle.

     

     

    Dépression. L'humeur balance, manque de motivation, désespoir, anxiété ou panique, claustrophobie, isolement, solitude, et suicide.

     

     

    Le corps : Céphalées, tension artérielle basse, frilosité. La tension artérielle est basse par manque de potassium (surtout après laxatifs ou lavements). Picotement des mains, pieds, visage. vertige. Problèmes Dentaires : détérioration, décalcification, corrosion par l'acidité du vomissement, Ostéoporose, Aménorrhée, Problèmes cardiaques, Problèmes de sommeil, et Epuisement.

     

     

    L'estime de soi : La perception de l'image de soi est médiocre avec sentiment de culpabilité : «je ne fais jamais rien de correct. Mes pensées sont stupides ». Il est fréquent chez les anorexiques et les boulimiques d'être perfectionnistes. Quand ils ne peuvent pas réaliser la perfection désirée, ils se détestent. Dans leur besoin d'affection ils remplissent le vide avec la nourriture.

     

    Le trait commun des troubles du comportement alimentaire est le manque d'amour propre et d'estime de soi. Les patients pensent qu'ils ne méritent ni d'être heureux, ni les bonnes choses. Certaines patientes peuvent vivre une histoire d'amour mais à chaque difficulté émotionnelle, ces patientes ne peuvent pas voir les points positifs « la beauté que les autres aperçoivent en elle » et recommencent à nourrir de la haine vis à vis elles mêmes.

     

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    Stress : définition, causes, solutions

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    honte toxique

    Stress : définition et causes 

    Le stress est un mot d'origine anglaise largement utilisé dans la langue française. Ce mot désigne un ensemble de perturbations physiques, biologiques, et psychiques provoquées par n'importe quelle agression sur l'organisme.

    La langue française utilise un terme voisin : détresse qui désigne difficulté alarmante ou situation critique.

    La traduction française exacte du mot stress est proche du terme : effort. Cependant, l'utilisation populaire en français de ce terme est synonyme de tension nerveuse.


    Ainsi, le mot stress est devenu à l'origine de verbes, comme stresser et déstresser.

    homme femme critique


    abs11.5-orange Le terme stress est utilisé, hors du contexte psychologique, dans son sens premier, c'est-à-dire dans le sens de l'effort. En médecine, un terme comme test de stress cardiaque désigne un test d'effort durant lequel on mesure la réponse du coeur à l'effort demandé. Dans ce cas, la personne subite un test d'effort comme par exemple courir sur un tapis roulant pendant que l'équipe médicale examine les réactions du muscle cardiaque.

     



    abs11.5-orange Le stress en général est un fait naturel, chaque personne répond aux pressions exercées sur elle par son environnement par un effort biologique et psychique, cette réponse est le stress.

    Par conséquent, toutes les créatures vivantes sont dans un échange permanent avec leur environnement, un échange comportemental, physique et psychique. Les êtres vivants sont obligés de se défendre contre les agressions, de se protéger contre les perturbations de leur environnement pour assurer leur survie.

    En raison de la surabondance de stress dans la vie quotidienne, nous avons tendance en Occident à considérer le stress comme une expérience négative et néfaste, cependant, le stress du point de vue biologique est une expérience neutre, négative ou positive.


    abs11.5-orange Le stress est lié aux facteurs externes et internes, les facteurs externes incluent l'environnement physique comme le travail, les rapports avec les autres, les défis, compétition, les difficultés de la vie quotidienne. Les facteurs internes du stress sont liés à la capacité de notre corps à répondre à ces défis, et à s'adapter pour mieux assurer sa survie et son bien-être. Ces facteurs internes du stress influencent notre forme physique, notre sommeil et notre qualité de vie.



    Sur le plan général, le stress joue un rôle dans la sélection naturelle, la capacité des créatures vivantes à s'adapter à répondre aux difficultés de leur environnement, à conditionner leur survie. L'approche évolutionniste suggère que ces modifications adaptatives ont joué un rôle dans le développement cérébral des êtres vivants.

    Les facteurs internes du stress sont liés à la capacité de notre corps à répondre à ces défis, et à s'adapter pour mieux assurer sa survie et son bien-être. Ces facteurs internes du stress influencent notre forme physique, notre sommeil et notre qualité de vie.

     

    Stress : étapes et progression

    Le stress n'est pas toujours une réaction négative. Il existe un stress positif pour aider à relever le défi, à passer les épreuves, et à affronter l'adversité.
    On peut schématiser l'apparition du stress selon le schéma suivant :

     

    La réaction cognitive

    Le terme cognition désigne l'ensemble des jugements, des événements mentaux, de la réflexion, de la mémoire, et du langage. La réaction cognitive est généralement présente au début du stress. Après notre perception de l'événement, nous comprenons le danger, nous évaluons le défi et ses conséquences. Le cerveau, par ses réactions cognitives, formule notre perception de l'enjeu, et du danger. Le corps réagit à ce stimulus en libérant des hormones capables d'améliorer nos performances. La réaction cognitive conditionne notre stress. Notre jugement peut être positif sous forme de défi, ou négatif sous forme de peur et de crainte.
    Avant de passer un examen par exemple, notre cerveau prépare ce moment avec ses moyens cognitifs : mémorisation, préparation, délibération, recherche des meilleures solutions. Le stress serait la traduction physiologique de cette préparation. Le jour de l'examen, nous sommes tendus, attentifs, en état d'alerte cérébral et physiologique.
    La réaction cognitive peut être longue, mais dans certains cas nous devons faire face à une stimulation inattendue. En face d'un événement imprévisible, le cerveau utilise ces moyens cognitifs, le plus rapidement possible, pour élaborer la réaction, et préparer l'organisme aux défis. C'est le cas d'un accident de voiture, d'un événement dramatique, nous devons agir vite.

     

    La réaction physiologique

    Ce terme désigne les réactions du corps humain quand il subit le stress. La stimulation extérieure entraîne des modifications du fonctionnement de l'organisme, où les fonctions sont mobilisées pour répondre aux défis et au danger. C'est une étape de résistance, et d'affrontement. De nombreuses substances participent à la réaction physiologique, des hormones comme l'adrénaline, et la cortisone. La dopamine est un neurotransmetteur impliqué dans la réaction corporelle face au stress. Ces substances maintiennent l'organisme dans un état de veille et d'alarme. Les endorphines sont impliquées pour alléger la souffrance, et améliorer la réaction de l'organisme.
    Ces réactions physiologiques sont normales. Le problème peut apparaître après la disparition de l'événement stressant. Ces substances continuent à maintenir l'organisme dans un état d'alerte, produisant fatigue, augmentation de la tension musculaire, insomnie, hypertension artérielle, excitation et agitation. Ce sont les symptômes les plus fréquents du stress.

     

    La réaction comportementale

    Sous l'influence de ces hormones, le comportement devient tendu, parfois agressif. Si le phénomène s'installe et devient chronique, le comportement change aussi. La tension mentale et musculaire devient permanente, le comportement devient coléreux, témoin d'irritation et de surmenage. Pour combattre le stress, il est important de combattre les événements stressants, d'alléger les stimulations qui peuvent produire l'épisode stressant, de se relaxer, pour aider l'organisme à se détendre, et de se débarrasser des effets des substances hormonales, et les neurotransmetteurs secrétés pendant le stress.

     

    Le stress : ses causes

    En face d'un défi, une réaction en chaîne se déclenche pour chercher l'énergie nécessaire et la force, qui nous prépare à lutter en face de ce défi, ou à fuir pour assurer notre survie. Notre mode de vie se distingue par la multiplication des contraintes et des demandes, notre organisme est obligé de répondre à ces défis avec un coût plus ou moins élevé.

    Le monde moderne engendre ses propres défis, et son propre stress. À la différence des siècles passés, les défis que nous devons affronter exigent plus d'effort mental et moins d'effort physique. Cela entraîne parfois des réponses inadéquates de notre organisme.
    Lorsque nous sommes confrontés à des situations durables qui stimulent l'organisme, l'énergie dans notre organisme s'accumule, une sorte de tension physique et mentale s'installe comme une préparation préventive à ces défis, et à leur apparition. Cette tension physique s'accumule, peut parfois conduire à l'épuisement, et à la présence de certaines maladies. Il est donc utile pour éviter cette accumulation, de savoir se reposer, de relâcher cette tension, et de maîtriser son organisme.
    Le stress est une réaction d'adaptation, une réaction physique et mentale qui s'accompagne de vrais changements dans le fonctionnement de notre organisme.
    Une stimulation contrôlable positive ne peut nuire à l'organisme, ni à la qualité de vie, mais au moment où la stimulation se transforme en stress, cela signifie une stimulation non contrôlée. Notre personnalité et notre comportement, ainsi que notre mode de vie ont une influence primordiale sur nos réponses vis-à-vis du stress.
    Le stress trouve ses causes dans l'agressivité, l'impatience, la colère, l'anxiété et l'angoisse. D'autre part, un mauvais régime alimentaire peut augmenter le stress ou fragiliser notre organisme pour contrôler les réactions engendrées par le stress. De même que le fait de fumer, de boire ou de se droguer augmente la tension physique.
    Le stress peut apparaître n'importe où, peut être le résultat d'une adaptation exigée dans la vie personnelle ou professionnelle, peut être le résultat d'un conflit émotionnel, d'un régime alimentaire mal adapté, d'une maladie, ou d'une anxiété.
    Nous ne sommes pas égaux devant le stress, certaines personnes s'adaptent parfaitement dans ces situations, d'autres avouent être terrifié par cette tension prolongée et par le stress. Le stress devient nuisible à la santé mentale et physique quand nous ne parvenons plus à contrôler les réponses qui se déclenchent dans notre organisme et dans notre cerveau.

     

    Les signes physiques du stress

    Le corps transmet le stress par différents canaux. Les réflexes nerveux inconscients et conscients déclenchent des signaux physiques. Certains signaux sont familiers, comme fatigue, lassitude, d'autres signaux sont plus graves prenant la forme de maladies liées au stress, qui se diffèrent sur l'organe ou le système affecté.

     

    Les réflexes nerveux :

    Le stress peut se manifester par de tics nerveux comme se ronger les ongles, serrer les poings, serrer les mâchoires, tapoter avec les doigts, grincements de dents, hausser les épaules, se gratter, frapper le sol du pied, s'arracher les cheveux, se mordre les lèvres et autres.

     

    Les maladies liées au stress

    Ces maladies sont nombreuses, provoquées ou encouragées par le stress. Les maladies liées au stress les plus fréquentes sont : l'asthme, mal de dos, troubles de digestion, douleurs gastriques, maux de tête, céphalées de tension, migraine, douleurs musculaires, problèmes sexuels comme l'éjaculation précoce, ou la perte de libido, problèmes cutanés comme l'eczéma, ou aggravation de certaines maladies cutanées comme le psoriasis.

     

     

    stress au travail

    Stress : réponse à un défi

     Avant de passer un examen, on se motive, on se prépare. Cela veut dire que nous demandons à notre organisme de préparer la réponse à ce défi. Cette réponse aura une partie physique et physiologique, et une partie mentale et psychologique. Le stress en réalité est synonyme de réponse au stress, à l'effort.

    Le stress : réponse et adaptation

    La réponse engendrée par le stress consiste en une chaîne complexe de modifications physiologiques et biochimiques pouvant affecter une grande partie de l'organisme et de ces organes, dont le but est de mettre le corps en alerte. Que nous soyons à la veille d'un examen, de compétitions sportives, le stress est une ordonnance mentale qui invite l'organisme à se défendre, et à relever le défi.
    Le stress commence dans le cerveau comme un état de menace, de défi, la stimulation commence dans un groupe de cellules situées à la base du cerveau dans une zone précise l'hypothalamus.


    Le cerveau ordonne la libération de substances chimiques et de neurotransmetteurs comme l'adrénaline qui augmente la tension artérielle, le rythme cardiaque, la fréquence respiratoire, et l'apport de l'oxygène vers les muscles pour assurer à l'organisme des moyens adéquats à sa survie. L'augmentation de la fréquence respiratoire et l'accélération du rythme cardiaque améliorent l'oxygénation du cerveau cherchant une meilleure clarté d'esprit, et de meilleures dispositions du système nerveux.


    Le système digestif se crispe, pouvant parfois être victime d'ulcères, la peau transpire, les muscles se contractent pour se préparer à l'action. Le rythme cardiaque chez un homme en bonne santé hors activité physique, peut varier de 60 à 75 pulsations à la minute. En cas de stress, le système nerveux réagira, en élevant ce rythme cardiaque à 190 ou à 200 pulsations à la minute pour assurer l'oxygénation de l'organisme et l'énergie nécessaire. On nomme cela la réaction du système nerveux sympathique responsable de la libération de l'adrénaline. À la fin du stress et donc à la fin du défi, un autre système nerveux prend la commande de l'organisme. C'est le système nerveux parasympathique qui va diminuer progressivement l'action de l'adrénaline, permettant à l'organisme se relâcher, en ralentissant le rythme cardiaque pour le remettre à son niveau de repos, de même pour la fréquence respiratoire et pour la rigidité musculaire.

     

     

    Le schéma du stress

    Le système nerveux autonome (sympathique) réagit aux défis de la même façon, c'est-à-dire d'une façon non graduée. La réponse à un défi ou à une menace est une chaîne de réactions. Cette réponse est utile à condition de savoir utiliser ces avantages, par ex pour échapper à un danger imminent comme le feu où il faut réagir et se protéger. Quand la réaction engendrée par le stress devient chronique, l'organisme continue à être inutilement en alerte, avec les méfaits sur la santé d'une tension artérielle augmentée, d'un rythme cardiaque accéléré et de muscles contractés. Parfois, notre système nerveux ordonne à notre corps d'être en état d'alerte d'une façon inconsciente, c'est le cas du stress engendré par les émotions incontrôlables comme l'impatience, angoisse, ou l'anxiété. Dans ces cas, l'hypothalamus continue à préparer l'organisme à l'action par anticipation, entraînant ainsi une accumulation de substances chimiques liées au stress, accompagnées d'une tension artérielle élevée, et d'une tension musculaire.


    La réponse engendrée par le stress devrait donc s'estomper et disparaître avec la disparition du défi. Il est donc indispensable d'utiliser l'énergie libérée dans notre organisme pour se débarrasser de cette tension. Le meilleur exemple est l'activité physique ou les techniques de relaxation qui permettent à l'organisme de se reposer, d'apaiser le rythme cardiaque et la tension musculaire. Quand l'organisme n'arrive pas à se débarrasser de ces traces de stress, il est utile de faire du sport, ou d'écouter de la musique, ou de pratiquer une activité relaxante.

     

     

    Stress et événements de vie


    On peut dire d'une façon générale que la vie est un événement stressant. Être agressé ou pas dans une situation donnée varie selon nos réactions et de notre capacité à faire face à cette agression. Il est vrai que nous sommes généralement incapables d'empêcher la survenue de certaines agressions qui font partie par ailleurs des événements de la vie elle-même.

     

     

    Stress et la vie quotidienne

    Les crises inévitables de l'existence sont toujours là : divorce, séparation, deuil, problèmes financiers et conflits. Notre mode de vie a multiplié les événements stressants : le temps qui manque, les déplacements, la compétition professionnelle, etc. Dans la vie quotidienne, certains changements provoquent particulièrement des situations stressantes. Ces situations englobent angoisse, peur, ennui ou chagrin, mais le facteur déterminant demeure la satisfaction personnelle. Nous sommes plus menacés par le stress en cas d'insatisfaction personnelle, par exemple quand on a l'impression d'être piégé dans une vie sans sens, ou quand on perd la capacité d'adapter notre mode de vie.

     


    Les causes les plus fréquentes de stress

     


    Le changement
    Le changement est un facteur stressant, exigeant une adaptation rapide, provoquant une peur de l'inconnu, pouvant engendrer un excès de stress surtout quand le changement exige une prise de risque. Une bonne santé physique et mentale aide à affronter le stress lié au changement.
    Le stress lié au changement est plus présent chez les personnes rigides ayant des habitudes de vie strictes, ayant des difficultés d'adaptation. Ce stress est présent dès l'enfance, au premier changement d'école, et dans la vie adulte.

     

    Les performances
    Le stress devient positif, une réaction saine, pour affronter les défis correspondants à la performance comme le stress qui précède les examens, ou les compétitions. Ce stress est positif à condition de rester confiant, de savoir canaliser la tension pour assurer une meilleure réponse à ces défis.

     

    Angoisse et peur
    Les émotions anticipatrices et négatives peuvent prolonger et augmenter le stress. Ces émotions nous préparent à affronter des situations rares et menaçantes. Le stress dans certains cas peut augmenter nos peurs, et affecter la qualité de vie. La réponse nécessite l'autocontrôle, la relaxation, et la recherche d'une réaction raisonnée.

     

    L'ennui
    Le manque de stimulation, l'absence d'intérêt, l'isolement, le chômage, la retraite, la solitude peuvent engendrer l'ennui et le stress. Ce manque de stimulation peut affecter l'estime de soi, favoriser la dépression, engendrer stress et anxiété. Il est important de lutter activement contre l'isolement, et rechercher l'intérêt au quotidien.

     

    Le chagrin
    Le décès du conjoint par exemple est le premier facteur de stress selon les études. Le deuil, la perte d'un partenaire suite à un décès, ou suite à un divorce peuvent avoir un effet psychologique profond et durable. Le chagrin engendre un stress qui provoque des angoisses que la personne tente de réprimer. Ces situations favorisent également la dépression. En cas de deuil, il est important de chercher de nouvelles stimulations et de nouveaux projets.

     

     confiance

    Stress : des solutions

    Personne ne peut avoir la maîtrise totale de son temps, surtout dans une société qui exige de chacun, adaptation et organisation.

     



    Le stress : gestion du temps


    La manière dont vous divisez les heures de votre journée dépend essentiellement de la nature du travail, et de la structure de votre vie personnelle. L'équilibre consiste à passer environ huit heures de travail, huit heures de sommeil et de repos, et le reste du temps pour la distraction et la relaxation. En cas de pression, ou de stress, on perd le sens des priorités, certaines tâches prennent des proportions excessives. Se reposer, bien dormir et se relaxer sont des fonctions vitales, et non pas un luxe. Sans les heures de repos et de distraction, sans la relaxation, vous serez envahis par le stress, suivi par la fatigue, la démotivation, ou la dépression.


    — Ne sous-estimez pas l'importance des passe-temps pour changer les idées, des pauses entre les tâches. L'organisation de votre temps influence votre santé, votre qualité de vie, votre optimisme, et votre vie personnelle.

    — Il est important de trouver l'équilibre entre le temps de travail et le temps personnel. Commencer par réduire le temps consacré à une seule activité, pour éviter lassitude, et stress. Si vous avez un emploi de temps chargé, chercher une meilleure organisation, pour vous reposer, pour vous relaxer, pour faire de l'activité physique. Profiter du temps disponible à la maison pour faire des activités antistress comme la lecture, la peinture, écouter la musique, faire la cuisine, ou la méditation.

    — Essayez d'avoir une programmation globale de votre temps. Insérer vos loisirs dans votre programme, insérer le temps de repos dans votre programme de travail.

    — Si vous êtes débordé, prenez le temps pour changer l'organisation. Ne perdez pas votre énergie à chercher le moyen de rattraper le retard de travail. Ne cherchez pas à vous adapter, chercher à adapter le travail à votre rythme et à vos besoins. Cela s'applique également à la vie personnelle.

    — Dans votre foyer, cherchez à équilibrer le temps consacré aux autres, et le temps consacré à vous-même. Il est important d'avoir un temps pour soi, pour lutter contre le stress, contre la fatigue.

     

    — Éloignez-vous de temps en temps, durant la journée ou la semaine, de votre conjoint, ou de vos enfants, pour consacrer ce temps à vous-même, cela permet de soulager le stress, d'éviter les conflits, de garder le sens de l'humour et l'optimisme.

     

    — Quand vous organisez votre temps personnel, n'oubliez pas l'importance du temps et la disponibilité dans la vie du couple, l'intimité est un besoin, est une nécessité dans le couple. Dégager le temps nécessaire pour animer votre vie de couple, votre vie sexuelle, et pour améliorer votre vie émotionnelle.

     

    — Cherchez toujours à créer l'équilibre entre les besoins professionnels, familiaux, et vos besoins personnels. Donner la priorité à ce qui est urgent, puis changer cette priorité.

     

    — Mieux vaut prévoir votre emploi de temps à l'avance, cherché à programmer votre emploi de temps à différents niveaux, vous pouvez changer au fur et à mesure. Programmer votre temps globalement, c'est-à-dire, programmer ce que vous allez faire dans un mois, dans six mois, et dans une semaine. Quand vous avez une tâche complexe, vous pouvez insérer cette tâche dans une programmation à long terme.

     

    — De nombreuses professions requièrent des emplois du temps rigides. Dans ce cas, votre organisation du temps devrait être stricte. Pour contrer cette rigidité du temps professionnel, chercher à équilibrer votre temps familial ou votre temps personnel.

     

    Changement : meilleure réponse au stress


    Bien que nous soyons conscients des possibilités disponibles, nos inhibitions nous empêchent d'agir librement pour améliorer notre qualité de vie. Par exemple, les femmes sont conditionnées dans notre société pour jouer le rôle de femme dévouée, oubliant parfois leurs propres besoins.

    La peur d'être rejeté ou jugé par la société ou par la communauté, l'incapacité d'exprimer ou d'identifier nos besoins finira par nous faire perdre notre estime de soi, et notre capacité à modifier notre comportement, et notre environnement.

     

    Le changement : étape après étape

    La première étape de tout changement consiste à mettre en question les idées et les jugements qui sont les références dans votre vie. Ce n'est pas une étape simple, il s'agit de chercher à modifier nos échelles de valeurs, pour sélectionner les plus importantes pour nous, pour nos besoins, et abandonner les valeurs imposées par les autres.
    La deuxième étape exige le courage et la détermination pour réaliser les divers changements nécessaires, pour payer le prix de ces changements, et affronter les difficultés qui peuvent accompagner tout changement.
    La troisième étape serait de développer les facultés d'affirmation de soi, de ses besoins, et de ses attentes. Ces facultés d'affirmation de soi peuvent vous aider à prendre le contrôle de vos émotions, et parfois de votre environnement.
    Stress : se calmer
    Le stress, une tension mentale et physiologique qui cherche à répondre à une urgence, à une agression, ou à formuler une adaptation avec une situation nouvelle. La force et le calme du mental accompagnés de la tranquillité permettent de se libérer du stress.

     

     

    Le stress : savoir se reposer


    En arrêtant la tension mentale, les idées stressantes, l'organisme se détend progressivement, et le stress disparaît. Se calmer, avoir la maîtrise sur vos pensées est la meilleure façon pour se relaxer.
    Face à une situation stressante, vous avez des choix à faire pour affronter cette situation. Si vous êtes calme, si vous aimez la maîtrise de votre mentale, vous allez prendre le recul nécessaire, pour être plus objectif, et pour rationaliser la situation.
    Si vous êtes en colère, si vous êtes frustré, si vous avez peur, il vous sera difficile de parvenir à une sérénité indispensable pour formuler une réponse adéquate. Par contre, si vous considérez le changement comme synonyme de vie, que les émotions négatives font partie de l'existence, vous êtes déjà en train de rationaliser, et vous aurez plus de facilité à surmonter votre stress.
    Le plus important est d'essayer de valider ses besoins, de les accepter, d'exprimer ouvertement vos sentiments chaque fois que cela vous est possible, éviter de les étouffer et de les intérioriser, les transformant en idée fixe, stressante. En exprimant vos sentiments, vous serez mieux armé pour les dissiper, et pour les affronter.
    Une fois ces sentiments exprimés, vous pouvez passer à l'étape suivante, le recul. Vous pourrez pratiquer le laisser tomber en face de vos pensées négatives et vos émotions chargées de colère. Laisser tomber finira par rendre ces émotions moins importantes et moins stressantes. Progressivement, vous pouvez comprendre le mécanisme de votre stress, et intercepter les pensées responsables de cet état pour les relativiser, pour les mettre à leur juste place.
    Il s'agit en réalité de briser les schémas de stress. Malheureusement, il n'existe pas de méthode globale. La réponse est individuelle, chacun sa recette selon son schéma de stress. Certains pratiquent la méditation, d'autres préfèrent une activité artistique comme jouer de la musique ou participer à une activité de chant. Dans d'autres cas, la relaxation et ses méthodes sont des réponses adoptées.
    Dans certains cas, les personnes choisissent des exercices de diversion. Une activité sportive ou physique peut débarrasser le cerveau de ses idées stressantes, et baisser le niveau de tension dans l'organisme en ajustant les taux des hormones de stress comme l'adrénaline ou la cortisone. Ces techniques de diversion peuvent être physiques, ou mentales, et parfois les deux. Il est possible de chercher la relaxation, dans l'obscurité, dans le silence, en réalisant une activité physique pour se détendre, en cherchant dans cet isolement de calmer le cerveau, et de chasser les idées stressantes de leur place prioritaire pour les mettre à leur juste place.

