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Simenon : Fiançailles de monsieur Hire : Analyses

 

 

monsieur Hire

 

 

 

 

 

Simenon décrit le paysage délétère qui se dessinait dans les années 30 à la suite de la montée en puissance des nazis et des extrémistes. Ce livre a été écrit entre 1932 et 1933, sa parution chez Fayard date de 1933.

Quartier du Villejuif des années 30. Un banal carrefour entre grande ville et campagne.
Femme violée, laissée pour morte sur un terrain vague, sac à main disparu, argent envolé.
Les soupçons rapidement portés par une concierge se dirigent vers un locataire, car il ne rentre jamais si tard, et elle a aperçu chez lui une serviette de bain ensanglantée. 


Dans le voisinage, tous les soupçons se portent sur monsieur Hire, de son nom Hirovitch, juif d'origine russe, taciturne et austère, différent des autres et mal aimé. Monsieur Hire est le juif, l'étranger, le migrant, la médiocrité et le suspect chassé par la foule en meute

Commence alors pour cet homme sans défense, victime de la complicité d'une foule haineuse, une lente et inexorable descente aux enfers. Il sait en effet, pour son malheur, que le véritable meurtrier est Emile, l'amant d'Alice, une femme dont il est secrètement amoureux et qu'il épie depuis longtemps de sa fenêtre.

 

Un jour, accomplissant enfin un de ces gestes qui le relient au désir et à la vie, sur un signe d'Alice, il la rejoint dans sa chambre. Fragile, avide d'amitié et de tendresse, ébloui par cet amour qui semble s'offrir à lui, leurré par une promesse de fiançailles, il jure d'abord de taire le nom du coupable, puis écrit une lettre de dénonciation, si confuse et comme lui si anodine qu'elle ne sera pas crue. Dès le lendemain, de retour chez lui, le piège tendu par Alice se referme sur lui: les preuves l'accablent. Manquant de se faire lyncher par la foule,
Il se réfugie, terrorisé, sur le toit de sa maison, glisse et trouve la mort.

M. Hire mort, la foule regrette son attitude. Elle espère que le défunt ait parvenu à poster au Procureur de la République une lettre révélant la véritable identité de l’assassin.
Puis la foule oublie, jusqu'à la prochaine fois.


La vie de M. Hire est bouleversée par le meurtre d’une femme et par son amour/ désir, pour Alice, la jeune servante, qui lui fait entrevoir la possibilité d’échapper à la vie triste et malheureuse qu’il mène. M. Hire croit pouvoir commencer une nouvelle étape de sa vie grâce à Alice, mais, naïf et inexpérimenté, il a mal interprété les sentiments de la serveuse et donc sa fin sera tragique.

 

 monsieur Hire film

 

Éric Bonnefille décrit le livre ainsi :

« Les fiançailles de M. Hire, de Simenon, est un roman terrible, à l’atmosphère particulièrement déprimante. M. Hire est un personnage dont le comportement, solitaire et marginal, attire les soupçons des voisins lorsqu’un meurtre est commis dans le quartier. »

E. BONNEFILLE, Julien Duvivier. Le mal aimant du cinéma français (19401967), Paris, L’Harmattan, 2002,Vol II, p 41.

 

 

Analyses du roman: les Fiançailles de Monsieur Hire

Simenon nommait « durs » ses romans, le plus souvent policiers, où Maigret n'apparaissait pas. Il y en eut, 117 entre 1931 et 1972. « Les Fiançailles de Monsieur Hire » est l'un d'eux et date de 1933.