     

     

    Le changement comme réponse au stress


    Il est parfois difficile d'expliquer aux personnes stressées qu'il faut changer, d'autant que le changement est toujours une source de stress. Le changement peut engendrer effectivement une dose de stress, mais à la fin du processus, va diminuer le stress, et améliorer notre qualité de vie. Ces changements peuvent modifier l'image que nous avons de nous-mêmes, par exemple maigrir, changer de style vestimentaire, ou changer d'habitude. Dans certains cas, le changement est souhaitable pour des raisons logiques : cesser de fumer, réduire sa consommation d'alcool, faire un régime alimentaire ; ces changements sont souhaitables pour des raisons sanitaires hygiéniques. D'autres changements sont plus discutables, comme lutter contre vos phobies, faire du sport pour se détendre, essayer de dominer vos craintes, ou dépasser vos inhibitions.
    Pour savoir si le changement est souhaitable ou non, remettez en question les idées que vous vous faites de vous. Vous êtes stressé, fatigué, posez-vous quelques questions : votre travail vous convient, la peur de l'échec vous empêche de prendre des risques, votre environnement personnel vous convient, votre couple améliore votre qualité de vie, etc.
    Les réponses à ces questions peuvent vous aider à identifier les changements souhaitables. Par exemple, si vous savez quand et comment il faut dire non, vous êtes conscient de votre valeur et de vos capacités, sinon, vous allez découvrir qu'il y a un changement souhaitable à faire.

    Essayez-vous constamment de plaire ? La réponse à cette question conditionne votre changement, évitez de vous épuiser à séduire les autres pour se concentrer sur ses propres besoins, et non pas sur les besoins désirés par les autres.

    Généralement, la personne stressée est une personne perfectionniste, parfois hésitante. Le changement serait donc d'être moins perfectionniste, d'accepter ses propres défauts, en les mettant en comparaison avec ses propres qualités.
    Cette évolution n'est pas toujours simple à faire, n'est pas toujours aisée à réaliser. Vous pouvez apercevoir dès le premier jour la difficulté de changer ce qui fait notre comportement, et nos systèmes de valeurs. Mais si vous êtes cohérent, vous pouvez remarquer dès les premiers jours que les nouvelles habitudes que vous cherchez à acquérir sont plus confortables, plus adaptées à vos besoins, moins stressantes. Le changement commence par le diagnostic, par le questionnement, puis par un petit geste jour après jour.
    Pour sortir du stress, le changement est un mot clé, parfois un changement sans trop d'importance. Vous êtes stressé, car votre chambre n'est pas éclairée, vous pouvez tout simplement augmenter l'éclairage. Vous pouvez également améliorer le rangement de vos affaires si vous êtes stressé en raison du désordre. Si vous êtes stressé en raison de votre comportement, il est temps d'acquérir d'autres comportements. Si vous êtes stressé à cause de votre travail, il est temps d'ajouter une dose de loisirs, des passe-temps agréables, etc.

     

     

    Stress : changeons de rôle


    Le stress est un problème d'adaptation, un effort permanent. L'image que nous avons de nous, marque tout ce que nous faisons, l'estime que nous avons de nous-mêmes, influence nos décisions et notre confiance, et influence le stress que nous subissons.

     

     

    Stress : se rendre compte

    Sandrine se plaint régulièrement du stress, qui se manifeste par de la fatigue, >un sentiment de tension, des troubles du sommeil, et par des palpitations cardiaques. Le travail ne semble pas être à l'origine de ce stress. Par contre, la vie personnelle de Sandrine est « compliquée » selon ses termes. Une relation difficile avec ses parents divorcés. Bien qu'elle soit âgée de 28 ans, Sandrine n'a jamais pu admettre le comportement de son père, qui est parti avec une autre femme. Cette « trahison » selon Sandrine l'a rendue amère et méfiante vis-à-vis des hommes. Elle a vécu à 25 ans, la rupture d'une relation qui avait duré 18 mois. Son partenaire est parti après lui avoir dit qu'elle est étouffante, hésitante, trop fusionnelle. Aujourd'hui, Sandrine parle de l'amour de sa vie, Alex. Alex propose le mariage, elle hésite. Alex insiste, mais Sandrine se sent piégée, stressée, incapable de décider. L'image de son père, le divorce de ses parents, sa méfiance vis-à-vis des hommes, ses besoins émotionnels d'être avec un homme s'entremêlent dans sa tête.
    Si vous avez confiance en vous, en votre valeur et en votre capacité de réussir. Vous aurez d'autant plus le sentiment de maîtriser vos actes, de savoir évaluer les risques. Le stress est rarement un problème majeur dans la vie, sauf quand vous n'avez pas le sentiment de maîtriser votre destinée, quand vous avez le sentiment d'être la proie de décisions prises par les autres ; le stress devient un ressentiment, angoisses, et peur.

    Quand la vie devient stressante, on a tendance à blâmer les influences externes sur nos vies. Nous subissons de nombreuses influences extérieures, gouvernées par des relations personnelles, professionnelles et par des intérêts. Quand nous ne parvenons pas à maîtriser notre vie, nous sommes souvent les premiers responsables et les premières victimes.

    Nous sommes responsables de notre façon de communiquer, et d'établir les liens avec les autres. Pour pouvoir établir des relations équilibrées et enrichissantes avec les autres, nous devons être nous-mêmes équilibrés, satisfaits, et autonomes. Il est important de comprendre nos motivations, nos besoins, de nous accepter comme nous sommes. C'est le seul moyen pour forger une personnalité qui répond à nos vrais besoins. Les perfectionnistes qui s'imposent des objectifs impossibles à tenir, les personnes trop altruistes qui donnent toujours la priorité aux besoins des autres en ignorant les leurs, sont souvent en échec, subissent rejet après rejet. Les personnes qui n'ont pas réussi à forger une autonomie personnelle et émotionnelle risquent d'être toujours en dépendance affective vis-à-vis des autres.

    Se connaître soi-même, c'est apprendre à évaluer ses possibilités, son potentiel, et de ses besoins. Personne n'est éternellement piégé dans l'état présent, ou dans un environnement hostile. Nous avons toujours un choix possible pour modifier notre environnement, et pour forger une personnalité capable de répondre à nos besoins relationnels et émotionnels. Cela ne se fait pas en un jour. C'est un apprentissage pour reprendre le contrôle sur nos actes, ce qui nous transformera en êtres plus forts, et plus autonomes.

    Évoluer n'est pas un processus aisé, au contraire, sortir d'un rôle est parfois pénible et douloureux, nécessitant de se défaire de ses habitudes, de certaines certitudes. Les aspects bénéfiques de ce genre de changement méritent l'aventure : nous sortons de ces changements avec plus d'assurance, plus d'estime de soi, plus de compréhension de nos motivations, et par conséquence moins de stress. N'exigez pas l'impossible de vous-même, ni des autres, vous risquez d'être déçu.

    Soyez réaliste, en acceptant l'échec comme faisant partie de la réussite, en considérant le temps comme un allié, et non pas comme un ennemi.


    Référence:
    Michael H. Ebert, Peter T. Loosen, Barry Nurcombe , Current Diagnosis & Treatment in Psychiatry, Lange editor, 2009

     Elizabeth Des Chenes, ; Anxiety disorders, 2010 Greenhaven Press, a part of Gale, Cengage Learning

     

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    Pensée positive

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    femme-fleurs-rouge

    La pensée positive

     Ce n'est pas toujours simple de garder son enthousiasme et son optimisme, indispensables pour la réalisation des projets, et pour la qualité de vie, dans une société anxiogène, et déprimé.

    "La vie est une bataille. Sur ce point, optimistes et pessimistes sont d’accord. Le mal est pénible, la beauté est enchanteresse, mais rare ; la bonté est fragile, la méchanceté triomphe parfois, les imbéciles sont nombreux, les gens de sens ne font pas la majorité et l’humanité est malheureuse.
    Un mélange mystérieux de douleur et de plaisir sur lequel plane une règle qui nous invite à apprendre, et à chercher de comprendre."

    Introduction à la pleine conscience, Henry James

     

    Les personnes pessimistes ont tendance à penser que le malheur est de leur faute. La cause de leur malheur spécifique ou de leur misère générale est, selon elles, une stupidité, un manque de talent, une laideur.

    La pensée conventionnelle veut que le succès engendre l'optimisme, mais Seligman pense que c'est l'inverse qui est vrai. L'optimisme tend à engendrer le succès. Seligman a constaté que les personnes qui abandonnent facilement ne remettent jamais en question leur propre interprétation de l'échec.

    L'optimisme raisonné admet qu'il y a un domaine dans lequel les pessimistes excellent : leur capacité à voir une situation avec plus de précision.

     

    « La vision traditionnelle de la réussite, tout comme la vision traditionnelle de la dépression, doit être révisée. Nos lieux de travail et nos écoles fonctionnent selon l’hypothèse conventionnelle que le succès résulte d’une combinaison de talent et de désir. Lorsque l’échec survient, c’est parce que le talent ou le désir font défaut. Mais l’échec peut également survenir lorsque le talent et le désir sont absents.
    Le désir est présent en abondance, mais l’optimisme fait défaut.  Ce que nous voulons, ce n'est pas un optimisme aveugle, mais un optimisme qui a les yeux ouverts. Nous devons être capables d'utiliser le sens aigu de la réalité du pessimisme quand nous en avons besoin, mais sans avoir à rester dans son obscurité. ”

    Martin Seligman, Apprendre l’optimisme, 1991

     

    Seligman affirme que notre individualisme engendre certaines difficultés. Si nous sommes invités à croire en nos propres possibilités infinies, toute forme d'échec devient dévastatrice.

    L'approche optimisme est changement radical en psychologie. Dans les années 1960, le comportement d'une personne était considéré comme étant le produit des pulsions internes, selon l’approche freudienne, ou le produit des récompenses ou des punitions selon l’approche comportementaliste.

    L’approche optimiste une approche cognitive, qui encourage de commencer le changement par mettre en question nos propres pensées et nos propres jugements sans attendre les récompenses ou les punitions, d'être consciente que les bouleversements de l'ère moderne exigent des changements personnels rapides et efficaces.

     

    Il est légitime d'avoir un moment de mélancolie, de doute, un moment ou nous n'avons plus envie de discuter. Par contre, il est important de ne pas se laisser aller vers une mélancolie profonde. Le  pessimisme complique la réalisation de projets, nous fragilise, et nous rend anxieux. 

    La première chose à faire quand vous sentez ce vent de pessimisme vous envahir est de sortir, de participer à une activité sociale, à s'intégrer dans la vie des autres, à la recherche des gens enthousiastes et optimistes. N'oublions pas que le pessimisme est parfois contagieux, de même que l'anxiété.

     

    Devenir positif

     

    abs11.5 orange Soigner votre vie, votre quotidien, en tentant de faire des projets pour améliorer votre qualité de vie. Participer à une activité, voyager pour rencontrer des gens différents, sortez le week-end avec votre appareil photo pour s'intéresser à un lieu, à une histoire. Autorisez-vous à être égoïste et à faire des choses pour votre propre santé mentale.

     

     

    abs11.5 orange Utiliser les moyens disponibles de divertissement pour améliorer votre humeur, n'hésitez pas à chercher la légèreté, le rire, et l'amusement de temps en temps. Ces moyens existent, des livres, des films, des spectacles peuvent changer votre état d'esprit, en laissant votre cerveau se reposer, et retrouver ses idées positives.

     

     

    abs11.5 orange Éviter les personnes pessimistes, les personnes défaitistes, les personnes qui aiment cultiver leurs problèmes, les personnes qui pratiquent les plaintes toxiques, ces plaintes sous forme de lamentations permanentes sa recherche réelle de solution.

     

     

    abs11.5 orange Éviter l'anxiété inutile, comme celle engendrée par les faits divers où vous ne pouvez rien faire, en préférant l'action. Si vous voulez participer à une action, chercher une activité utile où vous pouvez aider les autres sans rester dans la critique. Analyser est une activité anxiogène, agir est une activité positive.

     

     

    abs11.5 orange Privilégier quotidiennement les moyens disponibles de relaxation, comme la musique, le sport. Une promenade accompagnée de votre musique préférée peut vous donner un moment de repos, peut vous faire oublier les idées négatives qui altèrent votre optimisme.

     

     

    abs11.5 orange Essayer de voir ce qui est positif dans la vie, en acceptant les difficultés comme faisant partie de la vie, en insistant sur ce qui est positif. Les gens volontaires sont moins anxieux, et moins mélancolique.

     

     

    abs11.5 orange N'oubliez pas, les activités créatives sont les meilleurs traitements pour améliorer la qualité de votre vie mentale et psychologique. L'activité artistique, peinture, sculpture, photos, entraîne le cerveau dans un processus positif, la création artistique fait oublier le quotidien, et les idées négatives.

     

     

    abs11.5 orange Rappelez-vous vos victoires sur les difficultés dans le passé, agir de même, vous êtes la même personne, et vous pouvez toujours trouver la force et l'énergie nécessaires pour triompher sur la difficulté qui vous contrarie.

     

     

    abs11.5 orange Être positif n'est pas simple dans notre société, pourtant, c'est indispensable pour la réalisation de nos projets, pour améliorer la qualité de nos relations, et pour préserver notre qualité de vie.

     

     "La vie est cent fois trop courte pour que nous nous ennuyions"
    Friedrich Nietzsche

     

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    Borderline, trouble borderline de la personnalité

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    Troubles borderline de la personnalité 

    Causes et fréquence

    Fréquence

    Signes cliniques

    Le traitement

    Le pronostic et l'évolution

    Les complications

     

    Le trouble borderline de la personnalité est caractérisé par une instabilité émotionnelle, un comportement impulsif, rapports inter-individuels chaotiques, et image de soi altérée. 

    Le trouble de la personnalité limite est le trouble de la personnalité le plus présent dans les consultations. Il s’agit d’un trouble de santé mentale sérieux difficile à vivre pour le patient et pour ses proches. En dépit de sa fréquence, il s’agit d’un trouble plus mal compris et sous-diagnostiqué.

    Le terme « borderline » a été employé il y a soixante ans pour décrire les patients qui se trouvaient à la frontière entre psychotique et névrotique. Contrairement aux patients psychotiques, qui étaient chroniquement divorcés de la réalité, et aux patients névrotiques, qui répondaient plus systématiquement aux relations étroites et à la psychothérapie, les patients borderline sont entre les deux.

    Enfin, en 1980, la troisième édition du Manuel diagnostique et statistique de l’American Psychiatric Association (DSM-III) a intégré pour la première fois ce trouble.

     

    Lyse touchée par le trouble borderline

    Lyse était une fillette ordinaire qui aimait jouer avec ses poupées rêvait de faire carrière et de tomber un jour amoureuse de son prince charmant.

    À un moment donné, Lyse a basculé, a franchi la frontière entre « normal » et « limite ».

    Ce changement pourrait avoir été influencé par sa mère, très proche de sa fille et qui a brusquement quitté la famille après le divorce. Lyse avait 6 ans.

    Après le départ de la mère, le pèse s’est trouvé seul avec les enfants. Lyse le décrit comme un père distant, laissant les enfants aux soins d’une nounou. Lyse se montrait anxieuse lorsqu’il n’était pas présent. Lyse pleurait à pendant ses visites périodiques à sa mère. Pendant cette période, Lyse perd sa confiance en elle, craignant l’obscurité et redoute d’être seule, devient sensible et pleure facilement. Elle essaie de plaire à ses deux parents, en leur reprochant secrètement leur divorce. Elle a développé une peur profonde d’être abandonnée.

    Pendant la puberté, Lyse s’est préoccupée de plus en plus de son apparence et a commencé à se faire vomir après avoir mangé souffrant de crises d’anorexie et de boulimie. Sa personnalité commence à être troublée, elle pouvait se montrer charmante, charitable et empathique, mais en d’autres occasions, elle faisait preuve d’une rage cruelle imprévisible. Pendant les périodes de stress, elle semblait calme et stoïque, à d’autres moments, elle alternait un chagrin inconsolable et une colère féroce.

    Sa vie sexuelle est peuplée de rencontres passagères, de relations sexuelles sans but sauf à lutter contre son sentiment de solitude et d’abandon.   

     

    Causes et fréquence :

    Ce trouble est une maladie chronique affectant les relations du patient avec son entourage. La fréquence ne cesse d'être augmentée dans les publications scientifiques, arrivant parfois à 10 % de la population féminine. Les personnes affectées ont tendance à l'auto mutilation, aux abus de substances, et aux comportements à risque.

    Les facteurs en cause sont:
    -facteurs génétiques
    -traumatisme durant l'enfance, comme abus physique ou et sexuel.

    D'autres facteurs sont mentionnés :
    -difficultés familiales
    -pauvreté de communication au sein de la famille

     

    Des études génétiques et neurologiques plus récentes ont émis la théorie qu’il pourrait y avoir des fondements biologiques héréditaires.

    Une nouvelle ligne de recherche postule que les vulnérabilités génétiques, ou biologiques se combinent aux traumatismes environnementaux pour produire des mécanismes d’adaptation borderline. Un modèle suggère que les tendances héritées se croisent avec les valeurs basées sur le développement pour produire la personnalité.

    Certains chercheurs ont démontré que des niveaux anormaux de sérotonine, un neurotransmetteur (une substance chimique impliquée dans la conduction nerveuse dans tout le corps, mais surtout dans le cerveau peuvent être à l’origine de l’impulsivité et de l’agressivité accrues.

    D’autres neurotransmetteurs, comme la dopamine et l’acide gamma-aminobutyrique [GABA], peuvent être impliqués dans la régulation de l’agressivité impulsive.

     

     

    Fréquence

    Le trouble borderline de la personnalité est plus fréquent chez les femmes.

    Le trouble borderline représente 30 à 60 % de troubles de la personnalité. 10 % des consultations en santé mentale répondent aux critères de ce trouble. Les femmes sont affectées trois plus que les hommes.  

    L’intensité des symptômes borderline peut être liée aux situations de vie. Ce trouble est plus sévère chez les étudiants, les chômeurs, les personnes séparées, les athées, les personnes ayant un casier judiciaire et chez les personnes ayant perdu un parent par décès ou par divorce.

    Le comportement borderline est observé de la fin de l’adolescence ou début de la trentaine, suite à des problèmes de séparation, ou de crise de colère chez les enfants.  

    La plupart des adolescents affectés par le trouble borderline sont déjà victimes des problèmes d’identité, d’humeur, d’impulsivité et d’insécurité relationnelle.

    Au cours de leurs troisième et quatrième décennies, de nombreux borderline atteignent une certaine stabilité dans leur vie. Les comportements borderline peuvent être freinés ou stabilisés

     

    Signes cliniques

    Les troubles de la personnalité sont perçus comme des inadaptations comportementales chroniques.

    Ce trouble partage plusieurs caractéristiques avec d’autres troubles de la personnalité, notamment les troubles de la personnalité histrionique, narcissique, antisociale, schizotypique et dépendante. Cependant, l’autodestruction, les sentiments chroniques de vide et les craintes désespérées d’abandon distinguent le trouble Borderline d’autres troubles de la personnalité.

    Les signes cliniques incluent :

    • -dérégulation émotionnelle
    • -agression impulsive,
    • -agression contre soi ( abus de substance, automutilation )
    • -tendances suicidaires chroniques
    • -colère inexpliquée
    • -intolérance à rester seul
    • -impulsivité avec l'argent, avec les substances et dans les relations sexuelles
    • - troubles du comportement alimentaire.

    Le diagnostic s'effectue sur la base de symptômes, des examens, et des signes.

    Les principales caractéristiques de ce trouble sont l’impulsivité et l’instabilité des relations, trouble de l’image de soi, trouble de l’humeur. Les critères sont :

    1.  Efforts pour éviter un abandon réel ou imaginaire

    2.  Modèle de relations interpersonnelles instables caractérisé par l’alternance entre des extrêmes d’idéalisation et de dévalorisation.

    3.  Perturbation de l’identité : image de soi ou sentiment de soi durablement instable.

    4.  Impulsivité dans au moins deux domaines qui sont potentiellement nuisibles pour soi-même : Impulsivité des dépenses, de sexe, abus de substances, conduite dangereuse, frénésie alimentaire.

    5.  Comportement, gestes ou menaces suicidaires récurrents, ou comportement d’automutilation.

    6.  Instabilité affective (humeur) et réactivité marquée aux situations environnementales : dépression intense, irritabilité, anxiété durant quelques heures ou quelques jours

    7.  Sentiment chronique de vide

    8.  Colère inappropriée, intense ou difficulté à contrôler la colère, manifestations fréquentes de colère, colère constante, conflits physiques fréquents.

    9.  Paranoïa transitoire liée au stress ou symptômes dissociatifs graves. (sentiments d’irréalité)

     

    Difficultés de diagnostic

    Le trouble borderline est rarement isolé. Certains des symptômes sont identiques à d’autres maladies. Par exemple, comme dans le cas des borderline, de nombreuses personnes souffrant d’un trouble de l’attention et d’hyperactivité font preuve d’impatience, d’impulsivité, de colère, d’une faible estime de soi et de fréquents abus de sub — stance.

    Près de 90 % des borderline répondent aux critères des maladies anxieuses, en particulier le syndrome de stress post-traumatique, le trouble panique et le trouble d’anxiété sociale.

    Ce trouble peut imiter d’autres maladies. Les changements d’humeur peuvent être diagnostiqués à tort comme des troubles bipolaires. Une psychose passagère peut imiter la schizophrénie.

    Malgré sa fréquence, le trouble Borderline est souvent mal diagnostiqué ou sous-diagnostiqué. De nombreux cliniciens hésitent à diagnostiquer ce trouble en raison de sa stigmatisation sociale.

    Les patients borderline sont redoutés, ils ont la réputation d’être exigeants, avec des appels téléphoniques fréquents et une agitation constante. Ils constituent un groupe de patients psychiatriques litigieux. Lorsqu’ils sont déçus, leur rage est difficile à tolérer, qui entraine violence, suicide et plaintes.

     

    Le traitement :

    Psychothérapie : 

    La psychothérapie reste la base du traitement, complétée par une pharmacothérapie centrée sur les symptômes.

    Deux approches de psychothérapie ont démontré leur efficacité :

    [1] la psychothérapie psychodynamique qui suit certaines théories psychanalytiques et

    [2] la thérapie comportementale qui utilise des approches cognitives et comportementales.

     

    Médicaments :

    Les médicaments ciblent des symptômes notamment dans les domaines de l’instabilité de l’humeur, du contrôle des impulsions. Les classes de médicaments utilisées sont principalement les antidépresseurs, les stabilisateurs de l’humeur, les psychotropes.

    La thérapie comportementale et psycho-dynamique donne des bons résultats. Le traitement médicamenteux peut réduire la dépression, l'inquiétude, et l'agression impulsive.

    Le comportement auto-destructeur pourrait être modéré par un changement d'environnement social ou familial et par le traitement en groupe.

    Le traitement donne de meilleurs résultats en cas de relation thérapeutique personnalisée ( avec le même thérapeute) car les difficultés avec l'autorité font parfois partie des facteurs déclencheurs de cette maladie.

     

     

     

    Le pronostic et l'évolution :

    Le Trouble de la personnalité borderline est une maladie dangereuse, voire potentiellement mortelle : environ 8 à 10 % des patients se suicident.

    La plupart des borderline s’améliorent de façon significative, et près de la moitié bénéficient d’une guérison complète malgré les nombreuses frustrations endurées par le patient, par les proches et la famille, et par le thérapeute.

     

    Les complications :

    • -Vie sociale chaotique et résultats scolaires médiocres.
    • -Abus de substance
    • -Suicides
    • -Troubles du comportement alimentaire
    • -Dépression
    • - Autres.

     

     

    Références

    Bender DS, Skodol AE, Pagano ME, et al. Prospective assessment of treatment use by patients with personality disorders. Psychiatr Serv 2006; 57:254.

    Gunderson JG, Herpertz SC, Skodol AE, et al. Borderline personality disorder. Nat Rev Dis Primers 2018; 4:18029.

    Ingenhoven T, Lafay P, Rinne T, et al. Effectiveness of pharmacotherapy for severe personality disorders: meta-analyses of randomized controlled trials. J Clin Psychiatry 2010; 71:14.

    Zanarini MC, Frankenburg FR. A preliminary, randomized trial of psychoeducation for women with borderline personality disorder. J Pers Disord 2008; 22:284.

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    Phobie scolaire

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    C'est quoi une phobie scolaire ?

    Il existe de nombreuses définitions. Nous allons choisir deux définitions.
    Définition d'Ajuriaguerra:  "Enfants qui pour des raisons irrationnelles refusent d'aller à l'école et résistent avec des réactions très vives de panique, quand on essaye de les y forcer".

     

    Qu'est ce que c'est une anxiété de séparation

    Quels sont les différents types de phobie scolaire

    phobie chez les jeunes enfants ou anxiété de séparation

    Phobie chez les enfants plus âgés ou adolescents

    Phobie scolaire et école buissonnière

    phobie scolaire et fugues

    Phobie scolaire et rupture scolaire

    Comment se présente la phobie scolaire

    Les causes de la phobie scolaire

    Rôle de l'anxiété de séparation dans la phobie scolaire

    Causes de la phobie scolaires chez les adolescents

    Les relations familiales

    Le diagnostic de la phobie scolaire

    La prevéntion de la phobie scolaire

     

    Définition de Berg (1969) : « très grande difficulté à être assidu à l'école, sévère bouleversement affectif, absence de troubles antisociaux, parents au courant » 

     

    Qui parmi nous n'a pas tremblé avant un examen, qui n'a pas eu peur avant une interrogation écrite ? Combien de nuits blanches avons nous passé avant de le bac ?  Cette peur normale est un moteur dans le succès scolaire des enfants et des adolescents, un facteur de motivation et de succès.


    Cette peur varie selon les personnes d'une simple sensation de malaise indéfinissable à une véritable peur panique, comme pour chez les adultes qui redoutent un entretien avec un supérieur hiérarchique par exemple, dans le milieu scolaire, dans un lieu d'apprentissage intellectuel et social. Cette peur peut engendrer une anxiété chez les enfants et chez les adolescents.

     

    L'exemple le plus frappant de la phobie scolaire est visible le matin de la rentrée scolaire, les portes des écoles maternelles ne sont-elles pas les témoins de ces visages enfantins couverts de larmes ? Des enfants qui refusent de se séparer de leur mère. Qui d'entre nous n'a pas versé des larmes de séparation ??  Ces difficultés passagères ne sont pas exceptionnelles, et l'enfant s'habitue vite à son école, mais lorsque ces crises de pleurs et de refus perdurent, les médecins parlent d'anxiété de séparation. 

     


    Léa raconte le moment où elle a découvert l'anxiété de séparation de sa fille Heïdi :
    « je sors de la voiture, Heidi est toujours amusée à l'idée de passer la matinée avec des camarades où elle peut jouer et connaître d'autres copains. Nous en avons parlé pratiquement tous les jours. Nous avons fait le tour de l'école, puis devant la porte je l'embrasse et je lui dis : je passe à midi pour te récupérer.

    Mon Dieu !!! Elle avait une telle terreur dans les yeux, elle pleurait, tremblait, et transpirait comme si elle avait la fièvre. Je lui répète qu'elle a cinq ans, et que les grandes filles n'ont pas peur, mais cela ne sert à rien. Après une heure de pleurs à l'école, l'institutrice a prononcé le terme anxiété de séparation. J'entends parler de cette maladie pour la première fois.»

     

    Chez les adolescents, l'école peut créer une phobie scolaire.
    Tout enseignant reconnaît que l'annonce d'un contrôle des connaissances, contrôle écrit ou oral peut mobiliser certains élèves, l'enseignant connaît le pouvoir déstabilisateur, anxiogène (capable de produire de l'anxiété ) d'une telle annonce.

    La "peur" de l'examen est généralement plus grande chez les élèves studieux, les élèves anxieux sont souvent de bons élèves. Passer la nuit à réviser avant un examen, mais s'absenter le jour de l'examen de peur d'échouer devient alors un véritable handicap.
    C'est la cas de Sophie, une fille de 14 ans  qui exprime cette peur de l'école à sa façon :

    « Phobie scolaire !!! étrange et ridicule à la fois. Tous les jours, le lundi surtout, je simule une maladie pour ne pas aller à l'école, par peur. Si je reste une heure en classe, j'ai une sorte d'angoisse bizarre et difficile à décrire.
    Alors pour y échapper, je vais donc toutes les heures aux toilettes. Je reste devant les WC en attendant que ça passe.
    Je fréquente l'infirmerie une fois par semaine aussi. Le collège me rend malade, m'étouffe. j'ai doublé ma 4eme, et j'essaye de me faire virer de l'école mais le proviseur ne veut pas me lâcher. La dernière fois, j'ai laissé mes feuilles volontairement blanches aux examens, car le stress était indescriptible.
    Ca va recommencer l'année prochaine, je le sais .»

    Il s'agit sans doute d'une sorte de phobie scolaire qu'on rencontre durant l'enfance tardive (entre 10-12 ans ) ou chez les adolescents .

    La question est de savoir ce qui se cache derrière, le pourquoi ?

    La phobie scolaire (avec ou sans anxiété de séparation) reste un facteur prédominant pour expliquer l'absentéisme scolaire excessif. 
    Le refus d'aller à l'école affecte la population d'âge scolaire et, sans traitement, peut contribuer à des problèmes psychologiques de longue durée (difficultés maritales, anxiété, dépression, alcoolisme et comportements anti-sociaux). 

     

     

     

    Qu'est ce que c'est une anxiété de séparation
    Jeune adolescent(e), qui a des difficultés à se séparer de ses parents ou des personnes qu'il (elle) connaît, ce qui entraîne une anxiété importante. Lors de l'arrivée en première année du secondaire, il peut y avoir une grande réticence, ou un refus total de se rendre à l'école; parfois cette peur de quitter la maison et ses parents, est masquée par de nombreuses plaintes somatiques.
    À l'école, l'élève est souvent envahissant et "colle" à l'enseignant qui est surinvesti.
    Les plaintes somatiques peuvent l'amener à passer beaucoup de temps au service de santé (infirmerie). Les parents acceptent souvent trop facilement les absences répétées, et/ou sont inquiets face à un adolescent qu'ils considèrent comme physiquement fragile.

     

     

    Quels sont les différents types de phobie scolaire
    On distingue différents types de phobies scolaires : précoces entre 5 et 7 ans essentiellement corrélées à l'angoisse de séparation, et plus tardives, après 10 ans, avec des mécanismes psychopathologiques plus complexes.

     

     

     

    Selon certains auteurs on peut distinguer ces types de phobie scolaire selon l'âge :
    A- phobie chez les jeunes enfants ou anxiété de séparation :
    Début aigu, épisode unique ou peut fréquent mais généralement le lundi, début de la semaine après une légère fatigue exprimée durant la semaine
    Peur de la mort exprimée par l'enfant qui pense que sa mère peut être malade et que sa vie est menacée.
    Bonne communication entre les parents, le père est présent et actif dans le foyer.
    Bonne entente entre les parents et l'équipe scolaire

     



    B- Phobie chez les enfants plus âgés ou adolescents :
    Enfant âgé ou pré-adolescent

    Plusieurs épisodes
    Absence de refus du lundi (refus sans modèle)
    Début insidieux
    Absence de peur de la mort
    Santé maternelle non en question
    Mauvaise communication entre les parents
    Problème de santé mentale chez les parents (dépression, anxiété)
    Père absent ou peu intéressé par la famille ou par le foyer
    Difficultés entre les parents et l'équipe scolaire

     

     

     

    Quelle est la différence entre phobie scolaire et école buissonnière ? 
    Faire l'école buissonnière est différente de la phobie scolaire. L'enfant quitte son domicile et ses parents sans difficulté pour occuper son temps scolaire de façon variable le plus souvent agréablement et revenir ensuite en toute impunité.

    L'enfant n'aime pas l'école, ou n'aime pas son école mais aucune anxiété n'est présente.

     

     

     

    Quelle est la différence entre phobie scolaire et fugues ?
    La fugue quelque soit son contexte, l'enfant part plus ou moins à l'aventure pour un temps qu'il n'a pas déterminé et qu'il souhaite parfois indéfini. L'école dans ce cas n'est qu'un élément dans un ensemble.

     

     

     

    Quelle est la différence entre phobie scolaire et rupture scolaire ? 
    La rupture scolaire c'est le cas où l'enfant ne porte aucun intérêt aux acquisitions scolaires. Il n'y a pas d'anxiété, et l'enfant n'a pas peur de quitter sa famille.

     

     

     

    Comment se présente la phobie scolaire ?
    Entre l'enfance et l'âge adulte, l'adolescence est un passage. Ce double mouvement,  reniement de son enfance d'une part, recherche d'un statut stable adulte de l'autre, constitue l'essence de la « crise », du processus psychique que tout adolescent traverse. Ce passage, bien négocié par la majorité d'entre eux, peut parfois présenter des impasses, des comportements pathologiques.

    La présentation du trouble anxieux de séparation varie selon l'âge, les symptômes varient selon les enfants aussi, leur caractère, ou leur personnalité.  

    a- Enfants moins de 8 ans : tendance à avoir des soucis irréalistes au sujet de leur parents, des problèmes relationnels et refus scolaire.
    b- Enfants entre 9-12 ans : Détresse excessive face à la séparation comme dans le cas de voyage scolaire et refus scolaire.
    c- Adolescents entre 12-16 ans : refus scolaire et plaintes somatiques qui impliquent des symptômes sympathiques : maux de tête, vertige, transpiration, symptômes digestifs comme mal de ventre, nausée, crampes, vomissement, et des manifestations musculaires.

    L'anxiété peut être sévère perturbant les activités normales de l'enfant.
    Le diagnostic n'est pas acceptable si ces symptômes accompagnent un autre trouble (par ex une psychose).

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    Les causes de la phobie scolaire

    Divers scénarios expliquent la phobie scolaire en termes d'anxiété infantile aiguë, d'anxiété maternelle et de relation mère-enfant envahissante. C'est la cas de la mère insatisfaite dans sa propre vie et qui profiterait de l'anxiété de l'enfant envers l'école pour le décourager d'y aller et le maintenir dans une relation de dépendance avec elle. C'est aussi une hostilité de la mère envers l'école.
    D'autre part, un enfant qui se surestime mais qui est menacé par la réalité de l'école, pourrait bien éviter l'école et en être protégé par sa mère.
    Les études ont montré le rôle des relations familiales sur-protectrices et le poids de l'anxiété de séparation dans la phobie scolaire.

     

     

     

    Rôle de l'anxiété de séparation dans la phobie scolaire des enfants

    Si l'anxiété de séparation paraît pertinente pour expliquer la phobie scolaire chez l'enfant jeune, Cette explication ne permet pas d'expliquer la phobie scolaire des adolescents.
    De nombreux adolescents phobiques scolaires présentent des antécédents infantiles d'anxiété de séparation pathologique, mais il existe des cas de refus scolaire où l'adolescent accepte facilement toute séparation (sport, loisirs…) sauf celles relatives à l'école. Dans ce cas, l'anxiété de séparation ne joue pas un grand rôle.

     

     

     

    Les causes de la phobie scolaires chez les adolescents

    Jean-Jacques Rousseau évoquait dans Emile « cette orageuse révolution s'annonce par le murmure des passions naissantes, l'enfant devient sourd à la voix qui le rendait docile, c'est un lion dans sa fièvre, il méconnaît son guide, il ne veut être gouverné… il n'est ni enfant, ni homme et ne peut prendre le ton d'aucun des deux». L'adolescence est la problématique de la dépendance et de l'identité. L'adolescent est brusquement confronté à une contradiction qui lui semble insoluble : pour être soi il faut se nourrir des autres, les imiter, les comprendre, être avec, faire comme eux mais il faut aussi se distinguer d'eux pour exister.
    Avec la puberté le corps change, les caractères sexuels secondaires apparaissent, la perte momentanée des repères entraîne une inquiétude. la pensée se sexualise, les conflits psychiques sont réactivés et le monde interne est bouleversé.

     

     

     

     

    Les relations familiales

    Les relations familiales sont importantes dans l'apparition de la phobie scolaire. De nombreuses enquêtes ont mis en évidence une augmentation des troubles anxieux chez les adolescents présentant des phobies scolaires.

     

     

    Les personnalités des parents :


    Les mères :
    Anxieuses et sur-protectrices, entretenant une relation de dépendance avec l'adolescent.

    Mère animée par un doute sur ses propres qualités de mère.
    Mère en apparence indulgente et permissive mais inconsciemment rigide.
    Mère incitant l'adolescent à s'éloigner d'elle, « va à l'école » mais distillant à l'adolescent des messages de genre « je ne supporterais pas que tu m'abandonnes »
    Mères anxieuses

     


    Dépendance mère-enfant.
    Lien mère phobique et fille phobique
    Etat dépressif chronique chez les mères d'adolescents phobiques scolaires
    Dépression maternelle accompagnée d'une culpabilité (l'enfant intériorise une image maternelle fragile, incapable de lui assurer son autonomie psychique.)
    Dépression maternelle activant chez l'adolescent des craintes de la mort de la mère

     

     

    Les pères :
    Le père dans la majorité des cas semble peu capable de tenir son rôle viril et paternel.
    Père absent, divorcé, décédé, éloigné ou inaccessible
    Père déchu de son rôle par la volonté maternelle.
    Présent et dévalorisé par la mère,
    Malade chronique ou invalide.
    Père anxieux
    Père dépressif
    Démission du père
    Père entrant en compétition avec la mère

     

     

    Les adolescents :
    Les adolescents phobiques scolaires évitent toute confrontation avec leurs pairs.
    Ils entretiennent une relation amicale exclusive avec une personne du même sexe.
    Lien de dépendance avec une mère dépressive et anxieuse.
    Identification au parent du même sexe défaillante.
    Sentir l'école comme un milieu persécuteur.

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    Le diagnostic de la phobie scolaire

    Pour le parent qui doit intervenir avec un enfant qui refuse d'aller à l'école, la situation est délicate. La raison invoquée peut sembler banale mais pour l'enfant il s'agit d'un stress majeur.

     

     

    Les symptômes
    Le trouble anxieux de séparation se manifeste par des symptômes variés allant d'une détresse irréaliste et périodique relative au danger qui entoure les membres aimés de la famille jusqu'à la dépression sévère.

    D'autres signes peuvent aider au diagnostic :
    Refus de s'endormir sans être près du parent (dormir dans le lit parental)
    Détresse excessive et crises de colère quand la séparation est imminente
    Cauchemars au sujet de la séparation
    Nostalgie excessive et désir de retourner à la maison

    • Symptômes psychosomatiques fréquents
    • Famille dysfonctionnelle : l'enfant n'est pas encouragé à achever son processus de séparation, et même parfois récompensé de son attachement, ouvertement ou secrètement (le cas des enfants placés au centre d'un conflit conjugal).
    •  
    • L'anxiété de séparation est souvent précurseur du refus scolaire.
    • Les garçons et filles ne sont pas différents dans la présentation du symptôme.

     

     


    Les Directives diagnostiques européennes (F93.0)

    Selon ICD-10 Classification des troubles Mentaux et comportementaux, OMS, Genève, 1992
    Les médecins appliquent des critères établis selon les résultas des recherches pour faire le diagnostic.

    Pour diagnostiquer la phobie scolaire, l'organisation mondiale de la santé a établi les critères suivants :
    Préoccupation irréaliste au sujet d'un "possible" malheur survenant au parent ou de leur disparition définitive sans retour
    Préoccupation irréaliste que l'enfant se perde, enlevé, soit admis à l'hôpital, ou tué.
    Refus persistant d'aller à l'école motivé par la peur de la séparation
    Refus persistant de dormir sans être proche ou à côté d'un parent.
    Peur persistante d'être seul à la maison pendant le jour
    Cauchemars répétés au sujet de la séparation
    Apparitions répétées de symptômes physiques (nausée, mal au ventre, mal de tête, vomissement, etc.) en relation avec la séparation d'un parent.
    Détresse excessive et périodique (pleur, crises de colère, indifférence, retrait social) dans l'anticipation de l'absence du parent ou pendant son absence.
    Le diagnostic repose sur la démonstration que l'élément commun de ces symptômes est l'anxiété de séparation.
    Le refus scolaire qui survient pour la première fois, ne devrait pas être étiqueté phobie scolaire sans éliminer les autres causes.

     

     

     

    Quels sont les maladies qui peuvent imiter la phobie scolaire :
    Trouble du stress post-traumatique.

    Phobie Sociale (peur persistante d'être en public, des examens, avec action d'évitement).
    Abus de substance (drogues, alcool).
    Dépression (les enfants déprimés sont généralement mal traités et harcelés par les autres enfants).
    Trouble du déficit d'attention
    Réaction de deuil.

    Attention : La peur de "l'ambiance scolaire" est un problème à prendre en considération avant de faire le diagnostic
    La peur de l'ambiance scolaire suite à des violence, menaces ou chantage peut justifier que l'enfant refuse d'aller à l'école ou qu'il redoute sa scolarité.

    Les symptômes suivants orientent vers le refus scolaire par peur de violence, et permettent de le distinguer de la phobie scolaire (anxiété de séparation) :
    1- Retard et envie de rester à la maison
    2- Résultats scolaires moyens
    3- Enfant aimant l'école
    4- Refus soudain d'aller à l'école
    5- Plus de Signes somatiques que d'inquiétude
    6- Enfant stable à la maison, sans histoire d'absence parentale.

     

     

     

    Chez l'adolescent, le début de la phobie scolaire est plutôt progressif.
    Celui-ci se retire progressivement des activités de groupe, il sort de moins en moins et sa dépendance envers ses parents augmente, parallèlement à un autoritarisme parfois une tyrannie, voire une violence grave.
    Un événement d'apparence insignifiante ou sans aucune mesure avec les conséquences entraînées (déménagement,  décès d'une personne à laquelle l'enfant ne semblait pas particulièrement attaché,...), peut être retrouvé dans les jours ou les semaines précédentes. Cet événement n'est en fait qu'un facteur déclenchant précipitant les troubles et non la cause des troubles.

    L'expression aiguë est liée à l'école : lors du départ au collège, au  lycée, l'adolescent s'agite, manifeste une angoisse importante et démesurée. Cette angoisse apparaît parfois seulement dans la salle de classe. Si l'adolescent est forcé, des manifestations comportementales « bruyantes » apparaissent : cris, agitation, violence, fuite.

    Des symptômes peuvent surgir ; L'adolescent peut se plaindre de nausée, vomissement, perte d'appétit, syncope, maux de tête, malaise, douleur abdominale, diarrhée, douleur des membres. Ces plaintes surviennent en général le matin, plutôt le lundi avant ou pendant l'école.

    La phobie scolaire est rationalisée (justifiée par l'adolescent),  le plus souvent sur l'incompétence des enseignants, la crainte des examens, un désintérêt à l'égard des connaissances, crainte des autres adolescents (sentiment d'être le bouc émissaire, de ne pas être compris), et la fameuse inutilité des programmes.

    On observe ensuite le retrait progressif des activités de groupe, l'isolement vis-à-vis des pairs. Il devient exigent, susceptible, agressif avec sa mère qui devient l'objet de ses colères, rage et parfois de violence.

     

     

     

    Ce comportement s'accompagne de :
    Comportements dépressifs,

    Crises de larmes, idées tristes,
    Baisse de l'estime de soi,
    Pensées suicidaires,
    Repli sur soi,
    Troubles du sommeil,
    Modification de l'appétit,
    Anorexie ou boulimie,
    Opposition au milieu familial.

     

     

     

    Quels troubles se cachent derrière une phobie scolaire?
    Identifier une phobie scolaire chez un élève est facile. Mais identifier les causes ou les troubles qui se manifestent par la phobie scolaire n'est pas aisé. 
    La phobie scolaire est un des symptômes d'un malaise, d'un mal-être. L'anxiété de séparation correspond cliniquement à la description de la phobie scolaire chez le jeune enfant, alors que pour les plus âgés, il s'agit souvent d'agoraphobie (peur des endroits ouverts), ou d'un problème psychologique.

    Dans de très rares cas, la phobie scolaire peut révéler une maladie psychiatrique telle une schizophrénie.

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    Quel traitement pour la phobie scolaire

    - L'évaluation médicale est essentielle pour dépister des problèmes organiques réels : épilepsie ou diabète.
    - Une attitude ferme d'assurance des parents, du médecin et du milieu scolaire suffit bien souvent à rétablir la situation.
    -  si les difficultés persistent, avec une fréquentation de l'infirmerie, et absences régulières, une évaluation psychiatrique de l'élève et du milieu familial est nécessaire.
    - Il est primordial pour le milieu scolaire, de comprendre que les difficultés psychologiques de l'élève ne pourront pas être traitées, bien au contraire, par des cours par correspondance. Ces cours renforcent les difficultés et permettent aux symptômes de devenir chroniques.
    -  Les changements répétés d'école ne font que déplacer sur une autre école les problèmes après une amélioration passagère.
    - Après un bilan médical, le but à atteindre est non seulement le retour à l'école mais aussi la reprise d'une bonne insertion sociale.
    - Le traitement associera une psychothérapie individuelle pour l'enfant, une psychothérapie familiale, une hospitalisation dans les cas extrêmes.
    - La place des médicaments est limitée dans la phobie scolaire. 
    - les études montrent que 33 % des élèves traités retrouvent une scolarité satisfaisante, 33 % parviennent à reprendre la scolarité mais avec difficultés psychologiques persistantes. Dans 33 % des cas, le retour vers une scolarité normale devient difficile et accompagné de troubles psychiatriques.

     

     

     

    Phobie scolaire chez les jeunes enfants 

    Une  attitude ferme et de réassurance des parents, du médecin et du milieu scolaire suffit bien souvent à rétablir la situation. Si la situation s'empire, le traitement sera indispensable.  

    Le but des soins chez le petit enfant est de faciliter le développement normal de l'enfant et de le soulager de son anxiété de séparation.  Les quatre points suivants sont à traiter:
    comportement de fuite excessive et d'évitement
    réactions physiologiques somatiques
    manque de contrôle
    régulation à travers un discours explicatif rationnel et ferme.

     

     

     

    Approche psycho-dynamique :
    ce traitement se base sur la théorie psychologique que l'enfant réagit à un conflit entre le conscient et l'inconscient en lui. La thérapie psycho dynamique individuelle utilise par exemple une pièce de théâtre pour les jeunes enfants avant l'âge de la parole deux fois par semaine. Les études montrent 70 % d'amélioration). Des séances plus fréquentes ( 3-4 fois par semaine durant 6 mois ) peuvent aider l'enfant ou l'adolescent à travers les sensations et les réactions aux situations à se comporter d'une manière différente.

    La thérapie familiale
    Insiste sur le traitement des troubles anxieux dans la famille (agoraphobie), dépression, et alcoolisme pour faciliter la communication et changer le modèle dysfonctionnel de la famille.

    La thérapie sociale
    Devrait déterminer si l'enfant refuse l'école en raison de trouble de séparation, ou pour d'autres raisons : tyrannie scolaire, violence, problèmes académiques, refus scolaire dû à une anticipation d'échec. Le rôle de l'assistante sociale est de trouver pour l'enfant le placement scolaire approprié.
    Les médicaments ne devraient pas être utilisés en première ligne comme traitement pour le trouble anxieux de séparation.

     

     

     

     

     

    Phobie scolaire chez les adolescents :

    La psychothérapie individuelle basée sur la parole et la réflexion est insuffisante car l'adolescent ne coopère pas.
    La nécessité de prise en charge « adaptée » est  justifiée, car la phobie scolaire s'accompagne de nombreux troubles comme : sociabilité difficile, dépendance familiale importante, relations émotionnelles et sexuelles perturbées.

    Chez les adolescents, le traitement de la phobie scolaire nécessite une prise en charge semblable à celle des enfants souffrants de phobies.
    L'approche thérapeutique devrait être adaptée à chaque situation et à chaque adolescent, en prenant en compte la structure familiale.
    On peut imaginer par exemple, le retour progressif de l'adolescent sur les lieux où sa phobie se déclenche pour le désensibiliser avec une psychothérapie de l'adolescent et prise en charge parallèle des parents par un autre psychothérapeute.
    Si la phobie est bien installée, le recours à l'hospitalisation est parfois nécessaire.
    La prescription d'anti-dépresseur est possible chez les adolescents mais leur intérêt varie selon chaque cas.
    Le retour progressif à l'école doit être le but du traitement. Le traitement basé sur la  relaxation, la réflexion, et l‘affirmation de soi peut faciliter la réinsertion en milieu scolaire.

     

     

     

    Le traitement psychologique

    L'essentiel au début de la prise en charge, est de reconnaître la souffrance des adolescents. Durant les séances de travail, le psychothérapeute ou le médecin va tenter de rassurer l'adolescent sur son identité, et revaloriser son estime de soi. Les activités  riches en «  plaisirs partagés » comme danse, théâtre permettent aux adolescents de retrouver leur équilibre, leur place dans un groupe.

    Le traitement va tenter de convaincre l'adolescent de tolérer la contradiction, pour l'accompagner ensuite vers l'étape suivante : accepter ses pensées, se réconcilier avec sa pensée.
    Il est inutile de demander à l'adolescent phobique de citer le contenu de sa pensée,  il est dans l'incapacité d'exercer une activité de ce genre,  et dans ce cas, ses réponses seront du genre : parce que, je ne sais pas, j'en ai marre, etc. En face de cette paralysie de  penser, le traitement sera basé sur l'expression des sentiments ressentis. La perte, la peur, la haine, la colère, la mort, la séparation. Ces émotions sont la traduction d'une pensée que l'adolescent ne peut pas exprimer. La participation à des ateliers de groupe est précieuse. On y apprend à repenser, à se consoler.

     

     

    Le traitement permet aussi de redéfinir des liens avec les parents, de répondre à des questions inquiétantes :
    Que ferai - je si maman meurt demain alors que mon père vit avec une autre femme ?
    Comment je peux protéger ma mère alors qu'elle est fragile et dépressive ?
    Mon père ne m'a jamais aimée, je ne suis pas comme les autres, comment faire ?

    Dans ce cadre le travail thérapeutique devrait partager la pensée de l'adolescent, proposer une autre pensée  et élaborer avec l'adolescent une troisième pensée.
    A la question, par exemple, que ferai - je si maman meurt demain alors que mon père vit avec une autre femme, l'adolescent exprime une anxiété liant la peur de la mort à la séparation. Le thérapeute peut répondre que maman est jeune, et ne risque pas de mourir demain.  Le schéma suivant tente d'expliquer un exemple

     

     

    Adolescente dit

       

    Thérapeute répond

    Conclusion

       

    que ferai - je si maman meurt demain alors que mon père vit avec une autre femme

    Ta maman est jeune, elle ne va pas mourir demain

       

    Maman peut mourir mais plus tard

    Mais elle va mourir un jour

    Ca sera triste, mais tu seras grande

    La mort n'est pas pour demain

    Mon père ne me prendra pas dans sa famille

    Possible, mais tu auras déjà une maison et une famille

    La séparation avec la mère ne menace pas la survie de l'adolescent

    Mon père est un salaud, il a fait pleurer ma mère milles fois

    Oui, les adultes sont compliqués

    Le problème des parents ne doit pas être le problème d'enfants

    Tu crois que je dois le revoir

    Peut être un jour

    Mais je n'aime pas l'école

    On n'aime pas toujours son école

    Normaliser les émotions de l'adolescent

    Alors je suis comme les autres

    Oui,  mais aussi tu es toi même

    Renforcer l'identité de l'adolescent

     

     

     

    La thérapie comportementale de courte durée (moyenne de 6 mois)

    Cette thérapie donne des résultats positifs chez 83 % des enfants. Cette thérapie dite cognitive ( faisant appel aux émotions et à l'intelligence) essaie de restructurer les pensées de l'enfant et ses actions dans une structure plus adaptée. On inclut aussi la désensibilisation systématique et une réponse comportementale adéquate pour faciliter la séparation, et pour lutter contre les symptômes somatiques à travers des jeux de rôles, techniques de la relaxation, systèmes de récompense.