Sous cette appellation, « romans durs » sont classés les romans postérieurs à l’apparition du commissaire Maigret dans lesquels Simenon tente de s’adresser à un public littéraire plus exigent, en cherchant à entrer dans le domaine de la vraie littérature.
Les romans durs de Simenon se ressemblent dans leurs structures. Jacques Dubois propose un schéma typologique:

- un événement, le héros rompt avec ses habitudes, ses fonctions et les normes de son milieu
- sa rupture est consacrée par son crime ou un crime autour de lui
- il connaît l’évasion, l’aventure et un certain envers des choses dans un monde trouble
- sa libération est consacrée par une rédemption;
- il échoue, il devient fou, soit qu’il revient au départ avec une impression de néant;
- le héros a conquis, en cours d’expérience, une sorte de lucidité et il a adressé un bilan de soi, de sa vie

GOTHOT-MERSCH, C.- DUBOIS, J.- KLINKENBERG, J-M.- RACELLE-LATIN, D.- DELCOURT, C., Lire Simenon. Réalité/ Fiction/ Ecriture, Paris-Bruxelles, Nathan/Labor, 1980.

 

Pour mieux comprendre la particularité de cette nouvelle, il est utile de comprendre il faut comprendre quelles sont les composantes de cet univers fictif.


Comme le souligne Danielle Racelle-Latin :

« Selon un schéma romanesque bien connu, il ne commence à y avoir de l’histoire chez Simenon qu’à partir du moment où le héros rompt avec un ordre de vie fait de mille et une habitudes ritualisées, lesquelles garantissent son intégration au milieu (familial ou professionnel) ou, du moins, aidaient à le définir de façon conforme au rôle qui lui reconnait son entourage. »

GOTHOT-MERSCH, C.- DUBOIS, J.- KLINKENBERG, J-M.- RACELLE-LATIN, D.- DELCOURT, C., Lire Simenon. Réalité/ Fiction/ Écriture, Paris-Bruxelles, Nathan/Labor, 1980.

La rupture peut amener le héros simenonien à deux parcours différents: la désillusion et l’échec ou la libération définitive.

« La rupture, amorce d’un devenir singulier, d’une destinée ou de l’Aventure proprement dite, peut s’accompagner d’une valeur affective positive et se présenter comme une libération.
À l’inverse, elle peut être subie négativement comme l’effet d’une force fatale, délétère. Il n’empêche, dans l’un et l’autre cas, elle prend une signification qui, par-devers les personnages, dépasse le seul registre psychologique. »


M. Hire, un homme marginal, maladroit, à l’air louche, qui, soudainement, se trouve au centre de l’attention dans un cas de meurtre. Mais avant de procéder, il faut définir qui sont les protagonistes des romans de Simenon, à cet égard Jacques Dubois dresse un portrait clarifiant des petites gens :

« Simenon se réclame volontiers d’un intérêt et d’une sympathie pour les petites gens. Tout laisse voir qu’il entend par là non les prolétaires qui sont, en gros, absents de son univers de représentation, mais une certaine fraction de la classe moyenne, celle où dominent les isolés, les humiliés, les vaincus. Si ceux-ci ne sont pas toute la petite bourgeoisie, ils en sont une composante typique dans la mesure où l’évolution du capitalisme tend à isoler cette classe et à la réduire au silence, dans la mesure surtout où elle déclasse certains de ses agents et les laisse en arrière du mouvement de l’histoire. L’attention de Simenon à l’égard des petites gens, pour légitime et généreuse qu’elle soit, n’en relève pas moins d’un effet idéologique bien défini: elle fait d’un type social singulier l’humanité commune, le représentant de tout l’homme. »

 

La vision de la société est parcellaire chez Simenon, il n’offre pas une vision globale de la société, de ses dynamiques et ses liens, il éclaire une zone, un personnage, en insistant sur le fond. Il dessine une vie et non pas des vies. Dubois affirme :

« Certaines incapacités à saisir l’ensemble des composantes de la société et leurs relations. Il n’est pas étonnant dès lors que Simenon se dise volontiers indifférent à la politique et à l’histoire. Il n’a pas choisi cette indifférence; elle lui est imposée par sa position et elle empêche le tableau social que propose son œuvre d’avoir, faute de base socio-politique, la dimension balzacienne que l’on pouvait attendre.»