    La méthode comportementale inclut
    - Relaxation

    - désensibilisation à travers une exposition au risque ( que fera-t-on si maman est morte ?)
    - Elaboration des réponses préventives ou le “Flooding”
    - Acquisition d'un nouveau comportement ou le « Modeling »

    La méthode Cognitive-comportementale ; exemple le plan « FEAR » de (Kendall & Treadwell)
    F=Feeling afraid : avoir le sentiment de peur
    E=Expecting bad things: avoir des idées redoutant l'arrivée de mauvaises choses
    A=Actions & attitudes that can help : connaître les actions et les comportements qui peuvent aider R=Results & rewards: Résultats et récompenses.

     

     

       

    Adolescente dit

       

    Thérapeute répond

    Que ferai - je si maman meurt demain alors que mon père vit avec une autre femme

    Tu  partiras  chez ton père ou chez ta grande mère

    Mais elle va mourir un jour

    Oui, mais tu ne seras pas seul

    Mon père ne me prendra pas dans sa famille

    Possible, tu sers alors chez une tante, ou chez ta grande-mère.

    Mon père est un salaud, il a fait pleurer ma mère milles fois

    Oui, les adultes sont compliqués

    Tu crois que je dois le revoir

    Si tu as envie

    enfant_arbre

     


    abs11.5 La prevéntion de la phobie scolaire s'articule sur : 

    - Lutter contre les facteurs qui contribuent à l'apparition de trouble anxieux de séparation comme la fatigue, maladie mineure ou majeure, changements dans la routine de la maison, naissance, divorce, ou décès.
    - Prévenir cette anxiété de séparation avant toute hospitalisation de l'enfant et adopter des stratégies pour l'alléger.
    - La présence d'une baby-sitter à l'âge de six mois aide l'enfant à tolérer de courtes périodes de séparation et à faire confiance aux autres.
    - Commencer l'école maternelle à âge de 3 - 4 ans. C'est particulièrement conseillé pour les enfants trop dépendants de leurs parents.
    - Supporter l'enfant durant ces périodes d'anxiété.
    - Aider l'enfant à se familiariser avec les nouveautés de son environnement avant de le laisser seul.
    - respecter les rituels qui rassurent les enfants (l'heure du coucher, heure de réveil, rituel matinal)
    - Rappeler à l'enfant les moments où il a montré du courage, et évoquer les pensées positives.
    - Parler de l'acceptation de la séparation.
    - Réduire la peur de l'enfant en luttant contre l'origine de cette peur
    - Préparer l'enfant à travers les livres et les histoires aux périodes de séparation (école maternelle, voyages, éloignement d'un parent).
    - Raccourcir les adieux avec l'enfant et ne pas montrer sa propre anxiété.
    - Ne pas partir furtivement.

     

     



    abs11.5 Les professeurs face au parent anxieux

    Si le professeur se présente lui -même, à enfant et invite l'enfant à jouer, l'anxiété de l'enfant sera réduite.
    Suggérer au parent de jouer avec l'enfant un jeu permettant d'améliorer l'acceptation de la séparation.
    Permettre au parent de rester pour calmer l'enfant en cas de trouble panique.
    Ne jamais critiquer un enfant triste ou inquiet.
    Si l'enfant est inconsolable plus de 2 semaines, ou si plaintes physiques répétées le matin avant d'aller à l'école maternelle, une consultation médicale serait utile.

    Prévention contre la phobie scolaire des adolescents
    -         Comprendre la souffrance des adolescents phobiques
    -         Soutenir l'autonomie de l'adolescent
    -         Renforcer son estime de soi en évitant les critiques et les humiliations
    -         Eviter de se plaindre devant les enfants et de se présenter comme victime
    -         Garder l'image paternelle ou maternelle intacte en cas de divorce
    -         Eviter de transmettre les phobies maternelles aux enfants
    -         Encourager les résultats scolaires des adolescents
    -      Ne pas accepter une rationalisation du genre : je n'aime pas le collège ou le professeur est incompétent.
    -       Dans la phobie scolaire, dans la plupart des cas, l'école n'est pas coupable, le corps enseignant  non  plus.
    -       En cas de phobie scolaire chez un adolescent, évitez les cours par correspondance et l'école à la maison, c'est un facteur important pour rendre cette anxiété chronique.

     

     

     

    Prévention au sein du système éducatif :
    Au Japon, la pression sociale et un système scolaire particulièrement compétitif génèrent un tel stress que les refus scolaires peuvent être d'une violence majeure avec auto et hétéroagressions.
    Le suicide des écoliers japonais est assez répandu.
    La personnalité de l'enfant, de l'adolescent, les réactions de sa famille et de ses camarades jouent un rôle important dans la phobie scolaire.
    Le système éducatif n'est pas isolé de la société.
    A nous tous de réfléchir ensemble sur une question toujours essentielle : Dans quelle société  voulons - nous  vivre ?

    La phobie scolaire ou refus scolaire anxieux, bien que peu fréquente, est une manifestation d'anxiété, mais si l'école est impliquée dans cette anxiété, l'école n'est pas toujours responsable.

    deux-enfants

    Phobie scolaire

    En 1913, Jung évoque pour la première fois une forme de "refus névrotique" d'aller à l'école. Broadwin en 1932 isole une variante de l'école buissonnière où l'enfant, par crainte de ce qui pourrait arriver à sa mère, se précipite chez lui pour soulager son angoisse. La peur de l'école représente donc la peur de quitter la maison.
    En 1941, Johnson complète la première description de Broadwim et propose le terme de phobie scolaire qui différencie ces enfants, des "écoliers des buissons". Dès cette époque, la phobie scolaire se définit comme un symptôme ou un ensemble de symptômes.

     

     

    L'école obligatoire

    Les troubles psychologiques sont des troubles d'adaptation : sans école obligatoire, il n'existe pas de phobie scolaire.
    L'obligation de la scolarité est un concept, qui depuis sa description, continue à soulever bien des questions. Dans la plupart des pays occidentaux, cette obligation remonte à la fin du XIXe siècle. L'école devient obligatoire par la loi et les parents se trouvent obligés d'envoyer leurs enfants à l'école. Cette obligation n'a pas été accompagnée par un règlement interne clair permettant par exemple de protéger l'enfant contre certains comportements autoritaires du corps enseignant. L'époque était pour l'école publique obligatoire.
    Depuis cette obligation, l'école est devenue un lieu privilégié d'expression et d'observation de troubles psychopathologiques de l'enfant et de l'adolescent.

     

     

     

    L'école entre éducation et instruction

    L'école obligatoire n'était pas le fardeau des gens pauvres, mais un privilège. Les classes aisées avaient leurs écoles privées à la maison, qui étaient aussi obligatoires. Ces écoles ont été à travers l'histoire le témoin de l'évolution de la société. Les punitions physiques étaient la règle au début de 20ème siècle, sans oublier moquerie, humiliation, et frustration.
    Ces pratiques ont accompagné l'école obligatoire. On pensait qu'il fallait éduquer les enfants scolarisés, alors on punissait, on faisait peur, on menaçait, on giflait, on frappait et on corrigeait les mauvais élèves en publique.

     

     

     

    L'école comme lieu social

    La société dans sa complexité est bien présente à l'école. Les classes sociales, la pauvreté ou la richesse, la violence et les habitudes. L'enfant affronte dans l'école une société d'enfants dont chacun porte en lui son éducation et son héritage culturel. La violence scolaire n'est pas marginale, et ne fait que refléter la violence de la société. Si la scolarité est un lieu d'apprentissage de la vie en société, c'est aussi pour l'enfant l'angoisse, la peur des autres, la force physique chez les garçons, l'aspect corporel chez les filles.

     

     

    L'école, anti-chambre de la réussite sociale

    Dans une société industrialisée où la réussite scolaire est de plus en plus valorisée, la phobie scolaire est plus fréquente. Il existe un parallélisme entre la valorisation des études sur plan individuel, familial,  social, et la fréquence des phobies scolaires. Au Japon où la compétition scolaire est maximale, les « refus scolaires anxieux » représentent 60 à 70 % des cas dans certains centres de consultation.
    Un système scolaire exigeant dans une société de performance participe sans doute à déstabiliser les adolescents. L'entrée au collège en France est symbolique ; autonomie plus importante, nouvelles matières, pluralité des maîtres, et orientations différentes en fonction des résultats scolaires, et en arrière plan les ambitions familiales. Comment un enfant peut-il ignorer cette compétition scolaire ?

     

     

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    Sucres, glucides, Hydrates de carbone dans la nutrition

    legumes

    legumes

     

    Hydrates de carbone: Importance alimentaire

    Certains types d'hydrate de carbone ont une importance spécifique dans la nutrition humaine comme les sucres, les amidons, les sucres- alcools et les fibres alimentaires.

     

    abs11.5-bleu1 Sucres

    L'Organisation mondiale de la santé  utilise le terme "sucre" pour décrire les monosaccharides et les disaccharides.

    Les sucres sont employés couramment dans l'industrie alimentaire comme édulcorants et conservateurs.

    Ils améliorent la texture, le goût, et la viscosité des nourritures et des boissons.

     

    abs11.5-bleu1 Sucres- alcools ou polyols

    Les Sucres- alcools ou polyols sont des monosaccharides et disaccharides

    tels que le sorbitol et le xylitol, utilisé comme édulcorants dans l'industrie alimentaire.

    Ils ont suscité l'attention en raison de leurs capacités d'adoucir le goût et la texture des aliments  et  leur absorption limitées.

     

    abs11.5-bleu1 Amidons

    Le polysaccharide le plus important, le plus abondant dans la nutrition humaine. L'amidon comporte des grandes chaînes de glucose. Amylose et amylopectine. Les deux formes d'amidon peuvent être trouvées dans les céréales, pommes de terre, légumineuses, et dans d'autres légumes. La composition la plus répandue est de 80-85 % d'amylopectine  et 15-20 % d'amylose.

     

    abs11.5-bleu1 Fibres

    Il n'existe pas une définition consensuelle des fibres alimentaires.

    Il est possible de définir les fibres diététiques comme les hydrates de carbone d'origine animale ou végétale indigestes, que l'organisme ne peut assimiler ou digérer.

    D'autres études définissent les fibres diététiques comme des hydrates de carbone qui quittent l'organisme, intacts en raison de l'incapacité de l'organisme humain à les digérer ou à les traiter. En d'autres termes il s'agit  des hydrates de carbone non digestibles.

    On peut distinguer deux types de fibres : les fibres diététiques comportent des hydrates de carbone non digestibles d'origine animale ou végétale, et les fibres fonctionnelles qui seront des hydrates de carbone non digestibles d'autres origines (l'origine animale ou végétale.)

    Les fibres totales englobent selon sa définition les fibres diététiques et les fibres fonctionnelles.

    Les fibres diététiques et fonctionnelles ne peuvent pas être digérées par les enzymes présents dans le tube digestif des mammifères, traversant intactes le tube digestif. La présence de ces fibres est bénéfique pour la santé gastro-intestinale et pour la prévention de certains cancers comme le cancer colique.

     

     

    poulet roti pomme legumes

     

    Glucides  rapides, glucides lents

    Les aliments riches en amidon comme les céréales, les légumineuses, sont adaptées à la physiologie humaine et permettent une Nutrition équilibrée et utile en raison, de la lenteur de leur absorption dans le tube digestif, de la richesse en glucose indispensable pour fournir l'énergie à l'organisme, des vitamines et des fibres apportées.

     

    Il existe une grande variété de glucides, présents et consommés dans les boissons et les aliments. Ces glucides sont parfois solubles comme le saccharose, fructose et glucose qui représente 20 % de la consommation d'énergie dans l'alimentation occidentale.

     

    Le traitement culinaire et le traitement appliqué par l'industrie agroalimentaire sur le pain blanc peuvent rendre les glucides aussi rapidement digestibles que le glucose ou le saccharose, car la vitesse de digestion de l'amidon est gouvernée par les enzymes pancréatiques comme l'insuline, mais certains amidons sont plus résistants que d'autres.

    Dans le cas du pain blanc, l'amidon est débarrassé de ses structures fibreuses présentes dans la graine, ou dénaturé par chauffage, ces glucides deviennent plus sensibles aux enzymes pancréatiques et leur digestion serait aussi rapide que le glucose. Dans le cas du pain complet, l'amidon est digéré avec les constituants de la graine, accompagné donc des fibres alimentaires. Sa digestion devient lente et progressive. C'est le cas aussi des glucides présents dans les légumineuses et dans les aliments à partir des céréales comme les pâtes alimentaires.

     

    La digestion des glucides alimentaires augmente le taux de glucose dans le sang. Cette augmentation est définie par un index nommé l'index glycémique. Dans cet index le glucose pur et référencé à 100, les autres glucides sont référencés par rapport au glucose.

    Le métabolisme de ces glucides rapides ne pose aucun problème chez les personnes en bonne santé. Cependant leur assimilation est souvent rapide. Ces glucides manquent de micro nutriments comme les vitamines, les antioxydants mais aussi des fibres. L'absorption de ces glucides augmente fortement le taux de glucose dans le sang, ce taux sera ajusté par la sécrétion des enzymes spécifiques comme l'insuline. La consommation de glucides solubles n'augmente donc pas le taux de diabète.

    Notre alimentation actuelle est riche en glucides rapides, et manquent parfois de glucides lents et de fibres alimentaires, bien que notre physiologie soit plus adaptée aux glucides lents.

     

    Le choix de consommer des fruits ou les légumes par exemple peut améliorer la qualité nutritionnelle de  ces glucides, ils sont accompagnés d'autres micros nutriments indispensables comme par exemple la vitamine C dans les agrumes, les différents minéraux dans certains fruits et les fibres alimentaires dans de nombreux légumes.

     

    Les polysaccharides

    Ces sucres se composent de plus de 9 monosaccharides.

    Les glucanes  par exemples sont des polymères de glucose, existent dans notre alimentation  sous forme d'amidon, de glycogène, et sous forme de cellulose dans la cellule végétale.

    L'amidon est le polysaccharide le plus utilisé dans le stockage des monosaccharides dans la cellule végétale.  La cellulose est l'élément principal constituant les parois de la cellule végétale.  Les glucanes englobent également  Amylopectine, Amylose,  Dextrane, Glycogène, et Pullulane.

    L'amidon se trouve dans les organes de réserve de nombreuses plantes : les graines (céréales, maïs, froment) et les légumineuses, des racines et tubercules comme la pomme de terre et dans certains fruits comme les bananes

    Le glycogène est une molécule constituée de nombreuses unités de glucose et  constitue une réserve de glucose stockée dans le foie et dans les muscles.

    Le foie utilise le glycogène pour former des monosaccharides utiles comme le glucose.

    La production de glycogène dans l'organisme est stimulée par l'insuline,  la dégradation du glycogène en glucose est stimulée par le glucagon et l'adrénaline.

    L'agar-agar (ou E406 dans la liste des additifs alimentaires) est un produit gélifiant obtenu à partir d'algues rouges est un polymère de galactose (galactane) contenu dans la paroi cellulaire de certaines espèces d'algues rouges.

    L'agar-agar après purification devient l'agarose, utilisable dans les analyses biologiques.

     

    boisson-gazuese

    Boissons sucrées : comment éviter ?

    La consommation des boissons non alcoolisées commence à poser un problème de santé publique, en raison de risque d'obésité, de l'acquisition de mauvaises habitudes alimentaires.

    Elles englobent les boissons sucrées, les boissons sucrées mais sans sucre, les jus de fruits produits d'une façon industrielle et les boissons gazeuses riches en carbonates ( Soda).


    De nombreux consommateurs apprécient ce genre de boissons pour leurs saveurs et pour leur goût, mais aussi pour leur effet réhydratant et régénérateur.  Ces boissons bénéficient également d'une large disponibilité de distribution, leur prix est généralement accessible.

    Cependant, les boissons non alcoolisées peuvent provoquer une certaine dépendance sous forme d'une habitude alimentaire dépassant le besoin. Ainsi certains peuvent consommer ce genre de boissons pour le plaisir et non plus pour répondre à un besoin. D'autre part ces boissons peuvent exacerber certains problèmes sanitaires comme le diabète, les infections urinaires à répétition, problèmes de la vessie, et parfois obésité.

     

    Boissons gazeuses

    Il fut un temps où ces boissons étaient très à la mode. Leur consommation était encouragée par la publicité, et par les prétendus effets bénéfiques sur la santé. Actuellement, la tendance est à la modération, les boissons gazeuses ne sont pas une consommation alimentaire anodine et sans risque.

    Les boissons gazeuses contiennent du sucre, qui favorise la prolifération des bactéries dans votre bouche. Ces bactéries vont produire une acidité néfaste, capable d'encourager la corrosion de l'émail dentaire qui fragilise vos dents, et encourage l'apparition des caries.

     

    Les boissons gazeuses sont riches en sodium

    On retrouve le sodium, le sel alimentaire, dans de nombreuses boissons gazeuses. La quantité recommandée de sodium et de 500 à 1000 mg par jour. Notre alimentation est de plus en plus riche en sodium, les boissons gazeuses ajoutent à notre consommation quotidienne une quantité supplémentaire du sel. Le sodium favorise l'hypertension artérielle, les maladies cardiaques, et des maladies rénales.

     

    Les boissons gazeuses favorisent le gain de poids

    Le sucre est un élément présent abondamment dans les boissons gazeuses, pour améliorer le goût, et pour réduire la sensation de fatigue après la consommation. Le sucre favorise le gain de poids, l'obésité, encourage d'autres consommations sucrées, peut également faciliter l'apparition des maladies diabétiques.

     

    Les boissons gazeuses : Des calories vides

    Le terme calories vide désigne les aliments qui sont riches en calories, et pauvres en nutriments. Les boissons gazeuses sont des boissons caloriques ne contenant pas d'éléments nutritionnels utiles. Dans ce sens, boissons gazeuses favorisent le gain de poids sans utilité nutritionnelle.

     

    Les boissons gazeuses augmentent l'acidité gastrique

    Dans certaines boissons gazeuses, on retrouve une acidité élevée pouvant agresser la muqueuse gastrique, favorisant les douleurs gastriques, ou la corrosion. Cette acidité augmente également le risque d'un reflux gastro - oesophagien. La présence d'acide phosphorique dans les boissons gazeuses peut les rendre plus corrosives.

     

    Boissons gazeuses et la déshydratation

    Si vous avez soif, vous prenez plusieurs verres de boisson gazeuse, vous risquez d'ingérer une quantité importante de caféine. Cette caféine est un diurétique qui va inciter les reins à se débarrasser de l'eau. Vous allez ainsi perdre plus d'eau. Les boissons gazeuses peuvent être un élément déshydratant. Si vous avez soif dans un climat chaud, après un effort physique, privilégiez l'eau fraîche.
    Il est utile de modérer autant que possible la consommation des boissons gazeuses. Cette consommation ne devrait pas être massive et quotidienne, mais plutôt une consommation de plaisir, de temps en temps, avec certains repas, ou dans certaines circonstances.

     

    Réduire la consommation

    Il est néanmoins possible de réduire la consommation de ces boissons en modifiant progressivement ses habitudes alimentaires :

     

    1. Avoir une bouteille d'eau à portée de main

    Rien ne peut satisfaire la sensation de soif qu'une bouteille d'eau potable, fraîche et pure sans éléments ajoutés. L'eau peut rafraîchir,  réhydrater le  corps et améliorer l'état physique et mental.

     

    2. Remplacer ces boissons par les jus de fruits

    Les jus de fruits sont d'excellentes boissons, les jus d'ananas, d'orange, de citron se caractérise par un goût délicieux et savoureux, comportant une quantité importante de vitamines et d'éléments nutritionnels indispensables, peuvent lutter contre la sensation de soif, et améliorer l'état physique de l'organisme pendant l'effort.

     

    3. Modifier vos habitudes

    La consommation de boissons non alcoolisées, sucrées ou en forme de Soda accompagne parfois  certains repas. Dans ce cas, il est possible de remplacer ces boissons par d'autres comme le jus de fruits, la bière non alcoolisée, ou une consommation modérée de vin.

     

    4. Informez-vous

    Il est indispensable de chercher les informations nécessaires avant de consommer un produit alimentaire d'une façon constante et prolongée. Si vous êtes adeptes de ces boissons, il est conseillé de changer de marque régulièrement, de changer de fabricants de produits afin d'éviter l'accumulation des éléments qui entrent dans la fabrication de ces boissons, et d'éviter de renforcer la dépendance et la rigidité des habitudes alimentaires.

     

     

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    Repas: combien par jour? Comment tromper votre faim?

    repas

    repas

     

    Repas: combien par jour ?

    Dans l'histoire de la médecine, la compréhension de la physiologie de la digestion et les avancées des sciences de nutrition n'ont pas influencé réellement la routine alimentaire. Depuis l'antiquité, on pensait que la digestion des aliments se fait plus vite et mieux pendant le sommeil, la médecine moderne ne confirme pas cette constatation ; cependant aucun médecin ne peut proposer une routine alimentaire scientifiquement prouvée même si l'idée d'absorber  des repas copieux avant de dormir semble abandonnée.

     

    Quel repas

    La plupart des aliments sont consommés dans le cadre de repas. Les repas varient selon plusieurs facteurs :
    - La combinaison d'aliments consommés. Par exemple, un repas en France un repas comporte viande avec un ou deux légumes, puis fromage. Un repas britannique ne comporte pas de fromage
    - selon le traitement, la préparation et la cuisson. Cela peut avoir un impact sur la valeur nutritionnelle des aliments. Par exemple, la cuisson à la vapeur des légumes permet de réduire les pertes de vitamines solubles dans l'eau.
    - L'ordre dans lequel les éléments sont consommés. Dans dans la plupart desPays européens, un repas formel est composé de trois séquences :entrée, plat principal, et dessert. En chine, les plats sont servis ensemble sans séquence.
    - Comment la nourriture est consommée : avec les mains ou des outils, des plats séparés ou un bol commun. C'est une question culturelle et de savoir vivre. C'est une question importante sur le plan cultuel et hygiénique.
    Dans certaines sociétés, les hommes et les femmes mangent séparément, dans d'autres pays, les enfants ne mangent pas avec les adultes.

     

    Combien de repas ?

    La seule réponse valable à la question : combien de repas par jour faut-il consommer est la suivante : c'est du cas par cas. Certaines personnes se portent bien avec trois repas et deux  collations, d'autres avec deux repas seulement. Le nombre de repas suit également l'activité physique et les besoins alimentaires. Certaines personnes n'ont pas faim le matin, et n'ont pas besoin de prendre le petit déjeuner.

    À l'exception des enfants, des adolescents et des personnes âgées, le nombre de repas devrait suivre les besoins personnels et le goût de chacun, à condition que nous soyons à l'écoute des signaux de la faim, de bien connaître les besoins de son organisme.
    Il n'existe pas non plus une vérité scientifique sur la quantité d'aliments à consommer à chaque repas. Notre tradition en France est de manger un dîner copieux. L'obésité en France n'est pas plus fréquente que dans certains pays anglo-saxons où les traditions invitent à ne pas manger après 19 heures pour éviter de prendre du poids.

    abs11.5-orange En conclusion, il n'existe pas de règles concernant le nombre des repas, il faut se connaître, respecter son organisme et ses besoins alimentaires. Chez une personne adulte en bonne santé, la routine alimentaire est une question de goût et le besoin et non pas une question de règles ou de recettes. Ainsi le petit déjeuner n'est pas vraiment le repas le plus important, le dîner n'est pas le repas responsable de l'obésité.

    abs11.5-orange Dans certaines maladies : diabète, hypoglycémie, le reflux oeso-gastrique, colon irritable,  il est conseillé de manger plusieurs petits repas par jour afin de permettre à l'organisme de mieux lutter contre ces maladies. Chez les sportifs et les athlètes, la routine alimentaire devrait suivre les besoins de l'activité physique bien évidemment.

    Aliments-art

     

    Manger à votre faim

    Manger est un plaisir. C'est un moyen pour fournir à notre organisme des nutriments et calories. On revient toujours à la phrase de Molière ou "on mange pour vivre et non pas  vivre pour manger". La vie offre heureusement d'autres joies que la nourriture, et d'autres satisfactions que les sucres et les lipides.

     

     

    Pour bien manger

    - Nous devons manger pour nous restaurer, et non pas pour satisfaire nos sens.
    L'organisme doit remplacer l'énergie  dépensée au cours de la journée, et absorber des aliments qui lui permettront de construire et de réparer ses tissus et ses organes. La première fonction de la faim est de satisfaire l'organisme, c'est à dire remplacer ses pertes d'énergie, et lui permettre d'avoir les moyens d'assurer le bon fonctionnement des organes. Ainsi il est légitime de manger à sa faim, sans dépasser les limites raisonnables.

    - Pour conserver un poids santé, sans excès, ni obésité, bien manger consiste à manger à sa faim, pour éviter de se sentir mal dans sa peau, pour éviter une frustration supplémentaire.

    - Il est indispensable de lutter contre le sentiment punitif généré par certains régimes, qui consiste à nous faire croire que pour maigrir il faut souffrir ou mourir de faim. Il est indispensable de satisfaire votre faim, pour éviter les variations de poids, et cette frustration associée à une colère contre soi  ou contre la nourriture qui invite les personnes à abandonner leurs régimes ou leur contrôle sur la nourriture.

    - Il est indispensable de lutter contre la faim car cette sensation désagréable peut  devenir une source d'irritabilité et d'agressivité qui punit socialement et émotionnellement. Inutile de garder un poids raisonnable en perdant son soutien et son réseau social.

    - Pour bien manger, il est possible de s'alimenter sans engraisser, en appréciant les plaisirs  de  la table, en mangeant sainement, d'une façon équilibrée et variée, sans se priver, et sans gagner de  poids.

    - Bien manger à sa faim et avant tout une question de qualité, et non pas de quantité. La nourriture ne console pas, la vraie réponse à nos anxiétés et à nos frustrations ne sont pas dans les assiettes.

     

    Faim ou Appétit ?

    La faim est un besoin organique qui ressemble au phénomène primitif des animaux, c'est une sensation négative, douloureuse et frustrante, liée à une sensation de vide dans l'estomac, qui peut s'accompagner d'un malaise général, d'une sensation de faiblesse et parfois des maux de tête. La faim est un besoin naturel, qu'il convient d'accepter et de valider.
    L'appétit est une envie et non pas un besoin. L'appétit (et le plaisir et le désir de manger,) accompagne parfois la faim, mais peut être indépendant. Dans ce cas l'appétit est influencé par plusieurs facteurs : le mode  de préparation, de présentation des aliments augmente le désir de manger de même que l'emploi des épices, des condiments et autres. L'ambiance générale aussi la présence des convives améliore l'appétit et l'envie de manger.
    L'appétit et la recherche d'un plaisir qui ne sont sûrement pas d'ordre vital, mais qui s'exprime par le désir de manger quelque chose qui nous attire et qui nous plaît. Le comportement alimentaire de l'être humain demeure un phénomène mal connu et complexe. Idéalement pour ne pas grossir, l'appétit devrait correspondre à la faim ;  en d'autres termes, manger devient un besoin et non pas une recherche de plaisir. La faim est faite pour conserver la vie, l'appétit flatte  nos sens et augmente le plaisir.

     

    Adoptons l'alimentation consciente 

    Nous mangeons pour de nombreuses raisons autres que la nutrition :
    Nous mangeons pour fêter,
    Nous mangerons par ennui,
    Nous mangeons par habitude
    Nous mangeons à cause du stress.
    De nombreux facteurs influencent notre consommation de nourriture : Manger sans réfléchir, régimes chroniques, troubles de comportement alimentaire, sentiment de culpabilité, obsession, incapacité de maîtriser ses émotions face à la nourriture. Ces comportements peuvent entraîner non seulement de mauvaises habitudes alimentaires, mais aussi une relation malsaine avec la nourriture.

    L'alimentation consciente exige certains points :
    - une relation saine avec la nourriture,
    - avoir conscience des besoins nutritionnels,
    - apprécier la nourriture,
    - faire preuve de souplesse à l'égard du régime alimentaire,
    - accepter son corps
    - s'accepter sans porter des jugements catégoriques.
    - avoir conscience des facteurs qui modifient notre relation avec la nourriture, nous poussent à manger sans réfléchir,
    - trouver des stratégies qui favorisent le plaisir de manger.

     

    Vous avez vraiment faim ?

    Nous mangeons pour alimenter notre corps, nous mangeons pour des raisons physiques, émotionnelles et sociales.
    Pour simplifier notre relation avec la nourriture, On peut décrire trois types de faim :
    - Faim de l'estomac : Le faim de l'estomac est physique. Notre corps nous dit qu'il a besoin d'énergie.
    - Faim de la bouche : c'est la recherche du goût, d'une texture en particulier, envie de salé, sucré ou de croquantes.
    - Faim émotionnelle : manger pour des raisons émotionnelles, à cause d'un comportement, comme par exemple manger pour se réconforter après une journée difficile. Cette faim émotionnelle nous pousse à nous alimenter pour nous consoler.

     

    Etre conscient de sa faim

    Certaines stratégies peuvent aider à comprendre la nature de notre faim, et des trouver les outils pour corriger certains comportements.
    - Afin d'éviter de manger pour se consoler, réfléchissez aux situations dans lesquelles vous vous sentez mal, comme les situations stressantes au travail ou le stress quotidien.
    - Cherchez les moyens de vous réconforter autrement que par la nourriture : écouter de la musique, discuter avec des amis, faire des exercices physiques. Vous pouvez envisager d'autres activités comme la lecture, la relaxation ou les activités artistiques.
    - Organisez votre alimentation sous forme d'un journal, ou d'un plan pour avoir conscience de ce que vous mangez et des raisons pour lesquelles vous mangez.
    - Cherchez les déclencheurs de votre faim émotionnelle et comment y répondre autrement que par la nourriture.
    - Vous pouvez éviter certains déclencheurs de faim. Si vous pouvez identifier des situations ou des moments de la journée qui présentent des risques, essayez d'y faire face en trouvant une réponse valable.
    - Vous pouvez ajuster vos achats pour planifier vos repas au début de semaine. Les aliments sains et peu caloriques sont à portée de la main, faciles à prendre, comme les fruits, les légumes, et les yogourts. Tentez de répondre à vos besoins émotionnels par une nourriture saine.
    - Cherchez d'accroître votre contrôle sur vos habitudes alimentaires : éviter de cultiver un sentiment de privation ou de culpabilité, attendez avant de manger pour découvrir combien de temps cette faim émotionnelle peut durer.
    - Gérer le stress et contrôler les pensées négatives, cela permet de lutter contre la faim émotionnelle.

     

    aliments

     

    La faim, comment la tromper

    C'est toujours le même problème, la sensation de faim nous rend irritable, frustré, nous fragilise, et finit par nous inviter à abandonner nos régimes ou notre contrôle sur la nourriture. Ainsi, nous cédons à notre appétit, nous mangeons au-delà.

    En règle générale, à aucun moment de votre régime, vous ne devriez avoir faim. La sensation de faim n'a pas raison d'être, car elle peut jouer un rôle néfaste dans le régime ou le contrôle que nous exerçons sur notre alimentation. Un régime pour maintenir son poids santé, pour perdre quelques kilos ne devrait pas s'accompagner de faim ou de souffrance.

    Il est parfois difficile de lutter contre la souffrance de la fin, contre ses fringales qui nous harcèlent en dehors du repas.
    Tout d'abord si vous avez des fringales, il faudra vous méfier des gourmandises comme les biscuits secs, les crèmes glacées, les gâteaux, ou les brioches. Vous pouvez consommer raisonnablement ces gourmandises si vous l'avez fait vous-même, en sachant pertinemment la quantité énergétique présente dans ces préparations.


    La consommation de ce genre de gourmandises fabriquées par l'industrie agroalimentaire est un vrai danger pour votre contrôle alimentaire ou votre régime, car l'industrie agroalimentaire soigne le goût et la présentation, et n'a pas pour objectif le contrôle alimentaire ou le régime.

    Il existe des moyens pour tromper la faim, et surmonter ses fringales :
    Au début de vos repas, essayez de manger une salade composée de plusieurs légumes pauvres en calories, comme laitue, céleri, concombres, radis, et chou. C'est légume contiennent beaucoup de cellulose, des fibres alimentaires, ayant pour effet de gonfler dans l'estomac, d'offrir une sensation de plénitude, et de lutter contre la sensation de faim.

    Les protéines enlèvent également la sensation de faim. Il est utile d'y penser. Il ne faut pas oublier de manger de la viande, du poisson, des œufs, du fromage ou des laitages.

    Pour éviter la sensation de faim, il ne faut jamais sauter un repas.  Abandonner un repas peut mener au cours de la journée à une chute de sucre dans le sang que les médecins nomment hypoglycémie, qui finira par déclencher une pénible sensation de faim, orientée vers les aliments sucrés.

    Pour avoir moins de faim, évitons les sucres raffinés, qui stimulent le pancréas qui fabrique de l'insuline, provoquant ainsi une hypoglycémie, et une sensation de faim.
    N'oubliez pas, l'eau peut aider à diminuer les contractions de l'estomac, et peut aider dans certaines occasions à alléger la sensation de faim et jouer le rôle d'un coupe-faim.

    Si la sensation de faim vous harcèle entre les repas, ils existent de nombreux aliments sur lesquels vous pouvez compter pour apaiser cette sensation de faim sans trahir votre régime, et sans engraisser. On peut citer les cornichons, les salades assaisonnées et arrosées de jus du citron, des branches de céleri, salade de tomates, des radis, concombres, carottes râpées, fromage maigre, yogourt nature, un œuf , une tranche de jambon de préférence moins salée que d'habitude.

     

     

    légumes, repas végétarien

    Comment équilibrer nos repas pour être en forme toute la journée ?

     

    Trois principes de base sont utiles pour garantir l'énergie, la santé mentale et la santé physique: dormir suffisamment, bouger et bien manger ! Afin de préserver notre santé, nous devons travailler sur ces différents aspects. L'équilibre alimentaire est un élément clé pour être en bonne santé, et en bonne forme. 

     

    Pensez aux sucres

    Le corps ne peut fonctionner sans sucre. Il est essentiel de se nourrir d'ingrédients nutritifs et variés, mais aussi, de glucides. Le cerveau humain se nourrit uniquement de glucose, un type de glucides. Le cerveau ne représente que 2 % de notre poids, mais il consomme 20 à 25 % de l'énergie alimentaire quotidienne. Certains pensent que les glucides entraînent l'obésité. C'est une idée fausse, tout repose sur le choix des sources de glucides et de la quantité consommée. Les glucides existent dans les fruits, dans les légumes, dans les produits céréaliers, et non pas seulement dans le chocolat et les bonbons.

     

    Les protéines

    Pour assumer une bonne performance intellectuelle tout au long de la journée, il est important d'intégrer une bonne dose de protéines dans vos repas.  On retrouve ces protéines dans les produits laitiers, dans les viandes, et dans les produits de substituts de repas. Ces aliments assurent la satiété et fournissent l'énergie nécessaire pour les travaux d'endurance.

    Il est important également d'associer les glucides aux aliments riches en protéines. On trouve les glucides dans les plats sucrés, les sucres lents (comme riz, pâtes, fruits et légumes) sont à préférer aux sucres rapides comme les friandises, bonbons ou chocolat. De l'autre côté les sources de protéines comme le fromage, les fruits secs aident à maintenir un bon niveau d'énergie tout au long de la journée.

     

    Bien associer, bien manger

    Les aliments sont notre source principale d'énergie, bien les assimiler, il assure le bon fonctionnement de notre organisme.

    Ce que nous absorbons, la manière de le faire, influence directement notre santé. L'organisme n'est pas un entrepôt. Ses capacités à stocker et à assimiler sont limitées, tout excédent se transforme en éléments néfastes. Parfois on se prive de l'essentiel, parfois nous avons la fâcheuse habitude de tout mélanger, alors que certaines combinaisons alimentaires perturbent notre digestion.

     

    La qualité des aliments est essentielle

    Pour votre nourriture, il est conseillé de choisir des produits sains qui offrent toutes les garanties, les produits les plus frais. Rien ne vaut le produit frais cultivé naturellement et près de chez vous. N'oublions pas que les légumes et les fruits débordent de vitamines, de minéraux, d'oligo-éléments et d'enzymes qui dynamisent les fonctions vitales. La consommation des fruits et légumes crus stimule la digestion. C'est pour cela que les salades se consomment au début de repas.

    Prenons l'habitude de mâcher et de manger tranquillement sans nous presser, de consommer des produits sains et frais, sans excès et en quantité. La bonne santé sera au rendez-vous.

     

    Savoir planifier les repas 

    Combien de fois êtes-vous rentré chez vous après une journée au travail, sans avoir aucune idée sur la composition de votre dîner ?
    En planifiant quelques repas pour la semaine, vous pouvez économiser un stress inutile et manger mieux.
    Le repas en famille est un moment important si vous avez des enfants. Les enfants et les adolescents devraient manger des repas réguliers, pour éviter le grignotage et le risque d'obésité, de même pour éviter le risque de fatigue. Le dîner est souvent le meilleur moment pour le repas familial, un moment où la famille est réunie à la fin de la journée.
    La planification des repas peut être bénéfique pour la santé de votre famille, elle permet d'avoir un contrôle efficace sur la quantité d'aliments préparés, pour éviter la consommation de la restauration rapide ou collective, et pour élaborer des menus variés riches en éléments nutritifs. Cette planification vous permet également de mieux gérer le budget de votre famille en réduisant le nombre d'achats que vous faites par hasard, ou par coeur.


    La planification des repas exige d'avoir des idées sur les menus, sur les ingrédients, et sur l'apport nutritif de vos menus. Vous pouvez ainsi faire vos achats d'une façon raisonnée et organisée.
    La planification des repas peut devenir avec le temps une règle alimentaire dans votre famille, une sorte de routine où vous pouvez associer les désirs, l'apport nutritif, l'économie du temps et l'économie d'argent.


     

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    Coup de foudre : attirance ou engouement ?

    coup-de-foudre

    amour premier regard

    Coup de foudre : attirance ou engouement ?

     Vous regardez, votre cœur s’accélère, des feux d’artifice explosent dans votre esprit. Vous êtes victime du coup de foudre si loué par les films romantiques, et par les livres de romance. Le coup de foudre est difficile à expliquer. Certains jurent qu’ils ont été victimes de son pouvoir mystique (parfois plus d’une fois), tandis que d’autres l’attribuent au folklore et au fait d’avoir trop lu Roméo et Juliette ou les romans d’Austen.

    Aussi romantique que cela puisse paraître dans la culture ambiante, cette expérience semble selon les études être peu susceptible d’être un véritable amour, il s’agit plutôt d’une attirance physique selon les résultats d’une étude publiée dans le numéro de décembre 2017 du Journal of the International Association for Relationship Research.

    Les chercheurs ont demandé à 400 participants de dire s’ils avaient vécu l’expérience du coup de foudre, de l’amour au premier regard, et de noter à quel point ils trouvaient physiquement attirantes les personnes qui ont provoqué ce coup de foudre, puis de faire-part de leurs sentiments concernant des concepts tels que l’intimité, l’attirance, l’engagement et la passion.


    32 participants ont vécu le coup de foudre sans lier cet amour au premier regard, avec engagement ou intimité.
    L’attirance physique était le facteur commun dans ces expériences. La personne en face était désirable, répondant aux critères de beauté physique souhaités.
    L’étude suggère que le coup de foudre n’est pas une forme d’amour, mais une forte attirance initiale parfois réciproque.

     

    Différence entre amour et désir

    Sous la pression de la culture dominante, de nombreuses personnes attachent l’étiquette « coup de foudre » à leur relation réussie après coup. Après quelques années de mariage, une rencontre progressive et construite se transforme dans leur mémoire en coup de foudre qui
    sera interprété comme un amour au premier regard, pour répondre aux normes culturelles louant le romantisme de ce genre de rencontre.

    Tout le monde cherche le romantisme, mais les scientifiques décrivent une réaction biologique d’attirance physique qui libère certaines hormones dans le cerveau.
    L’alchimie et la connexion qui mènent à un amour à long terme exigent un certain temps pour se développer, le coup de foudre est une réaction fulgurante.
    L’attirance physique et l’amour grandissent au fur et à mesure que l’on apprend à connaître une personne.

     

    coup de foudre

     

    Une étude de Stephanie Cacioppo intitulée Neuroimaging of Love : MRI Meta-Analysis Évidence Toward New Perspectives in Sexual Medicine, 2010 a examiné ce qui se passe dans le cerveau lorsqu’on tombe amoureux et qu’on est en proie à l’attirance. 12— zones de cerveau travaillent ensemble pour libérer des substances chimiques et des hormones qui induisent le sentiment de tomber amoureux, tout cela se produit en seulement en un cinquième de seconde, provoquant un sentiment de « flottement sur un nuage », et d’euphorie.

    Une étude de 2017 de l’université de Groningue donne d’autres indications. 92 % des personnes qui déclarent avoir vécu l’expérience ont développé une relation amoureuse longue. Il s’agit de projeter leurs sentiments actuels sur le moment de leur première rencontre. Nous avons tendance à considérer le passé à la lumière du présent, en sous-estimant les changements qui se produisent au fil du temps.

     

    L’attirance physique comporte en soi une dose d’engouement, nous attribuons des traits de personnalité plus positifs aux personnes que nous trouvons physiquement attirantes.

     

    route de madison

     

    Amour, attirance et engouement

    Pendant l’adolescence, le jeune adulte apprend, avec plus ou moins de difficulté à distinguer l’amour de l’engouement, l’amour de l’attirance. Les adultes peuvent avoir du mal à bien explorer leurs sentiments aussi.


    Après une attirance physique, l’engouement apparait comme une sensation fulgurante, qui comble l’esprit de merveilleuses rêveries, qui pousse la personne à se lier avec l’autre, être à proximité, et à avoir des relations sexuelles avec elle. Beaucoup de relations amoureuses commencent par un engouement que les gens peuvent interpréter rétrospectivement comme un coup de foudre.
    L’amour se développe progressivement. Il peut durer longtemps, devient plus profond et plus puissant au fil du temps.

    L’engouement se produit presque instantanément, puissant, sans nuance, et court. Il disparait après une relation sexuelle ou en cas de refus de l’autre de s’impliquer.
    L’amour accepte la personne dans sa totalité, valide ses besoins et ses projets. L’engouement s’épanouit dans la perfection, dans l’image idéalisée du partenaire. L’engouement se concentre sur le physique.

    L’amour s’accompagne de sentiment d’engagement, de sécurité, alors que l’engouement s’accompagne d’anxiété, et de fatigue.

    L’amour est le fait d’être amoureux d’une personne. L’engouement est le fait d’être amoureux de l’amour.
    Les romances et les films romantiques montrent généralement le coup de foudre ou l’engouement. Des gens beaux et aisés se rencontrent, ont une forte attirance physique immédiate. Ces films décrivent rarement l’évolution de cesrencontres et les difficultés de construire une relation adulte de longue durée.

     

    Conclusion :

    Il semble que le coup de foudre soit simplement une forte attirance physique, ou une interprétation rétrospective influencée par la culture dominante. Mais ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose. Les personnes qui déclarent avoir eu un coup de foudre avec un partenaire (qui ont créé ce souvenir ensemble) ont tendance à éprouver plus d’amour et de passion dans leur relation. C’est une façon d’embellir le souvenir du début pour compléter le tableau de leur amour et leur engagement.

     

    Références
    Naumann, E. 2004 : Love at first sight: The stories and science behind instant attraction. Sourcebooks, 2004

    Ortigue S, Bianchi‐Demicheli and al: Neuroimaging of love: fMRI meta‐analysis evidence toward new perspectives in sexual medicine. J Sexe Med 7:3541 –3552, 2010.

    Florian_Zsok and al: What kind of love is love at first sight? An empirical investigation, Personal_Relationships November 2017

     

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    Le narcissisme n'est pas l'estime de soi

     

    narcissisme venus Burne Jones

    Vénus se mirant dans l'eau (Edward Burne-Jones 1875)

     

    Le narcissisme n'est pas l'estime de soi

    Les gens parlent souvent parler de respect de soi ou d'estime de soi, de fierté, d'amour-propre, d'orgueil, d égocentrisme et de narcissisme. Nous pourrions même parler d'une génération " moi ", dépendant de ses selfies et des likes sur facebook.
    Sommes-nous plus narcissiques que la génération précédente ? Les heures passées sur les réseaux sociaux aux égos exposés ont-elles modifié nos comportements ? La télé-réalité confirme que nous sommes narcissiques ? Sommes-nous au milieu d'une épidémie de narcissisme ?
    Sommes-nous devenus obsédés par nous-mêmes ? Et si oui, où est le problème ?

     

    narcissime Paris Hilton


    Estime de soi et narcissisme


    Hors contexte psychologique, la langue française utilise le terme de vanité pour décrire le comportement ou le défaut d'une personne qui étale avec complaisance, sa satisfaction de soi. En même temps, le mot vanité est péjoratif dérivé de ce qui vain, inefficace et futile.
    La vanité est avide de compliments, d'admiration et de flatterie. La vanité est souvent la conséquence d'une estime de soi " fragile ", une demande constante pour se rassurer.


    Le poète anglais John Milton pensait que l'estime de soi est suffisante quand elle enrichit nos vies ou celles des autres. Milton parlait d'une confiance en soi modeste, modérée. Dans les années 1750, Jean-Jacques Rousseau a popularisé le terme Amour-propre. Pour Rousseau, l'amour propre devrait éviter la vanité, et ne se lasse pas de poser des gardes  fou contre les maux de l'amour-propre : vanité, envie et mépris.


    Le terme narcissisme vient du mythe grec de Narcisse, le beau jeune homme qui tombe amoureux de son propre reflet dans une flaque d'eau. Le Narcissisme est un concept de la théorie psychanalytique de Freud. Le narcissisme apparaît en psychiatrie sous la forme du trouble de la personnalité narcissique.
    Nous utilisons le terme narcissisme pour désigner une tendance culturelle, et non pas un trouble psychologique ou psychiatrique, un comportement qui privilégie le soi, qui étale les acquis pour s'auto-glorifier.
    Il y a une différence entre l'estime de soi et le narcissisme. Quelqu'un ayant une haute estime de soi valorise la réussite, apprécie la réussite des autres, croit à l'altruisme, peut parfois minimiser sa réussite pour ne pas altérer l'estime de soi chez les autres.
    Le narcissique a un comportement qui ne valorise pas les autres, il ne cherche pas la bienveillance dans les relations, il manque d'empathie, expose sa réussite comme un témoignage de l'échec des autres. Le narcissiste est vaniteux, dans une relation d'arrogance ou de mépris vis-à-vis des autres. Il est dans l'égocentrisme, dans l'obsession de soi.

     

    narcisse

     

    Le narcissisme en augmentation  


    Comparant une étude évaluant le narcissisme réalisée sur 15 000 étudiants en 1982, avec une autre étude réalisée sur les mêmes principes en 2006, les chercheurs confirment que les scores de narcissisme sont plus élevés que par le passé, et spécialement à partir des années 2000.
    Ces études suggèrent que l'augmentation du narcissisme n'est pas liée à une tranche d'âge ni à une origine ethnique ou démographique. Les hommes étaient plus narcissiques dans les années 80, les femmes sont devenues plus narcissiques que les hommes dans les années 2000.
    Les chercheurs pensent qu'il existe un lien direct entre la vanité ou le narcissisme, et certaines demandes comme la chirurgie esthétique. L'augmentation mammaire et la liposuccion ont été multipliées par 3 pendant la même période.


    Les personnes narcissiques ont des difficultés relationnelles. Leurs relations sont peu stables, moins longues que les autres. Les personnes narcissiques se marient plus tard que les autres. Leurs relations se fondent sur la sexualité, et la consommation.
    Il existe un lien entre narcissisme et matérialisme. Le narcissisme se concentre sur l'image, sur la réputation, et sur l'admiration des autres. Ces valeurs sont en vogue dans notre culture actuelle, encouragées par les réseaux sociaux. La personne narcissique sur les réseaux sociaux étale son bonheur, ses achats, raconte ses exploits sexuels, ses voyages, expose son corps, ses prothèses mammaires, en critiquant les autres sur leur échec social, sur leur pauvreté, sur leur obésité.


    L'éducation joue un rôle dans ce comportement narcissique, quand les parents confondent la construction de l'estime de soi et le narcissisme. Quand l'enfant pense qu'il est spécial, intéressant, intelligent, il construit son estime de soi. Quand il pense qu'il est supérieur, que les autres lui sont inférieurs, il peut devenir narcissique.
    Les personnes narcissiques sont intéressées par la culture des médias, par les célébrités, par la télé réalité, et par le glamour, plus que la moyenne. Internet permet aux personnes narcissiques de chercher à satisfaire deux besoins indispensables à la personne narcissique : l'admiration, et la validation.
    Pour les personnes narcissiques, la télé réalité est une chose normale. L'admiration des téléspectateurs comme les commentaires favorables sur les réseaux sociaux est une récompense si désirée, qu'elle justifie les autres inconvénients.


    Une étude sur des adolescents finlandais a constaté que, dans les années 1980, si vous demandiez aux adolescents ce qu'ils craignaient, ils étaient beaucoup plus susceptibles de mentionner les préoccupations mondiales (guerre, terrorisme) ou économiques (chômage). Depuis quelques années, les adolescents sont préoccupés par des craintes personnelles comme la solitude ou le manque d'amour. En même temps, les adolescents semblent plus susceptibles d'être déprimés ou anxieux que les générations précédentes.

    Les auteurs du livre Good to Great ont été surpris par le résultat de leur enquête. Les grands chefs d'entreprise ne sont pas narcissiques. Au contraire, le succès de l'entreprise exige modestie, capacité d'accepter les critiques, et discrétion. Un chef d'entreprise ne peut être narcissique, car la personne narcissique cherche l'admiration des autres à tout prix, sans souci du résultat. Dans le même livre, les auteurs ont noté que les grands sportifs ne sont pas narcissiques non plus. Un grand sportif, comme un chef d'entreprise, doit savoir travailler avec les autres, apprécier les qualités des autres, les motiver, et les encourager. Ses traits de caractère sont à l'opposé de l'excès de confiance qui caractérise la personne narcissique.

     

    narcissime homme


    Narcissisme et réseaux sociaux    

    Les personnes narcissiques ont plus d'amis sur Facebook. Les narcissiques prospèrent sur les réseaux sociaux car ils sont actifs, ils dévoilent leurs vies, et font tout pour être populaires et admirés. Ceci ne signifie pas que la majorité des personnes sur Twitter ou sur Facebook est affectée de narcissisme. Les réseaux sociaux encouragent la recherche d'attention d'un public docile, gratuit, généreux de compliments et de complicité, presque indifférent.
    Dans une étude récente de l'Université de Swinburne, un échantillon de 200 participants ont répondu à un sondage en ligne comprenant des questions sur l'estime de soi et l'utilisation d'Instagram. Les chercheurs ont distingué deux types de narcissisme. Le narcissisme fort encourage exhibitionnisme, , extraversion, manipulation, sentiment de supériorité, agressivité, indifférence, recherche de succès. Le narcissisme vulnérable s'accompagne d' insuffisance, de sentiment de honte, de la colère, timidité et réaction violente à l'insulte.
    Selon cette conclusion, l'estime de soi apparait comme est un facteur qui distingue entre le narcissisme fort et vulnérable.