GOTHOT-MERSCH, C.- DUBOIS, J.- KLINKENBERG, J-M.- RACELLE-LATIN, D.- DELCOURT, C., Lire Simenon. Réalité/ Fiction/ Écriture, Paris-Bruxelles, Nathan/Labor, 1980.

L’enquête policière est présente dans les fiançailles de M. Hire aussi, comme dans la série des Maigret, sans constituer la partie la plus importante de l’intrigue. L’enquête est un prétexte pour montrer la crise d’un innocent soupçonné d’avoir tué une femme. Les policiers sont éloignés de la figure immense du commissaire Maigret. Ils sont plus réels, moins héroïques, et moins intelligents. Ils boivent pendant le service, dorment dans le lit de M. Hire, lorsqu’ils l’attendent pour l’interroger.

« Dans la loge, près de la table couverte d’une toile cirée brune, ils s’impressionnaient l’un l’autre. Ils n’étaient pas à deux cents mètres du terrain vague où, quinze jours plus tôt, un dimanche matin, on avait découvert le cadavre d’une jeune femme tellement mutilé qu’on n’avait pas pu l’identifier.»

M. Hire, dans la description du narrateur

« Il n’était pas gros. Il était gras. Son volume ne dépassait pas celui d’un homme très ordinaire, mais on ne sentait ni os ni chair, rien qu’une matière douce et molle, si douce et si molle que ses mouvements en étaient équivoques. »

Cette représentation souligne sa différence par rapport aux autres. Ses actes et ses mouvements sont conditionnés par son embonpoint. La description vise aussi à introduire l’ambiguïté de sa figure qui suscite méfiance et attire les soupçons des habitants des lieux.

« Dans la rondeur de son visage se dessinaient des lèvres bien rouges, de petites moustaches frisées au fer, comme dessinées à l’encre de Chine et, sur les pommettes, des roseurs régulières de poupée.»

Ses actions quotidiennes sont les mêmes, il observe une routine monotone, presque sans variation jusqu’au meurtre et à la rencontre avec la jeune fille, qui apparaît dans toute sa fraîcheur et sa vitalité.

Le mystère entoure M. Hire. Personne ne sait à quel travail il se dédie, mais la réalité est plus banale que l’imagination

« C’est un de ces types qui promettent je ne sais combien par jour pour un travail facile et qui, moyennant cinquante ou soixante francs, envoient aux gens une boîte d’aquarelle qui en vaut vingt et six cartes postales à colorier. La concierge en était déçue. »

La femme Alice est une jeune bonne aux caractéristiques physiques et psychologiques opposées à celles de M. Hire; belle, sensuelle maligne et astucieuse.

La concierge est un personnage important, une figure légendaire dans la vie sociale française entre les deux guerres, figure de mensonges, de délations, et d’intrusion. Elle dénonce à la police ce locataire qui l’inquiète sans fondement ni preuve.
C’est elle qui soupçonne M. Hire d’avoir commis le meurtre et le dénonce à la police

« Je lui ai monté un catalogue et, pendant que la porte était entrouverte, j’ai aperçu une serviette pleine de sang… »

Elle donne aussi au lecteur la première description sommaire du protagoniste :

« Un petit, un peu gros, avec des moustaches frisées, qui porte toujours une serviette noire sous le bras. »

Ce portrait suggère les éléments qui distinguent M. Hire des autres personnages: physique arrondi, moustaches noires et frisées avec sa serviette toujours sous le bras. Mais la concierge introduit aussi un autre élément qui deviendra un thème constant et croissant dans le roman, celui de la peur

« Je n’oserais plus le rencontrer dans l’escalier, haleta la concierge. D’ailleurs, j’ai toujours eu peur de lui. Et tout le monde !»

« Tenez, quand il passe, il a l’habitude de caresser la tête de ma petite. Eh bien, cela me fait peur, comme si.. »

Alice est la jeune serveuse que M. Hire espionne, mais elle sait qu’il la regarde

«Il y avait un miroir devant elle, au-dessus d’une toilette en bois tourné. C’est ce miroir qu’elle regardait, qu’elle continua à regarder en tirant de bas en haut sur sa robe pour la faire passer par-dessus sa tête. »

Elle est le contraire de M. Hire, jeune et pleine de vie, et voluptueuse.