     

    individualisme

     


    Pourquoi sommes- nous de plus en plus narcissiques


    En consultant les moteurs de recherche, nous pouvons noter une tendance vers une culture occidentale autocentrée. Les livres sur comment s'aimer, comment découvrir l'être spécial que vous êtes, ne manquent pas.
    Le narcissisme est à la hausse dans les sociétés occidentales modernes. Certains pensent que le narcissisme est le fruit d'une culture individualiste.
    Une étude réalisée après la réunification de l'Allemagne a interrogé 1.025 personnes pour évaluer les niveaux de narcissisme et l'estime de soi.
    Les participants de l'ex-Allemagne de l'Ouest ont plus de narcissisme par rapport aux participants de l'ex-Allemagne de l'Est. Les personnes de l'ex-Allemagne de l'Est avaient l'estime de soi plus élevée que ceux de l'Allemagne de l'Ouest.


    L'environnement culturel individualiste ou collectiviste affecte le développement des traits de personnalité, y compris le narcissisme.

     

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    Nos buts, nos projets façonnent nos vies

    decision reflexion

     

    Nos buts, nos projets façonnent nos vies

     

    Changer, réagir, s’adapter. Nous sommes invités à prendre une décision sérieuse qui engage bien de choses : relation, travail, voyage, orientation professionnelle.
    Il existera toujours un doute, une possibilité d’échec, une éventuelle perte. Qui dit qu’il est facile de décider.

     

     

    Au début, faire le diagnostic
    Identifier le problème avec précision pour commencer. Comment réagir en cas de difficultés professionnelles sans comprendre l’origine de ces problèmes ? Quel changement en cas de problèmes au sein du couple ? Où se trouve l’erreur ? Que faut-il éviter en cas de changement.
    Identifier le problème exige un regard neutre, apaisé, fondé sur le réel. Ce Temps de réflexion indispensable pour diagnostiquer le problème avec précision peut conditionner la réussite, économiser un effort précieux pendant la réalisation, et réduire les pertes en cas d’échec.

     

    decision difficulte

     


    Buts raisonnables sans perfectionnisme
    Fixer vos objectifs représente le début de tout changement. Fixer un objectif exige d’autres décisions : que faut-il changer ? Que faut-il remplacer ? Quel changement devient prioritaire ? À quelle vitesse faut-il réaliser ces modifications ? Puis la question la plus importante : ce projet est-il conforme à mes principes ?
    Les objectifs perfectionnistes et exigeants ont plus de chance à conduire à l’échec, à la déception et à l’abandon. Les objectifs trop simples peuvent démotiver.
    Le perfectionnisme ajoute à vos décisions et à vos réalisations une difficulté supplémentaire et une insatisfaction. La personne perfectionniste espère une prise de décision parfaite, mais dans un changement, les décisions s’enchaînent, le temps compte, le perfectionnisme devient problématique.
    Les objectifs doivent être les vôtres, basés sur vos besoins, et sur vos principes et non pas les objectifs loués par les médias ou par la culture ambiante.
    Aller vers des objectifs clairs et précis. Imposer un changement pour ne pas sentir triste est un objectif ambigu, qui risque de vous mener à l’échec.
    Définissez vos projets en terme de comportements, de moments des conditions spécifiques. Dans ce cas, les objectifs forment une série d’étapes, de petits changements dans un sens précis.

     

    decision

     


    Comment décider
    Dans la plupart des cas, nous identifions le problème, nous cherchons des solutions, nous envisageons la suite sans décider de commencer.
    Dans de nombreux cas, l’indécision symbolise la pire décision, elle entraîne une perte de temps, d’énergie, d’argent et de qualité de vie.
    Avant de décider, il faut bien réfléchir, consulter, identifier vos besoins. Les décisions précipitées par la peur ou par l’émotion peuvent finir par un échec ou par un désastre. Bien réfléchir pour éviter le coût des décisions erronées en temps, en effort, et en frustration.

     

     

    La décision ne règle pas le problème
    En cas de difficultés, le temps de l’analyse et de l’évaluation peut être pénible, nous obligeant à affronter les détails de nos problèmes, les risques, la possibilité d’échec et de perte. La décision soulage, mais n’éradique pas le problème. Il arrive parfois de prendre la décision et de ne rien faire en attendant un miracle. Dans ce cas, la décision demeure une simple réflexion, un scénario préparé pour réagir quand la réaction devient incontournable

     

    decision reussite

     

     

    La décision : pertes et gains
    Toute décision implique une certaine perte. La décision peut comporter une certaine dose de souffrance, de privation, et de risque.
    Votre décision aura un prix économique, émotionnel, ou personnel. Les avantages du changement méritent d’être comparés aux inconvénients.
    En cas de problèmes complexes, vous serez invités à prendre une succession de décisions. Chaque décision modifie une partie du problème, s’accompagne de certains avantages, et entraîne certains désagréments.

     

     

     

    Évaluez les risques
    Identifiez chaque risque, même minime, et son retentissement sur le projet et sur la réalisation pour tenter de trouver la solution adéquate. Cette préparation vous permet d’envisager les détails de votre projet et de votre réalisation, et de minimiser l’anxiété qui accompagne le changement. Le risque accepté dans un projet ne devrait pas mettre en cause votre santé physique ni votre santé mentale, ne devrait pas mettre en danger votre propre sécurité physique ou émotionnelle.
    En cas de décision simple, l’évaluation du risque ne pose pas un problème sérieux. Dans les décisions complexes, l’évaluation du risque pourrait s’effectuer à chaque étape du projet. Nos décisions n’échappent pas à notre condition humaine, on décide toujours d’une façon personnelle et imparfaite.

     

     

     

    Éviter les solutions simples
    La facilité séduit, la simplicité peut apparaître comme la solution optimale. Nous préférons parfois juger par noir et blanc, bon ou mauvais. Cette dichotomie ne permet pas de formuler un jugement précis ni de décider en face de situation complexe. Nous vivons dans une société sophistiquée et avancée. On découvre rapidement que les décisions simples représentent une décision partielle, qui exige par la suite d’autres décisions.

     

     

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    Le sens de la vie selon la psychologie moderne

     

    sens de la vie

     

    Le sens de la vie selon la psychologie moderne

    Nous vivons dans une société individualiste qui offre à chacun la possibilité d'organiser, autant que possible, son parcours personnel.
    La question sur le " sens de la vie " devient de plus en plus présente en Occident sans idéologies ni religions où chacun devrait créer son propre projet au sein de la collectivité.
    Une existence prend son sens quand elle mène à quelque chose, lorsque le présent mène à l'avenir.
    Il appartient à chacun de prendre le temps de découvrir ses idéaux profonds, ses passions et ses besoins.
    Selon le psychologue Viktor Frankl :

    La recherche d'un sens à la vie est parfois remplacée par la recherche du pouvoir, incluant sa forme la plus primitive, soit le désir de gagner toujours plus d'argent. Dans d'autres cas, c'est la recherche du plaisir qui y est substituée.


    Viktor Frankl en est convaincu : c'est en cherchant ce sens profond de leur vie que ses patients retrouveront progressivement volonté et joie de vivre.
    Héritière de la philosophie du bien-être, la psychologie moderne tente de formuler des conclusions utiles sur le sens de la vie, et sur les moyens les plus appropriés pour y arriver.

     

    citation sens de la vie nietzsche


    La passion


    Kierkegaard disait : on a plus perdu, quand on a perdu sa passion que quand on s'est perdu dans sa passion. Pour d'autres philosophes, la passion est problématique, car elle perturbe notre rationnement. Pour les philosophes de la liberté, la passion est une " maladie de l'âme " (Kant), pour les philosophes rationalistes comme Descartes, elle brouille le jugement et empêche l'accès aux vérités.
    La psychologie moderne tente de trouver une réponse utile à ces oppositions. Existe-t-il une différence entre avoir une passion harmonieuse et une passion obsédante ? La réponse est oui. En 2003, le psychologue canadien Robert Vallerand a fait une nette distinction entre passion harmonieuse et obsédante. Si votre passion vous dépasse, devient hors de votre contrôle, si votre bonheur et votre estime de vous-même dépendent de cette passion, vous êtes dans une passion obsédante, qui risque de vous mener vers l'anxiété et la tristesse. Si votre passion est sous contrôle, raisonnée par votre esprit et par votre plan de vie ou par vos principes éthiques, vous êtes dans une passion harmonieuse. Vous pouvez imaginer que le travail ou l'argent peuvent faire votre bonheur.


    Cette passion est saine, sauf quand l'argent ou le travail deviennent indispensables à votre bonheur, ou pire, quand ils sont en contradiction avec vos principes ou vos attentes. En cas de passion obsédante, il est plus difficile de trouver le sens de sa vie.
    Hegel préférait dire : Rien de grand ne s'est accompli dans le monde, sans passion.

     

    citation sens de la vie shakespeare

    Les projets pour donner du sens à notre vie

    Pour donner un sens à votre vie, ne laissez pas mourir vos projets et vos ambitions. Cultivez vos rêves et gardez-les précieusement. Si vous avez une ambition, n'attendez pas longtemps pour transformer cette ambition en projet. Les chercheurs à l'université de la Floride du Sud ont examiné les réponses de centaines de personnes qui se plaignent de l'absence de sens à leur vie et le retentissement de cette absence sur leur carrière professionnelle, sur leur santé, et sur leur qualité de vie. Les chercheurs ont remarqué que les personnes qui négligent leurs ambitions et leurs projets perdent plus que les autres le sens et la qualité de leur vie. La recherche du sens dans notre vie dépend de nos projets, de leur réalisation, et de leurs relations avec nos besoins, et nos vraies attentes.

     

    citation sens de la vie twain
    Endurance et autodiscipline

     

    Dans de nombreuses publications, les psychologues semblent s'accorder sur un point : la vie sans endurance et courage ne peut être une vie satisfaisante. La psychologue Angela Duckworth de l'Université de Pennsylvanie écrit dans son livre publié en 2016 " tomber 7 fois, se relever à la huitième " que les personnes endurantes sont capables de réussir leurs projets, d'améliorer leur qualité de vie. Ces personnes sont consciencieuses, autodisciplinées, courageuses et travailleuses. Ces critères semblent s'associer avec la réussite professionnelle, et une meilleure qualité de vie. Se relever après un échec exige une passion pour recommencer, du courage pour se remettre au travail, et une endurance pour réussir.

     

    citation sens de la vie Williams

    Persévérance pour réussir

    Jon Jachimowicz de l'école de commerce de New York a étudié le sentiment des personnes qui font leur travail avec passion. Il a noté que les personnes qui apprécient leur travail bénéficient de cette association passion/travail. Ces personnes sont plus heureuses, et plus douées pour réussir sur le plan professionnel et personnel. Ces résultats suggèrent que la persévérance est indispensable pour transformer une passion en projet, pour trouver un sens à la vie, et pour chercher une bonne satisfaction.

     

    citation sens de la vie Yoshikawa

     

    L'investissement peut transformer le travail en passion

    Certains auteurs pensent que l'investissement profond dans une tâche peut parfois transformer cette tâche en passion.
    Duckworth suggère que personne ne rencontre sa passion et le sens de sa vie spontanément, et qu'il ne suffit pas de réfléchir ou de méditer pour changer les conditions de notre vie. Il est important d'explorer, d'essayer différentes activités, d'étudier différents projets, d'affronter les défis pour trouver le sens de sa vie. Il est parfois utile de chercher le conseil chez les autres, à travers le contact personnel, ou à travers la lecture et les études.


    Exécuter consciencieusement une tâche, maîtriser cette tâche, perfectionner l'exécution peut devenir une passion. Dans une étude publiée en 2014, les entrepreneurs allemands ont remarqué qu'une tâche répétée pendant huit semaines peut être exécutée d'une façon satisfaisante pour les employés à partir de la neuvième semaine. Les employés ont exécuté cette tâche, ont perfectionné leur approche, ont fini par transformer cette exécution en passion. Les tâches exécutées étaient librement choisies par les employés, les procédures d'exécution également. Cet investissement qui transforme le travaille en passion exige le libre choix de son travail, et la compréhension de l'intérêt de ce travail.


    Quelques suggestions
    Certaines écoles de psychologie proposent quelques conseils pour aider chacun à trouver le sens de sa vie. Nous trouverons les mêmes conseils dans les livres de philosophie, dans les conseils de nos parents et dans la culture populaire
    1. Ne négligez pas vos rêves et vos projets
    2. Cultiver ce que vous trouvez agréable
    3. Penser à ce que vous aimez avant de penser à ce que vous n'aimez pas
    4. Analyser vos sentiments et vos besoins
    5. Ne pas gaspiller son temps (être raisonnable avec les jeux et les distractions)
    6. Savoir distinguer le bonheur de la satisfaction
    7. Ne pas être passif dans la vie
    8. Trouver le temps pour réfléchir à vos propres problèmes
    9. Être patient.
    10. Vous devez faire ce que vous aimez.

     

    References:
    Dave Isay : Callings: The Purpose and Passion of Work 2016, Penguin Press.
    Wilhelm REICH, " L'analyse caractérielle ", Paris, Payot
    Viktor Frankl, découvrir un sens à sa vie, Montréal, Actualisation, 1988

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    Je me réjouis des malheurs des autres !

    femme boxe

     

    Dans un mail, Patricia avoue qu'elle se réjouit des malheurs des autres. Ce sentiment intime la met mal à l'aise. Elle avoue qu'elle jalouse les autres, se réjouit de leur malheur, et se sent parfois coupable.

     

    "Pourquoi les gens ne peuvent s'empêcher de sentir un plaisir quand le malheur frappe les autres? Je ne vous cache pas que ce sentiment m'étonne, je n'arrive pas à savoir ce qui alimente mon intérêt pour le désastre et le malheur. Il m'arrive parfois de regarder à la télévision la vie des gens riches et célèbres, et lorsqu'un présentateur de télé passe devant les juges, je suis plutôt joyeuse, et quand un grand patron d'entreprise est viré, je suis contente en me répétant : il mérite.

     

    Mon voisin a fait installer une jolie piscine bleue dans son jardin. J'en étais jalouse, presque malade mais récemment, ce voisin divorce.

    La maison est mise en vente. J'ai eu un sentiment de joie à ma grande honte!! . Je ne gagne rien à ces malheurs, mais cela me fait plaisir, c'est curieux. Comment analyser ma " méchanceté?"

     

    Les humains s'évaluent en fonction des gens qui les entourent, comme dans un jeu de miroir. Si les gens autour de nous trébuchent, notre estime personnelle augmente.

     

    Schopenhauer décrivait ce sentiment comme " la réjouissance méchante : schadenfreude". Certains pensent que l'humain serait programmé pour jouir du malheur des autres.

     

    Comment réagit un groupe qui observe deux étudiants? Le premier: privilégié, voiture, copine, bonnes notes, famille riche, et un autre jeune homme pauvre, sans copine, sans voiture, notes moyennes. Il y a une forte chance que le groupe d'observateurs envie le sort du premier mais se réjouit de sa chute. Comme si l'envie constituait un puissant déclencheur de la jouissance méchante " schadenfreude ".

     

    D'autres pensent que c'est le ressentiment qui agit dans ces cas; Plus on jugeait que les gens ne méritaient pas leur statut, plus on a plaisir à leur chute". Vous ne les croyez pas méritants, et vous ressentez la schadenfreude. !!!

     

    Les personnes que nous envions le plus sont celles qui nous sont les plus proches. Mais l'âge de l'information, la télévision, et Internet, ont compliqué la situation en nous mettant en concurrence avec des personnes que nous ne connaissons pas. Il est risible de passer son temps à regarder à la télévision les malheurs d'un homme riche jugé à l'autre bout de la terre et pourtant c'est ce que nous faisons, comme si la piscine bleue était dans nos têtes avant d'être dans la réalité.

     

    Lorsqu'un puissant est condamné par la justice, certains ressentent les mêmes émotions ou lorsqu'un collègue surpayé est mis à la porte. Lorsqu'un voisin riche divorce, on se réjouit. Cela nous rassure, les riches divorcent, les piscines sont vendues, et nous avons notre bonheur familial même sans piscine. Donc, la piscine si convoitée n'a plus d'intérêt.,

     

    L'augmentation de l'estime de soi diminue l'intensité du ressentiment. Une bonne estime de soi permet de ne jalouser personne ni d'envier les piscines bleues !!!

     

    Que voulez-vous Patricia, les humains sont comme ça !!! Mais entre-nous, pensez-vous que la piscine fait le bonheur?

     

    T

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    Complexe d'Adonis et l'image du corps chez l'homme

    Homme adonis

     

    Complexe d'Adonis et l'image du corps chez l'homme

    Le complexe d'Adonis fait référence aux différentes manifestations posées par le problème de l'image corporelle masculine. Contrairement à la croyance populaire, les problèmes liés à l'image du corps existent aussi chez les hommes. La société n'autorise pas les hommes à se plaindre, certains optent pour le silence pour ne pas être perçus comme efféminés ou faibles. D'autres luttent contre ce " tabou " qui les empêche de discuter cette préoccupation. D'autres encore souffrent de dépression, d'anxiété et de mauvaise estime de soi.

    Aphrodite adonis canova


    Maudit Adonis

    Cette magnifique sculpture de Canova rappelle aux hommes que, pour mériter Aphrodite, il faut être Adonis.  
    Adonis est la personnification de la beauté masculine. Aphrodite était désespérément attirée par le jeune Adonis, elle désirait son corps, sa jeunesse et sa beauté. Adonis lui était plus intéressé par l'art de la chasse que par les femmes. Aphrodite tente en vain de convaincre Adonis de coucher avec elle. Adonis meurt blessé par un sanglier. Aphrodite le métamorphose en une belle fleur symbole de son amour frustré.

    Troubles de l'image du corps chez les hommes   

    Les taux d'insatisfaction corporelle chez les hommes ont considérablement augmenté au cours de ces dernières décennies. 50 % des hommes sont mécontents de leur apparence,   15 % en 1972 (Cash, Winstead et Janda 1986). De nombreux d'hommes cherchent la chirurgie esthétique pour améliorer leur apparence. En 1992, aux USA, 6 000 hommes ont demandé une liposuccion pour enlever la graisse non désirée, 22 000 hommes en 1997. 3 à 5 millions d'hommes aux États-Unis luttent contre les troubles alimentaires comme comme la boulimie ou l'anorexie.


    Environ 1 million d'hommes américains souffrent de trouble de dysmorphie corporelle, qui croient qu'une partie de leur apparence physique est laide. Ils peuvent penser qu'ils perdent leurs cheveux, ou que leur pénis est trop petit, quand il est de taille moyenne, ou juger leurs nez trop gros, quand il est dans la moyenne.

    Ce trouble s'accompagne de comportements compulsifs pour dissimuler le défaut supposé. Une sous- catégorie de ce trouble de dysmorphie corporelle fait son apparition chez les hommes, la dysmorphie musculaire qui a émergé dans la littérature médicale au début du 21e siècle. La culture dominante semble apprécier les hommes musclés comme porteurs d'une masculinité moderne. D'autres troubles apparaissent comment l'exercice compulsif et l'haltérophilie excessive (jusqu'à six heures par jour), les rituels alimentaires associant les suppléments alimentaires aux vitamines et parfois aux anabolisants se sont répandus, avec leurs cortèges de troubles de l'image du corps, d'évitement social et d'isolement. (Olivardia 2001).

    Les stéroïdes anabolisants sont utilisés plus et plus par les jeunes garçons et par les hommes en quête d'un corps musculaire parfait. 6 % des lycéens ont admis avoir utilisé ces substances en dépit de leurs effets secondaires : athérosclérose, accident vasculaire cérébral et crises cardiaques. La consommation d'anabolisants s'est accompagnée par l'apparition de troubles psychologiques, comme les manies, ou un comportement agressif ou violent, connu sous le nom de " roid rage " (Olivardia 2000).

     

    outlander jamie

    Pourquoi le complexe d'Adonis

    Diverses théories ont été proposées pour expliquer les troubles de l'image du corps chez les hommes. Autrefois ces troubles étaient présents essentiellement chez les femmes.
    On incrimine l'érotisation de l'image masculine, dans la pub et dans les médias à la fin du 20e siècle, un changement de l'image masculine. L'homme idéal n'est plus celui qui est fort, moral et fidèle à sa famille, ou travailleur, l'homme idéal devient beau et musclé. On trouve ces tendances culturelles dans la publicité, les médias, les films, et les magazines de sport et de mode.


    Le corps masculin beau et musclé fait actuellement partie de la recette des films d'action.
    L'érotisation du corps masculin est présente également. On érotise un corps jeune, musclé, beau. On le montre comme le corps rêvé et apprécié par les femmes comme on peut voir dans certaines séries récentes.

    Le corps féminin est largement exposé dans les produits culturels. Ce corps féminin devenu objet, largement exploité, voire banalisé. L'apparition de plateformes de diffusion permet une spécialisation et une personnalisation des contenus. Depuis plusieurs années, l'objectivation sexuelle masculine devient un produit culturel comme un autre. Le corps de l'homme est montré comme un objet de consommation et d'admiration, exposé d'une façon érotisée pour attirer le public féminin.

     

    La série Spartacus (2010-2013) a gagné en popularité grâce à la brutalité visuelle et à l'exposition de corps nus. La série télévisée Outlander peut être un exemple sur l'objectivation masculine. Dans cette adaptation d'une saga écrite par Diana Gabaldon, la masculinité devient un mélange de beauté, de muscles, d'un homme romantique à initier sexuellement.

       
    D'autres auteurs pensent que le complexe d'Adonis est en lien avec les évolutions récentes de la condition féminine (Mishkind et al. 1986 ; Pope, Phillips, Olivardia 2000). Les hommes avaient l'habitude de définir leur masculinité à travers leurs professions, leur statut social ou leur revenu. Le rôle masculin traditionnel n'existe pas, des hommes tentent de démontrer leur masculinité en sculptant leurs corps.


    La compétition entre hommes pour attirer les femmes devient une question de muscles et de beauté.
    Certains auteurs intègrent ces problèmes médicaux et psychologiques dans des concepts plus larges comme la crise de la masculinité ou les troubles liés au genre masculin.

    Références:

    1. Irene Raya Bravo : The erotization of the male body in the television fiction. Outlander as a case study,  Oceanide 10 · March 2018
    2. Olivardia, Roberto. 2001. " Mirror, Mirror on the Wall,Who's the Largest of Them All? " Harvard Review of Psychiatry 9: 254-259.
    3. Pope, Harrison G., Jr., Katharine A. Phillips, and Roberto Olivardia. 2000. The Adonis Complex: The Secret Crisis of Male Body Obsession. New York : The Free Pess
    4. Durant, Robert H.,Vaughn I. Rickert, Carolyn S. Ashworth, Cheryl C. Newman, et al. 1993." Use of Multiple Drugs among Adolescents Who Use Anabolic Steroids. " New England Journal of Medicine 328: 922-926.
    5. Mishkind, Marc E., Judith Rodin, Lisa Silberstein, and Ruth H. Striegel-- Moore. 1986. "The Embodiment of Masculinity: Cultural,Psychological and Behavioral Dimensions. " American Behavioral Scientist 29, no. 5 : 545-562.

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    Pour réussir : la motivation d'abord

     

    motivation

    Pour réussir : la motivation d'abord

    Pourquoi nous faisons ce que nous sommes censés faire ?  Lorsque les psychologues se posent cette question, ils ont tendance à rechercher les objectifs spécifiques, les attitudes et la motivation. Généralement, la réponse est complexe, la motivation englobe de nombreux domaines.
    On peut définir la motivation comme le comportement visant à atteindre un but précis.
    La psychologie citre trois catégories de motivations :
    essentielle ou primaire comme la survie,
    interne répondant à des besoins internes comme l'autoréalisation
    et externe : la recherche de récompense (observer les autres, compétition)
    En fait, la motivation est un procédé complexe qui associe de nombreux besoins et de nombreuses motivations primaires, internes ou externes.


       
    Développer sa propre motivation

    Le développement personnel est un outil important pour cultiver la motivation interne. Consolider son estime de soi est un élément important pour avoir confiance dans ses projets et dans la capacité de les réaliser. Il est important aussi de bien préciser le but, de comprendre l'intérêt de cette réalisation et de penser positivement. Vous serez plus motivé en imaginant ce que vous allez accomplir et les avantages de cet accomplissement.
    Pour cultiver la motivation interne, il est important de comprendre les critiques des autres pour chercher les réponses et non pas pour abandonner. La motivation est une procédure cognitive et intellectuelle qui repose sur les idées, sur l'argument et les contre arguments.
    La motivation ne s'épuise pas. Dans une étude publiée en 2017, on souligne que les personnes peuvent être fatiguées pendant l'accomplissement d'une tâche mais cette fatigue n'altère pas leur motivation.
    Dans une étude publiée par l'université  l'Iowa en 2018, la réduction du stress et la relaxation semblent avoir un effet bénéfique sur la productivité et sur la motivation. En cas d'épuisement ou de manque de motivation, le repos, la relaxation, la réduction du stress peuvent aider la personne à retrouver sa motivation et son optimisme.
    Motivation interne et externe
    Certains auteurs pensent que les gens développent leur propre motivation par un processus d'engagement et d'interaction.
    La motivation intrinsèque peut être fondée sur trois besoins psychologiques innés :
    1. Besoin d'autonomie
    2. Besoin de se sentir compétent
    3. La nécessité d'appartenance

    Aucune idée simple ne peut expliquer la motivation d'un jeune athlète ou d'un musicien débutant ou d'un écrivain qui commence à écrire un roman. Le but recherché se justifie par de nombreux besoins individuels.
    L'environnement et les contextes sociaux sont contradictoires et chaotiques par définition. Aucun auteur n'a pu se faire éditer sans difficulté, aucun sportif n'a pu faire une carrière sans passer des longues heures d'entraînement. L'environnement social favorise rarement la motivation ; indifférence, critique ou même hostilité. L'environnement social tente de limiter l'autonomie des personnes fragilisant ainsi leurs motivations. Les personnes qui se conforment sans limites aux exigences sociales peuvent perdre leur autonomie et leur créativité.
    La motivation exige de se sentir libre. Les personnes contrôlées ont plus de mal à être motivées. Elles peuvent agir selon les règles du contrôle social et non pas selon leurs propres motivations.  L'autonomie signifie agir librement, avec volonté et libre-choix.
    Soutenir l'autonome peut être important dans le milieu professionnel et scolaire pour encourager la motivation. Ce soutien ne signifie pas être permissif. Pour soutenir l'autonomie, il est utile de fixer des limites et les appliquer avec compréhension, dialogue et empathie.
    Les récompenses peuvent agir pour motiver les personnes effectuant des tâches de routine. Les récompenses ne portent pas atteinte à la motivation intrinsèque des personnes qui réalisent des travaux sans exigence de créativité. Trois pratiques peuvent être utilisées pour récompenser un travail de routine :
    1. Expliquer l'importance de cette tâche.
    2. Reconnaître que la tâche est ennuyeuse et répétitive.
    3. Permettre aux gens de réaliser la tâche selon leur propre stratégie pour encourager leur autonomie.
    En cas de travail exigeant des solutions créatives, la motivation extérieure ne suffit pas. La motivation par punition n'a montré aucune efficacité.


    La motivation change pendant la réalisation


    Les chercheurs de l'université de Winnipeg et de l'université de Manitoba ont découvert que   notre source de motivation change pendant que nous avançons vers le but.
    Dans cette étude, les participants seraient motivés par des espoirs, des aspirations et les aspects positifs de leurs résultats. Les chercheurs ont entrepris plusieurs expériences, et ont constaté que la motivation a changé pendant la réalisation du projet. Certains participants ne couraient plus pour la réussite du projet mais pour éviter l'échec.
    Les résultats de cette étude suggèrent que les personnes trouvent dans la motivation le meilleur support pour entamer leurs projets, mais peuvent être motivé à la fin, seulement par la peur de perdre leurs investissements et leurs efforts en cas d'abandon. Par exemple, pour ceux qui épargnent pour acquérir une maison ou faire un voyage, ils commencent par suivre des stratégies d'épargne positives comme chercher à travailler plus, ou augmenter son salaire. Plus tard, la motivation devient différente, ils peuvent renoncer à certains achats ou à certains loisirs pour réussir. La motivation interne n'est plus une recherche de réussite, mais une stratégie d'éviter un éventuel échec. Cette métamorphose de la motivation prolonge la motivation et peut aider les personnes à réussir.


    Réussir : la motivation compte plus que l'intelligence

    Nous avons l'habitude de discuter intelligence et Quotient intellectuel (QI) pour évaluer les résultats scolaires, les compétences professionnelles et la performance intellectuelle.  Cet intérêt est fondé sur une idée reçue comme certitude : l'intelligence est un élément important dans la réalisation et la réussite d'un projet.  Mais est ce vrai ? La réponse est non.

     Nous pouvons trouver de nombreuses études sérieuses pour affirmer les limites de cette tendance.    

    Dans une étude publiée en 2011, les chercheurs ont tenté d'examiner l'importance de l'intelligence dans la réussite d'un projet. Ils ont fini par conclure que l'élément le plus déterminant dans la réussite d'un projet est la motivation et non pas le Quotient intellectuel (QI).   Ils ont noté aussi que la motivation augmente le QI.
    La principale conclusion de cette étude est que la motivation compte beaucoup. Ils formulent leur conclusion en termes statistiques : La motivation est la variable qui influence le QI et la capacité de réaliser.
    Beaucoup de personnes apprécient le Qi comme instrument d'évaluation, en raison de sa simplicité, et de la disponibilité de nombreux tests pouvant offrir des scores faciles à comparer et à utiliser. Mais que mesure t on en évaluant le Qi ?  En réalité, il est difficile de savoir ce que le quotient intellectuel mesure exactement, il évalue une certaine capacité intellectuelle, une certaine intelligence. Cette évaluation ne permet aucune prédiction. Un quotient intellectuel élevé indique une prédisposition, ne garantit ni performance ni aptitude à réussir. Quel est l'intérêt d'un quotient intellectuel élevé d'une personne peu motivée ?
    La motivation améliore et conditionne les performances intellectuelles, et la capacité à réaliser et à réussir, au-delà des tests de quotient intellectuel.


    Selon les approches de la psychologie positive, la motivation exige d'aimer ce qu'on doit faire. Pour motiver, il faut comprendre l'intérêt de la tâche, et l'importance de la réussite. Selon cette approche, la motivation exige de comprendre ce qu'on fait, de participer à la réalisation, d'apprécier le but final.
    La motivation est une force motrice importante pour suivre une stratégie de réussite. La motivation exige une bonne orientation vers un but précis, de rester concentré sur ce but, avec un esprit positif, avec un certaine dose d'optimisme.
    Il n'est pas facile d'être motivé pour plusieurs domaines de la vie. Cependant la société actuelle, par ses caractères individualistes, exige de nous d'être motivé dans la vie professionnelle, comme dans la vie sociale ou familiale.

    Cette exigence de motivation nous invite à avoir des buts précis, réalistes, et à apprécier les résultats des  projets pour lesquels nous recherchons la motivation.



    Référence
    Angela Lee Duckworth, Patrick D. Quinn, Donald R. Lynam, Rolf Loeber, and Magda Stouthamer-Loeber : Role of test motivation in intelligence testing,PNAS April 25, 2011. 201018601
    Daniel Randles, Iain Harlow, Michael Inzlicht. A pre-registered naturalistic observation of within domain mental fatigue and domain-general depletion of self-control. PLOS ONE, 2017; 12 (9): e0182980
    Brett R. Gordon, Cillian P. McDowell, Mats Hallgren, Jacob D. Meyer, Mark Lyons, Matthew P. Herring. Association of Efficacy of Resistance Exercise Training With Depressive Symptoms. JAMA Psychiatry, 2018;
    Olya Bullard, Rajesh V. Manchanda. How goal progress influences regulatory focus in goal pursuit. Journal of Consumer Psychology, 2017.
    D. Albarracin, J. Hepler, M. Tannenbaum. General Action and Inaction Goals: Their Behavioral, Cognitive, and Affective Origins and Influences. Current Directions in Psychological Science, 2011; 20 (2): 119

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    Alcoolisme féminin : discret, répandu, et problématique

     

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    Alcoolisme féminin : discret, répandu, et problématique


    Selon l'organisation mondiale de la santé, la consommation nocive d'alcool a causé plus de 3,3 millions de décès en 2012, soit 6 % de tous les décès cette année-là. Cette consommation est fortement associée à l'hypertension artérielle, cirrhose hépatique et pancréatite chronique, et représente un énorme fardeau social et économique.
    Depuis de nombreuses années, on voit dans les médias, films et séries télé des femmes en train de boire. La femme a le droit de se souler, de prendre une cuite festive ou consolatrice, comme les hommes.
    Dans un article publié le 8 mai dans le journal libération publie sur l'alcoolisme au féminin : " Les femmes boivent trop et de plus en plus, mais les pouvoirs publics ne semblent pas s'en alarmer. Les conséquences sont pourtant encore plus graves pour elles que pour les hommes. "
    Les médecins soulignent la progression de l'alcoolisme féminin. 25 à 30 % des personnes qui consultent pour alcoolisme sont des femmes. Ce fléau semble suivre le même schéma que le tabagisme féminin des années 80. Il n'existe aucune donnée fiable sur le nombre des femmes alcooliques en France. Certains avancent le chiffre de 500 000 à 1,5 million.

     

    alcoolisme femme vin



    L'alcoolisme et les femmes

    Les médecins parlent d'alcoolisme en cas 14 unités de consommation par semaine, ou de 4 par jour chez les hommes âgés de moins de 65 ans, ou de 7 par semaine, et de 3 par jour chez les femmes.
    L'alcoolisme féminin touche plus les femmes aisées, à l'inverse de l'alcoolisme au masculin. La consommation d'alcool est plus élevée autour de l'âge de 27 ans chez les femmes, et autour de 18 ans chez les hommes. L'alcoolisme au féminin est plus discret. Les femmes associent l'alcool à d'autres médicaments comme des psychotropes.
    Dans tous les pays développés, l'alcoolisme chez les femmes est en nette augmentation. Les études publiées montrent que la parité de consommation alcoolique a été atteinte dans les années 90.
    Le binge drinking est une forme de consommation alcoolique en vogue. C'est une consommation massive durant une soirée. Cette consommation n'est plus le monopole des garçons, les jeunes femmes sont de plus en plus impliquées dans cette alcoolisation massive et ponctuelle. Les adeptes de cette forme de consommation avancent quelques arguments sur les motivations : stress, tension générée par le travail, ou par la famille.
    Dans une étude néo-zélandaise de 2017, portant sur 1.496 buveurs (902 femmes, 594 hommes), âgés de 16 à 68 ans, la consommation alcoolique chez les femmes était plus diversifiée. Les hommes consomment plutôt de la bière, et du vin léger, les femmes consomment plus d'alcools forts et des spiritueux. Les femmes boivent chez elles plus que les hommes.


    Dans une étude américaine publiée en 2017, les auteurs considèrent que le nombre des patients affectés par l'alcoolisme risque de doubler d'ici 2050 pour atteindre 112 millions aux États-Unis. Les adultes consomment actuellement plus d'alcool que les jeunes, sans hésiter à mélanger alcool et médicaments. Ceci augmente le risque de chute, et des blessures.


    Chez les personnes âgées de plus de 60 ans, une enquête sur 65,303 consommateurs alcooliques, le taux de femmes alcooliques augmente de 0,7 % par an, alors que le taux d'alcoolisme chez les hommes demeure stable. Chez les femmes âgées de 60 ans et plus, le taux d'alcoolisme augmente de 1,6 % par an.
    Cette augmentation est plus notable chez les femmes blanches ou hispaniques nées aux États-Unis. Les études démontrent également que les programmes de prévention n'incluent pas pour le moment les femmes, considérant que l'alcoolisme est un fléau masculin. Cependant, les problèmes sanitaires liés à l'alcoolisme commencent à apparaître chez les femmes.


    Les statistiques de santé publique montrent qu'il ya eu une augmentation de 65 % du nombre de femmes anglaises âgées de plus de 60 traitées pour alcoolisme au cours de cinq dernières années. Les femmes anglaises boivent à la maison, parfois en solo.
    Face à l'alcoolisme, les femmes encourent des risques spécifiques. La consommation alcoolique peut favoriser des maladies hépatiques, maladies digestives ou neurologiques, et augmente le taux de traumatisme, chute, blessures, et accidents de la route. Le retentissant social de l'alcoolisme peut être important : perte d'emploi, stigmatisation, déclassement social etc.

     

    alcoolisme femme pinge


    En plus, chez les femmes, l'alcoolisme pendant la grossesse peut avoir des conséquences dévastatrices sur le fœtus et sur la grossesse. Concernant le cancer, selon l'Institut national du cancer en France (Inca) : "Le risque de mortalité due à l'alcool augmente plus rapidement chez les femmes que chez les hommes".  Le cancer du sein, du pancréas, du foie, et de l'estomac augmentent en cas de consommation alcoolique excessive. L'alcool altère également la fertilité féminine.
    D'autre part, cette consommation alcoolique excessive chez la femme peut s'accompagner de problèmes de comportement sexuel en augmentant le risque d' infections sexuellement transmissibles, d'agression, et de comportements à risque.
    Dans une étude publiée en 2015, interrogeant 228 femmes âgées de 18 à 20 ans, l'âge moyen de début de consommation alcoolique était de 14 ans aux États-Unis. L'âge du premier rapport sexuel était de 16 ans.
    Cette étude a constaté que les premières expériences sexuelles impliquant l'alcool étaient plus susceptibles de se produire en dehors d'un contexte relationnel. Il s'agit généralement de sexe occasionnel, avec un partenaire impliqué dans une consommation alcoolique également. En cas de consommation alcoolique, les premières expériences sexuelles étaient non programmées, imprévisibles, et parfois non protégés négligeant la contraception, et le risque sanitaire. Dans 20 % des cas, ces relations sexuelles sous l'emprise de l'alcool manquaient d'un consentement éclairé.


    Que faire

    L'abus alcoolique chez les femmes demeura discret pendant de nombreuses années dans les sociétés occidentales. Ce débat est actuellement véhément dans des pays comme l'Angleterre, où certains critiquent la tendance culturelle à protéger la morale féminine et l'image de la femme en sacrifiant la santé des jeunes femmes et la prévention.
    La France est à la fois un pays producteur et consommateur de vin, ce qui rend la prévention contre l'alcoolisme plus délicat et plus nécessaire que dans d'autres pays. Cette prévention mérite d'avoir une composante culturelle, sanitaire et sociétale.
    La France possède un arsenal préventif contre l'abus alcoolique considéré parfois comme sévère en ce qui ce qui concerne la publicité et l'achat de l'alcool ainsi la protection des mineurs. L'abus alcoolique pendant la grossesse est pris en compte sur le plan sanitaire et préventif.     
    L'alcoolisme féminin au quotidien échappe souvent à ces politiques de prévention, en raison de son caractère discret.
    Il est utile de s'interroger sur les faits et leurs contextes, de chercher comment réduire cet abus à travers l'information, l'éducation, et la lutte contre l'anxiété et le stress.


    Références
    Alcoolisme féminin : un fléau sans modération. Libération, Eric Favereau, 8 mai 2018 à 20:06
    Martin Wall and Sally Casswell. Drinker Types, Harm, and Policy-Related Variables: Results from the 2011 International Alcohol Control Study in New Zealand. Alcoholism: Clinical and Experimental Research, April 2017
    Leila Glass, Eileen M. Moore, Natacha Akshoomoff, Kenneth Lyons Jones, Edward P. Riley and Sarah N. Mattson. Academic Difficulties in Children with Prenatal Alcohol Exposure: Presence, Profile, and Neural Correlates. Alcoholism: Clinical and Experimental Research, March 2017
    Jennifer A. Livingston, Maria Testa, Michael Windle, Laina Y. Bay-Cheng. Sexual risk at first coitus: Does alcohol make a difference? Journal of Adolescence, 2015; 43: 148
    Richard A. Inman, Sara M. Da Silva, Rasha Bayoumi and Paul H. Hanel. Cultural value orientations and alcohol consumption in 74 countries: A societal-level analysis. Frontiers in Psychology, 2017
    Marc A. Schuckit. Remarkable Increases in Alcohol Use Disorders. JAMA Psychiatry, 2017
    Natacha M. De Genna, Lidush Goldschmidt, Michael Marshal, Nancy L. Day, Marie D. Cornelius. Maternal Age and Trajectories of Risky Alcohol Use: A Prospective Study. Alcoholism: Clinical and Experimental Research, 2017

     

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    Habitudes alimentaire et santé

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    Nos habitudes alimentaires et notre santé

     

    abs11.5 bleu1 Ne pas prendre le petit déjeuner: mauvaise habitude

    Un petit déjeuner équilibré nous permet d'avoir l'énergie nécessaire pour commencer la journée en ayant une bonne concentration mentale et intellectuelle. Ne pas prendre le petit déjeuner risque de vous faire souffrir d'une sensation de faim intense et de vous inviter à manger n'importe quoi pour apaiser la faim. il est important de varier son petit déjeuner aussi, si vous n'avez pas le temps nécessaire le matin, il est possible de choisir les aliments faciles à transporter pour un petit déjeuner rapide au bureau.


    abs11.5 bleu1 Négliger sa santé dentaire: mauvaise habitude

    L'utilisation régulière d'un brossage minutieux des dents, un fil dentaire, et une visite annuelle chez le dentiste permettent de garder une santé dentaire parfaite. Cela vous évite les douleurs dentaires, mauvaise haleine, et vous aide à conserver votre dentition. La santé dentaire dépend réellement de vos habitudes sanitaires et de votre hygiène au quotidien.


    abs11.5 bleu1 Ne pas boire assez d'eau: mauvaise habitude

    Parfois, nous oublions de boire, au travail, dans les moyens de transport, ou en voiture. Le manque d'eau peut provoquer une déshydratation, une fatigue, troubles de concentration, et irritation. Il est possible de garder une bouteille d'eau auprès de soi boire régulièrement, pour vous hydrater.

     

    abs11.5 bleu1 Oublier l'exercice physique: mauvaise habitude

    L'élément le plus important dans l'exercice physique est sa régularité, l'intégration de l'exercice physique dans nos latitudes est d'une Utilité sanitaire indiscutable. Négliger de temps en temps l'exercice physique affaiblit le système osseux, le système musculaire et le système cardio-vasculaire sans oublier l'éventuelle accumulation de graisse. la clef est d'intégrer l'activité physique dans votre quotidien en choisissant une activité sur mesure, disponible et facilement praticable.

     

    abs11.5 bleu1 Tabagisme: mauvaise habitude

    Le tabagisme est une habitude, une addiction qui peut provoquer des maladies graves, et altéré progressivement votre santé. Le point-clé dans la lutte contre le tabagisme et de ne pas commencer. Abandonné le tabagisme et arrêter de fumer est une tâche difficile, parfois un défi. Il est important de demander l'aide à son médecin pour arrêter le tabagisme. Si vous trouvez que l'arrêt total est très difficile, une réduction de la consommation tabagique peut être également utile pour votre santé.

     

    abs11.5 bleu1 Négliger les périodes du repos : mauvaise habitude

    Le repos physique est un élément important à l'équilibre de notre organisme. Il est conseillé de savoir aménager des moments de repos physique et mental pour permettre à notre organisme de retrouver son équilibre. Se reposer avec un livre ou devant un film est un moyen efficace pour surmonter la fatigue et retrouver l'équilibre nécessaire pour le lendemain.

     

    abs11.5 bleu1 Savoir choisir l'alimentation adéquate : bonne habitude

    C'est le choix de l'alimentation qui fournit suffisamment d'énergie et de nutriments pour répondre aux besoins d'une personne en bonne santé. Les nutriments essentiels devraient être présents dans les menus. Le fer est un exemple de ces nutriments essentiels. Le corps perd un peu de fer chaque jour, on doit le remplacer en mangeant des aliments qui contiennent du fer. Une personne dont le régime alimentaire ne fournit pas d'aliments riches en fer peut développer les symptômes de l'anémie ferriprive (anémie par manque de fer) et souffrir d'une fatigue, des maux de tête et d'une faiblesse musculaire. Une alimentation adéquate devrait répondre à ces besoins

     

    abs11.5 bleu1 Savoir choisir un régime équilibré : bonne habitude

    Un régime équilibré consiste à consommer suffisamment de quantité, et de variétés. Un régime équilibré devrait inclure des vitamines, et les minéraux comme le calcium et le fer, en s'appuyant sur un ensemble de choix concernant les viandes, les légumes, les fruits. Les produits laitiers par exemple sont riches en calcium et pauvre en fer, les viandes sont riches en fer et pauvres en calcium. Cet exemple démontre l'importance du choix éclairé en ce qui concerne l'alimentation, pour arriver à un régime équilibré et sain.

     

    abs11.5 bleu1 Contrôler les calories : bonne habitude

    Le contrôle des calories est une bonne habitude alimentaire, à condition d'être raisonnable, éclairé, et informer. Un régime alimentaire adéquat sans suralimentation, sans consommation excessive de calories nécessitent une planification intelligente à la recherche d'un équilibre entre la quantité de calories, la composition des aliments, leur richesse en nutriments pour maintenir l'organisme en bonne santé. Un contrôle sévère et hasardeux des calories peut entraîner un gain de poids à long terme, une perte de poids à court terme, et parfois des problèmes alimentaires. Si vous cherchez à réduire les calories, il est important de bien manger, de vérifier la richesse de votre alimentation en éléments nutritifs essentiels. Il est possible de réduire les calories en respectant les besoins de l'organisme, par exemple le lait écrémé est moins riche en lipides (matières grasses) mais riche en calcium.

     

    abs11.5 bleu1 Choisir les éléments riches, éviter les calories vides : bonne habitude

    Un verre de Coca-Cola, une poignée de raisins peuvent fournir le même nombre de calories, mais les raisins peuvent offrir de nombreux nutriments indispensables à notre organisme. Les fruits sont par exemple des aliments pauvres en calories, riche en éléments nutritifs, ces fruits peuvent remplacer facilement les aliments vides de calories comme les bonbons ou les glaces. C'est une bonne habitude de de choisir les calories utiles, et d'éviter les calories vides.

     

    abs11.5 bleu1 Alimentation et modération : bonne habitude

    Nous choisissons chaque jour nos aliments selon nos désirs, selon la disponibilité, Is où l'on aux traditions culturelles. Cependant, la modération au sujet de la nutrition est une question essentielle. La modération signifie de ne pas exagérer la consommation en quantité, de ne pas exagérer la consommation d'une variété d'aliments. Prenons l'exemple des fruits. Si vous aimez les fraises par exemple, ce sont des fruits délicieux, peu caloriques, riches en vitamine C. Si vous consommez ce fruit excessivement et sans modération, vous risquez d'accumuler dans votre organisme les résidus toxiques des pesticides et des polluants atmosphériques stockés dans le fruit. La modération conseille de manger plusieurs variétés de fraises, et de consommer d'autres fruits de saison comme l'abricot riche en fibres et en vitamines A.

     

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    La monogamie, génétique ou culturelle ??

    monogamie deux enfants

     

    La monogamie, génétique ou culturelle ??

    Il semble que la monogamie disparaisse. On vit dans de nombreux couples, on change de partenaires, on choisit de moins en moins des relations exclusives à long terme.
    Depuis l'antiquité, nos ancêtres préhistoriques ont pratiqué plusieurs types de relations sexuelles et amoureuses. La polygamie était la pratique la plus courante dans le monde antique. Les hommes riches pouvaient avoir plusieurs épouses et même des harems.  Actuellement, de multiples sociétés pratiquent différentes formes de relations différentes de la monogamie. Le mariage devient de plus en plus fragile dans la société occidentale mettant à mal la monogamie   


    Les gens sont en désaccord avec les valeurs de la monogamie.  Certaines personnes pensent que le mariage monogame opprime les femmes et impose aux personnes des attentes irréalistes tout au long de la vie. La monogamie dans cette perspective favorise le sexisme et entraîne des souffrances inutiles. D'autres personnes pensent que la monogamie favorise l'égalité des femmes et fournit un contexte pour approfondir la confiance et l'intimité. La monogamie à partir de cette perspective fournit une base pour le progrès social et offre aux personnes des relations plus sécurisées.


    Les critiques de la monogamie varient dans leur portée. Certaines critiques rejettent tous les types de monogamie comme intrinsèquement négatifs. D'autres acceptent la monogamie sociale comme une forme de relation positive et rejettent la monogamie sexuelle comme une contrainte sur le comportement sexuel.  

     

    monogamie

     

    Monogamie, génétique et hormone

    Dans une étude publiée dans le journal Nature  le 27 juin 2017, les chercheurs pensent que la monogamie peut avoir un fondement génétique. Les chercheurs de l'université de Harvard ont étudié deux races de souris. La première est la souris Peromyscus polionotus, un des rares animaux monogames. Pendant la vie de cette souris, le mâle et la femelle restent ensemble, pour créer un foyer familial, et pour élever les jeunes.
    La deuxième race étudiée était la souris Peromyscus maniculatus. Dans cette race, les mâles s'accouplent avec autant de femelles que possible, sans faire aucun effort pour aider à élever les jeunes souris.
    Les chercheurs ont mis en évidence des variations génétiques entre ces deux races. Ils se posent ainsi la question sur le fondement génétique de la monogamie
    Les chercheurs ont échangé la place des jeunes souris pour savoir si la monogamie était génétique, ou une acquisition pendant l'enfance. En étudiant la deuxième et la troisième génération, les chercheurs ont constaté qu'une zone particulière sur un chromosome était active chez les souris élevées dans un foyer monogame. Cette activation semble sensibiliser les mâles à être monogames et à devenir plus attentif à leur progéniture.
    Ils ont noté également une différence de l'expression d'un neurotransmetteur nommé la vasopressine. La présence de ce neurotransmetteur dans l'hypothalamus semblait inhiber la monogamie chez les souris mâles et femelles.


    Dans leur livre sur la polygamie publiée en 2016 David Westneat et Jacqueline Dillard de l'université de Kentucky mentionnent le rôle de certaines hormones comme l'ocytocine et la vasopressine dans l'apparition de la monogamie.
    Les hommes en couple semblent garder une distance plus grande avec une femme attirante, quand ils ont un taux élevé d'ocytocine selon une étude publiée par le journal Neuroscience en 2012.  

    Cette hormone semble jouer un rôle dans l'attachement au foyer et à son partenaire. Cette hormone est secrétée dans une région du cerveau nommé hypothalamus. Cette hormone est impliquée dans le comportement favorisant les liens sociaux.
    L'ocytocine augmente la confiance entre les personnes, et améliore les relations entre les parents et les enfants. Les hommes engagés dans une relation semblent éviter l'infidélité en recevant une dose d'ocytocine. Curieusement cette hormone ne change pas le comportement des hommes célibataires.

     

    monogamie deux hommes une femme

     

    Et si la monogamie n'était qu'un choix ???