Émile est l’amoureux d’Alice, il connaît M. Hire et le regarde avec mépris :

« L’amoureux était maigre, mal portant. Son regard ne se posait jamais sans ironie sur M. Hire »

Alice est dépendante de son petit ami :
« L’amoureux avait les mains dans ses poches, le pardessus ouvert. Et la bonne se suspendait à son bras comme une gosse qui craint de se perdre. »

Émile ne pense qu’à lui-même et ne s’occupe pas d’elle
«Tout près d’Alice aussi, il y avait Émile, les mains dans les poches, le visage maladif et froid. Elle le regardait, mais il ne la voyait pas. Il y avait de la fièvre dans ses yeux.»


Un autre personnage important : la foule, qui pense comme un seul Individu, qui apparaît effrayant quand elle est sous le coup de la colère. La fin du livre est emblématique, l’auteur s’intéresse au destin de M. Hire tandis qu’il laisse de côté le sort des vrais coupables.

Le commissaire suspecte M. Hire à cause de ses origines étrangères, de ses activités précédentes et de ses fréquentations; il en arrive à inspirer à M. Hire de la crainte :

« C’en était fini de l’audace, des explications d’homme à homme. Il répondait désormais aux questions avec l’humilité effrayée d’un écolier qu’on interroge »
Le commissaire fait aussi des insinuations à propos de la vie privée du protagoniste

« Rien ne prouve que la pauvre femme a été assassinée pour son argent. Et l’on voit de temps en temps certains messieurs solitaires se livrer soudain… »

Le commissaire et ses agents sont loin de la grandeur du Commissaire Maigret, ne possèdent ni son intelligence ni son humanité, ils se comportent comme les gens ordinaires

« Il n’était qu’une heure du matin. Le commissaire dormait, tout habillé, sur le lit de M. Hire. »

 

Monsieur Hire et Alice

Les deux personnages s’opposent par leur aspect physique et par leurs attitudes. M. Hire est gros, petit, aux moustaches noires, aux lèvres rouges et aux pommettes roses, impassible, sans expression. Il a une façon de marcher assez caractéristique

« M. Hire, la serviette sous le bras, se faufilait en se dandinant […] M. Hire courut comme ceux qui ne sont pas habitués à courir, et comme les femmes, en jetant les jambes de côté »

« M. Hire pressait le pas, la poitrine en avant, la serviette sur le flanc, finissait par courir comme il courait toujours pour les dix derniers mètres. »

« M. Hire marchait vers la porte d’Italie, sa serviette sur le bras, de son pas sautillant, se faufilant entre les passants, il était précédé par le petit nuage gris que formait sa respiration. »

Sa première description physique est faite par la concierge; elle compare son visage à celui d’une poupée, à cause de ses pommettes roses, insiste surtout sur sa chair qui molle et sur son visage de cire.

Alice est la seule qui réussit à rompre ce masque, quand elle entre dans sa chambre :

« Lentement, si lentement que la progression était imperceptible, le visage de cire de M. Hire s’animait, devenait humain, anxieux, pitoyable. »

La routine quotidienne est une constante chez M. Hire; il répète les mêmes gestes et tout le monde connaît ses habitudes et ses horaires, puisqu’ils sont fixes; jamais d’imprévus dans la vie de M. Hire, jusqu’à la découverte du cadavre et au soupçon jeté sur cet homme à l’apparence bizarre et qui n’a pas de femme ni d’amis dans le quartier.

Par contre, Alice est jeune, sensuelle et pleine de vitalité.