    "Être fidèle et monogame n'est pas naturel pour les êtres humains. Cela prend du travail. Au fond, nous le savons tous. Nous avons tous été tentés à un moment ou un autre même en pensée éphémère. Chaque fois que nous reconnaissons que quelqu'un du sexe opposé est "sexy", nous pensons qu'il serait un compagnon agréable et approprié. Ne pas agir selon ses impulsions nécessite une décision consciente. C'est une lutte entre ce que le corps veut et  la partie civilisée de votre cerveau afin d'éviter les conséquences négatives et la souffrance du conjoint et la destruction de la relation.  C'est pourquoi les aventures extraconjugales sont parfois considérées comme "un moment de faiblesse".

    Extrait de livre du  Oliver Markus :  Pourquoi les hommes et les femmes ne peuvent pas être des amis


    Références :
    https://www.nature.com/nature/journal/v544/n7651/full/nature22074.html

    Dillard and Westneat. Disentangling the correlated evolution of monogamy and cooperation. Trends in Ecology and Evolution, 2016 DOI: 10.1016/j.tree.2016.03.009

    D. Scheele, N. Striepens, O. Gunturkun, S. Deutschlander, W. Maier, K. M. Kendrick, R. Hurlemann. Oxytocin Modulates Social Distance between Males and Females. Journal of Neuroscience, 2012; 32 (46): 16074 DOI: 10.1523/JNEUROSCI.2755-12.2012

     

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    Réussir nos bonnes résolutions du Nouvel An

    2017

     

    Le nouvel an est l'occasion de faire la fête et de faire le bilan de l'année. C'est aussi le moment d'espérer des changements pour la nouvelle année, de prendre des résolutions pour changer les choses, pour améliorer sa vie.
    C'est l'un des sujets favoris de nos repas du Nouvel An. A chacun ses bonnes résolutions : arrêter de fumer, commencer à suivre un régime, changer de travail, faire un voyage, entreprendre un projet.
    Par exemple, on sait que la fréquentation des salles de sport augmente en Janvier, les résolutions du Nouvel an sont passées par là.

     

    Nos résolutions du Nouvel An

     

    Selon les études, 88 % de toutes nos résolutions du Nouvel an vont échouer. Autre chiffre : 50 % des Américains par exemple vont prendre des résolutions au nouvel An.


    Nos résolutions dépendent de notre volonté


    Une résolution c'est une action volontaire, et la volonté c'est comme un muscle, elle ne peut s'exercer correctement sans entraînement, ni ressources.
    Un acte volontaire dépend de nos besoins, de nos passions. Quand on dit : on veut, on désigne surtout le désir, ce désir naît d'un besoin : améliorer sa vie, préserver sa santé, réaliser un projet ou entreprendre une activité sportive.
    Ce désir se transforme en projet avec détails, bénéfices et inconvénients. C'est alors le moment de la décision. Le désir se transforme en idée réalisable, concrète. Chaque détail exige une décision réfléchie, raisonnable, accompagnée de sa propre liste d'arguments et de justifications.
    Agir volontairement, c'est agir avec conscience, pour des raisons conscientes, en assumant toutes les conséquences. Quand la personne agit sans pouvoir expliquer ses choix par des raisons conscientes, il s'agit d'un automatisme inconscient, et non pas de la volonté.
    Pour améliorer la volonté, des choses simples peuvent aider. La seule façon de corriger les défauts de la volonté est de les connaître.
    Après une longue et difficile journée au bureau, nous sommes plus susceptibles de consommer le reste de crème glacée, ou d'avaler deux tranches supplémentaires de pizza (et de pas suivre le régime qu'on voulait faire). Une étude de l'Université du Michigan a révélé aussi que le fait de marcher dans une rue d'une ville surpeuplée, peut réduire notre capacité à la maîtrise de soi.
    Nous supposons que la maîtrise de soi est une question de caractère, que nous allons suivre les bonnes résolutions du Nouvel An seulement si nous avons un peu plus de discipline. Mais les études suggèrent que la volonté est limitée, fragile, et nécessite toute notre attention et tous nos soins.
    Dans une étude, on a remarqué que les élèves qui ont jeûné pendant trois heures, ont moins de maîtrise de soi et moins de capacité à prendre des décisions. La volonté nécessite de l'énergie, du repos, et de la disponibilité.


    Notre cerveau à la table de St Sylvestre

    Nos résolutions du Nouvel An est une expression de notre volonté. Les cellules de notre cerveau responsables de la volonté sont situées dans le cortex préfrontal (derrière le front). C'est la zone responsable de la concentration, de la mémoire courte et de la résolution des tâches abstraites. Quand vous décidez de faire un voyage en Asie ou d'arrêter de fumer, ces cellules ne peuvent pas gérer autant de décisions, ou autant de complexité. Et ces décisions risquent de se perdre, d'être effacées comme une mémoire de courte durée.
    Voila un exemple, à l'université Sandford, un groupe d'étudiant a reçu un nombre à deux chiffres à retenir, un autre groupe a reçu un nombre à sept chiffres à retenir. Après une courte promenade, ils avaient le choix entre deux collations. Ce qui est plus surprenant : Les étudiants avec des numéros à 7 chiffres étaient deux fois plus nombreux à choisir une tranche de gâteau au chocolat, les étudiants avec deux chiffres ont préféré une salade de fruits.


    Les chercheurs expliquent ce phénomène par le fait que les 7 chiffres sont plus difficiles à retenir. Cette surcharge sur le cerveau, stresse l'organisme qui va chercher consolation et énergie dans le sucre et le gâteau.
    Notre cortex préfrontal qui gère notre volonté est comme un muscle, et nécessite entrainement et soins.
    Si vous décidez d'utiliser ce muscle au début l'année avec une résolution comme arrêter de fumer, aller à la salle de gym, ou faire le tour du monde, ce muscle risque de souffrir par manque d'entraînement, et de lâcher l'affaire.

     

    bonne annee

     

    Résolutions contre habitudes

    Les habitudes sont des comportements répétés qui n'exigent pas de notre cerveau beaucoup de concentration. Si vous voulez réussir, il faut progressivement transformer certaines résolutions en habitude, pour éviter la fatigue et l'obligation de concentration prolongée.
    Cesser de fumer est une résolution abstraite. Pour la transformer en habitude, il faut un plan : fumer une cigarette en moins par jour ou passer à la cigarette électronique.
    Changer votre régime alimentaire est une résolution abstraite. Par contre, remplacer la pâtisserie par un fruit est une habitude simple. Transformer la résolution en habitude augmente vos chances de réussir. Une fois, le comportement souhaité est installé, votre cerveau peut passer à autre chose.

     

    bonne annee fete

     

    Comment réussir les résolutions

    Il devient plus simple à présent d'affronter la cérémonie des résolutions du nouvel An. Pour mieux réussir à les réaliser :

    abs11.5 orange Choisissez une seule et unique résolution
    Une seule résolution réussie vaut mieux qu'une liste de résolutions oubliées. Comme nous l'avons expliqué, notre cerveau est un organe fragile, sensible. Prendre plusieurs résolutions ne fait que surcharger notre cerveau, qui va aller à l'essentiel, au plus simple, et oublier le reste. Nous ne pouvons nous concentrer que sur une seule résolution, en donnant à cette résolution tous les soins nécessaires pour la réussir.

     

    enfant sapin cadeau nouvel an

     

    abs11.5 orange Comprendre ce qui signifie la volonté

    La volonté commence par l'idée, puis par les détails qui transforment l'idée en projet, puis d'autres détails qui transforment le projet en réalisation concrète. Pendant ce temps, il faut de l'optimisme, de la patience, de la motivation et de l'endurance.

    abs11.5 orange Installer le changement par petite dose
    Si votre résolution intéresse un comportement, Commencez par la tâche la plus simple, la plus modeste. Vous pouvez passer à la tache suivante plus tard.
    Cela n'a aucun sens d'essayer d'arrêter de fumer et perdre du poids en même temps ou dans le même mois. Au lieu de cela, nous devons respecter nos limites. Les habitudes humaines sont têtues. Les mauvaises habitudes sont difficiles à oublier.

    abs11.5 orange Dites-le, et laisser-les autres vous encourager

    Les gens autour de vous, qui vous encouragent, qui vous soutiennent, ont un impact significatif sur votre comportement, et sur vos chances de réussir. Si vous annoncez votre résolution à votre entourage, vous avez plus de chance de respecter vos engagements, et plus de chances d'être soutenu.

    abs11.5 orange Rester positif

    abs11.5 orange Mettre l'accent sur la carotte, et non pas pas le bâton.
    Une étude de l'Université de Chicago décrit comment les commentaires positifs sur votre nouvelle attitude peuvent augmenter la probabilité de réussite. Evitez les commentaires négatifs, les personnes indifférentes ou pessimistes.

    abs11.5 orange Entourez-vous de personnes motivées, encourageantes et positives.

    abs11.5 orange Recherchez les gens motivés prêts au changement comme vous.


    Dans une étude de Harvard, les chercheurs ont constaté que certaines personnes avaient changé leurs habitudes après une tragédie personnelle (divorce ou maladie), d'autres ont changé parce qu'ils ont été intégrés dans des groupes sociaux (associations, club sportif, groupe de travail etc.) qui les ont motivés.


    Bonne année, et meilleurs vœux pour 2017

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    Améliorer votre mémoire par le sommeil

    femme fatigue

     

    Mémoire et sommeil

    La mémoire est une fonction cérébrale complexe. Cette mémoire indispensable à l'intelligence humaine est une fonction fragile. Le repos et le sommeil sont les meilleurs alliés pour augmenter la capacité de votre mémoire.

    Les études démontrent que le sommeil aide réellement le cerveau à améliorer le stockage des données dans le cerveau et leur organisation. Une meilleure mémoire est le résultat d'un bon apprentissage, et d'un régime de vie équilibré accompagné d'un repos régulier et d'un sommeil de bonne qualité.

    Le cerveau fonctionne autrement pendant le sommeil en organisant la mémoire d'une façon sophistiquée fondée sur des liens entre les événements. Quand vous avez un message à transmettre à un ami, vous dormez, le cerveau pendant la nuit va créer des liens entre ce message et d'autres données. A votre réveil, vous avez mémorisé ce message. Une fois, le message transmis, le cerveau gardera des traces de cette réalisation.

    Ces liens sont élaborés plus rapidement pendant le sommeil, leurs pertinences sont plus importantes, en d'autres termes la mémoire sera plus performante.


    Pour améliorer votre mémoire, il convient donc de bien travailler la question à mémoriser, de tenter de lier la question à mémoriser avec d'autres liens et d'autres éléments, reposez-vous, dormez bien et laissez le cerveau travailler pendant la nuit.


    L'idée de ne pas dormir avant un examen est une mauvaise idée privant le cerveau de sa capacité de créer des liens utiles. Vous risquez d'être déçus le lendemain en oubliant de nombreux éléments que vous vous auriez voulu mémoriser.

    Laisser reposer les cellules grises, cela les rend plus performantes.

     

     

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    Végétarisme : trouble alimentaire? Culture? Nécessité ?

    vegetarisme

    Végétarisme : trouble alimentaire? Culture? Nécessité ?

    Si un soir vous avez du temps à perdre, si vous avez envie de polémiquer, ou de troller sur les réseaux sociaux, vous avez le choix entre plusieurs sujets, critiquer les hommes ou les femmes, la gauche ou la droite, la pensée libérale, la pensée étatiste, mais vous pouvez opter aussi pour un sujet d'apparence simple, et qui ne laissera personne dans l'indifférence : la viande.  Vous allez polémiquer avec les religieux, les végétariens, les pro- animaux, les nutrionistes, les biologistes, la gauche et la droite à la fois.  
        


    Pourquoi le végétarisme ?


    Commençons par dire que personne ne sait répondre à cette question avec certitude.
    Il y a un mythe populaire disant que le végétarisme indien a commencé comme une réponse spirituelle à la place de l'humain dans le cosmos. Dans son livre Cannibals and Kings, Marvin Harris pense  qu'il s'agit d'une idée fausse. Selon lui, à travers l'histoire, l'abstinence ou de l'exclusion de la viande étaient les outils plus utilisés quand la viande devenait rare ou de mauvaise qualité.   
    Marvin Harris a analysé les deux vagues de végétarisme qui ont influencé l'Inde. La première était un stratagème pour lutter contre la pénurie de viande, et le deuxième pour des causes religieuses au début de la présence musulmane en Inde au VIII ème siècle. Les musulmans n'avaient aucun problème à consommer du bœuf, mais ils ont respecté et adopté les principes des hindous et ont opté pour le lait, le beurre et le fromage comme aliments " renouvelables ".
    Selon Harris, le sacré rejoint l'économique, et la santé à notre époque. Selon lui le végétarisme est un outil philosophique et culturel pour ajuster la consommation aux ressources disponibles et pour répondre aux questions sanitaires et éthiques.

    Quand il s'agit de végétarisme, les discussions morales, sanitaires et culturelles ne manquent pas. Notre culture dominante refuse la douleur, encourage la compassion, et la non-violence. La cause animale devient légitime et défendable.
    D'autre part, les régimes alimentaires sans viande, ou réduisant la consommation de viande sont encouragés par une tendance générale à ajuster les calories consommées au besoin de chacun. Le choix des aliments devient un argument de qualité de vie, pour éviter certaines maladies, et pour réduire l'obésité.


    Le Modèle actuel d'alimentation est-il soutenable ?

     

    Actuellement, l'humanité est confrontée à un modèle économique et une démographie mondiale qui épuisent les ressources de la planète. En 2008, selon les Nations Unies, 70 % des denrées alimentaires étaient destinées à l'alimentation du bétail. 70 % des terres arables terrestres - 30% de la surface terrestre de notre planète - sont utilisés pour la production animale. 51 % des émissions de gaz à effet de serre sont causées par la production animale. Compte tenu du fait que la population humaine devrait croître de 35 % d'ici à 2050, et que la production animale devrait croître avec elle, le végétarisme pourrait bientôt être la solution et non plus seulement une option.
    Quand on pense à la quantité d'eau et de céréales indispensables pour produire un kilo de viande de boeuf, on comprend que ce modèle est insoutenable. Un kilo de viande de boeuf nécessite 52,7 fois plus d'eau qu'un kilo de pomme de terre.
    Devant ces données, le végétarisme retrouve ses défenseurs et ses adeptes.

     

    Que dit la médecine sur le végétarisme ?


    Dans les études médicales, il existe de nombreux régimes végétariens qui varient en fonction du degré de la restriction des protéines animales. Selon la définition la plus stricte, un régime végétarien se compose de céréales, de fruits, de légumes, légumineuses et de noix. Les régimes végétariens varient par leur contenu en produits laitiers, comme le lait et le fromage, en œufs et en miel. Les poissons peuvent parfois être intégrés dans certains régimes végétariens.


    On peut grouper globalement les régimes végétariens selon le schéma suivant:

    - Régime  Macrobiotique :  Les légumes, les fruits, les légumineuses et les algues sont inclus dans ce régime, ainsi  que le riz.  Des fruits cultivés localement sont recommandés.  Dans ce régime, la viande animale blanche et les poissons sont autorisés une ou deux fois par semaine.

    - Régime  semi-végétarien :  La viande est occasionnellement incluse dans ce régime alimentaire. Certaines personnes qui suivent un tel régime peuvent ne pas manger de viande rouge et manger du poisson et parfois  du poulet ou de la dinde.

    - Régime Lacto-ovovegetarien - Les œufs, le lait et les produits laitiers sont inclus, mais aucune viande n'est consommée.

    - Régime Lactovégétarien : Le lait et les produits laitiers sont inclus dans l'alimentation, mais aucun œuf ni viande ne sont consommés.

    - Régime végéralien (Vegan) : Tous les produits d'origine animale, y compris les œufs, le lait et les produits laitiers sont exclus. Certains végétaliens excluent le miel et peuvent s'abstenir d'utiliser des produits animaux comme le cuir ou la laine. Ils peuvent également éviter les aliments transformés ou non biologiques.

    Les effets à long terme d'un régime végétarien en matière de santé sont difficiles à séparer de ceux du style de vie végétarien (Exercice régulier, évitement du tabac et des produits alcoolisés). Les études suggèrent que la consommation d'un régime végétarien est associée à une incidence plus faible d'obésité, de maladie coronarienne, d'hypertension et de diabète de type 2. Les les données d'observation suggèrent que le régime lactovegetarien présente de plus grands avantages pour la santé et réduit les risques davantage que d'être végétalien.

    Les végétaliens, qui excluent les produits laitiers dans leur alimentation, peuvent avoir une faible densité minérale osseuse et un risque accru de fractures en raison d'une insuffisance de calcium. Les personnes qui excluent complètement les produits d'origine animale peuvent  avoir un apport insuffisant en vitamine B12.

     

    Pourquoi le régime végétarien est toujours marginal ?


    En dépit de nombreux avantages, on peut dire que le régime végétarien n'a jamais été un régime traditionnel ou dominant nulle part ou dans n'importe quelle culture. Aucune culture d'adopter le régime végétarien. Par contre, les cultures tentent de modérer la consommation de viande et de produits d'origine animale.
    Le point faible du régime végétarien est son incapacité à fournir les vitamines A et D. il s'agit de deux vitamines présentes dans le tissu adipeux (vitamines liposolubles), dans la jaune d'oeuf, ou dans le foie. De même, un régime végétarien strict peut favoriser le déficit en vitamine B12 et en fer.
    Le régime végétarien actuel, en Occident, incluent le soja comme un aliment essentiel. On parle beaucoup de protéines de soja, de céréales de soja, le tofu. Avec le recul, les études confirment que cette consommation peut favoriser certains problèmes de santé par manque de nutriments. En même temps, les effets hormonaux avec la consommation de soja (question des phytoestrogènes) sont controversés.
    Les arguments éthiques que présentent par les adeptes de régime végétarien sont contrés par les arguments des adeptes d'une alimentation variée, durable, respectueuse de l'environnement. Les deux courants partagent deux points communs : il est temps de manger moins de viande, et de manger autrement.
    Dans certains discours végétariens, les produits de substitution à la viande, ou aux produits d'origine animale sont culturellement éloignés, peu étudiés, et également peu disponibles (insectes).


    Si les humains ont mangé du beurre pendant des millions d'années, il est difficile de proposer l'huile de canola pour remplacer le beurre. Ce produit demeure inconnu pour les occidentaux, sa production est limitée, il n'existe pas dans les recettes familiales.
    Il n'est pas exact de prétendre que le régime végétarien est une réponse à des maladies répandues comme les maladies auto-immunes. Il n'existe aucun argument scientifique en faveur de cette prétention.

     

    Conclusion

    Le végétarisme n'est pas une maladie, n'est pas à comparer avec les troubles du comportement alimentaire. A travers l'histoire, l'humanité a toujours adapté son alimentation selon les ressources disponibles et selon la culture dominante.
    Un régime végétarien strict exige une bonne information, une stratégie cohérente pour consommer les micro-nutriments indispensables à notre organisme. Le régime végétarien ne peut être pauvre en calcium, en vitamine D, en fer, en vitamine B12, en zinc et en acides gras oméga-3 et nécessite la recherche d'autres sources de ces nutriments que les produits d'origine animale ou que la viande.
    Certains régimes végétariens sans excès sont excellents pour la santé comme le régime lacto-ovovegetarian (œufs, lait et les produits laitiers sont inclus, sans consommation de viande), ce régime peut assurer un bon équilibre nutritionnel, peut lutter contre l'obésité et contre les maladies cardio-vasculaires. D'autre part, ce régime présent en Asie depuis longtemps peut répondre à certaines questions sur l'économie de l'alimentation.


    Pourquoi ne pas commencer par un repas sans viande, ou un repas pauvre en viande une fois par semaine par exemple?
    C'est bon pour santé, et pour l'écologie.

     

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    Stress : de la simple fatigue à Tako Tsubo

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    Stress : de la simple fatigue à Tako Tsubo 

    Le stress est une réaction de l'organisme pour faire face à une menace ou à une situation nouvelle. Le stress n'est pas une maladie, mais peut provoquer de nombreuses maladies.

    Le stress est une réaction variable selon les personnes, selon la culture, selon la personnalité, et selon le style de vie. Le stress est différent d'une personne à l'autre, dans son intensité et dans son origine. Ce qui est stressant pour une personne, est moins stressant pour une autre, une personne peut tolérer des doses élevées de stress, une autre personne sombre dans l'anxiété ou la dépression en subissant les mêmes doses ou des doses plus faibles. Autrement dit, nous ne sommes pas tous égaux devant le stress, nous devons chercher des solutions pour contrer le stress d'une façon personnelle.

    Les stress est indispensable pour s'adapter aux situations nouvelles comme le mariage, ou l'arrivée d'un enfant dans le couple, le décès d'un parent etc. Ce qui compte, c'est la gestion du stress, c'est de savoir se reposer, se relaxer, évacuer la tension pour repartir ensuite.


    Un événement stressant mal négocié vous prive de vos capacités de traiter d'autres événements. En cas de stress mal géré, tous vos problèmes semblent être d'une importance égale, et le stress vous domine.
    L'absence de symptômes ne signifie pas l'absence de stress. Après un examen par exemple, l'organisme se repose profitant d'un moment de détente.  Si l'organisme continue à être " agité " et en éveil, avec des symptômes même minimes comme l'irritation, il est important de détecter le stress, de chercher comment alléger cette agitation et cette tension.

     

    Stress et maladies

    Certains patients mettent l'accent sur les liens entre le stress et maladies. Bien que le stress ne soit jamais mis en cause dans le déclenchement d'une lésion, certains médecins constatent qu'il joue un rôle important dans la réaction de l'organisme et dans l'évolution de certaines maladies.

    Le Stress fait partie des facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires (infarctus, hypertension), des maladies du système immunitaire (asthme, eczéma) et des maladies gastro-intestinales (gastrite, ulcère), et contribue à l'aggravation de maladies neurologiques (migraines, névralgies) etc.

    1- Stress et pathologies cardiaques
    L'association entre les maladies cardiaques et stress a été largement étudié. Les patients compétitifs à forte personnalité sont les premières victimes des maladies cardiaques, non pas à cause de la compétitivité mais en raison de leur réaction à l'hostilité ambiante : réaction forte et stressante.
    La colère n'est pas la seule émotion associée au stress capable de déclencher une pathologie cardiaque, d'autres émotions sont à citer : comme l'anxiété qui s'associe aux crises cardiaques et arythmies.
    Le stress, comme réponse aux agressions ambiantes, entraîne une hyperactivité cardiaque et une hypertension de tension artérielle transitoire. L'émotion intense augmente le travail du cœur, augmentant le besoin du sang en oxygène, pouvant provoquer un infarctus.

    2- Ulcère et stress
    On a associé longtemps le stress aux ulcères gastriques. En 1980, Marshall un jeune médecin australien émit une hypothèse médicale nouvelle : la plupart des ulcères serait provoqué par une bactérie. Marshall avala une dose d'Helicobacter pylori, et développa un ulcère, se traita lui-même par antibiotiques et bismuth et changea de manière définitive le traitement de l'ulcère. Maintenant, grâce à Marshall, le traitement des ulcères a changé mais certains facteurs restent favorisants : tabac, stress, régime alimentaire.

    3- Stress et abus de substance
    Certains patients stressés cherchent un soulagement dans une consommation excessive d'alcool. D'autres habitudes peuvent être observées : abus de substance (Drogues), tabac, suralimentation, isolement social.

    4- Stress et aggravation de certaines maladies
    Le stress est responsable de l'aggravation de certaines maladies cutanées (psoriasis, eczéma), de maladies respiratoires (asthme, allergie), de maladies gynécologiques (syndrome pré - menstruel), et psychologique (dépression).

    5- Stress et vie sexuelle
    Le stress peut être la cause de plusieurs perturbations sexologiques comme chez la femme : Anorgasmie, dyspareunie, et chez l'homme : éjaculation précoce et manque d'érection. Egalement, le stress provoque une baisse de libido dans le couple et un manque d'intérêt pour la rencontre sexuelle.

     

    Le Tako Tsubo ou syndrome du coeur brisé

    Cette pathologie identifiée au Japon dans les années 90 et connue sous le nom de " Tako Tsubo, une maladie cardiaque liée au stress à répétition. Les symptômes ressemblent à ceux de l'infarctus sous forme de douleur dans la poitrine et dans le bras gauche. Cependant, il n'existe pas d'infarctus.
    Les médecins appellent cette maladie une cardiomyopathie de stress. Il s'agit d'un trouble fonctionnel du ventricule cardiaque gauche plus fréquent chez les personnes exposées au stress, physique ou émotionnel. Selon les statistiques, cette maladie affecte essentiellement les femmes dans 89 % des cas.
    Le mécanisme de cette maladie est inconnu. Par contre, on retrouve toujours une histoire de stress, comme le décès du conjoint, la violence domestique, problèmes financiers, catastrophes naturelles, et l'annonce de maladies graves. Les symptômes ressemblent étrangement à l'infarctus du myocarde, mais les études de l'irrigation cardiaque sont normales, ainsi que l'électro cardiogramme.

    Références
    Sato, H, Taiteishi, et al. Takotsubo-type cardiomyopathy due to multivessel spasm. In: Clinical aspect of myocardial injury: From ischemia to heart failure, Kodama, K, Haze, K, Hon, M (Eds), Kagakuhyouronsha, Tokyo 1990. p.56.
    Medeiros K, O'Connor MJ, Baicu CF, et al. Systolic and diastolic mechanics in stress cardiomyopathy. Circulation 2014; 129:1659.
    Dastidar AG, Frontera A, Palazzuoli A, Bucciarelli-Ducci C. TakoTsubo cardiomyopathy: unravelling the malignant consequences of a benign disease with cardiac magnetic resonance. Heart Fail Rev 2015; 20:415.

     

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