« Son premier mouvement fut pour libérer ses cheveux qui roulèrent, pas très longs, mais abondants, d’un roux soyeux, sur ses épaules. Et elle se frotta la nuque, les oreilles, dans une sorte d’étirements voluptueux. […] Elle était jeune, vigoureuse […] La tête était un peu penché et cela soulignait le dessin des lèvres charnues, cela raccourcissait encore le front, alourdissait la masse sensuelle des cheveux roux, gonflait le cou, donnait l’impression que la femme tout entière était faite d’une pulpe riche, pleine de sève. »

Elle est pulpeuse comme un fruit. Il y a une scène dans laquelle Alice mord une orange :

« Une orange glacée dont elle arrachait la pelure avec les ongles. Le jus giclait, astringent.
Les petites dents pointues mordillaient la pulpe, la langue raidie s’enfonçait, les lèvres aspiraient, l’odeur du fruit se répandait à plusieurs mètres. »

Simenon décrit sa façon sensuelle de fumer :
« Elle la fuma en arrondissant les lèvres sur le rouleau du tabac, comme tous ceux qui fument pour la joie pittoresque et non pour le goût du tabac. Les odeurs se mélangeaient. C’était à la fois aigre et fade et cela semblait émaner de cette nuque de rousse qui était ronde et droite comme une colonne».

La sensualité de la jeune bonne enchante M. Hire :

« Et il sentait de tout près l’odeur de la servante [...] C’était une odeur chaude où il y avait des fadeurs de poudre de riz, la pointe plus aiguë d’un parfum, mais surtout son odeur à elle, l’odeur de sa chair, de ses muqueuses, de sa transpiration. »


Alice sait qu’il la regarde et en plus elle connaît son pouvoir de séduction :
« Elle jouait son rôle. Elle feignait de ne pas le voir, d’être à son aise, indifférente. Deux fois, elle se poudra et se mit du rouge. Deux fois aussi, elle tira sur sa robe comme si elle eût surpris M. Hire à regarder ses genoux. »

« Elle frémissait. Tout son être frémissait, tout était vivant et chaud. »

« Son corps lourd, charnu, dégageait une chaleur intense et il était étalé là, dans la chambre, dans le lit de M. Hire, comme un foyer de vie exubérante. M. Hire regardait le plafond. Il lui semblait que toute la maison devait entendre les échos, sentir les palpitations de cette vie. »

Quand elle essaie de le séduire, elle se rend compte avec étonnement que

« C’était impossible de tendre la main à un homme aussi immobile, aussi lointain. »

Simenon détaille la chute et la stigmatisation d’un innocent, l’histoire d’un homme timide, naïf marginal, d’origine étrangère, la foule haineuse, et une femme qui se sert de son charme pour dissimuler le crime d’un amant qui la domine, en impliquant un innocent. Un jeu de rapport force dont Monsieur Hire ne possède aucune carte.

Monsieur Hire est un homme que tout exclut de la vie : le vide, dont il semble issu et auquel tout semble le condamner à retourner.
Ce roman révèle la cruauté latente d'un destin qui inverse toutes choses en leur contraire. Tout conspire contre monsieur Hire, la foule, les circonstances.
La force du livre résulte du sentiment de malaise dès les premières pages, devine et pressent nécessairement ce
que le héros semble vouloir ignorer.

 

Deux films : Panique et Monsieur Hire

Deux films à deux époques historiques différentes ont interprété ce roman ; le premier, au titre éloigné de celui du livre: Panique a été tourné en 1946 par le réalisateur Julien Duvivier qui avait précédemment participé à l’adaptation d’un autre livre de Simenon. L’acteur qui incarne le protagoniste est Michel Simon, à la longue barbe noire et à l’aspect effrayant, et qui lançait déjà son regard dans les affiches. Viviane Romance, la femme fatale par excellence, joue le rôle de la jeune servante.

 



Quarante ans après, une autre adaptation est sortie au cinéma avec beaucoup de succès, celle tournée par Patrice Leconte en 1989. Le protagoniste masculin était interprété par Michel Blanc et sa partenaire féminine était Sandrine Bonnaire.

 

 


Deux adaptations, deux conceptions du cinéma et de la mise en scène d’un roman difficile à rendre à l’écran.

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dimanche 24 octobre 2021
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